Comment peut-on voter républicain et pour Trump?

In this July 17, 2019, photo, President Donald Trump arrives to speak at a campaign rally at Williams Arena in Greenville, N.C. (AP Photo/Carolyn Kaster)

Trump : grossier, menteur, erratique, etc.

Ça me dépasse et ça me fait peur pour la paix aux États-Unis et dans le monde, lorsque j’ai vu le 3 novembre dernier qu’environ la moitié des électeurs aux États-Unis a voté pour Donald Trump. Ces gens devraient avoir honte. Mais, que voulez-vous, aux States, les pro-vie, les adeptes des armes à feu, les anti-immigration, les racistes, les opposants au mariage gai, les fans de l’individualisme et du moins d’État et moins de services publics, les partisans de la charité privée, les intégristes favorables à l’hégémonie et à l’impérialisme américains dans le monde, les évangélistes chrétiens rigoristes qui cultivent la haine des socialistes et qui font peur aux gens avec les prétendus communistes démocrates qui vont brimer leur liberté, les ignorants crasses, etc., votent tous en bloc pour les républicains et pour Donald Trump, même si plusieurs dans ce groupe hétéroclite n’ont aucune affinité entre eux.  Ils se définissent comme des patriotes qui veulent redonner, en vain, aux États-Unis, leur lustre et leur puissance dominante dans le monde qui s’estompent irrémédiablement et inexorablement. Ce sont des adeptes du chacun pour soi et de l’intérêt particulier. Ils ne veulent rien savoir du bien commun. La notion de «société» est pour eux une vue de l’esprit comme le disait l’ex-première ministre anglaise Margaret Thatcher. On ne parle pas ici de populisme ou de rejet des élites, on parle de cons matérialistes et individualistes à l’état pur.

Prenons juste quelques récentes déclarations de Donald

Voulez-vous me dire comment quelqu’un de censé, et le moindrement conscientisé, peut voter pour un tel énergumène à titre de président de la plus grande puissance du monde, après qu’il eut largué de telles insanités, faussetés et inepties? Retenons-en seulement quelques-unes, comme celles-ci :

  • «Donald Trump ironise sur le faible QI de Joe Biden» (La Presse, 18 mars 2019). À la fois stupide et impoli de tenir de tels propos sur son adversaire démocrate. Indigne d’un dirigeant d’État;
  • Si Joe Biden n’est pas une lumière, Donald, très imbu de sa personne, «se qualifie de génie très stable» et dit : «J’ai tendance à avoir raison» (Le Journal de Montréal, 6 janvier 2018 et 24 mars 2017). Un homme instable et dangereux que je vous dis, et pas seulement pour les Américains.

Quatre perles larguées par Donald

Juste pour vous, quatre de mes préférés qui dépeignent le monsieur dans toute sa splendeur. Vous allez rire, même si c’est dramatique :

  • «Trump suggère de bombarder les ouragans (et l’Iran)» (Le Journal de Montréal, 25 août 2019);
  • «Trump balaie les inquiétudes sur le climat : ça finira par se refroidir» (Le Journal de Montréal, 14 septembre 2020);
  • Le virus (COVID-19) finira par disparaître : Donald Trump persiste et signe» (Le Journal de Montréal, 19 juillet 2020);
  • «Combattre le coronavirus avec du désinfectant» (Le Journal de Montréal, 24 avril 2020).

Comment dialoguer avec un tel individu? La solution passe plutôt par l’éducation dans les écoles publiques.

Trump est le seul qui cache le montant de ses impôts

Au Québec, au Canada, aux États-Unis et ailleurs en Occident, les politiciens publient toujours leurs plus récentes déclarations d’impôts sur le revenu et les montants payés, par souci de transparence et d’honnêteté. Mais pas Donald. C’est plus que suspect, c’est malhonnête. Vous, oui vous, vous voteriez pour un tel individu à la tête de votre pays? Son refus catégorique de dévoiler le montant de ses impôts payés dénote un comportement hypocrite. Comment alors faire confiance à un tel individu? Il faut toutefois comprendre son refus : «Trump n’a pas payé d’impôts fédéraux pendant une décennie (même s’il est milliardaire), et 750$ US l’année de son élection en 2016, révèle le New York Times» (Le Devoir, 28 septembre 2020).

Quant à son gendre Jared Kushner, il a élaboré un plan dit de «paix» par lequel il exige que les Palestiniens se soumettent à la mainmise d’Israël et des États-Unis sur leur propre territoire. Tel beau-père tel gendre, que dit le poète inconnu : «Kushner aurait éludé l’impôt pendant des années» (Le Devoir, 15 octobre 2018). Et pour son brillant vice-président Mike Pence, il «compare Trump à Martin Luther King», tout bonnement. Tel président, tel vice-président, que le poète, qui a de la suite dans les idées, dit encore. Martin Luther King doit se retourner dans sa tombe.

Les États-Unis de Trump : un pays malade

Oui, un pays capoté, encore plus quand on lit ceci : «COVID-19 : la vente d’arme à feu jugée essentielle aux États-Unis» (Le Journal de Montréal, 29 mars 2020). Peut-être que je devrais arrêter de parler en mal de Donald, puisque les États-Unis sont, pour certains élus d’ici, plus que nos alliés et amis, ils sont nos maîtres qui nous imposent leur volonté. On l’a vu dernièrement lors de la réouverture forcée du traité de libre-échange États-Unis, Canada et Mexique (ALENA). Les States ont imposé leurs conditions.

Veuillez m’excuser mais celle-là est trop drôle pour ne pas la partager avec vous : «Trump vante l’effet dissuasif d’enseignants armés dans les écoles» (Le Journal de Montréal, 22 février 2018). Mais, Donald n’a pas toujours tort : «Trump n’assistera pas à l’ennuyeux dîner des correspondants (journalistes) de la Maison Blanche» (Le Journal de Montréal, 5 avril 2019). On le comprend. Ben non, Donald ne parle pas toujours en mal de la Chine : «Traffic de drogue : Trump vante le recours à la peine de mort en Chine» (Le Journal de Montréal, 15 février 2019).

Les évangélistes et Dieu

C’est un fait connu que les States ont toujours voulu diriger le monde. Voilà pourquoi ils n’ont jamais toléré la présence de la Russie insoumise et de la montée en puissance de la Chine. Aie, quand l’ex-candidat républicain à la présidence des États-Unis aux élections générales de 2012 (heureusement battu par Barack Obama), monsieur Mitt Romney, déclare ceci le plus naturellement du monde, ça veut tout dire sur l’état d’esprit véritable d’un tel pays : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent le monde» (La Presse, 8 octobre 2011). Ça c’est le prétendant républicain à la présidence des États-Unis qui pense comme ça. Et son ex-ministre de l’Énergie, Rick Perry, d’en ajouter une couche : «Trump a été choisi par Dieu, affirme l’un de ses ministres» (Le Journal de Montréal, 25 novembre 2019). Un grand pays où il y a malheureusement trop de cinglés, de gens dangereux et trop de preachers, plus genre commis-voyageurs que de véritables religieux.

Une chance qu’on a la Russie et la Chine

Encore plus après les dernières élections tenues au mois de novembre 2020, vous allez convenir avec moi qu’une chance qu’on a la Russie et la Chine pour faire contrepoids à l’hégémonie et à l’impérialisme américains. Sinon, ça fait longtemps qu’ils auraient attaqué et envahi des pays «récalcitrants» comme le Venezuela, l’Iran et la Syrie. Le Canada et le Québec doivent, au nom de l’intérêt national et de notre sécurité nationale, prendre ses distances de l’Oncle Sam et se rapprocher de la Russie et de la Chine, plutôt que de les «blaster» continuellement à la demande de nos maîtres américains, comme le fait l’Ukrainienne, pardon la Canadienne, Chrystia Freeland.

Les sondeurs et les experts

Les démocrates étaient largement en avance, plus de 12 points de pourcentage que nous claironnaient les sondeurs. L’élection de Joe Biden n’était qu’une formalité qu’ils disaient. De vrais bouffons qui se méconnaissent et qui jouent toujours au savant. Non seulement ils sont incapables de prévoir, mais ils peinent à expliquer convenablement le passé et le présent. C’était hilarant de voir ces spécialistes patiner et faire comme si de rien était. Au début de la soirée, Trump menait et voilà qu’ils énuméraient les erreurs de Biden. En fin de soirée, quand Biden reprenait de l’avance, ils se sont virés sur un trente sous en énonçant cette fois les bons coups de Biden.

États-Unis : les référendums, un exemple à suivre

En terminant, je voudrais féliciter les États-Unis qui ont implanté les concepts de référendums par lesquels ce sont les gens qui décident sur les politiques à appliquer sur de grands sujets, tant sociaux qu’économiques, et non les élus. Aux élections, on ne vote pas seulement pour le choix de politiciens, mais sur plein de choses importantes. Voilà un bel exemple sur comment concrétiser le modèle démocratique où c’est le peuple qui est souverain et qui décide. On devrait importer ce principe démocratique des référendums au Québec et au Canada. Pas sûr que les mesures d’austérité du PLQ de Charest et de Couillard auraient passé le test avec de tels référendums. Qu’en pensez-vous?

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