Coderre de retour : ah non, pas lui!

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-03-28/montreal/denis-coderre-sera-candidat-a-la-mairie.php

Il prétend avoir changé : vous croyez ça?

Un autre politicien qui essaie de nous endormir au gaz. J’ai changé qu’il a dit. Il n’est plus, selon lui, aussi grossier, impulsif et condescendant, ce dont je doute sérieusement : «Derrière l’image du «nouveau» Coderre» (Le Devoir, 24 mars 2021). Après sa cinglante défaite en 2018 aux mains de Valérie Plante, il a alors quitté son parti politique municipal avec une dette cumulée d’environ 400 000$. Ben voyons donc, comme la starlette Mélanie Joly, pas question pour lui d’être dans l’opposition et de ne pas avoir droit à tous les honneurs qui reviennent à celui qui est le maire et d’être le principal attrait des caméras et des micros. Coderre ne s’est pas déniché une job dans le domaine communautaire mais comme les autres élus, dans le privé, ce qui est plus payant. 

Les vieux clichés du «nouveau» Coderre

Denis Coderre a tellement changé qu’il nous ressort encore et encore la même vieille cassette niaiseuse de politiciens qui ont fait leur temps. Tellement original de l’entendre dire : «Les gens ont besoin d’espoir, ont besoin de fun» (Le Journal de Montréal, 29 mars 2021). Denis Coderre porteur d’espoir et source de plaisir, elle est bien bonne celle-là. Et ça n’est pas fini. Denis nous a largué une autre promesse tellement visionnaire et audacieuse que vous n’avez jamais entendue : «Denis Coderre veut créer de la richesse pour la redistribuer». Ah non, pas encore ces mots vides de sens qui s’assimilent à une insulte à l’intelligence. Denis devrait renouveler ses slogans éculés. Peut-être qu’il va nous dire que la richesse va ruisseler sur le monde ordinaire, selon les préceptes des lois naturelles du marché. Et puis, quant à verser des subventions gouvernementales pour la construction d’un éventuel stade au centre-ville, alors que l’on en a déjà un au parc olympique, il a dit n’importe quoi, comme c’est son habitude : «Pour l’instant, il faut s’assurer que Montréal retrouve ses lettres de noblesse, qu’on redevienne une métropole et qu’on aide les gens à se sortir de la pandémie». Que Montréal redevienne une métropole et retrouve ses lettres de noblesse, comme du temps où il était maire, je suppose? Ça veut dire quoi au juste retrouver ses lettres de noblesse et redevenir une métropole? Absolument rien, que du vent.

Le fiasco de la course de chars électriques dans les rues de Montréal

Même si les gens n’en voulaient pas des courses d’autos électriques (Formule E) et encore moins dans les rues de quartiers à l’est de Montréal, Coderre et ses amis y tenaient. Facile de jouer à l’entrepreneur avec des fonds publics. Résultat : ce flop monumental mis de l’avant sans aucun débat public aura coûté plus de 30 millions de dollars aux contribuables montréalais : «Fiasco de la Formule électrique. Tout pour favoriser Evenko» (Le Journal de Montréal, 29 mai 2018). Que pensez-vous du rapport cinglant de l’inspecteur général de la ville de Montréal qui, en 2018, a conclu en termes très clairs que : «Formule E. Rapport dévastateur du Bureau de l’inspecteur général (BIG) de Montréal. L’administration Coderre a agi au mépris de ses propres règles et en ignorant l’avis de ses services juridiques» (Le Devoir, 29 mai 2018). Denis a toujours raison, comme Donald Trump. Et dans le but de camoufler l’affaire et de continuer à mentir : «Coderre refuse de donner des chiffres sur la Formule E» (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2017). Bravo à l’actuelle mairesse de Montréal d’avoir mis fin à cette folie : «Valérie Plante met fin à la Formule E à Montréal» (Le Devoir, 19 décembre 2017). 

Ah oui, Denis Coderre, se déguisant en écologiste endurci, vantait à tour de bras les vertus écologiques de la course de chars électriques dans les rues de Montréal, même si : «Le maire Coderre possède (pas un, mais…) deux VUS énergivores» (La Presse, 26 juillet 2017). 

Un petit peu de corruption avec ça?

En bon libéral qu’il est : «Un don avant qu’il devienne maire intéresse la police. Denis Coderre a encaissé un chèque (reçu d’un homme d’affaires, Jean Rizzuto) de 25 000$ quand il était député» (Le Journal de Montréal, 3 avril 2017). Pourtant, trois semaines avant que la nouvelle sorte dans les journaux, Denis Coderre, alors maire de Montréal à ce moment, niait catégoriquement avoir reçu un chèque (pas une enveloppe brune) en 2012. Comme excuse plate à ce blanc de mémoire, Coderre a dit que c’était à cause de la prostatite aigue dont il souffrait et qui a fait qu’il ne se rappelait pas tout ce qu’il avait dit (et fait?). Il nous prend pour des imbéciles en plus de ça. 

Le chèque reçu, c’était pour défendre la langue française

Dixit Denis Coderre : «Denis Coderre reconnaît maintenant avoir personnellement encaissé 25 000$ de la part de son ami Jean Rizzuto, mais il soutient que c’était pour une cause noble, celle de la défense de la langue française». L’opportunisme politique prime sur la défense du français à Montréal : «il faut respecter l’ensemble de ses citoyens et offrir des services en anglais, là où le nombre le justifie (c’est-à-dire partout), dit Denis Coderre» (Le Devoir, 31 juillet 2013). Pour Denis Coderre et son parti politique, Équipe Coderre, Montréal est : «Une ville francophone… bilingue» (La Presse, 31 juillet 2013). Pour Denis, il faut que les francophones soient respectueux envers les anglophones et les allophones et qu’ils leur parlent en anglais à Montréal et même partout au Québec. C’est comme ça!

Pour terminer avec la corruption : «Un autre collecteur de fonds du maire de Montréal Denis Coderre a reçu (oh, surprise) un contrat de la Ville» (Le Journal de Montréal, 28 janvier 2016). L’article dit bien… «un autre» collecteur de fonds. Avant Rick Leckner, il y a eu Richard Phaneuf, Michel Dorais, Robert Bouvier, etc. Bah, ces bonnes gens collectaient de l’argent pour une autre cause juste et noble, soit la sienne. 

Le monsieur veut savoir qui parle de lui en tout temps

La Ville de Montréal a dépensé plus de 400 000$ pour demander à des firmes externes de lire les journaux et d’écouter la radio et la télévision afin de savoir ce qu’on disait de Denis Coderre. Que voulez-vous, celui qui se présente comme un gars du peuple (comme tous les populistes d’ailleurs) a un gros égo qu’il veut entretenir à tout prix : «400 000$ en contrats de revue des médias pour la Ville de Montréal (et payés par elle)» (Le Journal de Montréal, 31 octobre 2017). 

250 000$ pour faire rédiger ses précieux discours

Denis adore se faire voir et a une très haute opinion de lui-même. Comme Mélanie Joly du parti libéral du Canada et Mathieu Bock-Côté du Journal de Montréal, Denis Coderre parle beaucoup, souvent pour ne rien dire, et ce sont les contribuables qui doivent payer la note, soit plus de 250 000$ payés par la Ville de Montréal entre 2010 et 2013, pour faire rédiger en français et en anglais (afin de respecter cette minorité si importante en termes de votes) ses discours : «Les paroles du maire Coderre coûtent cher (mais c’est plus que du bonbon) aux Montréalais. Il a dépensé neuf fois plus pour ses discours que ses prédécesseurs» (Le Journal de Montréal, 13 avril 2017). Ça vous tentes-tu vraiment de souffrir sa présence partout pendant quatre autres années et d’endurer le déballage quotidien de son verbiage?

Denis ne regarde pas la dépense, car ce n’est pas lui qui paie

Afin de célébrer honorablement le 375e anniversaire de la Ville de Montréal, Denis a organisé un gros party afin, encore une fois, afin de se montrer avec ses amis : «Party de 266 000$ (réservé à Denis, sa famille et ses copains) à vos frais» (Le Journal de Montréal, 26 avril 2018). Oui, oui, Denis a organisé une grosse fête «privée» dans un chic hôtel du Vieux Montréal réunissant 700 invités triés sur le volet (non je n’ai pas été invité) qui comprenait 744 bouteilles d’alcool (pour 700 invités!!!) au coût dérisoire de 14 000$; une chanson quétaine écrite et composée par Gregory Charles spécialement pour l’occasion au coût modeste de 10 048$ (toujours payée par des fonds publics) et un dessert du pâtissier Patrice Demers au coût ridicule de 4 700$. N’oubliez pas que ce sont les contribuables montréalais qui ont payé pour ce party privé organisé par Denis Coderre. Inacceptable et injustifiée comme dépense si ce n’est que pour permettre à Denis Coderre de faire toujours plus parler de lui. C’est une maladie chez lui. 

Gros égo vous dites!

Certains ont un égo démesuré et maladif, comme l’ex-ministre libéral Monique Jérôle-Forget qui avait apostrophé une vendeuse à la chic boutique Holt Renfrew d’Outremont, en lui disant : «Vous savez madame, moi je suis ministre». Ce qui fait que le gérant de la boutique était allé en personne s’excuser chez la madame importante pour avoir été «contrariée» par une simple vendeuse ordinaire. 

Denis, lui, a reçu en 2012 un constat d’infraction de 444$ d’une simple policière de Montréal, et il lui a lancé cette insulte : «Je serai ton futur boss, aurait dit Denis Coderre à une policière» (Le Devoir, 16 mai 2017). Et pas content que ce fait «divers» datant de 2012 soit rendu public en 2017 : «Frustré (encore une fois), le maire Coderre s’est défoulé (encore une fois) en appelant le chef de police Marc Parent» (Le Devoir, 6 juin 2017). Vous voulez vraiment ça de nouveau comme maire, je vous le demande?  

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