Politique : les visages à deux faces et plus

La candidate caquiste dans Marie-Victorin change de position concernant le racisme systémique

Les candidats vedettes qui donnent des munitions aux complotistes

Ça n’a plus aucun bon sens. C’est de pire en pire. Des fumistes qui, pour devenir ministres avec chauffeur et limousine, se contredisent du jour au lendemain. Prêt à renier leur parole et à passer pour des bouffons afin d’obtenir rapidement un peu de pouvoir éphémère et de se faire voir et entendre dans nos médias. Je dis bien un peu de pouvoir, qui est une illusion, car le vrai pouvoir dans nos démocraties capitalistes, c’est la classe dominante qui le détient (transnationales et milliardaires). C’est elle qui élabore le menu. Nos politiciens sont souvent ses préposés aux commandes et ne peuvent rien contre ces ploutocrates et ces kleptomanes. Ben si vous ne me croyez pas, vous n’avez qu’à observer ce que nos élus ont fait face aux cartels pétroliers, de l’internet et du cellulaire, pharmaceutiques, transports aérien et ferroviaire, GAFAM, etc. qui nous arnaquent avec leurs prix et tarifs démentiels. La seule chose qu’ils ont fait, c’est de verser des milliards additionnels en fonds publics à Pfizer, Moderna, Air Canada, CN, Vidéotron, Bell, Rogers, Telus, Esso, Shell, Ultramar, etc. afin qu’elles daignent aller en région. Ce sont ces grosses compagnies qui mènent le monde occidental qui se prétend libre. Et n’oubliez surtout pas dans vos réflexions que ce sont ces seigneurs féodaux occidentaux qui financent les partis politiques et qui sont propriétaires de la majorité des organes de presse qui se disent quand même indépendants, impartiaux et libres.

Les tourniquettes et courbettes de Caroline St-Hilaire

Une autre opportuniste que j’ai beaucoup de difficulté à blairer. Elle a fait le tour du jardin politique et médiatique : députée du Bloc québécois, mairesse de Longueuil et experte commentatrice à LCN et TVA. Puis, la vire-capot sent la bonne affaire pour elle et pour «l’avancement» de sa carrière et vient de décider de joindre la Coalition avenir Québec (CAQ) et de présenter sa glorieuse candidature pour la CAQ aux prochaines élections provinciales du mois de novembre 2022 : «Caroline St-Hilaire, candidate de la CAQ à Sherbrooke» (Le Devoir, 18 mai 2022). Je vous l’ai déjà dit, plusieurs personnes sont passées d’un parti politique à l’autre au cours des 50 dernières années. Elles transfèrent d’un parti à l’autre car, à peu de choses près, ils se ressemblent tous. Aucun parti politique ne propose des changements courageux et radicaux afin d’atténuer véritablement les scandaleuses inégalités économiques et d’assurer à toutes et à tous, par l’égalité économique, mais l’égalité des chances face aux biens et aux services sociaux et collectifs premiers.

La dame St-Hilaire se contredit et nous prend pour des andouilles

Lorsque la caméléon était à TVA et à LCN, elle a souvent décrié le projet caquiste de construction d’un troisième lien, qu’elle considérait, à juste titre, trop couteux, électoraliste, polluant et ne jouissant pas d’acceptabilité sociale à l’échelle de la province. Un tunnel et des autoroutes pour les gros VUS et les pick-ups qui vont favoriser encore davantage l’étalement urbain. La CAQ ajoute une pacotille de façade en terme de transport collectif et voilà que cette modification insignifiante au projet est jugée «très intéressante» par la dame. Elle a dit ça sans rire et le plus sérieusement du monde comme le font les comédiens. Elle ment et sait bien que le monde ne la croit pas une miette : «Troisième lien. Le projet a évolué se défend Caroline St-Hilaire» (La Presse, 5 juin 2022). À écouter cette carriériste parler, le 3e lien est devenu un projet écologique vert de développement durable et un projet de société. Elle n’a pas lu les études de la CAQ sur le sujet car il n’y en pas. À rendre malade ces gens qui nous représentent au parlement dans nos doucereuses démocraties larvées.

Un autre faiseux de première classe : Bernard Drainville

Que je hais ce genre d’individus. Ancien ministre péquiste et animateur à la radio Cogéco Média 98,5 FM, Bernard Drainville, flairant la bonne affaire, vient d’annoncer qu’il va porter les couleurs de la CAQ aux prochaines élections provinciales : «Drainville franchit de nouveau la porte tournante» (Le Devoir, 4 juin 2022). Le lâche, pas question de revenir au PQ afin d’aider à relancer le parti, comme l’a fait exactement comme lui Catherine Fournier, Mélanie Joly et Marie Grégoire, des gens de marketing qui savent bien vendre leur petite personne. On appelle ça des gens superficiels.

Mes amis, les dernières semaines où Bernard Draiville était en pourparlers avec la CAQ, il se comportait comment comme animateur à 98,5 FM Montréal? Ne venez pas me dire que cela n’affectait pas son travail et qu’il était objectif quand même. Un autre qui se voit ministre et que l’on va devoir supporter pendant quatre ans au moins. C’est ce qu’on appelle, pour nous, gagner son ciel sur terre. J’espère qu’à chaque fois que l’on va l’écouter parler, tout comme Mathieu Bock-Côté et Mario Dumont, que Dieu va nous accorder des indulgences que l’on pourra accumuler afin d’entrer au paradis.

En 2013, Bernard Drainville, qui n’en est pas à une contradiction et une incohérence près, avait dit, indigné, que les députés qui démissionnent, en cours de mandat, équivalait pour lui à ne pas respecter le contrat moral pris avec ses électrices et électeurs : «Encore une démission de Bernard» (Le Devoir, 6 juin 2022). Devant cet élan de beaux principes moraux, cela n’a pas empêché le beau Bernard de démissionner en plein mandat lors des dernières élections, lui qui avait été élu comme péquiste. Un beau petit joueur.

La CAQ n’est plus raciste, violente et irrespectueuse, voyons donc!

Février 2022, quelle belle prise pour la CAQ que celle de Shirley Dorismond. Elle est une femme, est syndicaliste, est infirmière et est noire. Le gros lot quoi. Mais Shirley est prêteà changer d’idées et à renier ses propos passés pour adhérer à la CAQ et espérer devenir ministre elle aussi.

Avant de se joindre à la CAQ, madame Dorismont avait accusé ce parti politique de pratiquer le racisme systémique, de manquer de respect envers les travailleurs de la santé et d’être complice de violence organisationnelle. Rien que ça! Sa jonction avec la CAQ l’a métamorphosée. Elle voit maintenant plus clair et pour elle la CAQ n’a jamais au grand jamais fait preuve de racisme, d’irrespect envers les travailleurs de la santé, dont ceux de son ancien syndicat qu’est la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et démontré l’ombre de la queue de la pratique de violence systémique : «La candidate caquiste dans Marie-Victorin change de position concernant le racisme systémique» et «L’imprévisible destin» (TVA Nouvelles, 31 janvier 2022 et Le Devoir, 1er février 2022). Même si aux dernières élections partielles, Pierre Nantel du Parti québécois était de loin le meilleur candidat, les éjecteurs de la rive-sud de Montréal ont élu Shirley comme ils ont voté pour l’ex-péquiste Catherine Fournier comme mairesse de Longueuil. Essayez donc d’y comprendre quelque chose?

D’autres comiques en vrac pour vous faire rire

  • «Vicki-May Hamm nommée au mois de mars 2022 candidate du PLQ courtisait la CAQ en janvier 2022» (La Presse, 31 mars 2022). Il faut protéger ses arrières et son devant, n’est-ce pas?
  • «La libérale Gertrude Bourdon (qui se voyait ministre libéral de la santé… après Barrette et Bolduc) a aussi eu des discussions avec le PQ et la CAQ» (Le Journal de Montréal, 23 et 18 août 2018). Au mois de novembre 2022, Gertrude va-t-elle revenir à la charge et s’essayer de nouveau en envoyant son cv à Éric Duhaime, le chef du Parti conservateur du Québec afin de se présenter dans le comté de Claire Samson qui a annoncé qu’elle ne solliciterait pas de nouveau mandat, sachant qu’elle avait zéro chance de se faire réélire?

Oui, récemment, il y a bien eu Gaétan Barrette, Dominique Anglade et Sébastien Proulx qui ont passé de la CAQ (ils doivent le regretter) au PLQ et Marguerite Blais du PLC à la CAQ mais ma première étoile de la semaine, du mois et de l’année revient à Céline Lachapelle qui, aux élections provinciales de 2018, s’est promené : «Du PQ à Québec solidaire en passant par la CAQ». Dommage pour madame Lachapelle, que le Crédit social de Réal Caouette, de Camil Samson et de Fabien Roy n’existe plus!

Anglade et le PLQ : toujours aussi minables

https://journalmetro.com/actualites/politique/2843116/plq-promesse-baisse-impot-lutter-contre-inflation/

Les mêmes vieilles promesses éculées du parti des anglos

Incroyable mais vrai : après Charest et Couillard, les maîtres de l’austérité et de la corruption, voilà que la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade (un parti qui aurait été rayé de la carte en 2018 n’eut été ses châteaux forts anglophones et allophones) ressort la même cassette démagogique afin d’éviter la catastrophe aux prochaines élections provinciales du mois de novembre 2022. Premièrement elle ressort l’épouvantail de l’indépendance du Québec qui serait, selon elle, la carte cachée de François Legault et de la CAQ amplifiée par l’arrivée des anciens séparatistes Bernard Drainville et Caroline St-Hilaire. Il faut absolument faire peur au monde quand on a rien de substantiels à offrir aux Québécois et que l’on patauge dans le vide. Pour protéger son vote et ses comtés anglophones, elle veut charcuter la loi 96 sur la langue, la loi 21 sur la laïcité et éliminer les «irritants à l’accès aux collèges anglophones au nom de la liberté individuelle.

Et puis, madame Anglade promet aux Québécois, comme Charest et Couillard, et comme le veut le patronat, des baisses d’impôts sur le revenu afin de contrer la hausse fulgurante du prix de nombreux biens et services : «PLQ : promesse de baisse d’impôt pour lutter contre l’inflation» (Journal Métro, 12 juin 2022). Madame Anglade n’a pas dit combien cette promesse coûterait et comment l’État pallierait ces importantes baisses de revenus. Mes amis, qui dit baisses d’impôts dit moins de recettes fiscales pour le gouvernement et donc moins d’État et moins de services publics à moins de compenser par des hausses d’impôts sur le revenu des entreprises qui nagent dans les profits records en plein pandémie et en raison du conflit en Ukraine. Bien évidemment, le patronat ne veut pas ça et le PLQ itou. Comme c’est l’habitude du PLQ, après avoir octroyé des baisses d’impôts, il faudra inévitablement appliquer des mesures d’austérité et couper afin d’atteindre le déficit zéro.

Afin d’aider les travailleurs ordinaires à faire face à l’inflation causée par des hausses de prix imposées par les entreprises aux consommateurs, il faudrait plutôt faire payer celles-ci en décrétant une hausse importante du salaire minimum et du salaire régulier des travailleurs. Ces hausses de prix constituent des impôts payés aux compagnies. Ben non, les démagogues préfèrent amincir l’État par des baisses d’impôts plutôt que d’irriter le patronat qui les finance et qui les embauche.

La preuve de la dictature exercée par les entreprises et le 1%

Face à l’augmentation, généralement sans raison valable, des prix planifiée par les grosses compagnies comme dans les industries de l’alimentation, de l’essence, des médicaments, de l’internet, des matériaux de construction, des banques, etc., souvent des firmes étrangères qui opèrent dans un contexte oligopolistique, nos politiciens, au lieu de prendre des mesures courageuses afin de limiter ces hausses de prix frauduleuses les laissent agir à leur guise, prétextant que ces hausses découlent de l’application des lois naturelles du marché. Pendant ce temps, ces transnationales réalisent des profits records alors que le monde ordinaire s’appauvrit et doit fréquenter des banques alimentaires et des soupes populaires : «Près d’un Canadien sur cinq a fait appel à l’aide alimentaire depuis 2020» et aussi «Des banques alimentaires crient famine. De plus en plus de travailleurs et de familles qui n’arrivent plus à payer l’épicerie font appel à l’aide alimentaire, mais les frigos sont vides» (Radio-Canada, 7 octobre 2021 et Le Devoir, 25 janvier 2022).

Des mesures palliatives qui appauvrissent les gens et l’État

Il me semble que si on vivait vraiment en démocratie, que l’on était réellement libre et que c’est le peuple qui était souverain, les politiciens obligeraient ces arnaqueurs à baisser leurs prix et tarifs. Dictature pratiquée par la classe dominante dans le sens que la population et les consommateurs sont pris en otage et sont captifs. Ne venez pas me dire que vous voyez de la concurrence dans les cartels bancaires, pharmaceutiques, pétroliers, alimentaires, technologiques, forestiers et miniers?

Pour l’année2022, on prévoit que les grandes entreprises vont verser la coquette somme de 1969 milliards de dollars canadiens en dividendes à leurs actionnaires sans compter les autres milliards de dollars consacrés aux rachats de leurs propres actions en circulation afin de doper la valeur au marché de l’action. Seulement au premier trimestre 2022 : «Des dividendes de 100 milliards$ US pour les pétrolières et les minières» (Le Journal de Montréal, 24 mai 2022). Pendant que certains se gavent, d’autres pataugent dans l’insécurité financière.

Au lieu de s’attaquer à la source du problème représenté par la voracité des multinationales, qui ont toujours une raison fabriquée pour hausser leurs prix, que ce soit les guerres, les conflits, la pénurie de main d’œuvre, les ouragans, les problèmes d’approvisionnement, les feux de forêt, le froid et la chaleur, etc., nos lâches politiciens inféodés nous demandent de nous aider nous-mêmes, avec notre propre argent et avec nos fonds publics, par des politiques niaiseuses du genre un chèque de 500$, des baisses d’impôt sur le revenu et des taxes sur l’essence, par l’annulation de la TVQ sur certains biens et aliments, etc. Ça c’est se faire hara-kiri dans le sens que c’est l’État qui nous vient en aide avec notre propre argent. Et ces milliards de dollars versés aux gens par le gouvernement le privera de sommes considérables pouvant être investis dans nos programmes sociaux comme la santé publique. Pendant ce temps, les compagnies continueront à engranger des profits exubérants et pour le moins immoraux avec l’appui tacite de leurs politiciens. Ces mesures ne font qu’amplifier les inégalités économiques au lieu de les atténuer. Ah ben non, il serait irrévérencieux de demander à ces compagnies milliardaires de payer plus d’impôts et de couper dans les subventions publiques qu’elles reçoivent.

Quand on est propriétaire de nos richesses et instruments collectifs

Ah ben, la CAQ va limiter la hausse des tarifs d’électricité à 3% : «Québec veut plafonner les hausses des tarifs à 3%» (Le Devoir, 9 juin 2022). Et madame Anglade promet encore mieux afin d’aider les consommateurs québécois filoutés par les grosses compagnies qui mènent au pays et en Occident : «Le gouvernement libéral va geler les tarifs d’Hydro-Québec» (Journal Métro, 12 juin 2022). Le gouvernement peut fixer le prix de l’électricité au Québec parce que cette ressource naturelle et Hydro-Québec appartiennent à la population, ce qu’il ne pourrait pas faire si Hydro était partiellement ou entièrement privatisée.

Si nos ressources naturelles, comme les forêts, le pétrole et les mines, nous appartenaient collectivement, nos politiciens seraient en mesure de réglementer les prix et pourraient aussi fixer les prix si l’État avait une participation importante dans la fabrication de médicaments (avec Pharma-Québec), le transport aérien et ferroviaire (Air Canada et le CN que l’on a privatisées), l’internet et le sans-fil (avec Télésat et Téléglobe privatisées aussi), l’industrie bancaire (avec la création de la Banque du Québec), etc. Mais non, on préfère s’en remettre au divin marché contrôlé par les grandes corporations rapaces : «Profits au rendez-vous malgré la crise (pandémie) pour les géants corporatifs. Pas moins de 34 d’entre eux ont même enregistré des records à ce chapitre» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Et en 2021, les entreprises canadiennes ont récidivé et ont réalisé des marges bénéficiaires records : «Les bénéfices records aggravent les inégalités» (Le Journal de Montréal, 7 avril 2022).

Pandémie, conflit en Ukraine et crise financière de 2007-2008

La crise financière de 2007 occasionnée par la cupidité sans fin des institutions financières a eu une portée internationale et des millions de personnes ont perdu leur emploi, leurs biens et ont faire faillite. Même si elles en étaient responsables, nos gouvernements ont versé des milliers de milliards en subventions aux banques afin de leur éviter la faillite et en appliquant le leitmotiv : «Too big to fall». Ce slogan s’applique seulement aux transnationales qui préconisent tout le temps la main invisible de l’État mais pas du tout aux individus et aux familles ordinaires qui ont tout perdu. Et comment s’en sont sortis nos créateurs de richesse biberonnés par l’État que vous me demandez? La réponse est : «Les entreprises sortent de la crise financière en plein forme. En fait, leur santé financière n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans, a constaté Statistique Canada» (La Presse, 18 novembre 2009). Il en est de même avec la COVID-19 et le conflit en Ukraine.

Tout est prétexte à des baisses d’impôts pour les profiteurs

Comme le PLQ, le Conseil du patronat veut aussi diminuer l’impôt des aînés qui continuent à travailler (Le Devoir, 10 décembre 2021); les chroniqueurs de droite du JDM qui, comme le patronat, suggèrent de «Baisser les impôts pour contrer la pénurie» (Pierre-Olivier Zappa) et «une baisse d’impôt pour contrer l’inflation» (Michel Girard) (Le Journal de Montréal, 4 décembre 2021 et 17 février 2021). Zappa, Girard, Dumont, Martineau et cie, des chroniqueurs du JDM au service du peuple mais qui pensent comme le patronat!  

Pourquoi le Canada et les USA veulent que le conflit en Ukraine s’éternise

https://journalmetro.com/actualites/montreal/978635/ottawa-tient-des-consultations-sur-les-changements-climatiques/

L’inévitable déclin de la domination mondiale de l’Occident

Le Canada, les États-Unis et l’Europe font tout pour nuire, déstabiliser et écœurer la Russie depuis la fin de la deuxième guerre mondiale même si c’est la Russie qui a vraiment vaincu l’armée allemande, guerre qui a tué 26 millions de Russes. Au lieu d’avoir un minimum de reconnaissance et de se rapprocher de la Russie, les occidentaux en ont rajouté afin d’écarter cette puissance économique et militaire qui aurait pu «challenger» leur domination mondiale. L’Occident, les States et son faire-part le Canada n’y pourront rien à leur déclin international au profit de la Russie, de la Chine et d’autres pays comme l’Inde. Évidemment, cela les frustre au plus haut point. Les gouvernements et les transnationales occidentaux, afin de farcir la cervelle de leur population, ont mandaté leurs organes de presse détenus par des milliardaires et financés par l’État afin de verser abondamment dans la propagande et les mensonges pour stimuler le patriotisme national, de mettre en cause les dangers pour notre sécurité nationale et de créer de l’illusion. Tout ce que fait l’Occident, il faut faire croire aux gens que c’est pour le bien du monde entier. Les bons, c’est l’Occident, et les méchants sont les Russes et les Chinois. À cet effet, il faut dire que nos médias remplissent bien leur mandat de désinformation et d’intoxication. Et malgré l’évidence de leur asservissement idéologique, ils se prennent pour des modèles d’objectivité, d’indépendance et de liberté. Le traitement médiatique pathétique du conflit en Ukraine est une preuve à leur véritable nature.

Pas difficile à comprendre à moins d’être ignare et inféodé

Ben oui, ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre pourquoi le Canada et les États-Unis financent à coups de milliards de dollars l’Ukraine (formation et armes fournies même au régiment néonazi d’extrême-droite Azov) afin que le conflit perdure longtemps. Il faut déstabiliser, appauvrir et diaboliser la Russie et l’écarter du marché mondial du commerce. Entre autres, du névralgique marché du pétrole et du gaz naturel. Ça adonne bien, les États-Unis et leurs transnationales pétrolières (Exxon Mobil, Conoco-Phillips, Chevron Texaco, BP Amoco, etc.) ont du pétrole à vendre ainsi que le Canada dont les pétrolières étrangères sont les propriétaires majoritaires de nos ressources naturelles. Et généreux et philanthropiques comme ils le sont, ils offrent à l’Europe de remplacer la Russie en approvisionnement de pétrole et de gaz.

L’asservissement prime même si ça va coûter plus cher

Soumis comme ils sont, les pays européens vont acheter leur pétrole et leur gaz naturel du Canada et de l’Oncle Sam à des prix nettement plus élevés, ce qui va appauvrir leurs populations et les rendre moins compétitifs sur le plan international par rapport à la Chine et  l’Inde qui, eux, ont signé des contrats d’achats à long terme de pétrole et de gaz avec la Russie à des coûts inférieurs. En plus, tant pis pour l’environnement, les pays européens vont importer du pétrole et du gaz de schiste et aussi provenant des sables bitumineux du Canada et des États-Unis. Bah, pas grave de payer plus cher puisque c’est la population de ces pays qui va payer la note. Ils ont fait de même pour les vaccins anti-covid. Plusieurs pays dans le monde ont acheté leurs vaccins produits en Russie et en Chine à moindre coût. L’Europe et le Canada, soumis à leur maître américain, ont préféré acheter les vaccins des firmes américaines Pfizer et Moderna payés au moins deux fois plus chers que les vaccins russes et chinois. Intégralement débile. Plus une question idéologique que de dignité.

Une simple lecture du titre d’articles dit tout

Mes amis, je n’ai pas besoin d’épiloguer et de disserter très longtemps sur l’à-propos de mes arguments qui ont précédé. Lisez juste le titre de ces quelques articles de journaux récents et vous allez comprendre facilement la «game» qui se joue en Ukraine et comment le Canada et les États-Unis ont instrumentalisé la population ukrainienne, victime des intérêts  égoïstes canadiens et américains qui feignent hypocritement exprimer de la compassion pour nos sœurs et frères ukrainiens dirigés par un pantin, Zelensky, comédien de formation, plus à son service et à celui des occidentaux que de son peuple.

  • Journal de Montréal, 31 mai 2022 : «Washington salue l’embargo européen sur le pétrole». Ah ben chose!
  • Le Devoir, 26 mars 2022 : «Les Américains (et les Canadiens) vont aider l’UE à réduire sa dépendance au gaz (et au pétrole) russe)».

L’entraide des intéressés dans toute sa splendeur. Comme par hasard, les USA et le Canada, dont le pétrole et le gaz appartiennent aux géants américains, en ont à vendre. Plus sales et plus chers pour l’Europe, mais ça provenir de deux pays amis démocratiques et libres, contrairement à la Russie communiste.

  • Le Devoir, 25 mai 2018 : «Le gaz naturel (de schiste) américain prêt à conquérir le monde (et celui du Canada)». Comme le hasard fait bien les choses. Ça vient prouver que ce n’est qu’un slogan : «God bless America». Oui, le bon Dieu est en tout avec les States. D’ailleurs, en 2011, le candidat républicain d’alors à la présidentielle des États-Unis l’avait dit en toute franchise : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent le monde» (La Pesse, 8 octobre 2011). Propos repris en 2020 par Joe : «Biden et son équipe de sécurité nationale entendent mener le monde» (Radio-Canada, 24 novembre 2020).

Le conflit en Ukraine adonne aussi pour le Canada

  • Le Devoir, 30 mars 2022 : «Passe-droit (accordé par Justin Trudeau et Steven Guilbeault) canadien aux énergies fossiles»;
  • Le Devoir, 2 avril 2022 : «Ottawa (parti libéral) ne peut pas (en fait ne veut pas) limiter (au contraire) la production pétrolière, selon Guilbeault». Il faut en avoir en surplus pour venir en aide à l’Ukraine;
  • Le Devoir, 5 avril 2022 : «Pas de plafond en vue (mais plutôt de hausses en vue) pour le pétrole canadien. Steven Guilbeault n’écarte pas l’idée d’approuver le mégaprojet Bay du Nord (ce qu’il a fait un jour plus tard, soit le 7 avril 2022, tel que rapporté dans le Devoir : «Ottawa approuve le projet pétrolier Bay du Nord. Plus de 300 millions de barils de pétrole seront exploités en milieu marin (en pleine mer et au milieu des baleines)»;
  • Radio-Canada, 20 janvier 2022 : «Pétrole et gaz : les investissements canadiens devraient (au minimum) augmenter de 22% en 2022». Et malgré le discours vert et vertueux de nos banques canadiennes : «L’aide des grandes banques canadiennes aux énergies fossiles a bondi de 70% en 2021» (Le Devoir, 31 mars 2022). C’est ça la finance durable!

Et bien évidemment pour acheminer en Ukraine du pétrole et du gaz de l’Alberta, ça va prendre plus d’oléoducs et de pipelines qui devront traverser lacs, rivières, forêts et municipalités au Québec. Pierre Dubuc l’a bien signalé dans l’Aut’journal du mois de juin 2022 : «Pipelines à l’horizon. Il est stupéfiant d’entendre les chroniqueurs politiques nier la résurgence des projets de pipelines».

Alors comprenez maintenant pourquoi le Canada et les États-Unis et leurs riches industries pétrolière et gazière jubilent et font tout pour que le conflit en Ukraine dure longtemps. Et comme avantage collatéral, ça affaiblit la Russie. Face à tout ça, le comble de l’ironie et de la mesquinerie revient à Justin Trudeau et le PLC lorsqu’il a dit ceci : «Ottawa veut l’avis des citoyens sur les changements climatiques» (Le Devoir, 17 mai 2022). Plus hypocrite que ça, tu meurs!

Essence : la solution afin d’arrêter de se faire voler

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/549892/demantelement-raffinerie-shell

Moins de concurrents au détail

Mes amis, les plus âgés vont s’en rappeler. Dans les années 50 et 60, on dénombrait au Québec plusieurs transnationales pétrolières qui se faisaient concurrence sur le marché du détail : British American Oil, Shell, Sunoco, Gulf, Esso, Texaco, Pétrofina et j’en passe. Après concertation, les multinationales pétrolières en personnes bien élevées se sont sereinement partagé les marchés du détail dans le monde afin de mettre fin à cette concurrence trop féroce. Ainsi donc au Québec, Sunoco, Gulf, Texaco et compagnie ont laissé toute la place au certel actuel formé de Shell (Royal Dutch Shell), Esso (Exxon-Mobil), Ultramar (Valero) et Pétro-Canada (Suncor), notre ex-société d’État privatisée pour pas grand-chose. Appelons ça une concurrence teintée de franche camaraderie dans laquelle elles vendent toutes au même prix et les augmentent en chœur en même temps.

Fermeture de 5 raffineries au Québec

Dans les années 80, BP, Esso, Gulf et Texaco ont fermé leur raffinerie à Montréal puis vint en 2010 celle de Shell : «Shell ferme sa raffinerie. Montréal perd 500 emplois» (La Presse, 8 janvier 2010).

Au diable les lois prétendument naturelles du marché

Complètement à l’encontre des pseudo-lois naturelles du marché : la demande augmente et l’offre de raffinage diminue. Si elles le pouvaient, les géants pétroliers occidentaux réduiraient aussi sciemment l’offre de pétrole brut dans le monde qu’elles contrôlent que partiellement : la Russie, le Venezuela, le Mexique, l’Arabie saoudite, la Norvège et d’autres ne l’entendent pas ainsi. Dans ces derniers pays, le pétrole est contrôlé et détenu par des sociétés à propriété collective.

Alors, moins de raffineries font que les marges augmentent considérablement, faute de concurrence, comme c’est le cas actuellement au Québec, qui ne compte que deux raffineries, soit celles de Shell et d’Ultramar : «Les raffineries montrées du doigt. La marge actuelle est exceptionnellement élevée remarque la présidente de l’Association des distributeurs d’énergie du Québec, Sonia Marcotte. Sur un prix à la pompe à 2,17$ à Montréal, 48 revenaient aux raffineries» (Radio-Canada, 19 mai 2022).

La vague de fermetures de raffineries remonte aux années 70

Il faut savoir que les pétrolières occidentales sont intégrées verticalement de l’exploration à la production de pétrole brut, en passant par les raffineries avant d’aboutir à la vente au détail dans leurs propres stations-services ou celles de franchisés. Et la fermeture planifiée de raffineries ne date pas de hier, comme l’illustre fort bien cet article du Journal Les Affaires publié le 9 juin 2007 : «Prix de l’essence élevés : c’est la faute au raffinage! Il y a deux fois moins de raffineries en Amérique du Nord que dans les années 1970 et 1980 : 276 à 148 aux États-Unis et 40 à 18 au Canada».

Le pire dans tout ça est qu’au Québec, c’est le cartel pétrolier (Shell, Esso, Ultramar et Suncor) qui décide où il va acheter le pétrole brut. Bien évidemment, ils vont l’acquérir à gros prix de leurs filiales qui produisent justement du pétrole brut et situées aux États-Unis, en mer du Nord en Grande-Bretagne, au Nigeria, en Irak, etc. et autres pays dits en développement qui se sont fait voler leurs ressources naturelles par des Occidentaux avec l’appui d’élus locaux corrompus comme au Congo par exemple.

Moins de raffineries jumelées à l’intégration verticale, ça donne…

L’histoire se répète tout le temps et nos élus ne font rien. On est pris en otage par les transnationales occidentales du pétrole et ce depuis longtemps comme l’indique le titre de ces articles remontant à 2008 :

  • «Pétrole brut. Le prix du brut diminue mais la marge de raffinage augmente» (Le Devoir, 17 septembre 2008);
  • «Les raffineurs et détaillants (qui ont les mêmes propriétaires) d’essence gonflent les prix» (Le Journal de Montréal, 3 octobre 2014).

Impact des fusions-acquisitions dans l’industrie du pétrole

Moins de raffineries, moins de stations-services et moins de concurrents ça s’appelle un oligopole. Au cours des trente dernières années, on a en plus assisté à d’importants regroupements de pétrolières occidentales déjà énormes. Il y a eu, entre autres, les fusions-acquisitions de Conoco-Phillips, d’Exxon-Mobil, de Chevron-Texaco, de BP-Amoco, etc., formant ainsi des mastodontes plus riches et plus puissantes que les États et qu’ont été renforcis par les traités de libre-échange et par les milliards versés en subventions par leurs gouvernements. Elle est où alors la liberté du consommateur? Vrai qu’il peut choisir d’acheter son essence au Québec parmi quelques pétrolières mais elles affichent toutes, comme par hasard, les mêmes prix et décident toutes de les augmenter en même temps.

Ils admettent que l’on se fait «fourrer»

En 2018, Philippe Couillard, alors premier ministre libéral du Québec, admettait candidement ce fait : «La variation des prix de l’essence est apparemment concertée, dit Couillard» (Le Devoir, 31 mai 2018). Même l’institution financière Desjardins affirmait ce fait de gros bon sens en 2012 : «Bond de 10 cent le litre à Montréal. Une hausse injustifiée selon Desjardins» (La Presse, 6 janvier 2012). Alors, même quand nos élus reconnaissent eux-mêmes qu’on se fait arnaquer en permanence par les pétrolières, pourquoi ils n’interviennent pas pour faire arrêter ce vol institutionnalisé, surtout lorsque l’on prétend que dans nos démocraties, c’est le gouvernement qui mène et que le peuple est souverain?

Pour certains élus, il faut se laisser faire

En 2000, excédés par d’autres hausses abusives et planifiées par les pétrolières occidentales, même après qu’elles aient reçu du gouvernement une subvention (rabais) de 4,7 cents le litre, les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont descendus dans la rue afin de protester. Cette action ingrate a énormément déplu à notre premier ministre péquiste du temps, celui qui plus tard, oh hasard, allait devenir le président de l’Association des producteurs de pétrole du Québec : «Lucien Bouchard déplore le boycott des pétrolières» (Le Journal de Montréal, 18 avril 2000). On se fait rouler tout rond et on ne peut même pas protester. Des politiciens au service de qui au juste?

En 2009, une autre drôle émanant cette fois du ministre libéral des Ressources naturelles d’alors, feu Claude Béchard, qui avait supplié les pétrolières à plus de transparence dans la «justification» de leurs hausses du prix de l’essence : «Coût de l’essence. Québec (PLQ) invite les pétrolières à collaborer» (La Presse, 5 avril 2009). Une «invitation» à «collaborer», voilà la solution! Les libéraux de Charest se sont montrés plus braves face aux syndicats des travailleurs ordinaires et dans leurs généreuse coupures effectuées dans nos services publics. Les pétrolières auraient pu répondre au ministre libéral : «Commencez donc par être transparents vous-mêmes au parti libéral du Québec».

Mais la meilleure est venue de mon politicien préféré, le frisé de Sherbrooke, Jean Charest, qui a justifié ainsi son inaction crasse face aux hausses répétées du prix de l’essence : «Pas de prix plafond à l’horizon. Jean Charest préfère laisser la concurrence influer sur le prix de l’essence» (Radio-Canada, 3 mai 2011). Elle est où la concurrence dans l’industrie pétrolière? Les propos de Jean Charest s’apparentent à inviter les pétrolières à continuer à sévir sans irritant et avec la bénédiction du gouvernement. Et dire que ça veut devenir premier ministre conservateur du Canada.

Pour stopper le vol, il faut créer Pétro-Québec

Il serait si simple de créer Pétro-Québec, qui serait mandaté pour s’occuper de l’importation du pétrole brut ou raffiné au meilleur prix. Ce n’est plus les grosses pétrolières occidentales présentes au Québec (Shell, Esso, Ultramar et Suncor) qui décideraient de quel pays l’acheter et de quelle compagnie, souvent leurs compagnies apparentées. Ainsi, mettrait véritablement en concurrence des pays gros producteurs qui se feraient un plaisir de signer avec Pétro-Québec des contrats d’achats de pétrole à long terme, que ce soit la Russie, la Norvège, l’Iran, le Mexique, etc. Il faut briser ce cartel intégré verticalement.

Le PLQ s’est écrasé en 2010

En 2010, on avait une chance en or de créer Pétro-Québec en s’appropriant la raffinerie de Shell à Montréal, qu’ils ont fermé et démantelé même si plusieurs acheteurs s’étaient montrés intéressés à l’acquérir : «Trois acheteurs pour la raffinerie Shell» (La Presse, 12 mai 2010). Offres rejetées bien évidemment par la direction de Shell sous des prétextes farfelus et frivoles : «Nathalie Normandeau (PLQ) signe la fin de la raffinerie Shell à Montréal-Est» (Le Devoir, 28 juin 2011). Même si l’ex-ministre libéral des ressources  naturelles, John Ciaccia, avait affirmé ceci en 2010 : «Après la fermeture  Gulf (raffinerie), en 1986, Québec s’est donné les moyens d’agir. La fermeture de Shell constitue le premier test de la loi de John Ciaccia» (Le Devoir, 18 septembre 2010). Test que le PLQ a volontairement échoué. Le ministre libéral Raymond Bachand, devenu lobbyiste, avait fait semblant de montrer les crocs en disant : «Shell doit s’expliquer» (Le Devoir, 14 juin 2010). Naturellement, les explications ne sont jamais venues.  

Canada : Arrestation sans fondement et exclusion de Huawei

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1884826/telecommunications-5g-huawei-ottawa-rejet

Le Canada obéit toujours à son maître américain

En 2018, à la demande des États-Unis, Meng Wanghou, la directrice financière de la transnationale chinoise Huawei, est arrêtée au Canada, à Vancouver pour être plus précis : «La dirigeante de la firme Huawei accusée par les États-Unis de fraude (une accusation intégralement non fondée et frivole). Meng Wanzhou a été arrêté (par la police canadienne) à Vancouver à la demande de la justice américaine» (Le Journal de Montréal, 8 décembre 2018). Comme madame Wanzhou était appelée à voyager beaucoup, les États-Unis ont demandé, selon un texte du Globe & Mail, à d’autres pays de l’arrêter mais ils ont refusé l’invitation tellement les fondements de l’accusation étaient farfelus. Mais pas pour le Canada, le fidèle colonisé des States. Après on se demande pourquoi le Canada est la risée sur le plan de la diplomatie internationale. Les autres pays savent très bien que le Canada est le haut-parleur de l’Oncle Sam.

Et là, au moins de mai 2022, encore à la demande des États-Unis, le Canada s’est excécuté encore une fois : «Huawei enfin exclu de la 5G» et «Huawei et ZTE bannis des réseaux 5G canadiens» (Le Journal de Montréal et Le Devoir, le 20 mai 2022). Remarquez que l’article du JDM mentionne et applaudi que «Huawei soit enfin exclu de la 5G». Écoutez, au Canada, le cartel du sans-fil et de l’internet, qui nous facture les prix les plus élevés en Occident, formé de Vidéotron, Bell, Rogers et Teles, ne veut absolument pas que des entreprises technologiques chinoises viennent briser cet oligopole qui profiterait aux consommateurs. Que serait Québecor avec sa vache à lait actuelle Vidéotron amoindrie par l’entrée au pays de salutaires compétiteurs chinois plus avancés technologiquement comme l’est Huawei? C’est pourquoi les journalistes et les chroniqueurs du JDM montent régulièrement au front pour diaboliser la Chine, les Chinois et leurs entreprises avec des arguments tellement niaiseux. Ils prennent leurs lecteurs pour des morons.

L’important est de préserver l’hégémonie américaine dans le monde

Quand les Européens ont voulu taxer équitablement les GAFAM américaines sur les profits réalisés dans leur pays, le gouvernement américain les ont menacé comme il l’a fait pour bloquer l’entrée en Europe des géants chinois Huawei, Tencent, China Mobil, ZTE, etc. : «Huawei. Trump menace ses alliés (qu’il espionne à tour de bras, alliés ou pas) européens» (Le Journal de Montréal, 17 février 2020). Les États-Unis ont même menacé le Brésil et leur ami Jair Bolsenaro : «Washington presse Brasilia de bloque Huawei» (Le Devoir, 30 juillet 2020). L’économie mondiale de marché d’accord, mais en autant que l’entrée dans ledit marché soit principalement réservé aux transnationales occidentales qui veulent continuer à piller partout sur la planète, aidées par les traités de libre-échange qu’elles se sont tricotées avec leurs élus inféodés. Les USA interdisent aussi les autres de transiger avec l’Iran, Le Venezuela, Cuba, la Corée du Nord, etc.

Hélas, le tapis commence sérieusement à leur glisser sous les pieds, tant sur le plan économique que militaire, avec la montée en force de pays comme la Chine et la Russie. Dans ce cas, il faut, par devoir patriotique, que leurs médias occidentaux démonisent à tous les jours les Chinois et les Russes en les accusant de nous espionner, de voler nos secrets industriels et militaires, d’être des pays communistes qui persécutent leurs citoyens et les privent de liberté (mais pas de services sociaux qui sont supérieurs aux nôtres), d’être des abonnés aux cyberattaques et qui pourraient même nous envahir militairement de leurs bases installées probablement à Cuba et au Venezuela.

Les experts du JDM

Encore une autre farce journalistique grossière publiée dans le JDM du 25 mai 2022, sous la plume de la journaliste Audrey Sanikopoulos : «Le Canada n’est pas préparé pour faire face aux menaces (sic). Le pays négligerait la protection de sa sécurité nationale, selon un rapport d’experts (encore les fameux experts sous influence)». Les experts ont affirmé ceci : «La Chine et la Russie continueront de représenter une menace importante pour le Canada par l’ingérence étrangère, la désinformation, l’espionnage, la diplomatie des otages et les cyberattaques». Jamais au grand jamais les pays occidentaux et les États-Unis ont fait et feront de la propagande, des mensonges, de l’espionnage, du financement de groupes subversifs, souvent par le biais de nébuleuses OBNL, afin de renverser des gouvernements élus démocratiquement ou de structures des coups d’État (comme en Ukraine en 2014), des cyberattaques, etc. Nos médias de désinformation et de propagande cultivent la haine entre pays et entre individus dans le monde afin de perpétuer la domination occidentale à tout prix.

Jean Charest, consultant chez Huawei

Huawei ne devait pas être si pire que ça puisque Jean Charest a été embauché par la firme chinoise à titre de consultant. Mais, comme il vient de se lancer dans la course à la chefferie du parti conservateur du Canada, il s’est viré sur un trente-sous : «Charest se distancie de Huawei» (Le Journal de Montréal, 17 mars 2022). Plus opportunistes que lui, tu meurs!

Et la farce américaine grotesque continue

Voulant arrêter à tout prix la progression de Huawei dans le monde et en occident : «Washington prêt à prendre le contrôle de Nokia (Finlande) et d’Ericsson (Suède) pour stopper Huawei» (Radio-Canada, 7 février 2020). Pour assurer leur impérialisme dans le monde, les States sont prêts à tout, même à envahir l’Irak pour s’accaparer leur pétrole avec comme prétexte de vrais gros mensonges.

Et après Trump, la folie se poursuit avec Joe Biden : «Cinq groupe chinois, dont Huawei, considérés comme des menaces aux États-Unis» et «De nouvelles entreprises chinoises interdites d’investissements américains» (Radio-Canada, 13 mars et 14 juin 2021).

Huawei a supposément volé la 5G à Nortel et à Black Berry

Il est indéniable que Huawei a été le plus novateur au niveau de la 5G et qu’il l’est encore. Mais comme au Journal de Montréal on ne veut absolument par voir Huawei s’installer au Canada et venir concurrencer Vidéotron, on en est rendu à se tourner en ridicule et à écrire de longs textes «d’enquête» qui en disent long sur le sérieux de nos médias. Plus des organes d’endoctrinement que des sources de questionnement et de développement du sens critique des lecteurs. Aie, mes amis, Nortle était une filiale rentable du temps où Bell était un monopole dans le résidentiel et avant la venue du sans-fil et de l’internet. Bell était pratiquement le seul client de Nortel, un peu comme l’avocat du parrain qui disait «I only have one customer». Quand est arrivé la fin de son monopole du téléphone, Nortel a sauté et a fait faillite. Mais qu’à cela ne tienne : «Le Canada (Nortel) se serait fait voler la 5G (par Huawei)». Hé, ho, l’ami journaliste du FDM, Marc-André Sabourin, pousse mais pousse égal, et surtout aie un minimum de respect pour tes lecteurs. Il ne faut pas les prendre pour des imbéciles.

Et l’autre éminent journaliste d’enquête du JDM, Francis Halin, a interviewé plusieurs fois l’ex PDG de Black Berry, une autre compagnie technologique canadienne qui périclite, qui n’est plus l’ombre d’elle-même et qui n’a pas pu soutenir la concurrence dans le sans-fil. Probablement que Huawei a aussi espionné Black Berry et aussi Vidéotron tant qu’à y être. Concernant Huawei, l’ex-PDG de Black Berry, Jim Balsillie, a dit que : «Trudeau joue avec le feu (en preant à la légère la menace de Huawei pour notre sécurité nationale)» (Le Journal de Montréal, 1er mars 2021). Et le 26 mai 2020, ayant de la suite dans les idées, Jim Balsillie, avait suggéré ceci : «Le Canada doit dire non à Huawei» (Le Journal de Montréal, 26 mai 2020).

Et la paranoïa intéressée continue de plus belle au JDM. Ça frisa la folie avec ces articles récents : «Faut-il arracher les antennes Huawei?», «Des tours cellulaires (Huawei) inquiétantes» et «Ottawa veut contrer les espions étrangers (de quels pays selon vous?)» (Le Journal de Montréal, 15 mai et 13 juillet 2021).

Et pendant ce temps, les USA et leurs GAFAMS se paient la traitent

Ben non, les Américains (la CIA et la NSA) n’espionnent personne, surtout par leurs alliés et pas du tout la Chine et la Russie et leurs GAFAMS sont totalement indépendants du gouvernement américain. Évidemment que non : «La National Security Agency (NSA) des États-Unis a espionné Merkel (Allemagne) et ses alliés européens» (Le Journal de Montréal, 30 mai 2021). Bah, c’est pas grave quand ce soir les États-Unis qui nous espionnent : c’est pour mieux nous protéger. Ah ben une drôle : «Ottawa espionne à l’étranger pour le compte de la NSA» (La Presse, 11 décembre 2012). Et aussi : «Rogers et la Banque Royale dans la mire de la NSA» (Le Devoir, 18 mars 2015).

Et la dernière pour vous montrer que les GAFAMS sont sous le contrôle du gouvernement américain, surtout quand il s’agit de prétexter la sécurité nationale. Dans sa guerre perpétuelle avec la Chine : «Origine de la COVID-19 : Biden demande aux services de renseignement un rapport sous 90 jours» (Le Journal de Montréal, 26 mai 2021). Il faut absolument tenir la Chine responsable. Et deux jours plus tard : «Facebook fait volte-face. L’hypothèse d’un coronavirus conçu en laboratoire (en Chine) soudainement devenue recevable sur Facebook» (Le  Devoir, 28 mai 2021).

Et pour terminer, le mot pour rire : «Facebook a financé un campagne de dénigrement cintre la chinoise Tik Tok» (Radio-Canada, 31 mars 2022).

Télésat privatisée : «full» subventionnée, gros salaires et dividendes

https://www.lapresse.ca/affaires/2022-05-15/la-remuneration-des-grands-pdg-americains-atteint-un-nouveau-record.php

Télésat comme Bombardier, Air Canada

Dans une démocratie capitaliste, la privatisation des biens et services publics, à l’encontre de la volonté du peuple passe comme une lettre à la poste car c’est ce que veut la classe dominante du 1% qui essaie de nous faire accroire que cela est bon pour tout le monde et nous faire avaler la théorie du ruissellement à l’effet que la richesse des riches va bientôt, comme ça, grâce à l’État minimal qui ne doit pas forcer les choses naturelles avec des lois et règlements, dégouliner sur les moins nantis. Il faut avoir la foi profonde dans les lois naturelles du marché. C’est tout ce que l’on vous demande. Allez, faites un effort patriotique.

Afin d’enrichir les opportunistes, ceux qui financent et corrompent les partis politiques, et bien leurs élus n’ont eu de cesse de privatiser des joyaux publics comme Canadair (devenue Bombardier), le Canadien National (CN), Les arsenaux canadiens, Énergie atomique et des Immeubles à SNC-Lavalin, Pétro-Canada, Téléglobe à Bell et à l’arriviste Charles Sirois, gros quémandeur de fonds publics, Télésat, etc. Sans oublier la santé, l’éducation et les garderies privatisées mais gavées de fonds publics, et la privatisation à petites doses hypocrites d’Hydro-Québec (éolien et barrages privés) et de la Société des alcools du Québec (SAQ) par le biais des agences privées et de la vente de produits alcoolisés dans les marchés d’alimentation, épiceries et dépanneurs.

Bombardier : une chance que le ridicule ne tue pas

Ça dépasse tout entendement et ce fut un affront pour la population. Imaginez, dans les années 1990’s, nos élus ont cédé pour pratiquement rien la société d’État Canadair, spécialisée avec succès dans la construction d’avions à la famille Beaudoin-Bombardier, qui ne connaissait absolument rien à ça. Fabriquer des motoneiges, ce n’est pas comme construire des avions, n’est-ce pas? Évidemment, ce qui devait arriver arriva et ce fut un flop monumental dans lequel nos gouvernements ont distribué des milliards de dollars de notre argent en subventions à la compagnie Bombardier pendant que leurs dirigeants se versaient chaque année des millions en salaires et qu’ils versaient des milliards en dividendes à leurs actionnaires dont beaucoup à la famille Beaudoin-Bombardier. En plus de leur céder la compagnie Canadair, vos élus leur a donné d’immenses terrains au pays, dont certains à Montréal, que Bombardier a vite transformé en gros domaines immobiliers. Et la cerise sur le sundae est venue lorsque le gouvernement du Québec a versé d’autres millions de dollars à la famille milliardaire et s’est associé avec elle dans l’horreur écologique et financière représentée par Ciment Mc Innis en Gaspésie. Il faudrait poursuivre ces politiciens, qui sont théoriquement au service du peuple, pour dilapidation de fonds publics.

Comme les écoles privées, Télésat n’a de privé que le nom

Privatiser dans les années 90’s la société fédérale à propriété collective et rentable Télésat (satellites) pour des pinottes s’assimile à du vol de bien public. Dans ces années, il ne fallait pas être une lumière pour savoir que le domaine des communications par satellite allait devenir important pour les villes et régions, pour les individus et les compagnies et pour notre sécurité nationale. Qu’à cela ne tienne, sous l’influence des lobbyistes, le gouvernement fédéral a privatisé Télésat. Résultat, c’est ici au Canada que l’on paie le plus cher en Occident pour l’internet et le sans-fil. Comme pour Air Canada et le CN, qui allaient en régions lorsqu’elles étaient détenues par la population et qui ne veulent plus s’y aventurer depuis qu’elles ont été privatisées, il en est de même pour Télésat, qui refuse d’aller en régions à moins, comme le CN et Air Canada, de lui verser des milliards de dollars en subventions : «Satellites. Ottawa investit 1,44 milliard (maintenant rendu à 2 milliards$ et le «running bill» continue à tourner) dans le réseau (privé) Télésat. L’entreprise devrait aider (en fait, il faut d’abord l’aider afin qu’elle daigne ensuite nous aider) à offrir une connectivité internet à large bande aux régions rurales» (Le Devoir, 13 août 2021). Ça, c’est après que le fédéral et Québec eurent versé environ deux autres milliards de dollars au cartel formé de Bell-Rogers-Telus-Videotron pour les «motiver» à aller dans les régions. Une vraie farce et personne ne dit rien. Nos médias de désinformation et de propagande annoncent ces nouvelles qui appauvrissent la majorité comme si c’était un fait naturel inéluctable et bénéfique. Aie, il ne faut pas être socialiste ou un génie pour affirmer que pour le bénéfice de la vaste majorité de la population, il n’aurait pas fallu privatiser Télésat, le CN, Air Canada, Téléglobe, Pétro-Canada (il aurait plutôt fallu nationaliser comme ailleurs le pétrole et le gaz), etc.

Gros salaires aux boss de Télésat

Télésat carbure aux subventions publiques, tout en versant des millions à ses dirigeants, exactement comme chez d’ex-sociétés d’État comme Air Canada, Bombardier et le CN : «Prime de 6 millions au patron Daniel Goldberg, soutenue (à coups de milliards de dollars) par Québec et Ottawa» (La Presse, 16 mai 2022). Attention, le titre de l’article faisait référence à la prime de 6 millions de dollars, car en 2021, si on ajoute les options d’achat d’actions, le salaire de base, le régime de retraite, etc., la paie totale du dirigeant de Télésat a totalisé 64 millions de dollars. Et nos médias, sauf La Presse, n’en parlent pas car pour eux il est tout à fait normal de bien rémunérer les patrons du privé, même outrageusement subventionné. En agissant de la sorte, ils anesthésient les gens et les amènent à se résigner. Dans nos sociétés capitalistes, c’est ça la norme. Et vogue la concentration de la richesse et les inégalités économiques. Ces fumistes à cravate que nos politiciens enrichissent à même l’argent pigé dans les poches du monde ordinaire, il faut le faire.

Léo, il faut relativiser les 64M$ versés au p.d.g. de Télésat en 2021

Ah Léo, parfois tu donnes l’impression d’être frustré et jaloux de ceux qui réussissent dans la vie et qui nous créent de la richesse. Léo, ces gens travaillent très fort pour le bien commun et le mieux-vivre ensemble. Au lieu de les critiquer négativement et gratuitement, tu devrais les glorifier, ce sont eux qui, en quelque sorte, ont payé pendant 48 ans ton salaire de professeur de comptabilité à l’Université du Québec à Montréal. Allez Léo, arrête de faire preuve d’ingratitude et dis merci au monsieur. N’oublie pas de t’excuser.

Aie Léo, 64 millions de beaux bidous versés en 2021 au patron de Télésat, Daniel Goldberg, c’est de la petite bière comparée à la rémunération annuelle de 296 millions US$ distribuée en 2021 au président d’Expédia, celui de 246 millions US$ au grand boss de Warner Bros Discovery et celui de 84 millions US$ au grand manitou de la banque JPMorgan Chase : «La rémunération des grands PDG américains atteint un nouveau record (en pleine pandémie)» (La Presse. 15 mai 2022). Léo, les 64M$ de Goldberg encaissé en 2021, c’est seulement en dollars canadiens. En dollars US, ça fait encore moins et pour tout dire, pas beaucoup, peut-être même pas assez.

Fini les inégalités et la concentration de la richesse : le capitalisme nouveau est arrivé

https://www.journaldemontreal.com/2021/04/15/les-ecarts-de-richesse-en-forte-hausse-au-canada-depuis-les-annees-1980

Le capitalisme est contre-nature et amène l’exploitation de l’humain par l’humain

Pour certains, la réussite de leur vie se mesure au niveau d’enrichissement. Car dans nos sociétés capitalistes, prétendument démocratiques, la richesse amène la gloire, le prestige, le pouvoir, la notoriété, les biens et services matériels luxueux et le plaisir de diriger dans les faits le pays et d’autres. Oui, les gros détenteurs de capitaux, les ploutocrates, les kleptomanes fixent le menu politique aux élus qui sont leurs préposés aux commandes. Capitalisme rime aussi avec transnationales immensément riches et puissantes qui sont partout dans le monde et qui s’accaparent les ressources naturelles locales quitte à renverser les gouvernements nationaux élus démocratiquement qui refusent de se soumettre à leur «ordre mondial». Qui dit capitalisme dit hégémonie et impérialisme qui riment avec guerres, invasions, corruption, etc. Le capitalisme est l’antithèse de la fraternité, de la coopération et de l’entraide. Entraide, peut-être dans certains cas, mais une entraide et une philanthropie intéressés.

Le capitalisme «socialiste» nouveau est enfin arrivé

Vous prenant pour des tarés, la classe dominante et ses sujets (universitaires, journalistes, politiciens, experts, etc.) n’arrêtent pas de vous dire que le nouveau capitalisme est arrivé et amènera une retenue au niveau des profits réalisés par les multinationales et des rémunérations versées aux patrons milliardaires, générera une fiscalité plus progressive, la mise au pas des paradis fiscaux, plus de réglementation et une meilleure répartition de la richesse grâce aux regroupements des travailleurs. Cette vie en rose relève du mythe car la caste supérieure veut un État de plus en plus petit et moins interventionniste afin de laisser plus de liberté aux agents économiques. Nos partis politiques sont toujours davantage financés par les riches et puissants et beaucoup d’élus proviennent du privé et y retournent après leur stage politique. Toute intervention de l’État est considérée, selon les lois supposément naturelles du marché, comme un irritant à la création de la richesse et une atteinte aux libertés individuelles.

Le capitalisme, ça donne quoi?

Ben oui, ça fait plus de cinquante ans que des prestidigitateurs de luxe, avec l’appui de vos élus et de vos médias privés détenus, oh surprise, majoritairement par des potentats mais financés par l’État, vous disent que le capitalisme sauvage est terminé. Fini les criminelles inégalités économiques et l’odieuse concentration de la richesse grâce à l’éveil et à l’arrivée de nouveaux capitalistes humanistes très portés sur le partage de la richesse. La canonisation par le pape du premier homme ou femme d’affaires, c’est pour bientôt.

Oui le capitalisme est synonyme d’impérialisme et de guerres afin que les seigneurs féodaux conservent leur pouvoir hégémonique dans le monde entier. Mes amis, lisez le titre de ces articles et essayez de visualiser ce que cela a comme répercussion partout dans le monde :

  • «1% de la population (concentrée en Occident) possède plus que les 99% autres» (Le Journal de Montréal, 19 janvier 2016);
  • «Huit personnes aussi riches que 50% de la population mondiale» (TVA Nouvelles, 15 janvier 2017);
  • «Les deux Canadiens les plus riches ont autant que les 30% (11 millions d’individus) les plus pauvres» (Le Devoir, 17 janvier 2017);
  • «Le Québec (allô modèle québécois) aurait les plus grands écarts de richesse au Canada (selon l’Observatoire québécois des inégalités)» (Le Devoir, 15 avril 2021);
  • «Les écarts de richesse en forte hausse au Canada depuis les années 1980» (Le Journal de Montréal, 15 avril 2021).

Une bonne pour vous faire pomper et rager, larguée en 2013 par l’américain Edward Conard, ex-associé du gros fonds spéculatif Bain Capital : «Réduire les inégalités causera davantage de dommages (pour qui au juste?) et minera la reprise» (Les Affaires, 23 février 2013). La morale de cette histoire est qu’il est préférable pour tout le monde, et surtout pour les pauvres, d’accentuer les écarts de richesse.

Une foi profonde pour les gens de bonne volonté et respectueux de l’ordre établi

Allez, que votre joie exalte et surabonde. Le 8 décembre 2021, la journaliste Clémence Pavic du Devoir, afin de développer chez vous un esprit critique et éclairé, a pondu ce bijou d’intoxication idéologique en s’adonnant à une revue jovialiste du nouveau livre de monsieur Georges Ugeux, ancien vice-président de la Bourse de New-York, qui a dit qu’il faut soigner la finance (et les institutions financières et les fonds d’investissement) tout en plaidant pour un nouveau paradigme fondé sur le «capitalisme solidaire». Voulez-vous bien me dire pourquoi Le Devoir a consacré un texte d’une page, avec une belle grosse photo du monsieur, à une telle ineptie? Ben oui, ayez la foi dans un monde meilleur grâce au nouveau capitalisme solidaire et surtout pas au socialisme qui fait démodé. Le modèle préconisé par l’expert revient en quelque sorte à dire qu’il faut être solidaire des capitalistes même si vous en arrachez financièrement. Dormez sur vos deux oreilles, on va veiller sur vous. L’incontinence verbale c’est ça : en route vers le capitalisme solidaire. En fait, capitalisme et solidarité sont aux antithèses.

D’autres niaiseries émanant d’experts

Il n’y en plus que l’on pense qui se prennent pour d’autres et qui ne se rendent pas compte de leur petitesse intellectuelle, mais hélas certains journalistes du Devoir trouvent ça bon. La pandémie aura du bon. En tout cas, c’est ce que soutient Marie-Claude Pelletier du réseau international Global-Watch à qui la journaliste Anne-Marie Provost au Devoir a consacré, le 29 octobre 2021, un très long texte aux élucubrations exaltantes de l’experte de Global-Watch, qu’elle a intitulé ainsi : «Vers une gestion plus humaine des organisations? La pandémie a permis la mise en place (où ça?) d’une culture de bienveillance dans laquelle les employés et les gestionnaires ont pris soin les uns des autres». Comme le chantait Petula Clark dans les années soixante : «À tous ceux qui ont un cœur». Oui, ceux-là vont faire comme moi et pleurer devant tant de fraternité et d’humanisme. Je vous l’ai dit : le capitalisme nouveau est arrivé et tient, pourquoi ne pas faire étalage de mes connaissances culturelles. Encore dans les années soixante (oui je sais, ça fait longtemps, et ça vous donne une petite idée de mon âge), Isabelle Pierre chantait cette composition de l’auteur Stéphane Venne : «Le temps nouveau est arrivé». Attaboy!

Pour parfaire vos connaissances, je vous inviterais à lire ce texte publié encore une fois dans Le Devoir du 30 décembre 2021 intitulé : «Décentraliser le système de santé» dans lequel l’expert Denis Bourque, de l’Université du Québec en Outaouais, plaide pour une «gouvernance participative et partagée». Ne riez pas, ça vient d’un spécialiste érudit. L’inflation véritable, c’est ça.

Pour des employés heureux et épanouis

La chercheuse de l’Université McGill l’a dit : «La réussite est dans le bonheur des salariés. Pour améliorer sa profitabilité, une entreprise doit se soucier des gagne-petit (sic)» Le Devoir, 1er juin 2010). Oui, des fois, j’ai de la difficulté à rester zen devant tant de conneries émanant de supposés experts admirés par nos journalistes.

Et pour conclure en beauté, il y a cette firme, Kytech Communicatons, dont les employés illuminés se définissent comme des «agents de bonheur» et vont faire leur numéro dans des entreprises assez idiotes pour les embaucher : «Payés pour rendre des collègues heureux. Des entreprises engagent un «agent de bonheur» pour rendre le milieu de travail plus convivial» (Le Journal de Montréal, 9 mars 2020). Je vous laisse, j’en ai assez là.  

Merci à la Russie d’avoir libéré le Donbass en Ukraine

https://fr.wikipedia.org/wiki/Donbass

L’appui au Donbass : une cause humanitaire

Oui, je sais que je vais en faire sursauter certains et perdre des amis sur mon Facebook public, mais je me dois de dire ce que je pense vraiment sur la situation en Ukraine et dénoncer la propagande insidieuse de nos organes de presse qui cultivent éhontément la haine envers la Russie, et aussi la Chine, et qui farcissent la cervelle des gens en mentant par omission, par le choix de faits sélectifs, par le tri intéressé de leurs experts, etc. Et ils se prennent pour l’étalon mesure de l’impartialité et de l’indépendance face à l’État et à la classe financière dominante qui les financent et les détiennent. Aie, ça fait depuis que je suis enfant, donc ça fait une éternité, que nos chers médias d’ici m’envoient le message que les Russes sont les méchants et les Américains nos amis et nos bienveillants protecteurs qui eux mènent toujours des guerres et des coups d’État humanitaires.

Le Donbass en Ukraine est majoritairement peuplé d’Ukrainiens russophones qui tiennent à leur origine et qui préfèrent avoir des liens étroits avec la Russie plutôt que d’être liés à l’Occident suite au dernier coup d’État survenu en Ukraine qui a renversé un gouvernement pro-russe par un nettement pro-occidental avec l’élection, sans aucun programme politique, de l’humoriste Zelensky, suite à une forte abstention du vote des russophones ukrainiens. Il ne faut pas oublier que l’Ukraine, malgré les apparences présentées par les médias occidentaux, est un des pays les plus corrompus au monde. De ça, ils n’en parlent jamais, de même que Zelensky, qui aime se faire voir partout et souvent, est un abonné des paradis fiscaux.

Quand l’armée ukrainienne s’en prenait à ses concitoyens du Donbass : rien dans nos médias

Quoi faire je vous le demande? Ça fait plus de dix ans que l’armée ukrainienne bombarde sans arrêt, avec l’appui du régiment néonazi d’extrême-droite Azov, les autonomistes ukrainiens prorusses de la région du Donbass, qui compte environ cinq millions d’habitants, afin de contrer leur langue russe, leur culture, leur histoire, etc. Il fallait les intégrer par la force même si cela a amené des milliers de morts. Pendant tout ce temps qu’a duré cette boucherie, l’Occident n’a rien dit et n’a rien fait car tout ce qui est accompli pour réduire l’influence économique et militaire de la Russie est bon pour lui et lui permet d’éliminer une certaine menace à son hégémonie dans le monde. En passant, croyez-vous vraiment que l’Agence France-Presse (AFP) contrôlée et financée par le gouvernement français, qui est la principale source d’information de nos médias francophones québécois, nous donne des compte-rendus objectifs et impartiaux sur le conflit en Ukraine? L’AFP, un autre instrument de propagande pro-occidental biaisé à l’os.

Pourquoi ne pas leur donner leur indépendance?

C’est tout de même curieux que suite à l’affrontement de l’ex-URSS, les occidentaux ont vite reconnu l’indépendance d’ex-républiques comme la Serbie, la Tchèque, l’Estonie, la Lituanie, la Slovaquie et j’en passe car cela renforçait leur pouvoir. Par contre, ils ne veulent pas reconnaître l’indépendance du Donbass et de la Crimée qui sont composés de nombreux individus aux antécédents russes. Où est le mal de vouloir son indépendance? Si le Donbass et la Crimée étaient nettement pro-Europe  et pro-États-Unis ça fait longtemps que des derniers auraient applaudi  et milité pour leur indépendance. Malheureusement pour eux, ils sont pro-russes, voilà le nœud du problème.

L’Occident vante en permanence les vertus de la liberté de leur société. Alors qu’ils respectent donc la liberté des citoyens ukrainiens russophones qui veulent, à la vaste majorité, leur indépendance et désirent entretenir des liens privilégiés avec la Russie et aussi avec les autres pays du monde. Ils ne sont pas anti-occident, ils sont juste pro-russes. Et voilà où le bât blesse pour les impérialistes occidentaux, et surtout les States, qui tiennent à continuer de diriger le monde à leur guise. Si l’Occident avait reconnu l’indépendance, pas une folklorique autonomie, du Donbass, il n’y aurait pas eu d’invasion russe en Ukraine. Oui, pour des considérations humanitaires, il fallait que l’armée russe intervienne afin de stopper l’oppression militaire des Ukrainiens pro-russes du Donbass par l’armée ukrainienne et sa milice Azov. Il faut féliciter chaleureusement ces Ukrainiens séparatistes pro-russes de vouloir conserver leur langue, leur culture, leur histoire, leur mode de vie, etc., et de ne pas se laisser assimiler comme d’autres l’ont fait. Respectons leurs droits, un point c’est tout.

Avant d’envahir le Donbass, l’Europe et les États-Unis, conscients des exactions qui s’y déroulent depuis plus de douze ans, auraient pu intervenir afin de trouver une solution pacifique au dilemme. Mais non, ils en ont profité pour équiper entrainer les soldats ukrainiens, incluant le régiment Azov. Jamais ils ne se sont vraiment préoccuper des Ukrainiens pro-russes pour des considérations politiques et économiques : tout pour réduire l’influence de la Russie dans le monde est leur mot d’ordre.

La Russie et l’OTAN

Ben non, la Russie est entourée presque complètement d’ex-républiques URSS membres de l’OTAN et celui-ci ne doit pas en faire de cas et s’inquiéter? Mes amis, voici une preuve de l’hypocrisie crasse des pays occidentaux.

Récemment, les Îles Salomon, qui sont à 2000 kilomètres de l’Australie, ont signé un pacte de sécurité et commercial avec la Chine. Ah mon doux Jésus, les États-Unis et l’Australie ont menacé la Chine si cette dernière s’avisai d’y installer une base militaire alors que l’Oncle Sam en a plusieurs dans la région du pacifique. Le premier ministre australien a même parlé de «ligne rouge» à ne pas franchir : «Îles Salomon. Aucune intention de construire une base militaire» (Le Journal de Montréal, 27 mai 2022). Tout de même bizarre que l’Australie s’inquiète de la construction d’une hypothétique base militaire chinoise à 2000 kilomètres de chez eux alors que la Russie ne devrait pas s’inquiéter de la présence de l’OTAN collé sur son territoire? Le jupon idéologique dépasse.

Les Ukrainiens séparatistes pro-russe sont-ils masochistes?

C’est à y perdre vraiment son latin, même si on l’a jamais appris. Si je comprends bien, il y a environ cinq millions d’Ukrainiens pro-russe qui veulent leur souveraineté et qui souhaitaient se rapprocher de la Russie, un pays que nos médias inféodés qualifient de dictatorial, d’autoritaire et dans lequel les gens sont brimés et privés de toute liberté de parole et d’action. L’enfer quoi!

Pourtant, ces Ukrainiens russophones ont supposément la chance unique de faire partie de l’Ukraine dite démocratique dans laquelle tout le monde jouit d’une totale liberté et qui a des liens très étroits et amicaux avec l’Europe et les États-Unis, qui sont très puissants et qui sont «full» démocratiques. Et, en prime, si l’Ukraine se joint à l’Union européenne, ils pourront se promener partout en Europe, s’y installer et y travailler. Et ce n’est pas tout : si l’Ukraine est admise dans l’OTAN, ils seront protégés à tout jamais des méchants russes et même éventuellement des Chinois. Et, ils disent non à ce monde paradisiaque occidental, préférant plutôt se lier économiquement et culturellement à la Russie. Bon Dieu, ces Ukrainiens pro-russes sont-ils masochistes?

C’est drôle, mais la grande majorité des joueurs de hockey russes très riches préfèrent retourner, après leur carrière professionnelle en Amérique du Nord, vivre dans leur pays natal qu’est la Russie, considérée comme un goulag par certains sbires. Pouvez-vous m’expliquer?

Disons oui à l’indépendance du Donbass

Une fois le travail de libération réglé, grâce à l’intervention de la Russie, il faut dire oui, comme on l’a fait ailleurs, à l’indépendance du Donbass. Pas à une niaiseuse autonomie à l’intérieur de l’Ukraine mais plutôt à son indépendance en bonne et due forme. À cet effet, pourquoi l’Europe et les States s’opposent-ils à un référendum tenu au Donbass sous la surveillance de l’ONU?

Oui, je le répète, je dis bravo à la Russie pour son courage de vouloir libérer le Donbass, malgré les innombrables sanctions levées et les menaces formulées par les pays occidentaux et les États-Unis. Avez-vous remarqué que dans le cas du conflit en Ukraine, seuls les pays occidentaux crient au loup et grimpent dans les rideaux afin de maintenir leur hégémonie économique et militaire dans le monde? Jamais l’Inde, l’Indonésie, le Pakistan, le Brésil, Israël et tous les autres pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, du Pacifique et du Moyen-Orient ont condamné les gestes posés par la Russie. Ils comprennent bien les véritables enjeux et les motifs qui incitent les occidentaux à agir de la sorte. Un autre signe probant du déclin des empires occidental et américain dans le monde. Leur prochaine cible la Chine, avec à l’attaque leurs fidèles fanfares médiatiques : «L’ordre international menacé par la Chine, dit le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken» (Le Devoir, 27 mai 2022). Ah oui, au Yémen, en Irak, au Venezuela, en Palestine, Cuba, en Lybie, etc. nos matamores occidentaux sont plutôt «low profile». De même qu’en Afghanistan où les Américains ont commis d’innombrable crimes.   

Subventionner à 100% les écoles privées selon un «mouvement» citoyen

La privatisation, un thème accrocheur et racoleur pour nos médias

Le Québec est la province au pays qui accorde le plus de place à la santé et aux écoles privées et qui les subventionnent le plus. Depuis plus quarante ans, se rendant à la volonté du patronat et des affairistes, on a privatisé au pays et au Québec de nombreux instruments collectifs, plusieurs services publics, des ressources naturelles et partiellement des joyaux comme Hydro-Québec, la Société des alcools du Québec, les garderies, les aéroports, etc. Tout ça sans aucun débat public même si nos élus dépossédaient la population au profit d’arrivistes. Et ce n’est pas fini, les démagogues professionnels et les politiciens inféodés, profitant d’une bonne couverture de presse continuent, en présentant aux gens à surfer sur le prétendu bienfait de privatiser davantage tout ce qui est public, de la santé, aux écoles, aux postes, aux garderies, aux parcs nationaux en passant, bien évidemment, par la SAQ et Hydro-Québec. Tellement original, audacieux et visionnaire de vouloir privatiser les biens et services publics. Si vous parlez de ça, soyez assurés que vous allez recevoir l’appui de nos médias et les louanges de leur chroniqueurs et éditorialistes.   

Les bienfaits des privatisations et la théorie du ruissèlement

Ben oui, ratatiner l’État au profit du privé sera bénéfique pour tout le monde et encore plus pour ceux qui sont au bas de l’échelle. Cela va enrichir le pays, réduire les scandaleuses inégalités économiques en répartissant plus équitablement la richesse comme on l’a vu avec les privatisations d’Air Canada, du CN, de Pétro-Canada, de Télésat, de l’Institut pharmaceutique Armand Frappier, etc. Ces gens vous prennent pour des imbéciles. Ne parlez surtout pas de nationaliser nos ressources naturelles et nos services publics et de taxer davantage les riches et les compagnies, de créer Pharma Québec, de renforcer les lois du travail et environnementales et de suggérer d’autres mesures afin de s’attaquer à la concentration explosive de la richesse car on va dire que vous êtes un attardé qui ne comprend rien à l’économie moderne. Attention, on parle bien de privatisations, mais du privé très subventionné par l’État comme les écoles, Air Canada, le CN, la santé et le pharmaceutique. L’économie de marché moderne doit être subventionnée par l’État et sa main doit être invisible pour certains et visible pour d’autres. En plus, le marché composé théoriquement de millions de concurrents, dont aucun n’est prétendument dominant, est aujourd’hui remplacé par des oligopoles et des cartels dominés par une poignée de transnationales plus grosses que l’État.

Un mouvement citoyen selon Le Devoir

Aie, le 10 mai 2022, cet article d’une grande intoxication idéologique a été publié dans Le Devoir sous la plume de Marco Fortier et intitulé ainsi : «Éducation. Financer les écoles privées pour éliminer l’école à trois vitesses. Un mouvement citoyen propose que Québec paie à 100% pour les écoles privées, mais les oblige à ne plus sélectionner leurs élèves». Franchement inacceptable comme article qui a fait la première page du journal. Aie, quand est-ce nos médias vont-ils arrêter d’aliéner les gens?

Cette idée «révolutionnaire» et très «progressiste» a été formulée par le mouvement citoyen «L’École ensemble» selon Le Devoir. Méchant mouvement citoyen créé et composé tout au plus d’une douzaine de professionnels, du même genre que les lucides de Lucien Bouchard, financé généreusement par la Fondation Chagnon (les anciens propriétaires de Vidéotron qui voulaient vendre leur compagnie à l’anglophone Rogers et qui ont reçu un gros congé fiscal du gouvernement afin de créer cette fondation supposément philanthropique). C’est cette même fondation qui a financé l’Institut du nouveau monde, un organisme tellement nul et insipide. Il me semble que le journaliste aurait pu aller voir sur internet ce qu’est ce prétendu mouvement citoyen l’École ensemble avant de rapporter religieusement et avec entrain ses élucubrations et fantasmes. Un mouvement citoyen de quelques personnes mais qui parle au nom de l’ensemble. Si vous avez du temps à perdre, lisez ledit article de Marco Fortier. Je vous l’ai dit, parlez de privatiser les écoles et la santé, comme le fait Éric Duhaime, et même si ce sont des thèmes usés à la corde et défavorable pour la majorité, les organes d’information vont sauter à pieds joints sur ça car ça rejoint le concept de société voulu par le patronat, les faiseux et les propriétaires des médias, leurs publicitaires et ceux qui les financent et qui les subventionnent.

Ledit mouvement citoyen École ensemble c’est du n’importe quoi

Aujourd’hui, le mouvement citoyen École ensemble composé de quelques petits professionnels veut que le gouvernement du Québec subventionne à 100% les écoles privées à but très lucratif, même si en 2018 il avait commandé un sondage Crop, dont les résultats furent rapportés par l’Agence QMI le 30 janvier 2018, qui disait que : «Éducation. Près de 75% des Québécois contre le financement public des écoles privées». Et ben même si en 2018, et d’après leur propre sondage commandité 75% des gens était contre tout financement public des écoles privées, c’est-à-dire zéro subvention, et ben aujourd’hui, allant contre la volonté de la majorité, les bonzes dudit mouvement citoyen École ensemble suggèrent plutôt de la subventionner à 100%. En fait, la cause principale de l’inégalité prévalant dans nos écoles à trois vitesses, c’est justement la présence des écoles privées déjà subventionnées à au moins 75% par l’État québécois et au sous-financement chronique de nos écoles publiques, surtout durant l’ère libérale du tandem infernal Charest-Couillard : «Les écoles privées financées à 75% par l’État québécois, révèle un comité d’experts» (La Presse, 12 juin 2014). Plusieurs provinces canadiennes, dont l’Ontario, ne versent aucune subvention publique aux écoles privées comme aux États-Unis d’ailleurs. Au Québec, les écoles privées subventionnées gangrènent les écoles publiques, ce qui fait qu’ici dans la belle province les étudiants qui fréquentent une école privée au secondaire sont quatre fois plus nombreux en proportion qu’ailleurs au pays et que 72% des élèves du public proviennent d’un milieu favorisé : «Étude de l’IRIS : 4 étudiants du secondaire sur 10 sont hors du système public» (La Presse, 7 septembre 2017).

Et la joke de l’École ensemble continue

Il n’y a pas que Le Devoir qui publie les niaiseries du mouvement citoyen École ensemble parues le 10 mai 2022. Un mois plus tôt, le Journal de Montréal, avec sa lumineuse journaliste Daphnée Dion-Viens, a, le 19 avril 2022, rendu compte des résultats d’un autre sondage Crop, de nouveau commandité par le prétendu mouvement citoyen qui, oh surprise, concluaient que : «S’inspirer de la Finlande : le financement à 100% des écoles privées a la cote. Ça fait toujours bon chic, bon genre et ça prouve un argument choc de prendre comme exemple un élément public des pays scandinaves comme la Suède, la Norvège et la Finlande en omettant toutes les autres mesures sociales et fiscales de ces pays, en jouant sur les mots et sur les faits véritables afin de donner du poids à leurs patentes du tout privé. Dans les faits véritables, la Finlande a aboli l’école privée, comme celle qui est en place au Québec depuis plus de 40 ans (Le Devoir, 9 mai 2018). Il faut être vraiment malhonnête pour commanditer un sondage Crop qui se réfère au système d’éducation en Finlande alors que les sondés n’ont pas les connaissances voulues du modèle d’éducation qui y prévaut. Et que les mêmes commanditaires École ensemble en ont des connaissances limitées et biaisées qu’ils interprètent à leur façon bien spéciale afin que les résultats discutables arrivent à leur réalité parallèle et à leur volonté. Et pour quelles raisons ont-ils ciblé la Finlande, et pas l’Ontario ou les États-Unis qui sont plus près de nous et qui ont à plusieurs égards les mêmes politiques économiques et fiscales? Et pourquoi pas la France ou l’Italie? Vous le savez fort bien, un sondage commandé par quiconque produit toujours les résultats désirés et les mesures préconisées par le commanditaire. Les sondages n’ont absolument rien de scientifique. La devise de firmes de sondage : «Paie et dis-moi ce que tu veux comme réponse».

Qui veut l’école privée subventionnée? Le patronat et les riches

Au Québec, les écoles privées subventionnées à plus de 500 millions de dollars l’an par le gouvernement du Québec n’ont de privé que le nom. Dire que Philippe Couillard et Jean Charest ont coupé des milliards de dollars dans le financement de nos écoles publiques sans jamais réduire les généreuses subventions publiques aux écoles privées. Le patronat, en théorie, est contre la présence de l’État dans l’économie et veut toujours sabrer dans les services publics, sauf quand vient le temps de subventionner les compagnies, l’école, les garderies et la santé privée. En 2014, l’ex-président du Conseil du patronat du Québec, l’étincelant Ghislain Dufour, avait rédigé cette opinion dans La Presse du 8 octobre 2014 : «Coupes dans l’école privée. Un coût additionnel pour l’État». La solution du monsieur était plutôt de couper vigoureusement dans l’école publique. Michel Kelly-Gagnon, ancien boss du Conseil du patronat et actuel dirigeant de l’Institut économique de Montréal, a pondu cette touchante opinion dans leur blogue du JDM, le 5 janvier 2016 : «L’école privée profite à tous les élèves québécois». Et l’économiste émérite de l’UQAM qui faisait partie des lucides autoproclamés, Pierre Fortin, ayant reçu un contrat de consultation, a dit : «Les Cégeps privés font économiser beaucoup chaque année à l’État» (La Presse, 8 février 2014).

Les charlots à l’attaque de notre système d’éducation publique

https://www.lab-ecole.com/

Les faiseux trop nombreux au Québec : Lab-École

C’est une plaie au Québec. Même sans connaissances sérieuses en éducation, mais imbus d’eux-mêmes et avides de se faire voir et entendre, ils recommandent à satiété des changements majeurs afin de moderniser notre système d’éducation publique et de le rendre plus efficace et plus efficient. Ils font de même dans les domaines de la santé et des garderies publiques. Ces mythomanes, en ratissent large et comme souvent ils préconisent la privatisation hypocrite de nos services publics, ils ont alors l’oreille et l’assentiment des élus et nos médias sont tellement heureux de leur tendre le crachoir avec bienveillance.

Il y a eu en 2017 la connerie du Lab-École de vedettes, soit l’architecte Pierre Thibault, le chef cuisinier Ricardo Larivière et le sportif coureur Pierre Lavoie, qui loin d’avoir les connaissances et l’expérience voulues en éducation, ont quand même mis de l’avant leur projet insignifiant de l’école publique du futur qu’ils prétendent révolutionnaire. Naturellement, le premier ministre libéral d’alors, Philippe Couillard, un adepte de la santé privée et des paradis fiscaux, et Sébastien Proulx, son ex-ministre de l’Éducation (qui une fois ré-élu en 2018 a vite démissionné afin de s’en aller avec une belle grosse job très payante chez Desjardins) avaient pour se donner en spectacle avec des «célébrités», trouvés le concept merveilleux. Même si le problème majeur de notre système d’éducation publique demeure son sous-financement chronique dopé à coups de milliards de dollars de coupures effectuées par le tandem Charest-Couillard au nom de la réingénierie de l’État et de l’atteinte du déficit zéro en un temps record, et ben la solution miraculeuse viendrait du fameux concept de Lab-École «inventée» par des faiseux. Une autre façon pour les libéraux de faire distraction et de tromper les gens : «Le projet Lab-École sera testé dans cinq ou six écoles d’ici 2021» (Le Devoir, 8 novembre 2021). Des écoles publiques et des enfants qui deviendront les cobayes de cette farce grotesque qui bien évidemment s’est avérée un fiasco total pour la population mais payant pour ses promoteurs qui ont encaissé beaucoup de fonds publics. Pour Sébastien Proulx, ex-ministre libéral de l’Éducation, le Lab-École représentait «une école moderne de son époque».

Même s’il y avait beaucoup de flou dans leur patente, le parti libéral du Québec, voulant se faire du capital politique et faire oublier les coupures, est allé de l’avant avec cette niaiserie éducative pondue par des caricaturistes falots : «Lab-École. Sept écoles sont choisies pour lancer la formule… qui reste à inventer» (Le Devoir, 6 juin 2018). Sentant la bonne affaire pour s’enrichir davantage, l’athlète Pierre Lavoie suggéra en plus au gouvernement un système «novateur» d’activité physique à l’école et d’animation dans les garderies que le PLQ acheta également avec enthousiasme : «Éducation. Pierre Lavoie deux fois plutôt qu’une. L’athlète est au centre du nouveau projet Force $ en plus de celui intitulé Lab-École» (Le Devoir, 4 avril 2017). Et ne voulant pas être en reste : «Ricardo jusque dans les cafétérias d’école» et «Ricardo a de l’appétit pour les millions de l’État» (Le Devoir, 11 juin 2018 et Le Journal de Montréal, 11 janvier 2020).

En plus d’être insignifiant, le projet a fait kaboum : «La facture du Lab-École explose. Le coût de six des sept projets en cours est passée de 55,6 à 105,9 million de dollars avant même la première pelletée de terre» (Le Journal de Montréal, 28 novembre 2019). Bravo à la CAQ d’avoir mis fin à cette connerie : «L’expérience du Lab-École se terminera avec la livraison des six établissements prévus» (Le Devoir, 26 février 2020). Terminons avec une infopublicité présentée comme un article sérieux publié dans Le Devoir le 25 août 2018 qui va vous faire rire, du moins je le pense : «Lab-École. Les écoles de demain en pleine élaboration».

Un autre projet révolutionnaire émanant de l’OBNL Angus

L’organisme à but non lucratif, mais qui carbure aux projets rentables, La Société de développement Angus dirigée par Christian Yaccarimi, que Le Devoir aime beaucoup, a suggéré, en 2018, au gouvernement du Québec de financer à 100% les nouvelles écoles construites dans le quartier des anciennes «shops» Angus dans le quartier Hochelaga à Montréal, mais qui seraient gérées de façon indépendante comme des écoles privées avec leurs propres administrateurs responsables de l’embauche des dirigeants et des professeurs, de leurs émoluments et qui auraient leur propre compte bancaire, etc. : «Technopôle Angus. Christian Yaccarimi rêve d’une école gérée à l’extérieur du cadre actuel, mais publique et financée par l’État» (Le Devoir, 19 avril 2018). Une vraie joke ben plate venant dudit entrepreneur au passé trouble. Pour vendre sa salade indigeste, le «promoteur» s’était assuré de la bienveillante collaboration de Camil Bouchard, ex-député péquiste et ex-prof à l’UQAM. Un expert inféodé prêt à tout : «Éducation, Technopôle Angus. Camil Bouchard défend le modèle d’école proposé» (Le Devoir 20 avril 2018). Et comme Le Devoir aime bien la société Angus, son président Christian Yaccarimi et l’expert «indépendant» Camil Bouchard, et ben en plus de l’article du 20 avril 2018 dans lequel Camil s’explique, ledit journal a publié en extra sur deux jours consécutifs deux autres opinions éclairantes de l’ex-péquiste universitaire qu’il a intitulées ainsi : «Pour régler l’iniquité scolaire, il faut financer les écoles privées» et «Projets particuliers et gouvernance scolaire» (Le Devoir, 19 et 20 mars 2019). Aie, depuis longtemps, c’est au Québec qu’il y a, et de loin, le plus d’écoles privées qui sont les plus subventionnées au pays, soit plus de 75% selon une étude commandée par le PLQ. Et pour des hâbleurs, ce n’est pas assez. Allô modèle québécois! En passant, c’est aussi le Québec qui fait le plus de place au privé en santé. Pour régler l’iniquité et l’injustice sociales il faut plutôt arrêter de subventionner à raison de 600 millions$ l’an les écoles privées. Je vais revenir sur ce point dans mon prochain texte qui parlera de ce «mouvement citoyen» composé seulement d’une dizaine d’administrateurs professionnels appelé «l’École ensemble» qui veut lui aussi subventionner les écoles privées au nom de l’équité et de la justice sociale. On aura tout vu! Et Le Devoir qui consacre de longs articles à ces arrivistes qui, comme ça, en raison de leur pseudo-génie, deviennent des spécialistes en éducation, c’est selon où les caméras et le pouvoir les guident.

Angus et Christian Yaccarimi financent Le Devoir ou le mécénat intéressé

Ah, quelle bonne nouvelle que le directeur du Devoir, Brian Myles, nous a annoncé dans un texte publié le 30 octobre 2021. La Société de développement Angus s’est engagé à contribuer financièrement au Devoir pendant cinq ans. On ne mentionne pas les montants impliqués. Naturellement, le directeur du Devoir a bien fait de préciser ceci : «Angus participera activement à la croissance et à l’épanouissement du Devoir tout en respectant son indépendance éditoriale». Bah personne n’a douté de ça. En Occident, au Canada et en particulier au Devoir, les médias sont généreusement financés par l’État, par de gros «partenaires» privés, par Google, par Facebook, par les publicitaires et par ceux qui se paient des publireportages factuels ou déguisés présentés comme des articles. Ils prétendent quand même être intégralement indépendants, maladivement impartiaux, totalement libres.