Santé privée et Couillard : Comment peut-on être aussi crasse?

On est loin des premiers élus péquistes

Je pense souvent aux premiers députés et ministres péquistes. Des gens vraiment au service du monde ordinaire, du bien commun et de l’égalité des chances. Je pense, entre autres, à bien évidemment René Lévesque, mais aussi à Camille Laurin, le père de la loi 101, à Marc-André Bédard, à Jacques-Yvan Morin, à Gérald Godin, à Robert Jean et à Jacques Couture qui a quitté son siège de député et de ministre sans faire de bruit pour aller agir comme missionnaire en Afrique. Aujourd’hui, nos élus s’en vont plutôt dans des emplois lucratifs comme lobbyistes, consultants et administrateurs dans le privé qui les accueille avec empressement et loyauté en signe de remerciement pour les services rendus durant leur service politique. Il faut aussi parler en bien de Pierre Bourgeault, qui a été lié de près au PQ (entre autres comme conseiller de Jacques Parizeau).

Place dorénavant aux opportunistes

De nos jours, la mode pour nos ministres et premiers ministres est d’accepter de beaux et bons emplois dans le privé, comme l’ont fait, entre autres, Brian Mulroney, Lucien Bouchard, Jean Charest, Pierre-Marc Johnson et bien évidemment l’arriviste par excellence Philippe Couillard, pour qui l’intérêt particulier de certains et le bien privé de d’autres éraient beaucoup plus importants que l’intérêt public et le bien commun. On se souvient hélas trop bien de ses mesures d’austérité qui ont fini par saccager nos services publics, déjà ratatinés, appliquées avec fébrilité et fidélité par se lâches matamores (Anglade, Coiteux, Leitao, Barrette et cie) afin de livrer la marchandise aux commanditaires. Eux en retour, n’étant pas des ingrats, ont inondé le parti libéral du Québec de millions de dollars sous forme de pots-de-vin et de corruption érigée en système. Oui, le PLQ, a mis le Québec sur la «map» car, selon la revue Maclean, le Québec était de loin la province la plus corrompue au Canada.

Philippe Couillard, une personne prête à toute pour….

Avant 2003, Philippe Couillard était un ardent défenseur de notre système de santé publique et un fougueux adversaire du patronat, de Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec (ADQ), de nombreux chroniqueurs et universitaires commandités qui prêchaient pour la santé privée. Je vous invite à lire l’opinion du neurochirurgien Philippe Couillard (qui, comme service aux pays pauvres, a été pratiqué en Arabie saoudite, un pays tellement démocratique) parue dans La Presse du 5 novembre 2002 dans laquelle il en profite pour ramasser l’ADQ du sublime arriviste Mario Dumont qui militait énergiquement pour la privatisation de plusieurs services publics et d’instruments collectifs (Hydro-Québec et la SAQ) et, bien évidemment, de la santé : «Rêve éveillé ou histoire d’horreur? L’ADQ (prônant la santé privée), ce n’est rien d’autre que le Crédit social des années 2000».

Santé privée : les premiers ministres libéraux et péquistes préparent le buffet

On savait le lobbyiste Jean Charest être un chaud partisan de tout ce qui est privé afin de se faire repêcher par les grosses compagnies après sa carrière politique et afin de financer son parti politique. Déjà en 1998, reprenant le discours des affairistes, le frisé de Sherbrooke s’exclamait : «Jean Charest est favorable à la privatisation des soins de santé» (La Presse, 18 avril 1998). Après Charest, il y a eu les premiers ministres péquistes très progressistes (du moins en apparence) qui vous ont martelé que la santé privée allait être bénéfique pour le monde ordinaire en ce qu’il fallait désengorger le système de santé publique : «Lucien Bouchard ouvre le débat (débat à huit clos s’entend. Vous pouviez débattre mais son idée était faite) sur la création d’un réseau de santé privée» et «Santé : Parizeau et Johnson sont favorables au privé» (Le Journal de Montréal, 6 août 2004 et Le Devoir, 10 décembre 2005). Félicitations à ces visionnaires modernes, car aujourd’hui c’est au Québec que l’on retrouve le plus de santé privée.

Pour la santé privée, malgré les mensonges répétés

La démocratie au Québec et au Canada n’est qu’une vue de l’esprit. Malgré tout, certains croient très fort aux assises démocratiques au pays et sont même prêts à envoyer nos jeunes soldats se battent et mourir à l’étranger au nom de leur démocratie et de la liberté. C’est ce les Américains ont fait en Irak et au Vietnam.

Que la santé privée allait améliorer et relaxer le système de santé était un grossier mensonge, qu’ils savaient déjà très bien, mais l’important était de desservir l’intérêt privé et d’honorer le bien lucratif privé pour qui la santé deviendrait une marchandise comme vendre des crottes de fromage. Regardez notre système public aujourd’hui : parmi les pires urgences en Occident, attente de deux ans avant d’avoir la possibilité d’obtenir un médecin de famille ou d’être opéré. Aie, c’était pourtant simple à comprendre : impossible de désengorger le système public avec le même nombre de médecins déjà en pénurie au Québec. Alors ce qui devait arriver arriva : le privé est venu chercher des médecins du public, ce qui a empiré les choses. En même temps, le syndicat des docteurs refusait d’admettre au Québec des médecins étrangers et de déléguer des tâches aux infirmières, aux superinfirmières et aux pharmaciens. Il faut protéger notre chasse gardée!

Ah oui, j’oubliais : Couillard est un transfuge et se retourne sur un 10 cennes

Ah oui, par intérêt personnel et pour favorise la classe privilégiée, Philippe Couillard décida, un jour comme ça, de revirer sa veste de bord et de faire activement la promotion du système de santé privée. Comment ne pas détester ce genre d’individu? Dites-moi le : «La santé est dans le privé. Philippe Couillard plaide pour une plus grande ouverture au secteur privé» (Le Devoir, 10 décembre 2008). Menteur émérite, il a aussi largué cette infamie : «Santé : le privé au service du public, selon Couillard» (Le Devoir, 9 août 2007).

Dégueulasse en plus de ça

En 2008, Couillard quitte la politique pour justement aller travailler dans les cliniques de santé privée Medisys détenues par un fonds d’investissement spéculatif privé, Persistence Cappital Partners» (La Presse, 18 août 2008). Couillard pouvait bien militer pour le privé en santé.

Une vraie racaille

Avant de quitter la politique en 2008, à titre de ministre libéral de la Santé, afin de se joindre à une firme de santé privée, alors Philippe Couillard a continué de magouiller : «Couillard avait élargi la voie au privé juste avant de démissionner» (La Presse, 20 août 2008). Selon moi, ça mériterait la prison. Et Philippe n’avait pas fini de nous surprendre dans sa petitesse : «Ministre, il cherchait un emploi. Contrairement à ce qu’il prétendait, Philippe Couillard avait un contrat en poche avec Persitance Capital Partners avant de démissionner» (Le Devoir, 18 mars 2009). Et dire que par après il est revenu en politique et que vous l’avez élu…

La santé privée, c’est bon pour qui?

Cet article est à lire, durant des moments de détentes : «Cliniques médicales privée : affaires en or pour investisseurs (et sans risque et peu imposable)» (La Presse, 5 juin 2013). La santé privée attire les profiteurs, même des transnationales étrangères comme Walmart. Walmart dans le domaine de la santé, c’est tellement merveilleux : «Walmart veut ouvrir plus de cliniques médicales (et de pharmacies) au Québec. La multinationale espère percer ce juteux marché dans la province» (Le Journal de Montréal, 20 février 2011). Quitte à faire mourir du monde, l’important est de stimuler les ventes : «La justice américaine accuse Walmart d’avoir alimenté la crise des opiacés» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Mais n’oubliez pas ceci : c’est deux ans dans le public contre deux jours dans le privé pour ceux qui en ont les moyens.

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