Caquistes et libéraux sont interchangeables : hypocrites et méprisants

Qu’il fait bon de vivre libre et en démocratie

Ben oui, même si vous votez à tous les quatre ans pour des partis politiques qui se ressemblent (PQ, PLQ et CAQ), cela est-ce censé être le zénith de la démocratie et la preuve ultime que vous vivez dans un pays libre? Idem aux States avec les démocrates du très fade et insipide Joe Biden et l’imbuvable fou à interner, le républicain Donald Trump qui représente un vrai danger pour la paix dans le monde. Les Américains et les Canadiens sont libres mais pas pentoute les Russes, les Chinois et les Cubains, qui ont des services publics nettement supérieurs aux nôtres. Tout de même curieux, non?

CAQ et PLQ : des vases communicants

Les partis sont tellement pareils que les élus passent régulièrement de l’un à l’autre en calculant celui qui leur offre les meilleures chances de devenir ministre avec la limousine, le chauffeur, le prestige et la présence des micros et des caméras afin de flatter leurs gros égos. Puis, ils calculent quel parti politique fera la plus jambe à la classe dominante afin d’avoir une belle grosse job payante dans le privé après leur stage politique comme ce fut le cas de Lucien Bouchard, Brian Mulroney, Stephen Harper, Jean Charest, Raymond Bachand, Clément Gignac, Sébastien Proulx, Martin Coiteux, Monique Jérôme-Forget et j’en passe…

Prenez le cas de Marguerite Blais

Marguerite Blais surfe sur son image de bonne madame, ex-animatrice de télé, depuis toujours. Dans son cas, la forme importe beaucoup plus que le fond, c’est-à-dire ses compétences et son expérience pertinente.

Elle a été cinq ans ministre des aînés au parti libéral du Québec et a donc été partie prenante des coupures sauvages effectuées par son parti dans tous nos services publics, entre autres en santé et dans les CHSLD, dont elle avait la responsabilité. Tout ça a été fait au nom du déficit zéro et à la volonté de «moderniser» l’État en ayant recours à des mesures d’austérité musclées que les libéraux appelaient des pratiques rigoureuses. Comment appeler ça autrement que du mépris?

Madame Blais est en partie responsable du délabrement de mos CHSLD et de l’odieux traitement réservé aux personnes âgées (nourriture exécrable, bains pas trop souvent, préposées sous-payées, etc.). Quand elle affirme le contraire, elle fait preuve d’hypocrisie et elle ment effrontément. Si elle avait eu le moindrement un minimum de conscience sociale et un peu d’empathie, véritable pour les vieux, elle aurait dénoncé publiquement les atrocités commises par le PLQ et elle aurait démissionné.

Ben non, elle est restée au PLQ et quand, en bonne opportuniste qu’elle est, elle a vu que le bateau du PLQ commençait à prendre l’eau, elle a déménagé à la CAQ afin de satisfaire ses propres besoins et de continuer à jouir du poste de ministre avec les primes qui viennent avec. J’ai ressorti ce vieil article paru dans Le Devoir du 21 mai 2009 : «La ministre Blais prend le parti des clowns dans les CHSD». Du mépris que je vous dis!

Tout comme les dirigeants du CHUM qui, pour solutionner le problème lié au fait que les malades doivent attendre patiemment 20 heures à l’urgence, avaient inventé cette idée tout à fait géniale : «Le CHUM veut devenir plus humain grâce à des œuvres d’art» (La Presse, 8 juin 2010).

Dominique Anglade, celle qui veut devenir notre première ministre

Dominique Anglade est une autre girouette qui est passée de la CAQ au PLQ et qui a été une apôtre très active des mesures d’austérités libérales. C’est elle qui a approuvé la vente de la québécoise Rona à l’américaine Lowe’s et qui a été jusqu’à dire que cela serait bon pour le Québec. Et elle aspire à devenir notre première ministre. En pleine pandémie, le PLQ voulait faire comme le PQ et reporter la date d l’élection de leur chef. En termes de décence et de compassion, c’est bien le minimum à faire. Mais pas pour Dominique Anglade, qui a menacé de poursuivre en justice son propre parti si le PLQ osait reporter la date de l’élection de la future cheffe. Et c’est avec elle que le PLQ prétend vouloir se renouveler.

Sébastien Proulx, un autre transfuge

De la CAQ au PLQ, où Sébastien Proulx est devenu ministre de l’éducation à qui il a asséné des compressions épouvantables. Très simple, comme le PLQ ne voulait pas régler les problèmes de fond de l’école publique, comme inciter les gens à envoyer leurs enfants à l’école privée (qui n’avais reçu aucune compression budgétaire, bien au contraire), Sébastien a eu la merveilleuse idée de construire des nouvelles écoles du type «lab-école» et d’embaucher à cet effet des petites vedettes qui ne connaissent rien à l’éducation, dont le chef cuisinier Ricardo Larivée et l’athlète Pierre Lavoie.

Et pour les professeurs moins payés qu’ailleurs au pays, monsieur Proulx a prétendu que l’État n’avait pas les moyens de leur donner plus (mais le PLQ avait beaucoup de fric pour ses bons docteurs) mais qu’à cela ne tienne, ils resteraient quand même au Québec parce qu’ils sont bien ici! «Migration des profs québécois : le Québec. (PLQ) ne peut retenir ses enseignants» (Le Journal de Québec, 22 mars 2016). Le PLQ battu par la CAQ, Sébastien Proulx ne pouvait se voit déshonorer en s’astreignant à siégera comme simple député de l’opposition. C’est pourquoi comme tant d’autres avant lui, il a démissionné pour une belle grosse job payante dans une institution financière. Sachant le saccage que les libéraux ont fait dans nos services publics, comment une firme privée peut-elle endosser ces réformes en embauchant ses bourreaux?

Photo de Pixabay sur Pexels.com

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