La CAQ veut le privé dans tout ou éloge du capitalisme «démocratique»

https://www.journaldequebec.com/2023/01/28/un-debut-de-2e-mandat-difficile

Le postulat de base du capitalisme : le privé est supérieur dans tout

Oui, il faut faire appel au privé que nous disent les ténors de la CAQ qui, eux-mêmes, sont issus du privé (Legault, Dubé, Fitzgibbon, Girard, Dumarais et cie). Ils savent donc de quoi ils parlent et les chanceux ont beaucoup d’amis importants dans le privé qu’ils gâtent avec des fonds publics. Nos ministres ne sont pas des ingrats et ils se font un devoir d’agir de la sorte s’ils veulent se voir offrir une belle grosse job dans le privé après leur service politique, comme les ex-libéraux Charest, Couillard, Bachand, Coiteux, Proulx, etc. Comme le dit le poète, «il ne faut pas mordre le pied de celui qui te nourrit». Alors, le thème des caquistes et des libéraux est du genre : privatisations à droite de tout. On privatise sans aucune étude et sans débat public même si la population est contre : on nous l’impose et on nous met devant le fait accompli car la privatisation n’est payante que pour les affairistes et pas grave si cela augmente les inégalités économies. La Privatisation de notre système de santé publique, des écoles, des garderies, du CN, de Pétro-Canada, d’Air Canada, de Télésat, etc. a profité à qui? Même que Legault et Trudeau versent des milliards à McKinsey pour nous dire comment gérer l’État. Cette firme américaine est friande des privatisations qu’elle nomme «optimisation des ressources».

Quoi faire pour solutionner la crise du logement? Le privé, bien sûr

La nouvelle ministre caquiste de l’Habitation France-Élaine Duranceau, est fière de dire qu’elle provient du privé, soit la firme de consultation américaine en immobilier Cushman Wakefield. Alors, selon «l’experte», afin de solutionner le problème des logements accessibles et sociaux, ce n’est pas vraiment compliqué : il faut faire appel aux promoteurs immobiliers privés qui sont de par leur nature intrinsèque des agents philanthropiques : «Le privé à la ressource du logement accessible. La nouvelle ministre explique qu’elle veut trouver d’autres façons de faire» (Le Devoir, 17 décembre 2022). Tellement novateur et révolutionnaire. Ses autres façons de faire se résument à faire appel au privé salvateur. Aie, c’est nous prendre pour des imbéciles que de nous faire accroire que les promoteurs privés à but lucratif vont résoudre le problème récurrent de la pénurie de logements accessibles. Bande d’hypocrites va! Comme pour la santé, les écoles et les garderies privées, la CAQ va faire appel au privé qui n’aura de privé que le nom car il sera intégralement financé par des fonds publics.

Quoi faire pour régler nos problèmes en santé publique? Grâce à l’aide du privé subventionné (à plus de 100%) évidemment

Allant à l’encontre de la volonté de la population, la CAQ continue l’œuvre de destruction de notre système de santé publique en le privatisant tout en le subventionnant à 100%. On est loin de la notion d’agents économiques privés qui se font une vive concurrence, tel que défini dans nos archaïques livres prônant les vertus de l’économie de marché et du capitalisme. Dans la vraie vie et contrairement à la fable économique, la main de l’État n’est pas invisible. Alors c’est pourquoi le gouvernement caquiste mise sur moins de santé publique et plus de santé privée mais financée par le public, vous pigez? Ça fait cinquante ans que l’on privatise la santé, ce qui fait qu’aujourd’hui le Québec est la province qui fait le plus appel au privé et de loin. On nous disait que le privé allait désengorger le système de santé publique et ce fut le contraire : la situation a empiré. Malgré cela, enfermés qu’ils sont dans leur idéologie et dans leurs dogmes, dans leur haine des services publics et dans leurs liens avec les intérêts privés, le travail de démolition de nos services publics doit se poursuivre. Ah, lâchez-moi avec vos études et vos preuves : il faut toujours postuler que le privé, c’est nettement supérieur :

  • «Coronavirus. La CAQ veut l’aide (sic) du privé» (Le Devoir, 18 février 2021). Comme l’aide de Pfizer et de McKinsey;
  • «Santé. Le privé en renfort pour réduire l’attente en radiologie (et en plein d’autres choses)» (Le Devoir, 22 juillet 2021). Allez, dites merci au privé!;
  • «La CAQ veut que le privé (on nous l’impose) puisse augmenter l’offre en santé (et dans d’autres domaines)» (Le Devoir, 26 février 2022). Décodé, ça veut dire toujours plus de privatisations bienfaitrices.

Oui, le privé va venir en renfort pour nous aider mais il va falloir payer : «CAQ. Plus de profits pour les cliniques privées (privées qu’en théorie). Les nouveaux contrats de la CAQ offrent des marges bonifiées (sans encourir aucun risque)» (Le Devoir, 13 avril 2021).

Et il faut pousser l’innovation visionnaire plus loin en donnant un grand coup et en privatisant les hôpitaux : tadam!: «La CAQ veut construire (avec des fonds publics) des mini-hôpitaux privés (mais financés par l’État)» (La Presse, 3 septembre 2022. Des mini-hôpitaux tout petits mais qui deviendront rapidement plus matures et plus costauds. C’est le député Youri Chassin, un ancien de l’Institut économique de Montréal, qui supervise la venue d’hôpitaux privés financés avec nos impôts.

Dans nos démocraties, c’est la minorité qui mène et c’est mieux comme ça

Ah que parfois vous êtes assommants, et pour dire la vérité toute crue, que vous me tombez sur les nerfs. Vous êtes soit durs de comprenure ou de mauvaise foi. Ben oui, dans vos livres d’histoires romancés, on vous a dit que le mérites de nos démocraties occidentales chéries est que c’est la population qui, en fin de compte, décide et que vos élus priorisent en tout temps l’intérêt public et le bien-être collectif à l’intérêt privé. Mais dans la vraie vie, ce n’est pas pentoute comme ça que ça se passe. Je vous en prie. Soyez pragmatiques et réalistes et arrêtez de rêver en couleurs. En 2015, l’ex-premier ministre libéral, Philippe Couillard, celui qui affectionnait le privé en santé, où d’ailleurs il est allé travailler; celui qui se passionnait pour la démocratie, tellement qu’il est allé travailler en Arabie saoudite et celui qui aimait les paradis fiscaux au point d’ouvrir un compte de banque à Jersey, l’a clairement énoncé et affirmé. Pour moi, les leitmotivs de Philippe l’érudit, représentent le principe fondamental de toute démocratie qui se respecte. Je l’ai fait encadrer et accrocher sur mon mur dans ma chambre en haut de mon lit. Alors il a dit ces mots tellement profonds d’une grande sagesse : «Non, la majorité (sic) n’a pas toujours raison (en fait pas souvent). Le courage politique consiste à affirmer et à maintenir des positions différentes si elles s’appuient sur des principes profonds» (La Presse, 12 janvier 2013). C’est quoi au juste des principes profonds?

Alors une fois ceci étant dit, veuillez ne plus achaler vos élus, le patronat et les médias avec des questions niaiseuses du genre : «Elles sont où les études?; «Ça va coûter combien en fonds publics»?; «Qui va principalement en profiter?»; «Oui mais ce n’est pas ce que veut la majorité». Allez, soyez raisonnables et gentils et arrêtez d’importuner le grand monde.

Pour les garderies, qu’est-ce quui est préférable selon la CAQ et le PLQ? Vous avez raison, c’est le privé! Vous méritez un A+

Pour la députée caquiste Geneviève Guilbault, il ne fait absolument aucun doute que les garderies privées, mais totalement subventionnées par le gouvernement, c’est «scientifiquement mieux» : «Geneviève Guilbault refuse de privilégier les CPE (publics) aux garderies privées non subventionnées (mais qui sont dans les faits subventionnées car ce sont les parents et non la garderie qui empochent la subvention et qui paieront les frais de garderie)» (Le Journal de Montréal, 27 mai 2018 et Le Devoir, 17 octobre 2017). Et quoi de mieux qu’un ex-député caquiste pour aider le gouvernement caquiste à cheminer dans la bonne direction : «Garderie privées. L’ex-député caquiste dans Chauvreau, Christian Lévesque, devient lobbyste» (Le Journal de Montréal, 16 avril 2013). Et pour faciliter le passage le passage harmonieux au privé, la charmante nouvelle députée caquiste Pascale Déry, qui a travaillé longtemps pour TVA et l’Institut économique de Montréal, nous a tout bonnement affirmé qu’elle n’aime pas les CPE. Elle préfère les garderies privées subventionnées (La Presse, 5 juillet 2022).

Dernière question. Qu’est-ce qui est, pour nos élus, nettement supérieures que les écoles publiques?

Et oui, vous avez encore raison : les écoles privées financées à au moins 100%, si on tient compte dans les calculs, comme on doit le fait, du coût de l’aide fiscale octroyée par les gouvernements au populaire très coûteux régime enregistré d’épargne éducation (REEE) et aux fondations scolaires privées dont les dons sont déductibles d’impôts. Une vraie farce : nos gouvernements sous-financent les services publics en toute connaissance de cause et après ils font semblant d’avoir besoin l’aide du privé full-subventionné, qu’il faudrait en plus remercier d’être venu à nos secours, même si cela, loin d’être la solution, empire la dégradation de nos services publics au profit de quelques opportunistes. Un autre conseil, toujours de même nature, formulé par le gouvernement caquiste aux dirigeants de nos institutions d’enseignement : «En dernier recours (sic), faites appel au privé, dit la CAQ aux écoles publiques» (Radio-Canada, 5 octobre 2021). La CAQ de même nature que le PLQ mais en plus hypocrite.

Un énième accord historique : de la bouillie pour les innocents

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1942595/coulisses-cop15-montreal-accord-historique-diversite-biologique-onu

Un autre pétard mouillé et une autre menterie «démocratique»

Malgré le fait que c’est dramatique et pas drôle du tout, il faut bien en rire un peu du fait que nous sommes les dindons de la farce et que l’on nous ment une fois de plus avec la complicité de nos médias. Avec le système capitaliste, que l’on associe à la démocratie, rien ne changera, bien au contraire : les inégalités économiques, la pollution, les paradis fiscaux, le prix des aliments, de l’essence et des métaux, la pauvreté, etc., s’accroitront toujours plus au profit des oligarques et des transnationales qui ont fait main basse sur les pays, pompeusement appelés «démocraties», et sur les élus qui sont enchainés à leur autorité et à leur financement. Ce n’est pas non plus en changeant de partis politiques au pouvoir à tous les quatre ans que le rapport de force entre les potentats et la population sera modifié pour la peine. Va venir un jour où les gens vont brasser la cage dorée des ploutocrates et de leurs politiciens.

Des accords historiques bidons sur l’environnement, en voulez-vous, en voilà

Décembre 2022 : «Accord historique (sic) sur la biodiversité adopté à la COP15 tenue Montréal» et «COP15 : une entente ambitieuse, historique, forte et transformationnelle qui pourrait changer le sort de la biodiversité. Une réalisation significative (même si rien n’a été réalisé dans les faits)» (Le Journal de Montréal et Le Devoir 20 décembre 2022). Nos journalistes et éditorialistes se sont énervés le poil des jambes.

Remarquez qu’en 2002 on disait la même chose du traité de Kyoto, que Stephen Harper avait qualifié de «complot socialiste» (Le Devoir, 31 janvier 2007) et en 2015, de l’Accord de Paris dont les États-Unis se sont retirés en 2017 : «Accord de Paris. Le monde se désole (mais pas plus) du retrait américain» (Le Devoir, 2 juin 2017). Suite à Kyoto et à l’Accord de Paris, loin de se résorber, le niveau de pollution a explosé, n’est-ce pas? Mais, l’important, est de «scanner» les cervelles afin qu’elles croient en ces vœux pieux que les élus et les transnationales savent très bien qu’ils ne seront jamais réalisés et que ce ne sont que des belles paroles en l’air. La complicité des médias vient du fait de leur emballement à publier de gros titres ronfleurs et à reprendre textuellement les chimères de nos seigneurs féodaux.

Prix des aliments : l’entente internationale historique de 2011

Juin 2011 : «Conclusion du G20. Entente historique (une autre!) pour stabiliser les prix des aliments» (Le Devoir, 25 juin 2011). En fait, nos élus n’ont rien stabiliser et le prix des aliments a explosé plusieurs fois depuis au profit des multinationales et des spéculateurs, sous les prétextes coutumiers des conflits, des sécheresses, des pénuries de travailleurs, des problèmes d’approvisionnement, etc., servis par le patronat et ses experts et repris mot pour mot par nos médias qui se sont rabattus sur le mécanisme des lois naturelles du marché même s’il n’y a ni loi, ni nature et ni marché. Il n’y a que des oligopoles et des cartels qui imposent leurs propres lois. La concurrence vive entre agents économiques est une fable.  

Les serres très subventionnées : un autre publireportage aliénant

https://www.ledevoir.com/politique/quebec/778352/legault-se-defend-de-vouloir-brader-l-electricite

La population québécoise dépouillée de «son» électricité

En avant toute, il faut continuer à délester les Québécois de leur électricité au profit de riches transnationales opérant dans l’éolien privé, dans les serres de cannabis et autres, dans les centres de données de Google et d’Amazon, et dans l’exportation aux États américains New-York et du Massachussetts qui s’approprient notre ressource naturelle pour pas cher. Et les gouvernements, le patronat, les experts commandités et les médias privés vous disent que tout cela est bon pour la province, pour Hydro-Québec et pour les Québécois, mais sans fournir aucune étude sérieuse et sans avoir aucunement consulter et demander l’avis de la population qui est mise devant le fait accompli et qui doit se résigner à l’accepter malgré le fait que ces folies vont appauvrir la majorité des gens et accroître encore davantage les inégalités économiques. Pour la population, les priorités sont la santé publique et l’environnement, ce qui n’est pas du tout le cas pour le patronat, et par le fait même pour les gouvernements, guidé par leur soif insatiable de toujours s’enrichir sur le dos de l’ensemble. Par exemple, aujourd’hui, Hydro-Québec est plus au service du privé (éoliens, serres, centres de données, alumineries, minières, etc.) que de la population.

La souveraineté alimentaire : une grosse farce plate

Et hop, tout d’un coup, pour nos gouvernements subordonnés à l’autorité des lobbyistes (et ayant aucune étude objective pour appuyer leurs prétentions) la priorité est de vendre notre électricité à bas prix aux centres de données, à l’État de New York et aux serres (au nom de la pseudo-souveraineté alimentaire du Québec) et de l’acheter à gros prix, un investissement sans risque et très rentable (Ils n’ont qu’un seul client : Hydro-Québec). Évidemment que toute cette fumisterie se fait à perte pour Hydro, pour l’État et pour les Québécois, qui devront payer la note en ayant droit à de juteuses hausses de tarifs d’électricité. Et faisant preuve de cynismes, le ministre caquiste Pierre Fitzgibbond, pas très porté sur l’éthique, qui vient nous dire de faire preuve de sobriété énergétique afin de laisser notre énergie à l’État de New York, aux serres de cannabis et de fraises, aux centres de données d’Amazon et de Google, qui seront facturés aux bas tarifs de notre électricité patrimoniale. Le coût très élevé de l’éolien privé sera réservé et facturé aux Québécois ordinaires, les dindons de la farce.

Aie d’où ça vient ça l’urgence de notre souveraineté alimentaire? À cet effet, il est où le problème? Il serait plus important pour le gouvernement caquiste d’assurer notre autonomie médicale et pharmaceutique où il y a depuis toujours de vraies pénuries de médicaments et même d’analgésiques comme le Tylenol et les sirops pour la toux avec codéine fabriquée aux States, gracieuseté de nos fabuleux accords de libre-échange avec nos indéfectibles amis américains. Ça fait vraiment duret ça fait économie du tiers-monde quand on est rendu à manquer d’analgésiques, de sirop et autres produits pharmaceutiques courants et aussi de médicaments indispensables pour soigner les cancers, les maladies cardiaques, etc. Tout ça parce que l’on est pris en otage par le puissant cartel de compagnies pharmaceutiques occidentales comme Pfizer, Moderna, Merck, Bristol, etc. : «Legault pour une autosuffisance médicale réaliste» (Le Devoir, 17 février 2021). L’autosuffisance médicale est plus importante que la pseudo-souveraineté alimentaire, prétexte pour subventionner à perte les serres qui se multiplient au Québec.

Une autre infopublicité dans Le Devoir

Mes amis, le 14 décembre 2022, en lisant sur le perron Le Devoir, je suis tombé sur ce publireportage, que l’on essaie de nous faire passer pour un article sérieux et professionnel, intitulé : «Agriculture. Des frais quatre saisons au Québec dès 2024». Allô souveraineté alimentaire. On ne mourra pas de faim. Une autre serre qui profitera du tarif bonbon de 5 cents le kilowattheure, dépense déductible d’impôt pour l’entreprise, en plus de ce qui est, dans les faits, une aide fiscale gouvernementale. Attendez, ce n’est pas fini : en plus du tarif d’électricité dérisoire, la Ferme d’Hiver recevra une subvention du gouvernement caquiste de 32 millions de dollars sur un investissement total de 46 millions$. Si mes calculs sont bons, la subvention du Québec couvre 70% du projet. Dans le supposé article, la journaliste «d’enquête» du Devoir, Roxane Léouzon, a toutefois omis de faire enquête, car elle n’a jamais parlé des mini-tarifs d’électricité que la serre aura droit. Bah, il ne fait pas s’en faire pour si peu. Est-ce qu’on peut juste savoir quel est le coût total de cette patente pour Hydro-Québec sur la durée de vie du projet? Au gouvernement du Québec et chez Hydro, a-t-on fait des études sérieuses sur les autres choix d’investissement en lieu et place des serres?

Et pour assurer notre légendaire souveraineté, est-ce que faire pousser des fraises en hiver ici au Québec est mieux que de cultiver des patates ou des carottes? Allons-nous au moins, compte tenu de l’importance aide gouvernementale pouvoir payer ces fraises moins chères que celles importée du Mexique? N’aurait-il pas été préférable d’investir cet argent dans notre système de santé publique au lieu de créer deux hôpitaux privés dits «minis», gracieuseté du superministre caquiste Christian Dubé qui, comme Fitzgibbon, provient du secteur privé et qui tous les deux affectionnent le privé.

Les 6 personnes interviewées sont toutes favorables

C’est fort en titi. La journaliste a interviewé et cité dans son texte six individus qui sont tous à l’unanimité pour le projet à 100%. Ladite journaliste n’a pas cru nécessaire de rencontrer des gens qui auraient pu soulever quelques critiques ou réserves à ce projet de serre fantasmagorique. Elle a rencontré et cité dans son papier jovialiste le pdg de La Ferme d’Hiver Alain Brisebois; la directrice du marketing de l’entreprise Daphné Mailhot, le charmant ministre caquiste de l’Agriculture, André Lamontagne; un universitaire de l’Université McGill,, Mark Lefsrud, qui s’est dit enthousiasmé par le projet de serre et par l’intervention du gouvernement caquiste; le président de l’Association patronale des Producteurs en serre du Québec, André Mousseau, et enfin Guy Debailleul de l’Institut Jean-Garon (ancien ministre péquiste très à droite qui aimait les privatisations et le dégraissage de l’État) qui a dit voir d’un bon œil les serres surtout celles qui sont verticales.

Franchement, ça fait pitié. Un autre article porté sur l’endoctrinement et sur la propagande. Aie la journaliste n’a pas pensé à interviewer d’autres personnes que ces six troubadours et nous fournir un tableau chiffré complet couvrant tous les coûts pour Hydro, pour le gouvernement du Québec et pour la population. En quoi ce projet de culture de fraises hivernales subventionné est mieux que d’avoir diminuer plutôt le tarif d’électricité actuel de près de 20 cents le kilowattheure facturé aux Québécois (incluant la TPS, TVQ et l’Impôt sur le revenu à payer car, pour le résidentiel, l’électricité n’est pas déductible d’impôt, donc payée avec de l’argent après impôt. Il faut payer nos impôts avant notre électricité)?

Des éoliennes, des serres et des centres de données construits sur des terres agricoles

Souveraineté alimentaire tout en sacrifiant des terres agricoles afin d’y construire des éoliennes, des serres et des centres de données, comme celui de Google à Beauharnois, c’est à rien y comprendre, n’est-ce pas?

  • «Énergie. Ces éoliennes qui poussent dans le jardin des Québécois. Des défis se posent quant à l’implantation de parcs éoliens privés en milieu agricole» (Le Devoir, 9 décembre 2022);
  • «Serres verticales Goodleaf) propriété de la multinationale McCain) s’implante sur d’excellentes terres agricoles» (Le Devoir, 24 septembre 2022);
  • «Centre de données de Google plus important que nos terres agricoles à Beauharnois. Des terres agricoles rares seront sacrifiées à tout jamais» (Le Journal de Montréal, 10 mai 2021 et 25 mai 2019).

Plus important que la souveraineté alimentaire est notre autonomie pour faire pousser du pot en serre : «Serres. Le cannabis accapare le tiers de l’électricité d’un programme voué à l’autonomie alimentaire» (Le Devoir, 4 juillet 2022). Su cannabis, c’est très nutritif, n’est-ce pas?

Ici au Québec ce n’est pas comme en Russie

Oui, ici au Québec, démocratie oblige, tout est transparent, contrairement à la Russie, la Chine et Cuba, même si :

  • «Hydro-Québec refuse de dévoiler les sommes investies (plutôt dépensées) dans sa filiale Hilo (même si cela représente des dizaines de millions de dollars d’argent public» (Radio-Canada, 21 décembre 2022);
  • «Silence quant aux rivières (nos rivières) sur lesquelles pourraient se dresser des barrages. Hydro-Québec affirme que ces données sont de nature confidentielle» (Le Devoir, 27 octobre 2022).

Ah qu’il fait bon de vivre dans un pays libre et démocratique. Aie les smattes, ce n’est pas votre entreprise, c’est la nôtre.

 

Le Québec vendu à des étrangers : maintenant le tour des hôpitaux

https://www.lapresse.ca/elections-quebecoises/2022-09-03/sante/la-caq-veut-construire-des-mini-hopitaux-prives-d-ici-2025.php

Le Québec, bar ouvert pour les étrangers : buffet à volonté, servez-vous

Avant de subventionner les serres de cannabis, de fruits et de légumes implantés au Québec afin d’assurer notre ridicule pseudo-souveraineté alimentaire, le gouvernement du Québec devrait plutôt s’attaquer à notre souveraineté économique, comme le font tous les pays souverains sérieux du monde. La CAQ subventionne généreusement avec notre argent des serres construites au Québec mais qui appartiennent à des étrangers, comme celles de la transnationales McCain. De plus en plus, on devient nettement locataire dans notre propre pays et ça même au niveau de nos ressources naturelles, comme les mines et la forêt qui sont détenues par des firmes étrangères.

Récemment, il y a eu les avions de la C-Series et les locomotives de Bombardier cédés à des Européens après y avoir englouti des milliards de dollars en fonds publics. Et puis, il y a Hydro-Québec que l’on privatise à grands pas en cédant les éoliennes à des intérêts privés de l’extérieur du Québec tout en ne s’inquiétant pas outre-mesure : «Énergie. La propriété étrangère des parcs éoliens n’inquiète pas Québec» (Le Journal de Montréal, 28 octobre 2017). Même que nos élus subordonnés et commandités se félicitent de ça comme lors de la vente de Rona et des avions de Bombardier à la française Airbus : Christian Dubé et Pierre Fitzgibbon de la CAQ et Dominique Anglade et Philippe Couillard du PLQ ont trouvé que c’était bénéfique pour le Québec. Bande d’abrutis! Plus colonisés et plus vendus que ça, tu meurs. Mais bonne nouvelle, enfin, peut-être, puisque l’ancien député péquiste et animateur de radio Bernard Drainville est maintenant ministre caquiste. En 2009, la girouette avait publié cette opinion dans La Presse du 18 septembre : «Nationalisons l’éolien. Hydro-Québec doit en devenir le maître d’œuvre». Pensez-vous que Bernard milite encore pour ça?

Et la forêt québécoise achetée par des étrangers

Un autre secteur d’activités qui ne nous appartient plus est celui de notre forêt. Fon décembre 2022, Papier Excellence de la Colombie-Britannique a acquis pour 2,7 milliards de dollars l’ex-québécoise Résolu après avoir acheté l’ex-québécoise Domtar. En 2021, vente des scieries de Béarn et de La Sarre, ex-propriété de la québécoise Tembec, à Green First : «Bois d’œuvre. Des scieries québécoise changent de propriétaire» (Le Journal de Montréal, 31 août 2021). Ah oui, j’oubliais qu’au mois de janvier 2022 : «Une entreprise française d’énergies renouvelables (comme l’éolien) met la main sur l’usine de granules de bois de La Granaudière» (Le Devoir, 15 janvier 2022). Enfin, après Rona, ce fut le tour de : «Les centres de rénovation Patrick Morin vendus à Home Hardware» (Le Journal de Montréal, 17 février 2021). Je vous le dis, le Québec fait pire que certains pays du tiers-monde en matière d’indépendance économique. On ne peut pas prêcher la souveraineté du Québec sans militer pour le contrôle de ses leviers économiques.

Privilégier le privé à celui des services publics

Arrêtez de rêver en couleurs. La CAQ, dont les principaux ténors proviennent du privé (Legault, Dubé, Girard, Fitzgibbon), comme son ancêtre l’ADQ, et comme l’ex-gouvernement du PLQ, sont des adeptes enragés du privé. Ils ont même le dédain pour tout ce qui est public, préférant subventionner les écoles privées à plus de 75% par des fonds publics. Comme pour la santé, c’est le Québec qui, au Canada, fait depuis longtemps le plus de place aux écoles privées (et après les États-Unis, c’est le Canada qui a le système de santé le plus privatisé au monde) mais ce n’est pas assez pour la CAQ : «Santé. Le Québec champion du privé» (La Presse, 22 mars 2007). Ça c’est en 2007 et c’est pire aujourd’hui. Et aussi : «Le privé en santé. Le Canada deuxième derrière les États-Unis» (La Presse, 29 septembre 2005). Pour la CAQ, il faut privatiser davantage la santé même si cela empire la situation en raison du manque de médecins et d’infirmières et même si la santé et l’environnement sont la priorité des Québécois. La santé privée renforcit notre démocratie et nous rends plus libres, je suppose? Tout comme le contrôle étranger de nos leviers et de nos ressources naturelles fait des Québécois des gens plus libres et un pays plus souverain, maître de ses choix et de sa destinée?

Après les cliniques, vint les hôpitaux privés

Très grave et preuve que la CAQ est un modèle d’hypocrisie privilégiant l’intérêt privé à l’intérêt public, puisque sans consultation, sans aucune débat public et sans la moindre étude, ce gouvernement veut maintenant construire et financer des hôpitaux privés qu’ils ont appelé «mini» afin de ne pas faire peur au monde et pour mieux vous mentir : «La CAQ veut construire des mini-hôpitaux privés» (La Presse, 3 septembre 2022).

Et la santé privée vendue à des étrangers : no problemo

Au Québec, nos élus inféodés et sous tutelle ont privatisé à vitesse V la santé publique. Mais comme pour les écoles, la santé privée n’a de privé que le nom puisqu’elles est intensément subventionnée et financée par le gouvernement (aide directe et grosses déductions fiscales). On appelle ça de la corruption et ces élus devraient être trainés en justice pour dilapidation et usurpation de biens publics.

Bien évidemment, ceux qui prêchaient pour la santé privée, médecins et affairistes, ont vite lancé leurs propres cliniques privée full-subventionnées et ont quitté le système public en créant des business comme Clinique médicale Rockland MD, Opmédic Santé, Chirurgie DIX 30, Medyoas, etc. Puis, ces fumistes, afin de s’enrichir plus vite et de faire la passe, se sont empressés de vendre leur patente médicale à des étrangers. En 2022, l’Albertaine Clearpoint a acheté les cliniques médicales québécoises privées, mais financées par le gouvernement du Québec, Chirurgie DIX 30 et Opmedic de Laval et la française Almavia Santé payée par la clinique médicale québécoise RocklandMD : «Le cabinet Chirurgie DIX 30 vendu au numéro 1 canadien en santé» (Radio-Canada, 17 décembre 2022). Tout cela s’est passé sans faire de vague. Bah, au Québec, on est colonisé et fier de l’être. Comme devise, on préfère celle de «locataires chez nous» plutôt que «maîtres chez nous». Donc, dans le futur, des fonds québécois versés à des cliniques privées vont sortir du Québec afin d’enrichir des étrangers. Monsieur Legault : est-ce comme ça que l’on va enrichir les Québécois et rattraper les Ontariens? Comme preuve indubitable du cynisme de la CAQ, François Legault vient de confier au député caquiste, Youri Chassin, le mandat de réaliser les deux projets d’hôpitaux privés, mais financés publiquement. Youri Chassin est un ancien employé de l’Institut économique de Montréal, organisme patronal de la droit radicale qui a toujours férocement préconisée la privatisation de tous nos services publics.

Quand l’ex-premier ministre libéral Philippe Couillard est passé au privé

Je vous l’ai dit mille fois : vos élus proviennent souvent du privé et retournent au privé, après leur service politique à titre d’administrateurs ou de lobbyistes. Cela ferait partie de notre système démocratique. Ces légionnaires ne veulent rien savoir des services publics, comme le fumiste Philippe Couillard qui, en 2008 : «Couillard passe au privé. Il se joint au groupe Persistence Capital Partners (Medysios), un groupe privé d’investissement en santé» (La Presse, 18 août 2008). Et pour mieux illustrer sa petitesse : «Ministre, il cherchait un emploi. Contrairement à ce qu’il prétendait (il a donc menti), Philippe Couillard avait un contrat en poche avec PCP six semaines avant de démissionner» (Le Devoir, 18 mars 2009). Et attendez ce n’est pas fini : «Couillard avait élargi la voie au privé juste avant de démissionner» (La Presse, 20 août 2008). Une vraie crapule et il n’est pas le seul.

Hydro-Québec : pleurnicher sur le départ de madame Brochu

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1947407/sophie-brochu-candidats-hydro-quebec

Le folklore médiatique et politique

Tremblement de terre : après seulement trois ans à la barre d’Hydro-Québec, et deux ans avant la fin de son contrat de cinq ans, Sophie Brochu vient de remettre (le 10 janvier) sa démission à la tête d’Hydro-Québec, notre joyau collectif que l’on détourne allégrement de sa mission véritable au profit d’affairistes, ce qu’a continué de faire madame Brochu, une autre cadre provenant du privé. Vraiment rigolo devoir et d’entendre les journalistes, les chroniqueurs et les experts de nos médias qui pleurent en chœur son départ précipité en énumérant ses titanesques qualités. Moi on ne me fera pas pleurer sur la sortie que l’on essaie de faire passer pour la petite brebis égarée et immolée par le méchant Fitzgitton.

Regardons les choses en laissant l’émotion de côté

Disons tout de suite que c’est en dernier ressort au gouvernement élu par la population à définir les orientations d’Hydro-Québec, même si on n’est pas d’accord avec les priorités. Ce n’est pas un non-élu de fixer les grandes politiques énergétiques du Québec.

 Le rôle premier d’Hydro-Québec

Dans les années 60, Hydro—Québec a été nationalisée et payée par les Québécois. Cette société leur appartient mais les ex-présidents d’Hydro-Québec et les politiciens ont détourné Hydro de sa mission, qui est d’être au service de ses propriétaires, les Québécois, au profit d’arrivistes par le biais des barrages privés; des centres de données, des serres de cannabis, de fruits et légumes et des centres de ski à qui l’on vend notre électricité moins de deux fois moins chère que le prix fixé aux firmes éoliennes privées. Éolien que nos scribes chez Hydro et au gouvernement ont obligé Hydro à le céder entièrement au privé, devenant ainsi des risques pour les promoteurs, comme Énergir (un importateur et de distributeur de Gaz naturel) d’où provient madame Brochu et qui récemment vient de se diversifier dans l’éolien afin d’obtenir sa part du gâteau.  Comme le hasard fait bien les choses. Idem pour l’électricité vendue à perte aux États-Unis. Pour satisfaire certains intérêts privés qui consomment beaucoup d’électricité à bas prix, on pousse le bouchon jusqu’à demander aux Québécois de faire preuve de sobriété énergétique afin de le la laisser pour des fins privés et nettement déficitaires.

Si l’éolien privé, qui vend son électricité au gros prix à Hydro, et les centres de données, les serres et l’exportation aux States à petits prix c’est si bon pour le Québec, ben montrez-moi les études sérieuses. Vous ne les obtiendrez pas car il n’y en a pas.

Sophie Brochu au service de l’intérêt général?

Si madame Brochu avait vraiment défendu l’intérêt collectif, elle se serait opposée aux folies des prix bonbons accordés aux centres de données et aux serres et elle aurait exigé de mettre fin à ces projets à part pour Hydro et pour les Québécois qui doivent payer pour ces générosités accordées par nos élus à ces derniers. Elle aurait dit non aux prix extravagants payés par Hydro aux éoliennes privées et elle aurait milité pour leurs nationalisations. Mais non, au contraire, elle a continué de plus belle à faire la promotion de ces folleries qu’aucune entreprise privée aurait accepté de faire.

En passant, on essaie de nous accroire que la dame s’y connaissait en électricité. Pas du tout. Son expérience passée est celle reliée à l’importation et la distribution de gaz au Québec, un monopole privé. Il faut arrêter de nommer des gens à la tête d’Hydro, comme le ferait ailleurs dans le privé, qui n’ont pas l’expérience et les connaissances voulues et juste parce qu’ils passent bien politiquement. Un peu moins de trois ans chez Hydro ne fait pas d’elle une experte qui peut défendre ses orientations à long terme.

Sophie Brochu, une autre carriériste?

Deux ans chez Hydro-Québec à 600 000$ l’an a permis à la dame de se faire connaître grâce aux médias qui ont agi pour elle comme une firme de marketing. Maintenant elle vise une rémunération annuelle plus élevée. N’ayez crainte, Sophie n’ira pas travailler pour un organisme communautaire ou pour un syndicat de travailleurs. Elle a plus «d’ambition» que ça et veut être payée en conséquence afin de devenir une énième amie du ministre caquiste de l’Énergie et de l’Économie, Pierre Fitzgibbon. Elle a bien préparé sa sortie qui n’a absolument rien de précipité. Tout était planifié, contrairement au titre innocent de l’article du Devoir publié le 11 janvier 2023 : «Hydro-Québec. Départ précipité pour Sophie Brochu».

Pour le bien public tout en étant administratrice dans une banque

Tout en étant pdg d’Hydro-Québec, Sophie Brochu avait le temps de siéger à quelques conseils d’administration dont celui de la Banque de Montréal (BMO) qui lui versait 225 000$ pour faire pas grand-chose. Avez-vous déjà vu un administrateur d’une firme privée s’opposer aux décisions prises par leurs dirigeants qui les a justement nommés? Je suppose que siéger au C.A. de BMO faisait partie de ses services à la collectivité? À 225 000 l’an, c’est de la philanthropie!

Formatrice pour la compagnie «d’éducation» de son conjoint : oh ben chose

Un vrai bourreau de travail qu’est Sophie car en plus de sa job à temps plein chez Hydro, elle siégeait sur les conseils d’administration d’entreprises privées et agissait comme «éducatrice» pour la business de son conjoint de son conjoint, John Gallagher, qui offrait des cours à 695$ et à 2900$, taxes en sus, sur des sujets très sérieux comme «la connaissance de soi», «découvrir son noyau dur», «lever la tête», «contribuer à plus grand que soi» et d’autres quétaineries du genre : «Formations offertes par Sophie Brochu : le conjoint de la PDG d’Hydro-Québec bénéficie des ventes» et «Les formations de la patronne d’Hydro-Québec font sourciller» (Le Journal de Montréal, 25 octobre et Radio-Canada, 2 novembre 2022). Indigne de s’embarquer dans ce genre «d’éducation» positive. Je suppose que cela faisait aussi partie de son implication sociale? Quelle est sa formation académique pour s’auto-proclamer professeure dans ces sujets psychologiques et philosophiques?

Sophie conseillée aussi par McKinsey

Sophie Brochu aurait pu mettre fin aux coûteux contrats inutiles de 38 millions de dollars accordés depuis 2016 par Hydro à la firme-conseil américaine McKinsey si elle avait vraiment eu à cœur son travail de commis d’État. Mais non, elle a continué à avoir recours aux services de cette transnationale américaine (qui plaide pour le privé dans tout, privatisations que McKinsey appelle, pour mieux rire de vous, «optimisation des ressources» comme l’ont fait d’ailleurs Trudeau et Legault : «Hydro-Québec a versé des millions de dollars à McKinsey pour l’aider (sic) à gérer ses barrages» (Radio-Canada, 26 octobre 2022). McKinsey qui conseille l’État sur l’immigration, sur la gestion de la pandémie, sur les barrages d’Hydro, sur le bien-fondé d’acheter nos vaccins chez Pfizer, un de ses gros clients, etc. Une autre preuve que c’est dans ces faits le privé qui décide et qui énonce les politiques publiques : il se substitue à l’État dans nos démocraties virtuelles de façade. Le privé, comme McKinsey, est bon dans tout et peut tout faire mais pas nous collectivement par le biais de l’État. Voilà le postulat de base du capitalisme.

Un partenariat avec Hydro payant pour Énergir

Je vous l’ai dit, Sophie Brochu a été pdg d’Énergir, anciennement Gaz Métropolitain. Tout de même curieux mais Hydro-Québec a conclu en 2022 une entente avec Énergir afin de convertir les immeubles et usines au gaz naturel vers l’électricité. Un «deal» très payant pour l’ex-compagnie de madame puisque Énergir pourrait recevoir 2,4 milliards de dollars au fil des ans d’Hydro-Québec afin de «compenser» ses pertes de revenus : «Hydro pourrait devoir verser plus de deux milliards$ à Énergir» et «La facture atteindrait 2,4 milliards pour Hydro-Québec» (Le Journal de Montréal et La Presse, 17 mars 2022).

Sophie et son bébé Hilo qu’elle nous laisse sur les bras

Hilo est une création loufoque de Sophie Brochu qui a été créée pour montrer aux Québécois l’art de faire preuve de retenue énergétique en tout temps. Les éduquer quoi! Mais la patente s’est avérée être un fiasco. Ça, les journalistes ont omis de le mentionner lors de leur pluie d’éloges faite à celle qui part. Pas grave, ce n’est pas madame qui paie, c’est juste nous autres : « Sobriété énergétique. Des dizaines de millions engouffrés dans Hilo» (Le Devoir, 21 décembre 2022).

Sophie pas portée sur la transparence même si Hydro est un bien public

  • «Hydro-Québec refuse de dévoiler les sommes investie (plutôt dilapidées) dans sa filiale Hilox (Radio-Canada, 21 décembre 2022). On comprend pourquoi!
  • «Silence quant aux rivières sur lesquelles pourraient se dresser des barrages. Hydro affirme que ces données sont confidentielles» (Le Devoir, 27 octobre 2022). Aie, ce sont nos rivières!
  • «Hydro-Québec : un deuxième (sic) conseiller au salaire secret pour la PDG Sophie Brochu» (Le Journal de Montréal, 1er décembre 2022). Serait-ce un expert de McKinsey?

Le mensonge des médias par le choix des événements à couvrir

https://ici.radio-canada.ca/sports/en-direct/1008991/coupe-du-monde-qatar-2022

Mensonges et malhonnête médiatiques

Mes amis, il y a différentes façons pour nos médias de vous mentir afin de s’enfoncer davantage dans la propagande primaire et de vous mentir afin de s’enfoncer davantage dans la propagande primaire et de vous intoxiquer et endoctriner par la sélection minutieuse des événements et des conflits à traiter dans le monde; des experts et des gens à consulter et a interviewer; des belles photos touchantes prises; de l’espace alloué dans le média; du nombre de chroniques et d’éditoriaux rédigés; du type de journaliste embauché, des opinions publiées, etc. Oui, je le dis et je le répète : omettre à dessein des faits et des événements importants pour plutôt en choisis d’autres (souvent à répétition afin de vous remplir la cervelle) moins significatifs constitue de fait un mensonge et est malhonnête. Les «nouvelles» diffusées par nos médias sont a géométrie variable et font l’objet d’un tri attentif et attentionné. Pour les faits divers et les potins retransmis, que ce soit une tempête de neige, le divorce d’une vedette, une défaite du CH, un vol de banque, rien à redire. C’est objectif. Là où ça se gâte sérieusement et que ça devient problématique pour nos médias, c’est dans la couverture pathétique de sujets nationaux et internationaux traitant de politique, d’économie, de fiscalité, de conflits et autres. C’est là que logent la manipulation et l’idéologie de nos médias subordonnés aux intérêts de leurs propriétaires souvent milliardaires et de leurs publicitaires.

Assez de blabla et passons aux exemples concrets : la Qatar

Vous le savez fort bien les amis que tous les pays du monde entier ont des principes moraux élastiques et adaptables. Prenons l’exemple récent du Qatar et de sa couverture médiatique au Québec. Bon, personne ne va nier que le Qatar n’est pas du tout un modèle, en termes de démocratie, de liberté, du droit des femmes, du traitement équitable des travailleurs étrangers, de la lutte à la corruption, etc. Mais ce pays de trois millions d’habitants est un ami et un allié qui a une grosse qualité : il a beaucoup de pétrole et de gaz et est très, très riche. Oui, à l’occasion nos médias vont critiquer ce pays autocratique et son dictateur, mais pas trop, et ne vont pas suggérer d’instaurer des sanctions ou à rompre nos relations comme le Canada l’a fait pour le Venezuela, le Nicaragua, l’Iran et bien évidemment la Russie qui est depuis toujours le mal incarné. Malgré tous les défauts du Qatar, on y a quand même tenu la dernière coupe du monde de soccer en 2022. Pour un ami, il faut être tolérant, relativiser ses défauts, ne pas les monter en épingle et en faire tout un plat.

Afin de soudoyer les dirigeants du soccer international (FIFA), le Qatar avant embauché un ex-agent américain de la CIA afin de les espionner (Le Devoir, 24 novembre 2021). Cette nouvelle est juste ressortie récemment. À la défense du Qatar, il a embauché u ex-espion américain : ça nous rassure, Et si le Qatar avait plutôt embauché un ex-agent russe ou chinois, croyez-vous que l’on aurait eu droit à autant de retenue médiatique?

Bah, la corruption «positive» c’est bon

Pour influer sur les décisions du parlement de l’Union européenne, le Qatar a versé des millions de dollars à Eva Kaili, la vice-présidente du Parlement européen (Le Devoir, 12 décembre 2022). Pour faire son petit numéro usuel, la présidente dudit parlement, Roberta Metsola, a «dénoncé une attaque contre la démocratie (le terme vaseux et creux utilisé à profusion)» (Le Devoir, 13 décembre 2022). Aie, c’est grave, même très grave, mais cela a donné lieu à peu de couverture médiaique ici depuis ce fait «secondaire». Il en aurait été diamétralement différent en tant que couverture de la presse si c’était plutôt la Russie, l’Iran ou la Chine qui aurait corrompu la vice-présidente du Parlement européen. Êtes-vous d’accord avec moi? Et pourquoi quelques jours après on n’en parle presque plus, préférant concentrer en permanence les forces «vives» médiatiques sur l’Ukraine. Cette dame et ses complices devraient être emprisonnés. Mais non, on l’a seulement déchue de son titre de vice-présidente mais pas de députée. Allô démocratie dans laquelle la corruption fait partie intégrante du système. Et aucune sanction et aucun reproche sérieux adressés au Qatar par l’Union européenne, les États-Unis et le Canada. Bravo! On garde les châtiments pour d’autres pays moins amicaux qui troublent l’hégémonie occidentale dans le monde.   

Tout doux avec le Qatar pour ne pas froisser sa sensibilité

Le 21 novembre 2021, le Qatar a fait l’objet d’un éditorial et d’une chronique dans Le Devoir signés par le sublime rédacteur en chef Brian Myles et par François Brousseau qui est aussi à l’emploi de Radio-canada, C’est connu, ces deux «intellectuels» et «penseurs» n’aiment pas la Russie, la Chine, en fait tout ce qyi porte à gauche. Tenez-vous bien, vous allez rire. Brian Myles a intitulé éditorial ainsi : «Coupe du monde. Un malaise (sic) nommé Qatar» et le matamore affranchi Brousseau a choisi ce titre qui fait dans la poésie : «Qatar. La Coupe la plus vilaine (sic)». Une coupe vilaine au Qatar qui fait malaise. Disons que nos deux chevronnés penseurs porteurs de changements sociaux sont plus vigoureux et musclés quand ils épiloguent sur la Chine, l’Iran et la Russie. Comme disait le poète, dans ces derniers cas, ils y vont pas de main morte. Vous voyez bien que juste avec comme exemple le cas du Qatar, nos médias privés, qui se prennent comme modèle journalistique, sont une facétie.

Une autre comique : Israël

Israël est aussi notre ami et notre allié. Un pays supposément démocratique même s’il sera dirigé par Benyamin Netanyahou reconnu coupable dans le passé de corruption. Et que vois-je dans Le Devoir du 29 décembre 2022? Eh bien cette très courte nouvelle faisant quelques lignes seulement : «En bref (cette nouvelle fut partagée avec d’autres faits divers). Israël (Netanyahou) encouragera (par la force et avec l’aide de l’armée) la colonisation en Cisjordanie (Palestine)». Air vous autres les médiatiseux, ce n’est pas une colonisation (mot qui fait plus doux), c’est une invasion militaire illégale qui dure depuis plus de 50 ans avec la bénédiction et la complicité des États-Unis (qui arme Israël), du Canada et des Européens. Israël est responsable de milliers de morts palestiniens. Jamais de sanctions et de blocus envers un ami, quoiqu’il fasse. Dans le même article, on parle de la «Cisjordanie occupée» afin de dissimuler le crime. Aie, la Cisjordanie n’est pas seulement occupée, elle est carrément envahie par Israël. Devrais-je m’excuser de faire preuve en quelque sorte d’irrévérence? Léo recentre tes positions et rentre dans le rang du conformisme. Arrête de dénigrer méchamment nos pays amis et concentre toi, comme le fait tout le monde, sur la Russie, la Chine, l’Iran, Cuba, le Nicaragua, etc. À agir de la sorte, tu ne seras jamais admis à l’Ordre du Canada ou à l’Ordre du Québec et jamais tu ne seras nommé sénateur ou gouverneur général. Tant pis pour toi. Tu n’as que toi à blâmer pour tes malheurs. Dire que si su avais eu une bonne attitude…

Léo, sois plus «smooth» et prend exemple sur Justin Trudeau qui a affiché énergiquement et vigoureusement son désaccord avec Israël ainsi : «Le Canada conseille (sic) à Israël de cesser la colonisation» (Le Journal de Montréal, 5 juillet 2021). Ce judicieux conseil adressé par Justin à Israël en 2021 ne semble pas avoir été entendu par notre indéfectible allié, puisque, depuis, l’invasion de la Palestine s’est poursuivie et se poursuivra. D’après vous, quelle sera la réaction de Justin Trudeau et de sa fabuleuse ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly?

Justin, le perroquet de l’Oncle Sam

Radio-Canada, 12 avril 2022 : «Biden qualifie les actes de la Russie en Ukraine de génocide». Et le lendemain, soit le 13 avril 2022, toujours à Radio-Canada, Justin ajoute son grain de sel : «On peut parler de plus en plus de génocides en Ukraine, selon Trudeau». Le valet s’est encore une fois exécuté. J’ai une question pour Biden et Trudeau : les actes d’Israël envers les Palestiniens qui durent depuis plus de cinquante ans, c’est quoi au juste?

Idem pour le traitement médiatique du récent coup d’État au Pérou

Début décembre 2022, la majorité de droite au Parlement, sous tutelle des ploutocrates, l’armé et la Cour suprême, dont les membres furent nommés par l’ancien gouvernement, renversent et emprisonnent le président de gauche élu démocratiquement, Pedro Castillo, pour cause «d’incapacité morale à gouverner». Très grave atteinte aux principes régissant la démocratie pour laquelle les occidentaux se battent… enfin supposément. C’est drôle, mais nos chers médias parlent peu de ce qui est arrivé dans ce pays de 33 millions d’habitants et jamais au grand jamais ils ne vont parler de coups d’État car le Pérou, gouverné à droite par des oligarques qui contrôlent aussi les médias, répond à leurs notions particulières de démocratie et de liberté, comme en fait foi ce qui est arrivé en 2003 au Pérou : «Des blindés (on ne niaise pas avec le puck) pour mater les émeutes antiprivatisation au Pérou» (La Presse, 19 juin 2003)». Bah, le gouvernement d’extrême-droite venait juste de privatiser 243 sociétés d’État, vendu la compagnie d’électricité à des Belges et à des Français et la compagnie de téléphone à des Espagnols. C’est cela la démocratie à la sauce occidentale : tout au privé et surtout à des transnationales étrangères afin d’être locataire dans son propre pays.

Le comble du cynisme : les gens d’affaires dirigent nos institutions

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2022-12-01/jacynthe-cote-dirigera-le-conseil-de-la-banque-royale.php

Le cynisme dans la gestion de nos instruments collectifs : Hydro-Québec

Saviez-vous que la présidente du conseil d’administration d’Hydro-Québec est depuis 2018 madame Jacynthe Côté, elle qui fut longtemps la cheffe de direction de l’aluminerie Rio Tinto Alcan au Québec. Comme vous le savez, les alumineries jouissent d’un tarif privilégié d’électricité d’environ 4 cents le kilowattheure qui coûte des millions de dollars chaque année à Hydro-Québec et à la collectivité québécoise qui, en dernier ressort, doit payer la note. Les alumineries, des entreprises qui ne transforment absolument rien au Québec; qui créent relativement peu d’emplois compte tenu de l’aide gouvernementale reçue et qui polluent beaucoup. Même Hydro-Québec reconnaissait ces faits en 2002 : «Hydro-Québec estime peu rentables les projets d’alumineries» (Le Devoir, 24 janvier 2002). Projets d’alumineries qui sont devenus déficitaires au fil des ans en raison des tarifs d’électricité qui n’ont cessé de diminuer depuis 2002. L’ancien président d’Hydro-Québec, devenu adéquiste, l’avait honnêtement affirmé en 2004 : «Les alumineries sont trop énergivores, dit André Caillé» (Le Journal de Montréal, 22 janvier 2004). Et puis, l’ancien patron de la Standard Life, de l’Institut économique de Montréal et de l’ADQ, l’ancêtre de la CAQ, monsieur Claude Garcia a dit ceci en 2009 : «Nourrir les alumineries coûte 2,5 milliards de dollars par année» (La Presse, 3 février 2009). Et, enfin : «Les alumineries en tête des pires pollueurs au Québec (dépassé maintenant par la Cimenterie McInnis en Gaspésie)» (Le Journal de Montréal, 13 octobre 2005). Bah, pas grave puisqu’on ne comptabilise pas les externalités comme la pollution dont les coûts et les effets sont assumés par l’État et par la population. En 2000, Bernard Landry avait même piqué une crise, pour la galerie, sans que les grosses alumineries au Québec détenues par des transnationales étrangères daignent naturellement acquiescer aux supplications de Bernard : «Landry menace de débrancher les alumineries. Le vice-premier ministre juge le niveau de transformation insuffisant» (Le Devoir, 22 octobre 2000). Non seulement il a baissé leur tarif d’électricité et les alumineries ont continué à fabriquer au Québec que de l’aluminerie primaire. Il faut se le dire franchement : nos gouvernements sont à la solde du patronat : non seulement ils obligent Hydro-Québec à consentir des tarifs d’électricité nettement inférieurs au prix payé aux barrages et aux éoliennes privés aux alumineries mais aussi aux serres, aux centres de données et à l’exportation aux riches États américains de New-York et du Massachussetts. Et qui doit payer pour ces cadeaux? Et le ministre caquiste, peu porté sur l’éthique, Pierre Fitzgibbon, qui vient nous faire la morale en nous disant de faire preuve de sobriété énergétique,

Le loup dans la bergerie

Je m’excuse mais nommer Jacynthe Côté à la tête du conseil d’administration d’Hydro-Québec, elle qui a été présidente de l’aluminerie Rio Tinto Alcan, c’est carrément rire du monde. Cela n’a aucun bon sens. Ben non, la dame est nullement en conflit d’intérêt et va défendre les intérêts de la collectivité avant ceux de son ancienne compagnie avec qui supposément elle a coupé tous les liens qu’ils vont vous dire pour se moquer encore davantage de vous. Oh, oh, dernière nouvelle, Jacynthe va quitter la direction d’Hydro-Québec car elle s’est trouvé récemment une job bien plus payante : «Jacynthe Côté, présidente du conseil d’administration de la Banque Royale du Canada (RBC)» (Le Devoir, 2 décembre 2022). L’ex-dirigeante de Rio Tinto Alcan è la tête du CA d’Hydro-Québec, compagnie qui est censée nous appartenir collectivement. Ça dépasse les bornes de la décence.

Hydro-Québec et les affairistes à sa tête

On dénature volontairement la mission et le rôle de nos instruments collectifs en nommant toujours des affairistes comme dirigeants au lieu de promouvoir la nomination de véritables commis d’État ou de gens d’expérience qui ont fait carrière chez Hydro-Québec ou ailleurs dans la fonction publique. Allez chercher des gens dans le privé qui n’ont aucune expérience valable dans le domaine de l’électricité est la marque de commerce de nos gouvernements dont les principaux ministres proviennent eux aussi du secteur privé et des banques (Legault, Fitzgibbon, Dubé, Girard et France-Élaine Duranceau, la nouvelle ministre caquiste de l’Habitation qui était vice-présidente de Cushman & Wakefield, société américaine de consultation en immobilier commercial. Puis Dominique Anglade ne provenait-elle pas de la grosse firme de consultation américaine McKinsey?

Gaz Métropolitain et Bombardier

La nouvelle p.d.g. d’Hydro-Québec est Sophie Brochu qui était avant présidente de Gaz Métropolitain, un simple importateur de gaz naturel qui détient à cet effet le monopole de la distribution au Québec. Rien à vois avec l’électricité. Puis, avant elle, il y a eu Éric Martel, élu président d’Hydro-Québec, lui qui était chez Bombardier, un flop monumental qui a drainé des milliards de dollars en subventions publiques. Il faut arrêter de toujours nommer des représentants du privé à la tête de nos joyaux publics.

Madame Brochu, actuelle présidente d’Hydro-Québec, est aussi membre du conseil d’administration de la Banque de Montréal (BMO). Ça parait bien sur un C.V. et ça l’aide à remplir ses fonctions chez Hydro-Québec et à donner préséance à la volonté de la population et du bien public.

Fitz nomme son ami : les copains d’abord

Chez Investissement Québec (IQ), société d’État qui gère et investit des milliards de dollars en fonds publics, Pierre Fitgibbon, grand amateur de la chasse au faisn en costume d’époque sur une île privée au Québec, a nommé cmme président Guy Leblanc qui provient du cabinet américain d’experts comptables Price Waterhouse Coopers (PWC) à qui il a octroyé un salaire annuel de plus d’un million l’an. Ben non, pour diriger ce bien public, il n’y avait évidemment aucune personne au sein du gouvernement ou d’IQ d’assez compétent. Vraiment insultant et démotivant pour les commis d’État d’expérience. Même si la loi 96 ne règlera pas du tout le problème du déclin du français au Québec, et bien le nouveau mandarin d’IQ et ex-dorogeant de Price Waterhouse Coopers, trouve que c’est trop : «Protection du français : le grand patron d’Investissement Québec critique la loi 96 et appelle à des assouplissements» (Le Journal de Montréal, 9 décembre 2022). Pour de tels commentaires, il faudrait lui montrer la porte de sortie.

Idem à la Caisse de dépôt et placement du Québec

Et à la Caisse de dépôt, le gouvernement caquiste a nommé l’ex-dirigeant de la Banque Scotia, Charles Émond, à titre de président en remplacement de Michel Sabia, qui lui provenait de Bell Canada, qui fait partie du cartel Bell-Rogers-Telus-Vidéotron. Ben non, le gouvernement n’a pas trouvé aucune personne compétente au sein de la fonction publique pour diriger la Caisse de dépôt. L’actuel patron de la Caisse qui nous vient de la Scotia Bank : l’actuelle patronne d’Hydro-Québec Sophie Brochu qui est membre du CA de la Banque de Montréal (BMO) et l’ex-dirigeant du CA d’Hydro-Québec, Jacynthe Côté, qui s’en va à la tête du CA de la Royal Bank (RBC) c’est formidable même si les banques sont les championnes de l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux.

Ah qu’il fait bon vivre dans un pays qui est gouverné par le peuple et pour le peuple

Ben certain que les gens d’affaires devenus ministres et dirigeant de nos biens publics priorisent avant tout l’intérêt collectif et contre le démantèlement de l’État et la privatisation de nos services publics et de nos sociétés d’État. C’est pourquoi Justin Trudeau a nommé à la tête du CA de Via Rail l’ex-dirigeante de la Chambre de commerce du Québec, Françoise Bertrand, qui va certainement milité fort pour plus de transport en commun même si elle est une adepte de la privatisation et des PPP (Le Devoir, 20 avril 2017). Et à la Banque de développement du Canada (BDC), Justin qui a de la suite dans les idées a nommé en 2021 comme présidente de Chambre de commerce et ex-patronne de Sun Life qui avait quitté le Québec suite à l’élection du PQ. Et comme présidente du CA de la Banque de l’infrastructure dy Canada, Justin a été cherché la perle rare encore dans le privé et plus particulièrement à la Royal Bank en la personne de Janice Fukakusa : «De la RBC au CA de la Banque de l’infrastructure» (Le Devoir, 7 juillet 2017). Bonne nouvelle, Trudeau vient de nommer Michel Sabia (il est partout) comme président du CA de la Banque de l’infrastructure en remplacement de Janice (Le Devoir, 4 avril 2020). Et Sabia qui est aussi nommé sous-ministre des Finances à Ottawa (Le Journal de Montréal, 7 décembre 2020). Et oui, nous vivons sous la dictature du patronat et nos élus sont leurs valets.

L’utilisateur-payeur pour les services publics mais pas pour les minières

https://www.ledevoir.com/economie/544060/l-association-miniere-du-quebec-presente-son-bilan-2018

Il faut être pragmatique et pas dogmatique selon François Legault

Le ministre caquiste de l’environnement Benoit Charrette vient de le répéter : «Oui, protéger la nature mais pas à tout coup» (Le Devoir, 12 décembre 2022). Et vooilà le résultat probant des fantaisistes et folkloriques conférences internationales du COP27 et du COP15. Encore et toujours du blabla et de creux vœux pieux émis par les politiciens et les boss des transnationales. En gros, ça veut dire : «business as usual» et les affaires des affairistes avant la nature, les prolos et les ploucs. Il faut être pragatique comme l’a si bien dit notre premier ministre caquiste : «Legault veut une CAQ verte mais pragmatique» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2019). François nous l’a redit : il faut être pragmatique dans la vie et non dogmatique comme le secrétaire général de l’ONU (et les scientifiques du GIEC) : «Nous traitons la nature comme une toilette, s’emporte Guteres en ouverture de la COP15 à Montréal» (Le Journal de Montréal, 6 décembre 2022).

Comme nous vivons en «démocratie» et que nous sommes «libres», la populace et les récalcitrants ont le droit de protester mais pacifiquement afin de respecter l’ordre, la loi et les institutions et même de manifester mais toujours sous étroite surveillance policière au cas où… : «Manifestation large contre la COP15 (une parure pour faire croire aux mensonges largués» (Le Devoir, 10 décembre 2022). Le 27 septembre 2019, plus de 500 000 personnes ont participé, encore pour rien, à Montréal à la marche pour le climat qui s’est déroulé paisiblement. Il ne faut surtout pas perturber le trafic et se défouler sur des œuvres d’art sinon les Mario Dumont, Joseph Facal, Richard Martineau et le penseur Mathieu Bock-Côté vont vous traiter de radicaux et de révolutionnaires. Il vaut mieux pour ces sages de se limiter à protester en ordre établi et en respectant les trajets routiers fixés par nos gouvernements sans mettre en danger la sécurité nationale, le respect de l’ordre établi et la propriété privée.

L’éthicien et chasseur Pierre Fitzgibbon

Puis il y a Pierre Fitzgibbon, adepte invétéré de la chasse au faisan sur une île privée au Québec avec ses riches amis subventionnés par l’État, qui nous a enjoint d’économiser l’électricité afin de la réserver et de la vendre à bas prix aux centres de données, aux serres de cannabis, à la cryptomonnaie, aux mines, aux alumineries, aux riches États américains de New York et du Massachussetts, aux forestières, etc.  Ça c’est faire preuve de pragmatisme et c’est bon pour le Québec qu’ils nous disent sans aucune étude valable, car dans les faits, cela appauvrit les Québécois et l’économie de la province. Les caquistes ne sont pas forts sur les études mais plus sur les chimères et les poncifs comme dans le cas du troisième lien à Québec : «Fitzgibbon appelle à la sobriété énergétique» (Le Devoir, 3 décembre 2022).

La facture de Christian Dubé

Enfin, il y a le ministre caquiste de la Santé, Christian Dubé, qui veut envoyer une facture «symbolique» à tous les Québécois qui ont recours à notre système public de santé, comme si on ne savait pas que la santé publique n’est pas gratuite mais qu’on la défraie par le biais de nos impôts. Comme l’a écrit le chroniqueur du Devoir, Michel David, dans son excellent texte publié au mois de décembre 2022 et intitulé «Et il faudrait dir merci» : «Il est franchement indécent de présenter les services de santé qu’ils reçoivent comme un cadeau». Bon, Legault, Fitzgibbon et Dubé sont les trois riches hommes d’affaires qui mènent le gouvernement selon la volonté fraternelle du bienfaiteur patronat.

Quant à envoyer des factures symboliques

Monsieur Dubé, quant à faire parvenir des factures symboliques aux Québécois qui utilisent leur service de santé publique pour lequel ils paient par le biais de leurs impôts, pourquoi ne pas en envoyer une vraie aux minières et aux pétrolières qui polluent allègrement et qui nous refilent la facture de la décontamination? Et pourquoi pas en envoyer une vraie aussi aux industriels qui utilisent en masse notre eau traitée sans rien payer ou si peu comparé à ce qui est imposé ailleurs? «Embouteillage de l’eau. L’Ontario exige des droit sept fois plus élevés que le Québec» (Le Devoir, 2 août 2017).

Décontamination sur le bras de la population

Les Québécois doivent payer pour l’électricité à rabais vendue à des transnationales comme les GAFAM et leurs centres de données et à des minières, des forestières et des alumineries qui paient moins de 4 cents le kWh en plus de recevoir des millions en subventions. Pourquoi ne pas calculer et déterminer le coût réel du cadeau électrique qui leur est consenti par le gouvernement du Québec et par Hydro-Québec et leur acheminer une facture symbolique, symbolique pour eux mais réelle pour la population qui doit payer la note?

Et pourquoi ne pas plutôt poster une vraie facture aux minières pour le tas de merde qu’elles nous ont laissé au frais de la population et qui s’élève à au moins 10 milliards de dollars?

  • «Ottawa. Des milliards pour décontaminer les sites miniers fédéraux abandonnés. Par exemple la décontamination de l’ancien emplacement de la mine Giant coûtera à lui seul 4,38 milliards de dollars» (Le Devoir, 28 novembre 2011);
  • «Québec. Une facture de 2 milliards$. Les sites miniers contaminés continuent de s’accumuler au Québec» (Le Journal de Montréal, 21 novembre 2018);
  • «Un siècle pour restaurer 700 sites miniers (beau cadeau à larguer aux générations futures et ce n’est pas fini)» (Le Devoir, 26 janvier 2015);
  • «Le gouvernement du Québec reconnaît que les contribuables (oh surprise) assumeront la facture pour la restauration des sites miniers» (Le Devoir, 9 et 24 août 2018). Allez, dites merci!

Idem pour les sites pétroliers et gaziers

«Québec (lire les contribuables) financera la restauration des puits pétroliers et gaziers» (Le Devoir, 3 février 2022). Pourquoi ne pas envoyer également une vraie facture aux responsables de cette pollution qui met en péril la santé des gens, des lacs et de l’atmosphère et qui hypothéquera le bien-être des générations futures pour des siècles à venir? «Silence de roc sur les puits à la charge de Québec. Le gouvernement caquiste se fait avare de détails sur 62 puits qui seront fermés aux frais des contribuables» (Le Devoir, 25 mai 2022). Mes amis, vouloir faire payer les grosses compagnies responsables des sites miniers et pétroliers abandonnés c’est selon François Legault, faire preuve de dogmatisme, ce qui est très laid, vous en conviendrez avec moi. Mais faire payer la population en lieu et place des pollueurs, c’est être pragmatique et réaliste, toujours selon notre premier ministre caquiste. Mon Dieu que vous êtes durs de comprenure : pas question de leur envoyer une facture, même symbolique, car cela va les irriter et les contrarier. Vous ne voulez tout de même pas les faire fâcher?

Même si l’argent leur sort par les oreilles

Oui elles ont les moyens de payer, mais par principe, il ne faut pas les importuner afin qu’elles paient pour leurs sites contaminés laissés à l’abandon : «Des dividendes de 100 milliards$ US pour les pétrolières et les minières en 2022. Les dividendes des minières ont bondi de 29,7% en 2022. Le géant minier anglo-australien BHP est en passe de devenir le plus gros payeur de dividendes au monde en 2022 pour la deuxième année consécutive» (Le Journal de Montréal, 24 mai 2022). Si le prix de l’essence, des métaux et des aliments augmente, ce n’est pas au profit des pétrolières, des minières et des épiciers qu’ils jurent la main sur le cœur. C’est plutôt la faute à la pandémie, aux chaînes d’approvisionnement, au conflit militaire au Yémen et surtout en Ukraine (donc c’est la faute des méchants russes), au réchauffement climatique, aux ouragans et autres âneries à faire bailler aux corneilles.

Opacité et démocratie vont très bien ensemble

Dans vos belles démocraties, les élus décident sans consulter la population et imposent leurs choix qui ont reçu évidemment la bénédiction et la faveur de la caste supérieure. Pas question de savoir les redevances versées par les minières au gouvernement du Québec : «Les redevances minières, un secret bien gardé» même si, comme dans le cas de la tarification de l’eau : «Redevances minières. Le Québec, cancre canadien (et encore plus aujourd’hui en 2023)» (Le Devoir, 26 octobre 2015).

Le patronat et ses principes moraux à géométrie variable

Tout de même curieux ces gens d’affaires : «Le principe de l’utilisateur-payeur privilégié par le patronat» (Le Devoir, 20 octobre 2014). Pour le monde ordinaire, il faut tarifier les services publics mais il ne faut surtout pas tarifier l’eau et la dépollution des sites pétroliers et miniers des riches entreprises, sinon vous allez passer pour un cinglé. Les libéraux l’avaient déjà affirmé en 2008 : «Routes, déchets, eau, éducation, santé, garderies : des tarifs partout» (La Presse, 18 janvier 2008). Des tarifs partout pour la population s’entend, mais pas de tarifs pour certains autres. Et l’ex-ministre libéral des Finances, Raymond Bachand, redevenu lobbyiste et banquier à la Banque Nationale, l’avait sereinement affirmé en 2012 : «Bachand défend le principe de l’utilisateur-payeur» (La Presse, 12 mars 2012). Allez, payez sans rechigner pour les tarifs d’électricité bonbons accordés aux transnationales en acceptant de voir votr facture d’Hydro-Québec augmenter et, dans la bonne humeur, soyez heureux de payer pour la décontamination de l’air, des sols et de l’eau en lieu et place des multinationales. C’est ça être pragmatique, libre et vivre en démocratie. Les Russes, les Chinois et les Cubains n’ont pas de «privilège». Ce que vous pouvez être chanceux!

Le rédacteur en chef du JDM écorche Fitzgibbon

https://www.journaldemontreal.com/2022/12/09/chasse-au-faisan-questions-sans-reponses

Dany Doucet vilipende, avec raison, Fitz, le superministre caquiste

Bravo aux journalistes du Journal de Montréal pour avoir épinglé le ministre caquiste de l’Économie et de l’Énergie (donc en charge d’Hydro-Québec, ce qui n’est pas de bon augure pour la population), Pierre Fitzgibbon, en train de s’adonner, en costume d’époque, à la chasse aux faisans sur une île privée au Québec avec ses amis abonnés aux subventions publiques sous la gouverne de Fitz. Naturellement, comme il n’est pas porté sur l’éthique, le ministre n’a pas voulu donner le nom de ses copains et s’est dit outré du reportage. Pour lui ça relève strictement de sa vie privée.

Puis, le ministre caquiste qui se targue d’avoir beaucoup d’amis importants, qui sont loin d’être des ploucs, a sauté une coche lorsque le journaliste du JDM, Francis Halin, a osé lui demander des précisions sur un don testamentaire (donc à sa mort) de 5 millions$ qu’il effectuera à HEC Montréal, qui est, ne l’oubliions pas, déductible d’impôt et qui lui donnera droit à un cadeau fiscal de 2,5 millions de dollars, soit environ 50% du legs. Voilà le problème avec les dons privés effectués par nos mécènes et nos philanthropes à l’organisme de leur choix, qui peut ne pas coïncider avec les valeurs de la population. Toutefois, les citoyens seront obligés d’assumer la moitié du don par le biais de la généreuse déduction fiscale. Étant que le don effectué à HEC Montréal (qui est déjà beaucoup financée par le privé et qui est loin de représenter un organisme de bienfaisance classique. Il me semble que le choix de notre bienfaiteur ministre est discutable) sera effectué seulement à sa mort, pourquoi Fitz a-t-il voulu l’annoncer dès maintenant?

Tout ça a fait que Dany Doucet a senti le besoin, à titre de rédacteur en chef du Journal de Montréal, de rédiger un article écornant le ministre Fitzgibbon, un homme très fier de sa personne, texte publié le 16 décembre 2022 sous le titre de : «Réplique au ministre Fitzgibbon : nous allons poser toutes nos questions». En passant une question pour vous, jamais traitée à fond au JDM : Vidéotron-Telus-Bell et Rogers forment-ils un vrai cartel? Si non, pourquoi avons-nous droit aux tarifs les plus élevés en Occident pour l’internet, le cellulaire et le câble?

Dany, il ne faut pas en beurrer trop épais

Comme le dit le poète, «trop c’est comme pas assez». Je me permets de tutoyer Dany car je le connais à titre de journaliste depuis plus de trente ans. Un bon garçon qui parfait s’emballe trop et tourne les coins ronds. Par exemple, au premier paragraphe de son texte apostrophant Fitz, Dany a écrit ceci : «Dans une démocratie comme la nôtre, le rôle des médias est de surveiller les énormes pouvoirs des institutions, notamment le gouvernement qui dépense l’argent de leurs impôts». Dany, sur quoi tu te bases pour affirmer que le Canada et le Québec sont de véritables démocraties dans lesquels les élus sont prioritairement au service du peuple qui détient supposément le pouvoir? Peut-être parce qu’ils ont le droit de manifester pacifiquement sous étroite surveillance? De voter aux quatre ans pour des partis politiques qui se ressemblent et qui ne changent pas les rapports de force entre la classe dominante et le monde ordinaire? Depuis toujours, même si c’est la priorité des gens, plusieurs citoyens n’ont pas de médecin de famille, attendent des heures à l’urgence et des mois et des années pour se faire opérer. Elle est où dans ce cas ta démocratie? Subventionner abondamment les écoles privées et sous-financer l’école publique font-ils partie de ta conception démocratique? Au oui, privatiser à petit feu la santé et Hydro-Québec sans aucun débat public et avoir privatisé en catimini Air Canada, le CN, Pétro-Canada, Télésat et j’en passe, c’est le signe d’une démocratie en santé, même si la majorité était et est contre, comme d’ailleurs les généreuses baisses d’impôts octroyées aux riches entreprises et à Québecor. Ah oui, j’oubliais les paradis fiscaux font probablement partie prenante de la démocratie occidentale telle que tu la perçois? Cré Dany va!

La question qui tue à Dany

Dia-moi Dany, en quoi les médias occidentaux privés détenus par de riches individus ou entreprises (comme Pierre-Karl Péladeau, Québecor, Bell, Cogeco, Musk de Twitter, Bezos d’Amazon, Bloomberg, Murdoch, Reuters, etc.), subventionnés grassement par l’État et tributaires des gros annonceurs, sont-ils totalement neutres, intrinsèquement indépendants et nettement plus objectifs que des organes d’information détenus par l’État comme Radio-Canada et comme cela est le cas en Russie, à Cuba, etc.? Je ne dis pas que les médias détenus par l’État sont plus objectifs que ceux détenus par le privé, mais ils ne sont pas pire, n’est-ce pas Dany? Ça fait rire quand on voit nos médias occidentaux privés détenus par des milliardaires se prendre comme modèles de l’objectivité et du professionnalisme et ridiculiser les médias subjectifs et idéologiques de la Chine, de la Russie, de Cuba. Je suppose aussi que Radio-Canada, détenue par le gouvernement fédéral, est nettement plus objectif que RT Média qui appartient au gouvernement russe?

L’indépendance et l’objectivité de nos médias privés est une blague

Ah ben là Dany tu seras obligé d’admettre et de cracher le morceau car la population pense comme moi et ça depuis longtemps, même depuis 2004, d’après une étude nationale qui affirmait que 76% des Canadiens pensaient ceci : «Les médias jugés influencés par les riches et les puissants» (La Presse, 15 juin 2004). Peut-on nier sérieusement ce fait? Tiens, en parlant d’indépendance postulée, j’ai ressorti cet article de 2007, et c’est nettement pire aujourd’hui avec la venue des GAFAM, de l’internet, de la multiplication des télés privés, etc. : «Les journaux sont de plus en plus dépendants de leurs revenus publicitaires» (Le Devoir, 18 janvier 2007). Et aussi dépendants des gros publicitaires.

Idem en 2022 : «Les Québécois de plus en plus méfiants envers les médias» (Le Devoir, 22 mars 2022). Je ne voudrais pas te «gosser» outre-mesure Dany, mais juste pour rire avec toi, j’ai trouvé cet article du Journal de Montréal du 13 novembre 1997 : «Achetez-vous une couple de bons articles». Et qui a formulé ces propos irrévérencieux? Nul autre que l’ex-président de la Banque Nationale, André Bérard, qui, tu dois connaître? Dany, dis-moi, et ça va rester entre toi et moi, juré, craché, André Bérard a acheté combien d’articles, de publireportages et d’infopublicités au JDM, à TVA et à LCN?

 Le rôle du journaliste selon l’évangile de Dany

Dans ton article du 16 décembre 2022, tu dis aussi ces très belles choses qui relèvent un petit brin de l’utopie et du fantasme : «Dans toute démarche journalistique, il est essentiel de faire le tour d’une question… Nous posons des questions difficiles et nous comprenons qu’elles peuvent paraître agaçantes pour ceux qui ont du pouvoir. Mais c’est notre rôle de questionner, et nous ne nous laisserons jamais intimider par qui ce soit dans la poursuite de notre mission publique». Oui c’est beau cette profession de foi journalistique, mais tu en as trop Dany. Ça relève du chimère et du poncif.

Les tarifs d’électricité bonbons octroyés aux Centres de données

Sans aucune étude sérieuse indépendante et valable, et sans consultation, nos gouvernements du Québec nous ont embarqué malgré nous dans le financement public, par le biais de subventions directes et de bas tarifs d’électricité (environ 4 cents le kilowattheure) de centres de données très énergivores détenus par des transnationales comme Amazon, Google et oui Vidéotron : «Un investissement de 40M$ à Montréal. La compagnie construira un nouveau centre d’hébergement de données : «Le Journal de Montréal, 17 septembre, 2015). Un article pas trop critique, sans aucune question embarrassante et sans nous dire qui va, en dernier ressort, payer pour les faveurs «électriques» consenties à de riches et grosses compagnies comme Vidéotron et Québecor. Beau travail journalistique rigoureux et courageux : «Les centres de données d’Hydro. La société d’État prévoit une multiplication de ces infrastructures, qui d’ici 10 ans, exerceront une pression considérable sur le réseau électrique» (Le Devoir, 11 novembre 2022). Qui a décidé ça? La population, propriétaire d’Hydro-Québec, a-t-elle été consultée? Lui a-t-on demandé son avis, ou a-t-elle été mise devant le fait accompli comme dans celui des serres et de l’exportation d’électricité à bas prix aux States? C’est ça votre beau modèle démocratique dans lequel le pouvoir revient au peuple et non aux transnationales et aux oligarques?

Québecor et Vidéotron aiment tellement les centres de données que dans leur enthousiasme, elles ont rédigé le 17 janvier 2018 dans le JDM cet article questionnable sur plusieurs points : «Centres de données : la nouvelle vache à lait d’Hydro-Québec». Vache à lait pour qui au juste? Certainement pas pour Hydro et les Québécois car Hydro vend à perte comparé au coût de l’éolien privé.

Et pour finir en s’amusant

«Québecor veut que ces médias spécialisés aient accès aux subventions gouvernementales» (Radio-Canada, 1er octobre 2021). Et quels sont ces médias de «mission publique» aptes à développer un sens critique? Le sac de chips, Billie, Silo 57, Pèse-sur-start, En 5 minutes, etc. Allez monsieur Doucet, souriez!

Assassinats et médias : Palestine, Iran et Israël, c’est différent

https://www.lesoleil.com/2022/12/12/larmee-israelienne-admet-avoir-tue-une-jeune-palestinienne-33aa0c7188fbe9a83c38abf339b45091

Je fais seulement m’interroger et poser des questions

Pour ne pas me faire accuser d’avoir un parti-pris et de me faire crier des noms, dans ce texte je vais me limiter à citer des faits publiés dans nos médias et à vous poser des questions. J’aimerais avoir vos réponses car honnêtement et sincèrement je suis un pauvre gars qui cherche juste à comprendre. Pouvez-vous m’éclairer et me venir en aide?

Palestiniennes tuées dans leur propre pays par Israël

Le 12 décembre 2022, dans une brève très courte, Le Devoir nous apprend qu’en Cisjordanie, occupée et envahie illégalement par Israël depuis plus de 50 ans, l’armée israélienne a tué d’une balle dans la tête une jeune palestinienne de 16 ans du nom de Jana Zakarna : «Une Palestinienne tuée par l’armée israélienne en Cisjordanie». Alors ma première question est la suivante : pourquoi ce meurtre d’une Palestinienne de 16 ans tuée dans son pays par l’armée israélienne a-t-il fait l’objet que d’un très bref texte dans Le Devoir et rien dans d’autres médias alors que le meurtre condamnable et insensé d’Astra Pahani, une autre jeune de 16 ans, assassinée en Iran par l’armée iranienne fait les manchettes de long en large chaque jour dans tous les médias depuis le 16 septembre 2022, date de l’abominable crime? Est-ce la politique du deux poids deux mesures appliquée à Israël, alliée de l’Europe, des Américains, du Canada et l’Iran qui s’obstine à ne pas entrer dans l’ordre fixé par l’Occident et qui, en plus, est l’ennemi juré des States et d’Israël depuis longtemps?

Une deuxième palestinienne assassinée en Cisjordanie par Israël

Et puis, le 11 mai 2022, un soldat israélien tue d’une balle dans la tête, pas en Israël mais bien encore une fois en Cisjordanie, lors d’un énième raid israélien, la journaliste américano-palestienne Shireen Abu Akleh, qui couvrait l’événement : «Journaliste tuée : Washington reste sourde à l’appel d’une enquête indépendante» et «Le PM israélien défend le soldat qui a tiré sur une journaliste» (Radio-Canada, 26 juillet et Le Devoir, 8 septembre 2022). Ma prochaine question est tirée de la lecture de cet autre article publié dans Le Devoir le 20 octobre 2022 et intitulé «Mélanie Joly (ministre libérale des Affaires étrangères) convoque un front commun féminin (Royaume-Uni, Allemagne, Kosovo, etc.) contre l’Iran». Est-ce que notre très chère ministre humaniste Mélanie Joly va aussi convoquer bientôt un front commun féminin contre Israël? Si non, pourquoi?

Les élus québécois s’en mêlent

Et au début du mois de décembre 2022, le parlement du Québec a unanimement condamné le sort réservé aux femmes en Iran et la répression : «L’assemblée nationale du Québec condamne la répression exercée en Iran» (Le Devoir, 3 décembre 2022). Bon ben, suite à ce geste honorable et solidaire posé par nos députés de tous les partis politiques au parlement du Québec, vont-ils aussi adopter à l’unanimité une motion à l’appui des Palestiniennes tuées chez elles dans leur propre pays par l’armé israélienne et dénoncer l’invasion illégale perpétuelle de leur territoire par ces derniers? Et vont-ils voter aussi une motion condamnant le sort infligé aux femmes en Arabie saoudite, au Koweït, aux Émirats arabes unis?

On aide les femmes de certains pays mais pas de d’autres

À la lecture de cet autre article du 14 décembre, toujours publié dans Le Devoir, intitulé : «1,2 milliard$ US pour aider les femmes en zones de conflit (en Afghanistan, en Syrie et en Ukraine), grâce aux dons des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie, etc.». Et pourquoi ne pas aider aussi les femmes en zones de conflit en Palestine, en Irak, en Lybie, etc.? Est-ce à cause qu’Israël est un allié de l’Occident, qui fait régner la paix au Moyen-Orient? Est-ce en raison du fait que l’Irak et la Lybie, suite à l’invasion militaire des occidentaux et des États-Unis, qui se sont appropriés de leurs ressources naturelles et de leurs sociétés étatiques, sont rentrés dans le rang des «démocraties» occupées en permanence par leurs nouveaux alliés? Faudrait-il alors, selon vous, que des pays récalcitrants comme l’Afghanistan des Talibans et l’Iran des Gardiens de la révolution avec leur armée «idéologique» (que répète nos médias) rejoignent  l’hégémonie de l’occident qui l’aiderait à élire des gouvernements démocratiques comme en Égypte, où leur ami Sissi a été élu à 97% des votes et encore mieux au Soudan-du-Sud, où leur cowboy illettré a obtenu 99% des votes? Faudrait-il alors tout faire en notre pouvoir pour renverser les gouvernements «autoritaires» en Iran, en Afghanistan, en Russie, à Cuba, au Venezuela afin d’aider le peuple privé de toute liberté, présente partout en Occident, mais pas dans les dictatures «démocratiques» comme l’Arabie saoudite, le Koweït, le Bahreïn, les Émirats arables unis, l’Oman, etc. qui sont nos amis? Triste à mourir et mon cœur saigne de savoir qu’en Iran et en Afghanistan ils ne pourront jamais avoir le plaisir et la liberté de boire un bon Coke, de manger un délicieux McDo, de «caller» un taxi Uber, de faire livrer chez eux la bouffe par Skip et de commander en ligne, grâce à Amazon, leur tondeuse à gazon, leur barbecue ou leur souffleuse à feuilles. Rien qu’à y penser, je pleure. Ils ne mangeront jamais un Jos Louis de leur vie. Dans ce cas, le sens de la vie c’est quoi?

Et ça continue, comme à l’habitude

Toujours en 2022, soit au mois de novembre : «Un Palestinien (un autre) de 15 ans, tué lors d’une opération de l’armée israélienne, à Naplouse, un site religieux en Cisjordanie» (Le Journal de Montréal, 9 novembre 2022). L’armée israélienne a parlé d’un «terroriste». Dans l’article, on mentionne que : «L’armée israélienne a mené plus de 2000 raids en Cisjordanie (envahie illégalement, faut-il répéter) qui ont fait plus de 120 morts selon l’ONU». L’armée israélienne qui envahit régulièrement militairement la Palestine depuis plus de 50 ans et qui y a installé à demeure près de 500 000 colons juifs dans des colonies illégales au regard du droit international, aux côtés de 2,9 millions de Palestiniens (Le Devoir, 16 novembre 2022) et il n’y a eu aucune sanction à l’endroit d’Israël décrétée et imposée par l’Europe, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Pourquoi? Je veux savoir. Par contre, plein de sanctions contre la Russie et «L’Iran frappé de nouvelles sanctions» (Le Devoir, 10 décembre 2022). Il faut m’expliquer, même si l’ONU a redit de nouveau que : «Les colonies israéliennes, des crimes de guerre (mais ils ne font rien)» (Le Devoir, 10 juillet 2021). Serait-ce des sanctions sélectives à géométrie variable? Pas facile à comprendre et à m’expliquer, hein?

Les interventions «musclées» de Justin, Stephen, Hillary et Donald

Pas vrai, le Canada et Justin Trudeau sont intervenus «énergiquement» pour que cessent les crimes commis à répétition : «Le Canada conseille (sic) à Israël de cesser la colonisation» (Le Journal de Montréal, 5 juillet 2021). Notre pays et les occidentaux sont plus incisifs envers la Russie et l’Iran, n’est-ce pas? Croyez-vous qu’Israël va suivre les conseils de Justin Trudeau et de Mélanie Joly et rendre enfin la Cisjordanie aux Palestiniens? «Plus de 450 attaques de colons contre des Palestiniens depuis 2020 en Cisjordanie» (Le Devoir, 15 novembre 2021). Peut-être que les Palestiniens valent moins que les Ukrainiens occidentaux (à ne pas confondre avec les six millions d’Ukrainiens russophones favorables à leur intégration à la Russie) aux yeux de l’Occident? Et si oui, pourquoi? La Russie et l’Iran font-ils pire qu’Israël? Êtes-vous d’accord avec Stephen Harper qui a affirmé en 2014 : «Critiquer Israël est antisémite, selon Stephen Harper»? (Le Journal de Montréal, 21 janvier 2014). Et êtes-vous d’accord avec Biden, Trump et Clinton?

  • «Biden réitère un soutien à toute épreuve à Israël» (Le Devoir, 14 juillet 2022);
  • «Hillary Clinton, avec Bush et Israël» (La Presse, 19 juillet 2006);
  • «Le président américain Trump accueille son ami Netanyahu (premier ministre israélien) à la Maison-Blanche» (Le Journal de Montréal, 16 février 2017).

Dans nos pays libres et démocratiques, le pouvoir ne revient-il pas eu peuple, même si déjà en 2022 : «Une majorité d’Américains favoriserait des sanctions contre Israël» (La Presse, 14 avril 2002). Pourquoi alors jamais aucune sanction envers Israël et une tonne envers la Russie, l’Iran et la Syrie?

Deux dernières questions en terminant

En 2020, Israël s’épanche cette fois en Iran, exécution confirmée par les dirigeants américains : «Un haut responsable iranien assassiné en Iran (Moshen Fakhrizadeh)» (Le Devoir, 28 novembre 2020). Toujours pas de sanctions de la part de l’Occident : pourquoi? Et si c’était les Iraniens qui avaient tué un dirigeant israélien en Israël?

Et enfin : «Un puissant général iranien (Qassem Soleimani) tué par les Américains en Irak» (Le Journal de Montréal, 3 janvier 2020). L’Irak, est-ce vraiment un pays indépendant ou dirigé par les USA? «Iran. L’assassinat à Bagdad de Soleimani est qualifié d’illégal par l’ONU» (Le Devoir, 9 juillet 2020). Pas de sanctions contre les États-Unis levées par le Canada, l’Europe et le Royaume-Uni. Pourquoi? Ça fait beaucoup de questions. Merci de me répondre, car je veux sincèrement comprendre…