Le délire chinois au Journal de Montréal

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Photo de Engin Akyurt sur Pexels.com

L’hégémonie américaine tire à sa fin et ça fait peur à certains

Ce sont les Russes qui sont contents. En raison de ses succès sociaux et économiques fabuleux, l’Occident et les States ont peur de la place importante occupée par la Chine dans le monde et il en est bien ainsi. On a trop vécu, depuis la dernière guerre mondiale, sous l’hégémonie américaine qui ne s’est pas gênée, en mentant évidemment énormément, à envahir militairement des pays et à renverser des gouvernements élus démocratiquement mais qui étaient et sont d’obédience socialistes. En plus, ils refusent de se faire mener par le bout du nez comme le font d’autres pays. États-Unis, Russie, Europe, Chine, Inde, etc. : ainsi il y aura plus d’équilibre politique et économique dans le monde.

 

La Presse libre au combat

Une presse libre qu’ils prétendent vigoureusement, même si elle est détenue par de grandes entreprises, comme Québecor et Amazon, et financée abondamment par l’État. Vous pensez que l’Agence France-Presse, Reuters, Bloomberg, Wall Street Journal, Canadian Press, Québecor média infirmation (QMI) vont en tout temps vous livrer des informations neutres et objectives afin de vous conscientiser correctement? Des médias occidentaux détenus par de grands conglomérats et abreuvés par l’État, c’est le summum de la presse libre où il n’y a aucun biais, aucun préjugé et aucun parti pris. Mais, des médias détenus par l’État, oui. L’État peut les subventionner, mais pas les détenir…

 

Alors afin de bien brainwasher les gens, comme ils l’ont toujours fait, les détenteurs occidentaux du pouvoir réquisitionnent leur milice médiatique, comme le Journal de Montréal, afin de dénigrer la Chine avec des soupçons, des demi-vérités, des sources pas fiables comme celles de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) et de l’Agence France-Presse, des impressions qu’ils prennent pour des preuves objectives et leurs nombreux spécialistes en expertise, comme des universitaires financés par le privé, qui viennent donner un vernis de pseudo scientifique à leurs élucubrations.

 

Vous trouvez que j’exagère?

En quelques jours, au mois d’avril 2020, le Journal de Montréal et celui de Québec ont sorti leur artillerie lourde afin de vous dire comment la Chine est méchante. Artillerie lourde en nombre… s’entend!

 

Cinq chroniques, blogues et articles sur la Chine, qui en chœur disent tous la même chose. Des accusations fondées sur leurs propres petits préjugés et sur leurs idées reçues. La Chine n’a rien de bon, seulement du mauvais, et elle est très dangereuse pour nous.

 

Richard Martineau lance l’attaque

Dans le Journal de Montréal du 15 avril 2020, monsieur Martineau, qui est partout et tout le temps dans les tribunes médiatiques de Québecor, et qui n’est pas à une exactitude ou à un égarement près, a entamé héroïquement les hostilités avec sa profonde chronique dont le titre ne laisse aucune place à l’équivoque : «Une dictature dangereuse».

 

La profondeur de son argumentation repose sur les dires de l’essayiste française Caroline Fourest et de l’humoriste américain Bill Maher. Pourquoi eux au juste? Très sérieux et très honnête comme démarche. Choisir méticuleusement les «experts» cités ou interviewés est un vieux truc utilisé par nos preux chevaliers de l’information. Ils ne vont retenir que ceux qui pensent de la bonne façon.

 

Plus grave encore que d’instaurer un embargo économique contre la Chine, de lever de gros tarifs douaniers sur leurs produits ou même de poursuivre juridiquement les entreprises chinoises et leurs dirigeants, comme Huawei, qui, croyez-le ou pas, a désobéi aux États-Unis. Malgré l’embargo instauré, Huawei a décidé, comme c’est leur droit, de continuer à transiger avec l’Iran. Mal leur en a pris car la dirigeante chinoise a été arrêtée au Canada, le caniche américain, à la demande express des États-Unis. Le «droit» américain vaut partout dans le monde, qu’on se le dise.

 

Ce qui est nettement pire que tout ça est ce que Richard Martineau a dit qu’il était pour faire, à la dernière ligne de son évangile : «Personnellement, ce n’est pas demain la veille que je vais acheter un produit «Made in China». Le lendemain de cette menace émanant de Richard Martineau, la Bourse de Chine et la valeur du Yuan, leur monnaie, se sont effondrés. Cela vous démontre que terminer une chronique de cette façon ça ne fait pas très sérieux, mais chez Québecor, Richard est un «king».

 

Un record à inscrire dans le livre Guiness

Ne reculant devant rien afin de combattre la vilaine Chine communiste, dans la même journée du 18 avril 2020, le Journal de Montréal, dans sa courageuse croisade menée contre le mal chinois, a publié pas un mais deux textes de l’éminent universitaire en sciences politiques Loïc Tassé. Il faut le faire. Ce 18 avril 2020, il y a eu son opinion publiée dans le Journal intitulée : «L’OMS : un pion de la Chine» et son blogue, dont le titre révélateur fut : «Chine : l’habitude de mentir». C’est pas juste une habitude, c’est un état d’être.

 

Deux textes de l’éminent auteur publiés dans la même journée. Ce qui me fait dire que le jupon ne fait pas que dépasser, il traîne à terre.

 

Monsieur Tassé termine son instructif blogue avec cette petite anecdote futile qui devrait servir à vous convaincre que la Chine c’est le mal incarné : «Les autorités chinoises détestent que les gens utilisent des sources taïwanaises. Il y a plusieurs années (Loïc a bonne mémoire), alors que je remplaçais un professeur invité chinois dans une université du Québec, j’avais découvert avec stupéfaction que ce professeur donnait de très mauvaises notes à des étudiants simplement parce que certains de leurs sources étaient taïwanaises». Terminer un texte de cette façon est inacceptable. On appelle ça une généralisation abusive et ce fait divers subjectif émanant de l’auteur est totalement ridicule. Elles sont où la rigueur et l’objectivité?

 

C’est le même Loïc qui, dans son opinion parue dans le Journal de Montréal, du 8 février 2020 avait dit comme ça : «La véritable force de la Chine en Afrique tient dans sa puissance de corruption». Ce n’est que ça : des accusations qui reposent uniquement sur des préjugés primaires.

 

Et deux autres nouvelles instructives

Dans le Journal de Montréal du 19 avril 2020, il y a eu ce texte de Richard Lantendresse intitulé : «La Chine, l’alpha et l’oméga de la crise». Juste par le titre on sait sur qui repose l’entièreté du problème. Et dans le même ordre d’idées, il y a eu le 17 avril 2020, ce texte qui démontre amplement qu’au Journal la grosse gomme éditorialiste a de la suite et de la cohérence dans les idées : «Il y a une familiarité entre la Chine et l’OMS». Ben plus, les deux ne sont qu’un!

 

L’empire médiatique Québecor s’enlise

Les foleries au Journal de Montréal se sont poursuivies les 25 et 26 avril sous la plume du chevalier Loïc Tassé. Le titre de ces deux chroniques : «La menace mondiale que pose la Chine» et «La désunion européenne. L’empire y étend son influence, notamment en Italie, en expédiant de l’aide d’urgence». Le croisé Tassé se demande tout simplement si l’Occident n’a pas créé un «monstre». Un monstre, rien que ça. Et puis, envoyer en Italie et en Europe afin d’aider les gens qui souffrent, des médecins, comme Cuba l’a fait d’ailleurs, des équipements et des médicaments, alors pour Loïc ce n’est pas de l’entraide ou de la solidarité. Non, il s’agit de la pire propagande et de l’idéologie communiste.

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