Le Canada, la marionnette des États-Unis

Le Canada n’est pas un pays souverain

J’espère que tout le monde sait que le Canada est en quelque sorte la filiale contrôlée des États-Unis. Un simple survol de l’actualité le démontre. Le Canada n’est pas un pays libre et souverain. Il doit dire et faire ce que les États-Unis lui dictent. Il ne faut pas blâmer outre-mesure Justin Trudeau de toujours s’écraser devant son maître. La vice-première ministre libérale Chrystia Freeland, celle qui est toujours enragée face à la Russie, est d’une complaisance et d’une soumission gênante face aux states. Les conservateurs de Stephen Harper et Andrew Scheer étaient pires. Nos élus ne font pas que s’abstenir de critiquer Trump et l’Oncle Sam, ils endossent tout ce qu’ils font et va encore plus loin qu’eux face aux Palestiniens, à la Chine, à l’Iran, à la Russie et au Venezuela. Et dire que notre actuel ministre caquiste des Finances, Éric Girard, provient du parti conservateur. Il faut féliciter Sylvie Fréchette qui s’est présentée pour ce parti aux dernières élections fédérales. Par chance, elle a été battue. On l’a échappé belle! Il me semble que la CAQ, qui a tout de même repêché l’ex-ministre libérale Marguerite Blais, aurait pu poser un autre geste humanitaire et rescaper Sylvie Fréchette, qui aurait certainement mis du piquant à l’Assemblée nationale en ces temps moroses.

Jamais Justin ose critiquer Trump, même quand il veut envoyer l’armée «gérer» les manifestants

Face aux menaces criminelles de Donald Trump de faire intervenir l’armée pour écraser les manifestations qui se sont déroulées aux États-Unis, suite au meurtre crapuleux de l’Afro-Américain George Floyd par des policiers au Minnesota, tous les pays de l’Union européenne et l’ONU ont dénoncé cet acte barbare voulu par Trump et dirigé contre sa propre population, sauf le premier ministre du Canada : «Trudeau évite de critiquer la réaction de Trump face aux manifestants» (Radio-Canada, 2 juin 2020). Pour Trump, la police et la Garde nationale ne suffisent pas : il faut envoyer l’armée avec ses chars d’assaut. Beau geste démocratique de celui qui se permet de critiquer à cet effet la Russie et la Chine.

Par contre, des Américains armés jusqu’aux dents déambulent dans les rues et vont même jusqu’à entrer dans le parlement du Michigan armes aux poings : Trump trouve que ces braves gens défendent légitimement leurs droits fondamentaux, à savoir leur liberté individuelle sacrée de porter des armes partout et en tout temps. Et ils luttent héroïquement contre la dictature du confinement décrété dans plusieurs États américains : «Des radicaux armés pour dénoncer le confinement» et «Ils manifestent pour le droit à détenir des armes aux États-Unis» (Le Devoir, 14 mai 2020 et Le Journal de Montréal, 21 janvier 2020). C’est effrayant de juste vouloir penser à fermer les boutiques d’armes. Que suis-je sans mon fusil? Le droit de détenir et de porter des armes font des Américains les plus libres du monde et aussi champions des tueries et fusillades massives. C’est le prix à payer pour être libres.

La dirigeante de Huawei arrêtée à la «demande» des États-Unis

Est-ce qu’on s’entend pour dire que les States obligent tous les pays à appliquer leurs lois mais qu’eux ne se sentent nullement visés par les lois promulguées ailleurs? C’est ainsi qu’il est interdit de commercer avec l’Iran, le Venezuela et d’autres en raison de l’embargo décrété par le gouvernement américain. Ainsi, la firme chinoise Huawei a continué malgré l’embargo états-unien à commercer avec l’Iran. C’est bien son droit. Les USA se font pourtant les défenseurs de la liberté et de la démocratie.

Il ne faut jamais oublier que les lois américaines ont une partie extraterritoriale. Donc continuer de transiger avec l’Iran est jugé illégal par nos voisins sur sud. On est d’accord que la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, n’a commis aucun crime. Mais qu’à cela ne tienne, alors qu’elle était en Colombie-Britannique, le gouvernement américain a demandé, pour ne pas dire ordonner au gouvernement canadien de l’arrêter, ce qu’ont naturellement fait Trudeau et Freeland en bons pantins qu’ils sont. Aucun autre pays sérieux, à part peut-être Israël et le Brésil, ne se serait abaisser à commettre ce geste illégal en regard du droit international : «Meng Wanzhou a été arrêtée à Vancouver à la demande de la justice américaine. La dirigeante de la firme Huawei accusée de «fraude» (Le Journal de Montréal, 8 décembre 2018). Je le répète, la dirigeante chi noise n’a rien commis d’illégal. C’est un simulacre de justice. Et madame Freeland, toujours égale à elle-même, qui vient nous dire l’importance d’appliquer la «primauté» du droit. Du droit des États-Unis de faire la loi partout dans le monde.

Il aurait été préférable d’arrêter Bush junior

En 2011, le Canada, alors gouverné par Stephen Harper, aurait dû plutôt faire ceci : «Amnistie internationale demande au Canada d’arrêter George W. Bush pour crime de guerre et torture» (La Presse, 13 octobre 2011). Bush, Rumsfeld, Cheney, Rice et cie, voilà de vrais criminels qui devraient être en prison.

Voici une brève énumération d’autres cas où le Canada a fait preuve de servitude politique face aux États-Unis.

Le Canada fidèlement soumis et content de l’être

En 2018, Trump traite des pays Africains et Haïti de merdique. Naturellement, plusieurs pays sérieux l’ont dénoncé… sauf le Canada : ««Pays de merde» : Trudeau refuse de critique Trump» (Le Journal de Montréal, 12 janvier 2018).

Taxer GAFAM

Plusieurs pays dans le monde veulent, avec raison, que les monopoles américains Google, Facebook, Twitter, Amazon et compagnie paient leur juste part d’impôts dans les juridictions où ils font affaire et encaissent des milliards de dollars en revenus. Mais pas le Canada, qui ne veut pas déplaire à son patron : «Ottawa frileux à taxer les géants du web. La réaction des É-U sème l’inquiétude» (Le Journal de Montréal, 9 septembre 2019).

Trump se retire unilatéralement de l’OMS

Au mois de mai 2020, Trump s’est retiré de l’Organisation mondiale de la santé, et a ainsi mis fin à sa contribution. Nombreux ont été les chefs d’État qui ont condamné ce geste honteux sauf, bien évidemment, notre premier ministre : «Trudeau évite de commenter la suspension de la contribution américaine (et de son retrait) à l’OMS» (Radio-Canada, 15 avril 2020). Aussi, Donald accuse l’OMS d’être trop pro-chinois. Il est bien d’être pro-américain mais pas pro-chinois.

Trump déménage l’ambassade à Jérusalem

Grand fournisseur d’armes et de fric à Israël, les États-Unis décident, contrairement aux autres pays, sauf le Brésil et le Guatemala, de transférer illégalement, selon les conventions internationales, son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Geste évidemment condamné par plusieurs pays sauf son adjuvant : «L’ONU condamne les États-Unis. Le Canada s’abstient de s’exprimer lors du vote» (Le Devoir, 22 décembre 2017).

Et en vrac

Pour ne pas irriter son maître : «Le rapprochement entre Ottawa et Téhéran sur la glace» (Le Devoir, 9 mai 2018). Et pour faire comme les States, supposément en raison de son méchant traitement de l’Ukraine (le pays d’origine des parents de madame Freeland) : «Le Canada (comme les É-U) impose d’autres sanctions contre des individus et entités de la Russie» (15 mars 2019). Vraiment le comportement du Canada n’est pas seulement risible mais gênant et inadmissible. Il est le «rubber stamp» des É-U.

Et pour lui faire plaisir encore plus, rien de mieux que de faire comme lui : «Trudeau prévient du risque d’ingérence russe dans les élections canadiennes» et aussi «Le Canada fermement opposé à un retour de la Russie au sein du G-7» (Le Journal de Montréal, 5 avril 2019 et Radio-Canada, 22 août 2019). Jamais les States ne se sont ingérés ailleurs dans le monde…

En 2018, Israël tue 52 personnes à Gaza, comme il le fait régulièrement en Cisjordanie, et «L’ONU accuse Israël de possibles crimes contre l’humanité à Gaza» (Le Devoir, 1er mars 2019). Mais pour le Canada et les États-Unis, Israël n’a jamais tort et les coupables sont toujours les Palestinien et d’autres du même genre : «Violences à Gaza : le Canada (et Freeland) condamne l’implication du Hamas» (Le Journal de Montréal, 14 mai 2018).

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