Suis-je antisémite?

Oui, je le suis

Dixit Stephen Harper, l’ancien premier ministre conservateur canadien : «Critiquer Israël est antisémite» (Le Journal de Montréal, 21 janvier 2014). Basés sur les nombreux gestes illégaux, les assassinats d’enfants et d’adultes palestiniens, qu’Israêl taxe de terroristes, comme certains dans le monde et ici, je ne me limite pas à les critiquer, je les comdamne. Dans le monde, et encore plus au Canada, qui suit aveuglément le comportement de son maître américain, et ce malgré les gestes illégaux et les crimes commis à répétition, jamais d’embargos et de sanctions contre Israël, qui sont plutôt distribués à des pays comme le Venezuela, l’Iran, Cuba, la Chine, la Russie, etc. Hein monsieur Trudeau et son acolyte Chrystia Freeland : «Israël : 50 ans de colonisation (illégale et criminelle)» (Le Devoir, 28 septembre 2017).

Trump, Harper et l’humiliation des Palestiniens

En 2020, le gouvernement américain républicain de Donald Trump a poussé l’ignominie jusqu’à élaborer et proposer aux Palestiniens un projet de soumission et d’annexion à Israël : «Les appels se multiplient contre le projet d’annexion israélien» (Le Devoir, 2 juillet 2020). Aie, le gouvernement américain a même été jusqu’à qualifier ce projet d’envahissement de «plan de paix». Ledit plan de paix américain a encore été rejeté par l’ONU et la haute-commissaire aux droits de l’homme : «Le projet israélien (et USA) d’annexion de la Cisjordanie est illégal selon Michelle Bachelet. L’État juif a fixé au 1er juillet la date à laquelle il doit se prononcer (il y a été favorable) sur la mise en œuvre du plan américain (débile)» (Le Devoir, 30 juin 2020).

Et aussi pires étaient Stephen Harper et ses conversateurs qui ont proposé en 2014 d’accroître leur aide à la Palestine, comme les Américains voulaient aussi le faire s’ils acceptaient le plan de paix, version Donald Trump, une aide financière sujette à «l’éducation» des Palestiniens afin qu’ils cessent de détester leurs vosins juifs qui les envahissent continuellement : «Ottawa (Harper) veut éduquer les jeunes Palestiniens» (Le Devoir, 17 janvier 2014). Au Canada, on a bien éduqué les Autochtones afin de les assimiler en toute quiétude. Et l’ex-ministre conservateur des Affaires étrangères de s’exclamer avec enthousiasme : «Le Canada est le meilleur allié (inconditionnel) d’Israël, selon John Baird» (La Presse, 4 février 2012). Meilleur allié après, évidemment, les States…

Trudeau et le PC aussi miteux que les conservateurs

Face à l’envahissement illégal, notre ministre libéral des Affaires étrangères, le fabuleux Marc Garneau en a largué une autre de petitesse : «Le Canada (PLC) conseille à Israël de cesser la colonisation» (Le Journal de Montréal, 5 juillet 2021). Juste un conseil d’ami, pas plus. Ben oui, Israël va suivre à la lettre le conseil de monsieur Garneau. Conseil à Israël et sanctions muselée à d’autres pour beaucoup moins et parfois pour des faits et des gestes inventés. Monsieur Garneau devrait regarder du côté de cet article car selon le rapporteur de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, monsieur Lynk : «Les colonies israéliennes, des crimes de guerre» (Le Devoir, 10 juillet 2021).

Le prétendu droit d’Israël à se «défendre»

En 2018, alors qu’Israël bombardait encore une fois les Palestiniens à Gaza, seuls le Canada et l’Oncle Sam n’ont pas condamné les juifs et les ont même appuyé à tuer des enfants «terroristes» : «Bain de sang à Gaza : Israël critiqué de toute part, mais soutenu par les États-Unis (et le Canada)» (Le Journal de Montréal, 15 mai 2018)». Les États-Unis et le Canada ont été jusqu’à affirmer qu’Israël avait le droit de se défendre (avec des avions de combat et de puissantes bombes contre des tire-pois. Ben non, la réaction israélienne n’est pas du tout disproprotionnée). Oui, le Canada et les États-Unis sont complices de crimes odieux qui perdurent depuis longtemps. Alors que la communauté internationale condamnait et s’indignait, en paroles (mais jamais en gestes concrets), la très courageuse vice-première ministre libérale canadienne, Chrystia Freeland, elle faisait montre d’un autre point de vue : «Violences à Gaza : Le Canada condamne l’implication du Hamas (qui a défendu les Palestiniens)» (Le Journal de Montréal, 14 mai 2018). Tous les pays occidentaux sont des hypocrites et des lâches. Ils démontrent plus d’audace et de courage pour s’attaquer vigoureusement à d’autres pays récalcitrants qu’ils disent belliqueux.

Les crimes durent et sont tolérés (même encouragés, en fournissant des milliards en armes sophistiqués) depuis longtemps

En fouillant dans mes vieux dossiers d’archives, j’ai retrouvé cet article de La Presse daté du 16 avril 2002 : «L’ONU condamne les tueries massives perpétrées par les forces israéliennes contre le peuple palestinien». Mais il ne faut pas critiquer Israël ici même au Québec, sinon on va se faire accuser d’être antisémite et on va être placé sous écoute et sous surveilance par nos services de renseignement et par ceux d’Israël. Agir et penser de la sorte fait que l’on est des menaces pour la sécurité nationale du Canada. Des semonces «polies» à Israël a le même effet pour ce pays que l’eau qui glisse sur le dos d’un canard ou d’un ooutarde : «Israël défie l’ONU et poursuit le siège à Ramallah (tout en continuant à frapper dans le tas palestinien)» (La Presse, 25 septembre 2002). Une autre drôle publiée dans Le Devoir du 11 avril 2002 : «Sharon (alors premier ministre d’Israël) poursuit le nettoyage (palestinien)». Quoi, Ariel Sharon est un homme «propre». Il fait le ménage.

Pour finir, un article du JDM du 10 janvier 2009 et du Devoir du 4 mars 2014 : «Résolution de l’ONU. Israël rejette l’appel à la trêve. Au moins 800 Palestiniens ont été tués en deux semaines». Et l’exécrable et détestable ex-secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, sous la présidence de George W. Bush junior, de s’exclamer, afin de défendre le droit d’Israël à tuer : «Difficile d’épargner les civils (et les enfants)». Vraiment écoeurant d’entendre ça. Et puis, en 2014 : «Israël. Les mises en chantier dans les colonies de Cisjordanie ont doublé en 2013». Pour ramener Israël à la raison, ça prend contre lui des embargos, des sanctions et des gestes militaires, sinon ils vont continuer leurs gestes illégaux et leurs assassinats.

Le peuple versus le gouvernement américain

Déjà en 2002 : «Une majorité d’Américains favoriserait des sanctions contre Israël» (La Presse, 14 avril 2002). Idem au Canada. Mais nos gouvernements, tant aux États-Unis qu’au Canada, sont tellement infédodés aux puissants et très riches juifs qu’ils refusent. Allô démocratie dans nos pays occidentaux capitalistes. Harper, Trudeau et autres sont tous des inconditionnels d’Israël. Même la pseudo-progressiste Hillary Clinton, la conjointe de l’autre, qui s’affichait ainsi : «Hillary Clinton exprime sa solidarité (vraiment touchant) avec Israël. Elle tient Arafat responsable de la violence actuelle» (Le Journal de Montréal, 25 février 2002). Dire qu’elle voulait devenir présidente des États-Unis.

Et d’autres en vrac

  • «Israël. Nétayahou promet d’annexer un tiers de la Cisjordanie (Trump voulait en annexer davantage)» (Le Devoir, 11 septembre 2019);
  • Misérables Américains. Même si cela est carrément illégal : «Les colonies israéliennes en Cisjordanie sont (supposément) conformes au droit international, selon Washington (et l’ex-secrétaire d’État Mike Pompeo)» (Radio-Canada, 18 novembre 2019);
  • «Jugés injustes envers son ami et allié Israël (qui lui a le droit d’avoir la bombe atomique mais pas les autres) : «Washington quitte le Conseil des droits de l’homme de l’ONU» (Le Devoir, 20 juin 2018);
  • Et toujours dans la même veine : «Les États-Unis et Israël quittent l’UNESCO, accusée d’être anti-israélienne» (Le Devoir, 13 octobre 2017). Ceux qui ne sont pas en tout temps avec les States et Israël, sont contre eux;
  • «Reconnaissance d’Israël comme capitale d’Israël : «La décision américaine, non conforme aux résolutions de l’ONU» (Le Journal de Montréal, 8 décembre 2017). Et en bon faire-part : «Le Canada s’abstient de réprimander les États-Unis, même si l’ONU a condamné la décision américaine» (Le Devoir, 22 décembre 2017).

Le Devoir se fait le haut-parleur

Même ici au Québec, il ne faut surtout pas avoir l’insolence de crtitiquer Israël sinon on va se faire accuser d’être antisémite et la grosse machine israélienne, présente en force au Canada, va farouchement répliquer et même vous intimider. Critiquer plutôt l’Iran, Cuba, la Russie et la Chine.

Et le Devoir, comme s’il était sous influence, publie fidèlement les répliques des Israéliens, comme dernièrement :

  • Le 26 juin, un article d’une pleine page intitulée : «À Montréal comme ailleurs au pays, une montée de l’antisémitisme sème l’inquiétude (chez qui?)». Faut-il se surprendre de ça?
  • Le 10 juillet 2021, une opinion du directeur général de B’nai Brith Canada : «Les Juifs ont besoin du soutien des Canadiens (oubliez-moi), car le sort de tout être humain devrait être dans notre démocraie (larvée)».
  • Toujours dans Le Devoir mais cette fois le 14 juin 2021 : «Il faut parler haut et fort contre les incidents antisémites au Canada». Opinion de Mike Fegelman. N’en déplaise à monsieur Fegelman, je vais continuer à condamner Israël. Parler haut et fort, les Juifs le font depuis toujours. Voilà, ce sont les Israéliens qui sont opprimés par les Palestiniens et d’autres.
  • Cette fois, toujours dans le Devoir, une pleine page dévolue le 29 mai 2021 aux courageux défenseurs d’Israël :
  • Le Consul général d’Israël à Montréal qui signe cette opinion : «Une caricature loin de la réalité». Oui, je suis caricaturiste. La réalité selon Israël et ses fans… s’entend;
  • «Propagande mensongère (surtout ce qui est dit contre Israël)». Oui, je suis à la fois prooagandiste et menteur. Je l’admets, monsieur Bensimhon;
  • «Une déformation grossière». Oui, Eta Yudin du Centre consultatif des relations juives, je suis un grossier personnage qui déforme votre réalité alternative et vos gestes parallèles;
  • «Un faux lien avec Floyd». Oui, monsieur Yaniv Cohen Scali, Israël comment uniquement des crimes humanitaires d’auto-défense alors que pour Georges Floyd ce fut un vrai meurtre gratuit.

Bravo encore au Devoir de publier toutes les sensibilités juives dans vos pages. Au JDM, l’illusre Mathieu Bock-Côté l’a dit dans sa chronique du 20 mars 2021 : «De l’antisémitisme à Montréal». Si le philosophe du JDM l’a dit…

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