Ce qui motive le JDM à déblatérer sur la Chine

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Là c’est carrément pour cultiver la peur et la haine

Le pseudo-bureau d’enquête du Journal de Montréal, passant des faits divers à l’international, a, dans la semaine du 15 mai 2021, livré à ses lecteurs le résultat de ses investigations sur la chinoise Huawei, en pondant un article au moins à chaque jour : «Un géant chinois qui inquiète».

Une autre série d’une semaine il y a un mois

Pas plus tard que le mois dernier, soit le 6 avril 2021, le JDM faisait cadeau à ses lecteurs d’une série d’articles qui dura une semaine. Un dossier «étoffé» produit par le chroniqueur et chargé de cours universitaire Loïc Tassé, qui nous a déballé ses états d’âme sur la Chine. Pas un mot sur leurs excellents services publics, tels que l’éducation, la santé et les garderies, pourtant reconnus internationalement, et sur leurs succès retentissants dans les domaines spatial, pharmaceutique, aéronautique, et sur l’enrichissement des Chinois qui maintenant voyagent partout dans le monde. Imaginez, une autre longue série d’articles consacrés à la Chine à un mois d’intervalle. D’après-vous, pourquoi cet acharnement journalistique et idéologique sur la Chine? Dans tous les dossiers du JDM, il n’y a jamais rien de bon qui sort sur la Chine. Bien plus, ses journalistes et chroniqueurs nous mettent en garde du danger qu’elle représente pour notre sécurité et souveraineté nationales : «La Chine est-elle devenue trop puissante?», «Les mensonges de la Chine sur la CIVID-19» et «Des alliances sulfureuses avec des pays délinquants (comme l’Iran et le Venezuela mais pas d’alliance avec les bons pays d’Israël et de l’Arabie saoudite)».

Trois articles contre Huawei dans la même journée du premier mars

Ce n’est pas terminé, car le 1er mars 2021, le préposé aux commandes journalistiques, Francis Halin, publiait dans la même journée, pas un, pas deux, mais trois articles «blastant» la Chine et encore et toujours sa transnationale Huawei :

  • «Huawei, une menace réelle et très sérieuse»;
  • «Huawei : Trudeau joue avec le feu»;
  • «Des universitaires britanniques font l’objet d’une enquête, pour supposément avoir aidé la Chine».

Le rôle sacré de nos médias d’information

De la vraie folie furieuse. Pourtant, nos médias sont pourtant censés être objectifs et indépendants, même s’ils appartiennent à de très riches et puissants individus; leurs journalistes sont supposés avoir l’entière liberté pour écrire sur tout ce qu’ils veulent (jamais ils ne vont répondre à une commande de leur boss, de leurs publicitaires ou de gros clients, contrairement à ce qui se fait en Chine et en Russie) et, enfin, nos médias font preuve d’une totale intégrité et neutralité quant au choix de sujets, des évènements et des pays à couvrir. Jamais ils ne versent dans la propagande et dans l’idéologie. Oui, leurs buts premiers est d’informer et de conscientiser leurs lecteurs ou leurs auditeurs, pas de les aliéner ou de les intoxiquer comme cela se passe ailleurs, comme ils aiment tant nous le répéter. Car, voyez-vous, nos médias d’information comme le Journal de Montréal et l’Agence France-Presse, qui abreuvent notre quotidien spécialisé dans les faits divers, ont la prétention de se prendre comme modèle et comme étalon-mesure de la vérité, de la neutralité, de l’objectivité, etc., face aux organes de presse détenues par l’État en Russie, en Chine et à Cuba. Tout le monde sait que c’est toujours mieux, et pas seulement pour les médias, quand c’est détenu par des intérêts privés et par des milliardaires, comme pour la santé, le pétrole, les mines, l’éducation, les médicaments, le transport aérien, etc. La suprématie du privé n’a jamais à être démontrée : c’est un postulat qu’il faut accepter tel quel afin de pouvoir démontrer les avantages du capitalisme par rapport au socialisme.

Et Loïc, le supposé spécialiste chinois, récidive

Haït et cultiver gratuitement la haine de la Chine est un sport national au Journal de Montréal et chez Loïc Tassé qui ne cesse d’écrire tout le mal qu’il pense de la Chine dans ses chroniques. Cela plait plutôt à Québecor et à sa filiale Vidéotron qui, par intérêt économique, ne veulent surtout pas que les entreprises chinoises viennent au Canada livrer concurrence à notre cartel national, composé de Vidéotron-Bell-Rogers-Telus qui nous font l’honneur de nous charger des prix exorbitants dans l’internet, le cellulaire, la télé, etc.

Voici le titre de d’autres articles «scientifiques» pondus récemment par Loïc Tassé dans le Journal de Montréal. Complètement débile et démentiel si vous voulez mon avis :

  • «Chine : l’habitude de mentir»;
  • «La menace mondiale que pose la Chine» (mais pas les USA). Le temps est venu pour l’Occident de se demander s’il a créé un monstre»
  • «Le projet démentiel de la route de soie chinoise».

Le petit gladiateur à Mario qui s’en mêle

Et même le Ti-Joe connaissant dans pas grand-chose, ce qui ne l’empêche aucunement de s’exprimer sur tout. Mario Dumont, a tenu à plaisir aux propriétaires de Québecor en mettant son grain de sel par la publication en 2021 de plusieurs textes sur la Chine, comme entre autres ceux-ci :

  • «Il est temps de nous tenir debout face à la Chine» (et de se mettre à genoux devant les États-Unis et Israël);
  •  «Vaccin : Le Canada s’est-il fait avoir par la Chine? (même s’il en a commandé aucun de la Chine?). C’est dôle, mais moi j’aurais intitulé mon article : «Le Canada s’est-il fait avoir en termes de délais et de coûts pharaoniques par Pfizer, Astra Zeneca et Moderna?»;

Le bon vieux luron à Richard, qui en rajoute

Comme le ridicule ne tue pas et que la petitesse est de mise en permanence au JDM, Richard Martineau a tenu à faire sa part en écrivant récemment plusieurs textes «songés» sur la Chine comme :

  • «Comment la Chine a dupé la planète»;
  • «Une dictature dangereuse».

Comme si au Canada et aux États-Unis on vivait en démocratie totale et intégrale. Pour Richard, il y a les bonnes et les moins bonnes dictatures…

Revenons à «l’enquête» du Journal sur Huawei

Je le répète : le Journal de Montréal a publié le 15 mai 2021, et chaque jour pendant une semaine, une soi-disant enquête sur les dangers que représente Huawei en particulier et la Chine en général pour les Québécois et les Canadiens : «Un géant chinois qui inquiète». Alors, faisant partie intégrante de son travail de recherche rigoureux, les journalistes nous posent la question suivante, comme entrée en la matière : «Faut-il craindre les risques d’espionnage liés aux tours cellulaires de l’entreprise de télécommunications chinoise Huawei?».

Et puis, les enquêteurs du Journal ont fondé leur recherche en obtenant «les confidences d’ex-employés de Huawei». D’ex-employés qui ont été, comme il se doit, choisis tout à fait au hasard. Et pour ceux retenus, soyez assurés qu’ils disent la vérité. Allô recherche sérieuse et probante.

Et pour solidifier les fondements de leur enquête, les chercheurs du Journal ont, tenez-vous bien, «reçu les témoignages d’experts inquiets». Des experts choisis encore tout à fait sélectionnés au hasard. Vous le savez, les médias appellent des «experts» qui souvent n’en sont pas ou qui sont totalement biaisés. Et le rapport d’enquête du Journal de Montréal se termine sur une chasse aux sorcières afin de nous effrayer : «des révélations (de qui?) inédits sur une mystérieuse attaque informatique de la Chine». On le sait bien, qui dit attaque informatique dit Chine ou Russie et jamais les États-Unis ou autres pays occidentaux. Tellement primaire comme enquête.

Huawei a volé supposément Nortel

«Le Canada se serait fait voler la 5G. Le géant canadien Nortel était une puissance mondiale (absolument faux, Nortel était une filiale de Bell) avant d’être victime d’espionnage de la part de la Chine» (Le Journal de Montréal, 15 mai 2021). Je suppose que la Chine a aussi espionné Blackberry, Télésat et Fido? Assurés qu’ils n’ont rien volé à Québecor et Vidéotron qui n’ont absolument rien en termes de recherche. Probablement que les Chinois ont espionné l’ancienne filiale de Québecor, spécialisée dans l’imprimerie, Quebecor World. Voilà pourquoi ce «joyau» québécois a fait faillite… Il ne faudrait pas que Québecor sorte du cartel canadien des télécommunications, où il n’y pas de véritable concurrence, et il ne faut pas qu’il sorte du Québec.

C’est drôle que les Chinois n’aient pas espionné Apple, Samsung, Nokia, etc. Aie, espionner supposément le canard boiteux qu’était Nortel aurait conduit Huawei à la banqueroute. Comme si Nortel était un innovateur mondial. Selon le JDM, Huawei c’est mauvais et dangereux pas par les GAFAM…

Pourquoi Québecor agit-elle de la sorte?

Québecor agit de la sorte et cultive la haine de la Chine, de Huawei et cie, car elle ne veut pas voir débarquer au pays les entreprises chinoises qui livreraient alors une vraie concurrence à Vidéotron, Bell et Rogers dans le domaine des télécommunications et qui feraient baisser radicalement les prix au bénéfique des consommateurs. Vous le savez, Vidéotron est la vache à lait du conglomérat Québecor. Si jamais Vidéotron devient moins rentable, l’empire a de grosses chances de vaciller.  

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