Pour des sanctions fortes envers Israël

Ce n’est pas d’être antisémite que de vouloir un embargo

L’Occident, incluant le Canada, doit arrêter de se comporter en lâche et en hypocrite, lui qui a la gachette facile pour imposer de criminels embargos au Venezuela, à l’Iran, à la Corée du Nord et comme celui qu’il a fait pour l’Irak et la Lybie mais jamais contre Israël, malgré les crimes commis et l’invasion régulière de la Palestine. Il ne fait que critiquer Israël pour la forme, et rien de plus. En agissant de la sorte, l’Occident se fait complice de ces atrocités et de ces gestes carrément illégaux. Pas touche à Israël, qui est notre ami et notre allié alors que l’Occident était favorable à l’invasion militaire de l’Irak par les Américains qui a tué des millions d’enfants et d’adultes. Tous les arguments et preuves montées formulés par les États-Unis étaient faux, et ils le savaient. Mais vaut mieux varger sur la Russie et la Chine qui sont socialistes alors que les États-Unis sont le summun de la démocratie, de la liberté, de la justice sociale et de l’égalité des chances. Voyons donc, même si les States nous imposent leurs conditions dans les traités de soi-disant libre-échange et qu’ils contrôlent économiquement le Canada, ce sont des amis et des alliés eux aussi. L’Occident défend la pseudo-démocratie à Hong Kong mais s’accommode bien de la dictature en Arabie saoudite, aux Émirats arabes, au Koweït, en Égypte, au Moyen-Orient, etc. Très curieux, ou comme ils disent au pays de l’Oncle Sam, «very curious».

L’arrestation loufoque de Meng Wanzhou de Huawei

On a atteint le fond du baril de la servitude lorsqu’on a arrêté au Canada, à la demande de notre maître, la dirigeante de Huawei sous prétexte qu’elle a désobéi à une loi américaine qui interdit de transiger avec l’Iran. Comme vous le savez, les lois américaines ont toujours une portée universelle mais eux ne sont pas soumis à aucune loi étrangère ou internationale. Et Justin Trudeau qui vient nous dire sans rire, tout comme les déchainés chroniqueurs endoctrinés du Journal de Montréal, que le Canada s’en est tenu strictement à l’application du droit. Le droit des Américains de faire la loi partout dans le monde. Une chance qu’il y a des pays comme la Chine et la Russie, ainsi que des pays courageux comme l’Iran, le Venezuela et Cuba pour leur tenir tête. Comme le populaire républicain conservateur Mitt Romney l’a dit : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent le monde» (La Presse, 8 octobre 2011).

Il y a les élus et le peuple américain

Ce n’est pas d’hier qu’Israël bafoue les droits légitimes des Palestiniens. En fouillant dans mes vieux articles de journaux, j’ai trouvé ce texte publié dans La Presse du 14 avril 2002 : «Une majorité d’Américains (60%) favoriseraient des sanctions contre Israël». Et la majorité serait encore plus grande au Canada et dans beaucoup d’autres pays occidentaux.

Alors si on vit en démocratie, pourquoi nos élus s’obstinent-ils à ne jamais sanctionner Israël? Je vous le demande. Et si on tenait à cet effet un référendum? Pourquoi nos gouvernements sont-ils aussi pleutres envers Israël? C’est en partie parce que les Juifs établis au Canada, aux États-Unis, en France, etc. sont très puissants, immensément riches, sont élus au Parlement et financent plusieurs organismes, que l’on ose appeler des organisations non gouvernementales (ONG), qui font intensément dans la pression et dans le lobbying. Ce n’est pas le cas pour les Palestiniens laissés à eux-mêmes, comme les Rohingyas, les Haïtiens, etc.

Il faut arrêter ces crimes tolérés à l’international

Juste à consulter mes vieux articles de journaux remontant à 2002, je me suis tout dit que ça ne se peut pas que non seulement on n’a pas arrêté ces tueries et ces invasions de la part d’Israël, mais que c’est chaque jour de pire en pis. Tenez mes amis, lisez juste le titre de ces articles et vous allez voir que j’ai raison de m’indigner :

  • «Kofi Annan (alors secrétaire général de l’ONU) accuse Israël de provoquer une crise humanitaire en Palestine» (Le Journal de Montréal, 11 avril 2002). Mais l’Occident n’a absolument rien fait, plus intéressé par la crise humanitaire à Hong Kong et en Crimée.

Loin d’arrêter les folies meurtrières d’Israël, quelques jours après cette dénonciation de son secrétaire général : «L’ONU condamne les «tueries massives» de Tsahal (en Palestine)» (La Presse, 16 avril 2002). La France, l’Espagne, la Suède et d’autres ont appuyé cette résolution alors que le Canada a voté contre et les États-Unis n’ont pas osé participer au scrutin.

Ce n’est pas l’ONU qui va arrêter les excès d’Israël, qui peut compter depuis toujours sur l’appui indéfectible des États-Unis et de son valet, le Canada : «Israël défie l’ONU et poursuit le siège à Ramallah (en Palestine)» (La Presse, 25 septembre 2002). Et que le party continue. Pour le Canada et les States, l’enfer c’est l’Iran et la Syrie, surtout pas Israël.

Clinton, Obama, Trump : du pareil au même

Bill Clinton et Barack Obama n’ont pas fait mieux que Donald Trump. Même que la douce moitié de Bill a largué ce beau geste de fraternité : «Hillary Clinton exprime sa solidarité avec Israël» (Le Journal de Montréal, 25 février 2002). Trop touchant, voilà que je pleure. Pour les Clinton, Trump, Trudeau et Harper, Israël ne fait que légitimement se défendre face aux agressions répétées des Palestiniens et entre autres, de leur ancien président Yasser Arafat.

Si seulement les Palestiniens se soumettaient docilement? Et Trump qui enfonce encore le clou en proposant récemment aux Palestiniens un supposé «plan de paix» avec Israël. Une vraie honte.

Un ami c’est un ami

En 2016, Barack Obama, un autre hypocrite, a consenti une aide militaire, qui s’apparente à une aide humanitaire, à Israël d’un minuscule 38 milliards de dollars US : «Washington accorde une aide militaire record à Israël» (Le Devoir, 15 septembre 2016). Ah qu’il fait bon d’avoir de tels amis, qui sont tout le contraire des méchants Russes et des vilains Chinois, communistes en plus de ça, n’oubliez pas ça dans vos prières. Israël avait peut-être la solution pour régler le problème : «Israël n’exclut plus de tuer Arafat» (La Presse, 15 septembre 2003). Et Hillary «strikes again» : «Hillary Clinton, avec Bush et Israël» (La Presse, 19 juillet 2007).

Au diable l’ONU

Et les tueries massives se sont naturellement poursuivies comme en 2009 : «Résolution de l’ONU. Israël rejette l’appel à la trêve. Au moins 800 Palestiniens (juste ça!) ont été tués en (seulement) deux semaines» (Le Journal de Montréal, 10 janvier 2009). Bien évidemment, Israël a reçu la bénédiction de l’Oncle Sam et prenant la défense d’Israël, l’ex-secrétaire américaine sous le gouvernement de George W. Bush, l’exécrable Condoleezza Rice qui est venu nous dire pour défendre les massacres d’Israël : «Difficile d’épargner les civils» (Le Journal de Montréal, 10 janvier 2009). C’est malheureux mais les civils n’avaient seulement à ne pas être là. Et puis, après tout, ce ne sont pas des Américains qui ont été tués, ce sont juste des enfants et des adultes palestiniens. Il ne faut pas faire tout un plat pour si peu, n’est-ce pas?

Au prochain texte pour la suite palpitante du combat héroïque d’Israël contre le mal

Sur ordre de mon thérapeute, je termine par quelques drôles afin de se dérider un peu.

  • La première émane du charmant Stephen Harper :

«Critiquer Israël est antisémite, selon Stephen Harper» (Le Journal de Montréal, 21 janvier 2014). Ouin, j’aurais pas dû critiquer, même si ce n’est pas d’être contre les juifs et Israël de dire la vérité toute crue.

  • Une autre du parti conservateur et de Stephen :

«Ottawa (PC) veut «éduquer» les jeunes Palestiniens» (Le Devoir, 17 janvier 2014). Les éduquer à se soumettre au plus vite afin de ramener la paix et la démocratie dans la région.

  • Qui se tient ensemble se ressemble que dit le poète : «Le Brésil (de Jair Bolsonaro) et Israël saluent leur nouvelle fraternité» (Le Devoir, 29 décembre 2018).
  • Et la meilleure pour la fin revient au secrétaire d’État américain de Donald Trump, Mike Pompeo, une personne aussi détestable que Dick Cheney et Donald Rumfeld, sous Bush Jr. : «Les colonies israéliennes (en Cisjordanie) conformes au droit international selon Washington» (Radio-Canada, 18 novembre 2018). Ce n’est pas ce que dit la haute-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme : «Le projet israélien d’annexion de la Cisjordanie est «illégal» selon Michelle Bachelet» (Le Devoir, 30 juin 2020).

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