Les «fake news» du Devoir sur la Chine

Trois longs articles méchants dans la même journée : quand trop c’est comme pas assez

Ça continue le travail acharné de désinformation et de propagande continuel de nos médias à l’endroit de pays formant le nouvel axe du mal : Chine, Russie, Iran, Venezuela et autres. Et nos organes de presse n’y vont pas par quatre chemins, croyez-moi. Ainsi, le 6 mars 2021, quel ne fut pas mon étonnement de retrouver trois longs articles très négatifs publiés la même journée dans le très sérieux journal Le Devoir :

  • «Environnement. La Chine présente un plan évasif (contrairement, je suppose, au Canada et aux États-Unis qui eux ont un plan à la fois risible et hypocrite) pour réduire ses émissions de CO2 (Le Québec en a un mais pour les augmenter)»;
  • «Coronavirus. L’OMS promet de la transparence sur son enquête en Chine» (Pourquoi ne pas enquêter chez l’Oncle Sam?).

Et enfin, le dernier article, d’une pleine longue page qui, seulement par la lecture du titre, m’a fait sursauter : «Chine. Casser la société ouïgoure par le travail et le déplacement forcés. Un rapport (un rapport à la fois parlé et écrit) du chercheur Adrian Zeng sur une enquête d’universitaires chinois, montre le caractère coercitif du transfert de main d’œuvre des compagnies du Xinjiang vers les usines». Lisez ce texte et vous allez vite convenir avec moi qu’il constitue un vrai pamphlet de désinformation et de propagande. L’important est de cultiver la haine à tout prix et par tous les moyens de la Chine dite communiste.

Allô rigueur, professionnalisme et indépendance journalistique

Afin de tromper et d’aliéner les lecteurs et les auditeurs, les médias d’information occidentaux procèdent toujours de la même façon hypocrite. Par exemple, le lecteur qui voit dans le titre de l’article que l’on qualifie allègrement Adrian Zeng de «chercheur» se dit que ça doit être quelqu’un de sérieux et d’objectif qui connait son affaire. Il en est de même lorsque nos médias nous présentent leurs personnes interviewées avec soins qu’ils qualifient «d’experts» ou de «spécialistes». Bien souvent, il n’en est rien. Pour le «chercheur» Adrian Zeng, Le Devoir avait l’obligation de nous mentionner à quelle institution ou université le monsieur était rattaché. En fait, les termes «chercheur», «journaliste» et «enquêteur» sont flous et ne veulent rien dire. Tout le monde peut s’autoproclamer chercheur, journaliste et enquêteur dits indépendants. Mon cousin est journaliste car il écrit une fois par mois à sa mère pour lui demander de l’argent. Je cherche un numéro de téléphone dans le bottin et me voilà chercheur!

Mon neveu est aussi un chercheur

Mon neveu Ronald a fouillé pour moi sur Internet et a pu savoir que ledit «chercheur» a quitté, il y a une couple d’années, l’Allemagne, car il a dit qu’il craignait pour la sécurité de sa famille. La sécurité de sa famille en Allemagne, pas en Arabie saoudite! Il s’est alors «réfugié» (a-t-il demandé l’asile politique?) dans l’État du Minnesota aux États-Unis, où il se sent protégé, surtout qu’il a développé des liens étroits et lucratifs avec la CIA (Central Intelligence Agency). Déjà, ça ne fait pas sérieux. Au Devoir, les journalistes auraient dû faire un rapide travail de recherche sur Internet avant de publier un article qui accuse carrément la Chine de génocide et de crime contre l’humanité. À moins que…

Pas besoin d’aller en Chine, les médias suffisent au «chercheur»

Comme d’habitude, ledit «chercheur» n’est pas allé en Chine mais a : «pour son analyse, Adrian Zeng a basé ses conclusions sur de simples sources (ses sources à lui qu’il sélectionne et interprète à sa façon) chinoises accessibles en ligne», ce qui fait très scientifique. Il faut arrêter de rire du monde. Il s’appuie sur une enquête de trois supposés universitaires chinois (qu’il n’a jamais rencontrés) publiée en décembre 2019 sur le site Internet de l’Université de Nankai, qu’il a évidemment décortiquée à sa façon. Bien sûr, trois universitaires chinois qui ont supposément dénigré leur pays sur Internet. Si oui, sont-ils encore professeurs en Chine? Peut-être qu’ils sont rendus dans des camp de travail forcé avec les ouïgours?

La fondation Jamestown : loin de prêcher pour la paix

Pour vous tromper et pour vous mentir, le patronat, les politiciens et les médias occidentaux vont souvent citer comme sources très fiables et objectives les dires et les écrits de «fondation», «d’ONG-organisations non gouvernementales», «d’OSBL-organisations sans but lucratif» et autres. Une fondation ou une ONG, ça fait tellement humanitaire, charitable et démocratique, même si ces patentes ont été créées par des pays ou des milliardaires occidentaux, justement dans le but de maquiller les faits et pour faire avancer leurs propres causes. Le truc est vieux comme le monde mais encore pertinent et valable pour nos médias. Il se trouve que le rapport du chercheur «dépendant» Adrian Zeng, exilé aux States, a été publié, que nous dit textuellement l’article du Devoir, par la Fondation Jamestown. Afin d’en savoir un peu plus sur ladite fondation, j’ai encore demandé à mon neveu Ronald, «chercheur», d’aller vérifier sur Internet. Attachez bien votre tuque : la fondation Jamestown a été créé aux États-Unis (elle est basée à Washington) par la CIA et par ses prête-noms. Ses sujets d’intérêt sont la Chine, la Russie et le terrorisme international (mais pas celui pratiqué par les USA). Imaginez, le tout-en-guerre qui a milité farouchement pour l’invasion militaire de l’Irak et autres pays, Dick Cheney, ex-ministre influent de George W. Bush, a été administrateur de cette organisation «philanthropique» américaine qui se bat pour la démocratie et la liberté dans le monde.

De la complicité journalistique?

C’est grave que Le Devoir et d’autres fondent de graves accusations contre la Chine sur des affaires et des rapports publiés dans de telles fondations et émanant de tels chercheurs. Il me semble encore une fois que les journalistes «professionnels» du Devoir auraient dû prendre quelques minutes pour vérifier la nature exacte de la fondation Jamestown. Un incroyable travail de journalisme pitoyable et biaisé. Cela n’a aucun sens de semer ainsi la haine de nos sœurs et frères chinois, irakiens, cubains, iraniens, etc. de la sorte.

Une immigrée chinoise vivant en Turquie

C’est tellement pathétique qu’il faut quand même en rire. Le long article du Devoir commence, comme pièce de résistance, par les dires d’une transfuge chinoise exilée et vivant à Istanbul en Turquie qui décrit «objectivement» les souffrances terribles subies par sa grande sœur ouïgoure en Chine. Dans mon jeune temps, nos médias parlaient plutôt du travail forcé de certains russes en Sibérie. Oui, les Rohingyas musulmans de Birmanie (Myanmar), au nombre de 900 000, ont eux été assassinés, violés et chassés de leur propre pays et vivent depuis trois ans dans des camps insalubres au Bengladesh (ils ont tout perdu), mais c’est moins grave et moins cruel que ce que les Chinois font supposément comme persécution aux ouïgours musulmans chinois.

La Chine c’est 1,5 milliards d’individus. Je dis bravo au «chercheur» Adrian Zeng, affilié à la CIA, qui a réussi à dénicher, tout à fait par hasard, une Chinoise vivant en Turquie qui assurément nous a dit la vérité, rien que la vérité, sur les atrocités subies par les ouïgours musulmans chinois. Trêve de plaisanterie, j’espère qu’au Devoir on a un peu honte. Le minimum de la décence fait qu’ils devraient s’excuser.

Un article provenant du quotidien français Libération

Le long article anti-chinois paru le 6 mars 2021 dans Le Devoir provient du quotidien français Libération, propriété du multimilliardaire français Patrick Drahi qui affectionne les paradis fiscaux (Guernesey, Luxembourg, Suisse, où il vit d’ailleurs) et qui détient de gros intérêts économiques en Europe et ailleurs dans le domaine des communications (câblodistribution, cellulaire, Internet, etc.). Comme l’oligopole canadien formé de Vidéotron-Bell-Rogers-Telus, monsieur Drahi ne veut absolument pas voir débarquer en Europe des concurrents chinois qui feraient baisser les prix et qui contrecarreraient la bonne entendre prévalant depuis toujours entre les «collègues» canadiens et européens. Puis-je demander aux dirigeants du Devoir (je suis sûr qu’ils vont s’empresser de me répondre) ce qui les a motivé et incité à reproduire un article de Libération et pourquoi celui-ci? Aussitôt que je reçois une réponse du Devoir, je vous la communique.

J’accuse Le Devoir

Oui, j’accuse Le Devoir d’être, comme les autres médias, au service de la classe dominante du 1% composé de leurs propriétaires et de leurs publicitaires et de manquer à leur devoir de nous informer objectivement de façon indépendante. Outils de désinformation et de propagande qu’ils sont au lieu d’être des sources d’information et de conscientisation. À agir de la sorte, nos médias favorisent et alimentent la création de groupes complotistes. Puis-je inviter mes amis du Devoir à lire l’ouvrage du français Maxime Vivas intitulé : «Ouïgours. Pour en finir avec les fake news». Un autre conseil : laissez faire les nouvelles internationales politiques pour plutôt vous concentrer sur les nouvelles royales, comme cet article publié le 8 mars 2021 sur le duc et la duchesse de Sussex : «Confessions royales». Un beau créneau pour vous.

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