Sauve qui peut : Legault menace la Chine, les U.S.A. et Air Canada

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Photo de Wolfram K sur Pexels.com

Ça va faire mal

Même pas capable de respecter sa promesse de tenir tête aux médecins spécialistes et de réduire leurs scandaleux salaires, voilà que notre premier ministre caquiste François Legault, voulant impressionner la galerie et faire le clown, menace de rétorsions commerciales, pas Cuba ou le Nicaragua, mais bel et bien la Chine et les États-Unis, rien de moins. Les dirigeants de ces deux derniers pays ont vraiment peur. Philippe Couillard nous avait fait le même numéro insignifiant. J’y reviendrai dans mon texte.

 

À bas les mesures protectionnistes de l’Oncle Sam

La politique du Buy American Act exige un contenu américain de 70% sur les contrats et les biens publics. Les pays occidentaux font de même et on ose quand même parler de libre-échange. Des traités qui profitent surtout aux transnationales leur permettant de mettre en concurrence tous les pays du monde pour le plus bas commun dénominateur et de poursuivre juridiquement les États si elles perçoivent que leurs lois et règlements menacent leur liberté de faire ce qu’elles veulent et quand elles veulent afin d’engranger plus de profits.

 

En raison du Buy American Act, on a vu récemment Airbus, à qui on a donné les avions C Series de Bombardier, après que l’État y ait investi des milliards de dollars, ériger une usine en Alabama afin d’y fabriquer les futurs C Series, devenus le A220, strictement pour le marché américain. Des avions qui auraient pu être facilement construits à Mirabel.

 

Alors, notre vaillant premier ministre a grimpé dans les rideaux et a dit qu’il ferait pression sur l’administration Trump pour que le Buy American Act soit revu de fond en comble : «Legault veut faire pression sur Trump» (Le Journal de Montréal, 8 février 2020). Franchement, quel numéro de cirque ridicule venant de notre premier ministre. Soyons sérieux s.v.p. Legault qui prétend pouvoir faire changer les politiques commerciales des Etats-Unis… Donald Trump et aucun de ses ministre n’ont jamais entendu parler de François Legault. François who?

 

Et maintenant, la Chine qui subit les foudres de Legault

Inquiet pour nos agriculteurs, très portés sur les pesticides et les engrais chimiques, que la Chine importe moins de porcs suite à la découverte par cette dernière de certificats sanitaires canadiens falsifiés afin de cacher l’utilisation de ractopamine (un produit interdit qui accélère la croissance des cochons), voilà que notre premier ministre du Québec joue de nouveau le «tough» et : «Legault n’écarte pas des représailles contre la Chine» (Le Journal de Montréal, 27 juin 2019). Peut-on blâmer la Chine d’agir ainsi face à de tels gestes illégaux? Un peu de sérieux. François Legault qui feint de menacer la Chine de représailles commerciales après avoir simulé ce même vaudeville en brandissant les mêmes menaces à Donald Trump et les States. Au moins François est divertissant et nous fait rire.

 

Legault veut s’attaquer au monopole d’Air Canada en régions

La privatisation sans véritable débat et chiffres pertinents à l’appui d’Air Canada, un joyau public rentable, s’est faite seulement sur une base idéologique et n’a profité qu’aux dirigeants et aux actionnaires. On a remplacé un monopole public par un monopole privé dans plusieurs endroits en régions au Canada. Dans ces cas, Air Canada ne se gêne surtout pas pour charger le gros prix tout en quêtant des subventions publiques. Et nos élus subjugués s’exécutent.

 

Prenant acte, encore une fois pour la forme, de cette escroquerie qui pénalise les régions et les usagers qui sont tenus de payer des tarifs exorbitants, François Legault, alors en campagne électorale, «a promis qu’il négocierait lui-même avec l’entreprise des «prix plafonds» sur les billets d’avion» (Le Devoir, 15 septembre 2018). Admettez qu’elle est bien bonne celle-là aussi. Legault n’a rien négocié avec les dirigeants d’Air Canada. Ces derniers n’en ont que faire des simagrées de François Legault. Une autre promesse non tenue.

 

Google et le petit caniche

Notre premier ministre qui fait le pitbull avec la Chine, les États-Unis et Air Canada et le petit caniche avec le géant américain Google : «Legault prend garde d’effaroucher Google et cie (Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Taxer les GAFAM serait risqué dit-il» (Le Devoir, 11 décembre 2019). Comme il a dit qu’il serait risqué de baisser le salaire des médecins, de taxer les nantis et les compagnies, de s’attaquer aux paradis fiscaux et de couper dans les généreuses subventions aux affairistes. Plus facile de détaxer l’élite et de taxer de façon pragmatique les autres ploucs ordinaires que nous sommes. Des politiciens au service de l’intérêt supérieur de la collectivité vous dites? Ai-je bien compris?

 

Couillard aussi égal à lui-même et à Legault

Premier acte : lors des négociations sur le bois d’œuvre avec les États-Unis tenues en 2017, Philippe Couillard joue alors la carte de l’innocent (il n’avait pas besoin de beaucoup se forcer) en déclarant : «Bois d’œuvre. Couillard lance un appel à la bonne foi des États-Unis» (Le Devoir, 15 juin 2016). La bonne foi des États-Unis qu’il a dit. Même le père Noël n’y croit pas. Naturellement, dans le cas du bois d’œuvre, les States ont imposé leurs lois comme toujours et nos gouvernements fédéral et provincial ont pris leurs trous.

 

Puis, en 2017, voulant favoriser Boeing contre ses concurrents internationaux, le gouvernement américain lève des grosses taxes d’importation de 200% sur les importations d’avion comme le C-Series et d’autres choses. Alors Couillard, se sentant minimisé par l’Oncle Sam, déclare la guerre commerciale aux États-Unis, ce qu’ils ont trouvé très rigolo : «Boeing contre Bombardier. Couillard adopte une rhétorique guerrière» (Le Devoir, 28 septembre 2017). Et Philippe qui récidive en 2018 : «Agriculture. Gestion de l’offre : Couillard monte le ton» (Le Devoir, 12 juin 2018). En montant le ton, pensez-vous que cela a effrayé les négociations américaines? Non, pas pantoute. Il n’a fait que faire rire de lui… une fois de plus.

 

Tiens, la meilleure pour la fin venant de notre ex-premier ministre libéral, parti alors en guerre contre nos voisins du sud pour défendre la gestion de l’offre. En 2018, il s’est alors exclamé : «Just watch me, lance Philippe Couillard» (Le Journal de Montréal, 30 août 2018). Il a dansé la claquette, le disco et même le yaya sans que les Américains dérivent de leur ligne autoritaire. Plus facile de «moderniser» le Québec en vargant dans nos services publics.

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