Trump et Bush : Appauvrir les pauvres pour mieux enrichir les riches

Les républicains : des radicaux de droite

Comme Stephen Herper, Maxime Bernier et Andrew Scheer l’étaient au Parti conservateur du Canada, Jean Charest et Philippe Couillard au Parti libéral du Québec et, ne l’oublions point – il n’aimerait pas être en reste – Mario Dumont lorsqu’il était chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), George W. Bush, Donald Trump et les républicains sont des radicaux de droite au service de la classe dominante. En plus, Bush junior est un criminel qui devrait être en prison à perpétuité pour avoir envahi militairement l’Irak en mentant et assassiné des millions de personnes, dont au moins 500 000 bébés et enfants. Après, on se demande ce qui a engendré la création de l’État islamiste et des djihadistes. Naturellement, ces politiciens de droite voient des socialistes partout. Pour Trump, un système de santé public, comme il y en a partout en Occident, relève du socialisme : «Donald Trump critique le système de santé socialiste du Canada» et «Trump s’attaque au système de santé public (donc socialiste) britannique» (Le Journal de Montréal, 14 octobre et 6 février 2018). Ceux qui votent républicains sont soit des égoïstes, soit des ignorants qui font semblant de voter contre les élites alors que Trump a nommé plusieurs milliardaires à titre de ministres ou de conseillers. Donald est bien mal placé pour parler contre les élites et les radicaux.

S’attaquer en priorité aux pauvres et à la classe moyenne

Comme les conservateurs et l’ADQ de Mario Dumont, Trump et les républicains s’attaquent toujours aux moins favorisés afin d’en donner plus aux nantis et «investir» davantage dans le militaire. Ils nient même l’existence de la pauvreté aux États-Unis, comme l’ex-ministre trumpiste du département de l’Habitation, qui est censé fournir des logements sociaux aux individus à revenus modestes, monsieur Ben Carson, un gars du peuple, qui a affirmé sereinement que : «la pauvreté est dans une large mesure un état d’esprit» (Le Devoir, 27 mai 2017. Éditorial de Guy Taillefer). Peut-être que la pauvreté est un fantasme aux States, mais ça n’enlève pas que : «50 millions de foyers américains ont des revenus d’emploi insuffisants pour satisfaire leurs besoins essentiels» (Le Journal de Montréal, 21 mai 2018). On appelle ça des «working poors» à qui Donald avait fait plein de promesses mensongères afin de se faire élire.

C’est ça la vraie nature de Donald Trump : «Donald Trump promet l’équilibre budgétaire (alors qu’au contraire il l’a amplifié) en réduisant les programmes sociaux (déjà maigrichons aux États-Unis)» et «Le budget Trump sabre l’aide sociale et augmente les dépenses militaires» (Le Journal de Montréal, 23 mai 2017). Le comble du «brainwashage» c’est de voir des démunis qui ont continué à voter pour cet énergumène. On appelle ça l’asservissement volontaire.

Réduire les programmes sociaux comme dans…

En 2017, l’administration Trump a coupé les bons de nourriture (food stamps) à 3 millions de pauvres sur les 36 millions qui en recevaient (Business Week, 29 juillet 2019). Oui, aux États-Unis on distribue, pour encore plus les humilier, des bons de nourriture aux démunis. Il a aussi supprimé l’aide aux élèves démunis, qu’il jugeait inefficace selon ses propres normes et schèmes de valeurs : «La Maison-Blanche supprime l’aide aux élèves démunis» (La Presse, 16 mars 2017). Un autre qui mériterait la prison. En pendant qu’il distribuait des milliards de dollars en baisses d’impôt sur le revenu aux compagnies et aux richards, «Donald a refusé aux deux millions d’employés du gouvernement fédéral une modeste augmentation de salaire d’environ 2%» (Le Journal de Montréal, 1er septembre 2018. Chronique de Loïc Tassé).

Bien évidemment, Trump et ses mercenaires républicains s’en sont pris aux syndicats et aux travailleurs syndiqués à plusieurs reprises, comme dans ce cas : «États-Unis. Recul majeur pour les syndicats américains. Les cotisations (formule Rand) violent la constitution, décide la Cour suprême (qu’il a paqueté de fidèles adeptes)» (Le Devoir, 28 juin 2018). C’est pour redonner la liberté au travailleur de cotiser ou pas à son syndicat afin qu’il puisse lui-même négocier ses conditions de travail avec ses boss. En somme, Donald et sa milice républicaine, comme l’avait fait d’ailleurs Bush junior, ont coupé dans tous les programmes sociaux et dans les aides aux familles démunies afin de plus investir dans le militaire et de verser plus d’aide gouvernementale aux pétrolières, aux gros agriculteurs et fermiers (afin de s’assurer du vote des États ruraux), aux industries aéronautique (Boeing par exemple) et automobile, etc.

Démolir le peu de santé publique

Les États-Unis ont le système de santé le plus privatisé du monde occidental. Les hôpitaux et les cliniques médicales sont souvent des multinationales cotées à la Bourse. La santé est un bien et un service comme les autres qu’il faut livrer au marché capitaliste. Allô suprématie du privé et bienfaits de la concurrence alors que le système de santé privée des États-Unis est de loin le plus coûteux en Occident et qui laisse environ 40 millions d’Américains sur la paille sans aucune couverture d’assurance santé quelconque. Voilà pourquoi chez l’Oncle Sam les factures de la santé privée représente l’une des principales causes de faillites individuelles, comme aussi pour les millions de diplômés universitaires incapables de rembourser leur prêt étudiant occasionné par des frais de scolarité exorbitants.

Barack Obama avait un tant soit peu amené de l’aide aux Américains non assurés et a essayé de faire baisser les lourdes primes d’assurance privée en introduisant son «Obamacare». Mais pour les croisés et les légionnaires républicains, cela, comme la présence de syndicats, portait atteinte à la liberté individuelle et à leur conception étriquée de l’égalité des chances. Alors pour Donald : «L’Obamacare est mort, selon Donald Trump» (Le Devoir, 17 octobre 2017). Abolir l’Obamacare, même si le résultat produisait ceci : «24 millions d’assurés en moins avec Trumpcare. Un rapport gouvernemental met en garde contre le projet de réforme de santé» (Le Journal de Montréal, 14 mars 2017). L’importance de nommer ses juges préférés partout, ça donne ça : «Le gouvernement américain (de Trump) demande à la (on devrait remplacer «la» par «ça») Cour suprême d’abroger Obamacare» (Le Devoir, 27 juin 2020). Après on vient nous parler comme au Canada de l’État de droit qui lui est une véritable vue de l’esprit.

Aider les riches par des baisses d’impôts

Les baisses d’impôts sur le revenu profitent principalement et surtout aux riches. Voilà pourquoi le patronat y est toujours favorable. Et baisse d’impôts et de taxes rime avec moins d’impôts, moins de services publics et de programmes sociaux et donc plus de privatisations, même dans les domaines de la santé, de l’éducation, des garderies, de l’aide gouvernementale aux démunis qu’il faut remplacer par la charité privée, etc. Moins d’impôts va de pair avec augmentation des inégalités économiques.

Alors, pour le supposé représentant du monde ordinaire et le prétendu combattant des élites, du moins en théorie, il fallait à tout prix promulguer de nouvelles lois fiscales : «Trump et les républicains (de serviles serviteurs) lancent leur projet de baisse historique des impôts» et aussi «Les baisses d’impôt promises par Trump profiteront aux riches» (Le Devoir, 28 septembre 2017 et le Journal de Montréal, 12 octobre 2016). Tellement inéquitables ces réductions d’impôts sur le revenu au niveau social et sur le plan économique que même le Fonds monétaire international les ont condamnées : «La réponse fiscale de Trump inquiète le FMI» (La Presse, 19 avril 2017).

Comme toujours, ces baisses d’impôts ont surtout servi aux entreprises à verser plus de dividendes à leurs actionnaires et à racheter leurs actions plutôt qu’à investir et à augmenter le salaire de leurs employés ordinaires : «États-Unis, les patrons américains acclament la politique économique de Trump. Le seul hic : les intentions d’embauche (et d’investissements) sont tièdes» (Le Devoir, 6 décembre 2017). À qui a profité le crime que vous me demander?: «Trump enflamme la bourse» et «Une clôture record pour le Dow Jones à Wall Street» (Le Journal de Montréal, 2 mars et Le Devoir, 3 août 2017).

Idem pour l’autre extrémiste du nom de Bush Jr.

«Le gouvernement républicain de George W. Bush a approuvé des réductions d’impôts de plus de 500 milliards$ US pour 1% des contribuables. Pour financer ces cadeaux aux Américains les plus riches, les leaders du Congrès planifient des coupes de 475 milliards$ US dans des programmes vitaux pour les 99% restants de la population» (Éditorial. The New York Times, 25 mars 2003 et rapporté dans Les Affaires du 29 mars 2003). Tellement pitoyable comme politique fiscale que : «Les Prix Nobel se mobilisent. Dix lauréats (dont Joseph Stiglizt) et 400 économistes partent en guerre contre le plan économique de Bush» (Le Devoir, 11 février 2003). Et comme toujours : «Marchés boursiers. Le plan Bush de réductions d’impôts est bien accueilli» (Le Devoir, 24 mai 2003).   

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