Augmentation du prix des aliments décidé par le cartel

https://www.journaldemontreal.com/2020/09/18/les-agriculteurs-quebecois-au-front-contre-les-enormes-frais-de-walmart

Profits records et hausse des prix

En cette année de pandémie 2020, les géants de l’alimentation au détail, qui forment un autre puissant cartel au Canada imposant ses conditions et ses prix aux consommateurs, aux fournisseurs, aux employés et aux gouvernements (Loblaw-Provigo, Métro, IGA-Sobeys et Walmart) ont encore réalisé de très gros profits : «Profits en hausse de 30% pour Loblaw» et «Profits au rendez-vous malgré la crise pour les géants canadiens. Pas moins de 34 d’entre eux (qui ont été subventionnés) ont même enregistré des records à ce chapitre (dont Métro)» (Le Devoir, 6 mai 2021 et le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Un marché en équilibre, mon œil!

Comme les banques, les pharmaceutiques, les sultans de l’internet et du cellulaire (Vidéotron, Rogers, Bell et Télus), etc., les dictateurs de l’alimentation au détail viennent, sans motif véritable, d’augmenter leurs prix et d’ordonner des baisses de prix à leurs fournisseurs (et des hausses de frais) du Québec et d’ailleurs dans le monde comme en Amérique latine, en Bengladesh, au Myanmar, au Pakistan, au Vietnam, etc., où ils ont plusieurs sous-traitants, contrairement aux Russes et aux Chinois. Et comme dans les autres secteurs d’activités, nos gouvernements ne feront rien, si ce n’est que de faire un show de boucane pour la galerie et pour les médias. Non Léo, ce n’est pas vrai ce que tu dis. Le gouvernement caquiste du Québec va agir en les gavant davantage de subventions publiques, dont plus d’un milliard de dollars à l’oligopole des télécommunications, un autre milliard à l’industrie forestière et plusieurs millions à Google et à Amazon, qui nagent dans des océans de profits débiles et immoraux. Les GAFAM, un autre bel exemple de l’application des lois naturelles inhérentes à l’économie de marché.

Le cartel de l’alimentation va baisser les prix… des producteurs

«Walmart presse le citron de nos agriculteurs. Les agriculteurs québécois au front contre les énormes frais de développement des infrastructures de Walmart» (Le Journal de Montréal, 18 septembre 2020). La transnationale américaine Walmart qui vient de décider de hausser les frais additionnels et de baisser les prix facturés par nos producteurs du Québec. Par équité et par esprit de justice sociale, Walmart exige encore plus de «sacrifices» à ses «associés» agriculteurs en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Ça fait que dans ces continent, les employeurs réagissent en baissant les salaires déjà faméliques de leurs employés et les gouvernements diminuent leurs taxes afin de respecter la «commande» du chef Walmart, une belle grosse compagnie américaine qui plaide toujours pour plus de démocratie et de liberté dans le monde en autant que l’on écoute et applique les directives des potentats occidentaux.

Même politique des «bas» prix appliquée chaque année par la mafia corporative

Le cartel de l’alimentation au détail agit comme la mafia en ce sens qu’elle taxe toujours davantage et continuellement ses fournisseurs captifs qui n’ont pas les ressources financières et les lobbyistes voulus pour se défendre et essayer de rétablir un certain équilibre des forces. Le cartel est cohérent et applique ses mesures philanthropiques à chaque année, comme le démontrent ces articles de journaux qui datent de 2016 : «Alimentation. Les fournisseurs sous pression. Les trois principales chaînes de supermarchés ont ordonné à leurs fournisseurs de geler ou d’abaisser leurs prix» et «Loblaw-Provigo demande (c’est-à-dire exige) des prix plus bas à ses fournisseurs» (La Presse, 8 septembte 2016 et Le Journal de Montréal, 8 juillet 2016). Et en 2017, Loblaw-Provigo récidive et met en place une taxe à payer par ceux qui veulent faire de la «business» avec lui : «Loblaw serre la vis (une fois de plus) à ses fournisseurs. Il leur impose de nouveaux frais d’approvisionnement (une sorte de dîme, quoi)» (Le Journal de Montréal, 7 novembre 2017).

Ces cartels dictatoriaux plus puissants que l’État, comme dans plusieurs autres domaines, agissent ainsi chaque année, ce qui leur permet d’engranger d’énormes profits. Ce sont les consommateurs, les fournisseurs, les employés et les gouvernements qui en font les frais. Comportement identique en 2018 : «Alimentation. Des pressions continues sur les producteurs. Oxfam dénonce les pratiques des supermarchés et des grands distributeurs. La puissance d’achat du secteur exacerbe les risques de violation des droits de l’homme et des droits du travail» (Le Devoir, 22 juin 2018). Ça fait longtemps que ces droits ont été bafoués par nos mastodontes occidentaux, encore plus dans les pays pauvres, et qui s’adonnent joyeusement à la corruption des élus.

Legault s’énarve et fait son numéro

Une fois de plus, nos élus se sont donnés en spectacle afin de vous faire accroire qu’ils vont s’attaquer aux profiteurs, pour ne pas dire à ces voleurs institutionnalisés. Hélas, il n’en sera évidemment rien, comme c’est le cas pour le prix de l’essence, des médicaments, des frais et des taux d’intérêt bancaires, des frais d’internet et de cellulaires, etc. Et ça vous dit de rire un peu beaucoup? Alors lisez le titre de ces deux articles impliquant comme humoristes François Legault et Dominique Anglade : «Québec (Legault de la CAQ) veut dompter (rien de moins) les géants (Walmart, Loblaw, Métro et IGA) de l’alimentation. Le gouvernement espère (un espoir se traduit toujours par rien du tout) réduire l’impact des frais avec un code de conduite (éthique)» (Le Journal de Montréal, 27 novembre 2020). Admettez qu’elle est bonne celle-là. Et comme comble de l’ironie, la CAQ a créé à cet effet un «groupe de travail» composé «d’experts» afin d’obtenir un portrait de la situation. On vous fait encore le coup classique de la mise en place d’un groupe de travail ou d’une commission qui sera composé d’experts et de spécialistes nommés par le gouvernement qui serviront de haut-parleurs et de scientifiques du «public relation». Les dirigeants de Walmart, Provigo, Métro et IGA ont tellement peur de François Legault et de son ministre de l’Agriculture, André Lamontagne…

Quant à Dominique Anglade, la cheffe du parti libéral du Québec qui a vargé sans bon sens, avec ses amis Couillard, Bachand, Coiteux, Barrette, Leitao et cie dans nos services publics, ne voulant pas être en reste auprès de la population, se bombe le torse et «demande (c’est juste une demande protocolaire) à Walmart de reculer sur les «frais inacceptables» imposés à ses fournisseurs qui risquent de provoquer des faillites en chaîne» (Le Journal de Montréal, 28 juillet 2020). Je me demande ce qu’elle pense de ce que Walmart a fait de sa demande «frivole» et «folichonne»? Elle a pris la direction de la filière «13».

Face à une transnationale comme Walmart, et aussi Airbus, Merck, Esso, Amazon, etc., Anglade est loin de faire le poids. Ces compagnies vont faire la «belle» et la contacter seulement en besoin de subventions publiques. Plus facile de déchiqueter nos programmes sociaux que de demander justice à Walmart. Il ne faut pas trop les irriter non plus, car jamais ils ne vont l’embaucher comme employée ou comme lobbyiste après sa carrière politique, comme cela a été fait pour Couillard, Charest (et sa fille), Bouchard et cie qui sont devenus lobbyistes, c’est-à-dire des commis-voyageurs, ce qu’ils ont toujours été d’ailleurs. Des «pedlers, quoi».  

Dominique Anglade «strikes again» et est retirée au marbre

Novembre 2020, Dominique Anglade, pensant avoir trouvé un bon filon pour se faire voir, revient à la charge, sachant bien que ses simagrées ne sont que du vent, même pas une brise :  «Anglade veut une loi pour dompter Walmart et cie» (Le Journal de Montréal, 10 novembre 2020). Pourquoi n’a-t-elle pas voté cette loi quand le PLQ était au pouvoir? Vous comprenez maintenant pourquoi Walmart affiche des bas prix? Par l’exploitation. Ceux qui achètent chez Walmart sont complices de pauvres travailleurs et agriculteurs partout dans le monde.

Un rapport gouvernemental le répète

Juin 2021, le Comité permanent de l’industrie (Ottawa) confirme la présence d’ententes entre concurrents : «Un rapport (gouvernemental) écorche les épiciers» (Le Devoir, 8 juin 2021). Le JDM n’a pas cru bon traiter de cette nouvelle et Le Devoir y a consacré seulement une brève.

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