Devoir et JDM : Si ça se passe à Cuba, un fait divers devient majeur

Un fait divers devient majeur quand il s’agit de Cuba

Des faits absolument anodins et insignifiants sont traités de long en large par nos médias de désinformation lorsqu’ils ont lieu dans des pays souvent socialistes qui ne sont donc pas, par principes idéologiques, les amis de notre caste dominante. On en profite alors pour monter en épingle ces banalités afin de dénigrer de façon absolue et intégrale ces endroits communistes. Et la morale à tirer de ces reportages biaisés et tordus est toujours de conclure dans le genre de : «vous voyez ces choses-là se passent uniquement dans ces pays non démocratiques où les gens n’ont aucune liberté». Des ragots répétés par des fondations et des ONG basés bien souvent aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, financés par des nantis ou des pays qui se battent supposément pour rétablir la liberté dans ces lieux incultes. Nos médias sont la courroie de transmission des potentats.

La vraie liberté se mesure par les services publics offerts

Même si Cuba est un pays pauvre à cause de l’acharnement répugnant des States, les gens ont toutefois un taux d’espérance de vie aussi élevé que dans les pays occidentaux; ont un taux de mortalité infantile inférieur aux States; représente un des pays qui comptent le plus de centenaires (ils vivent vieux même s’ils ont été affamés et opprimés toute leur vie. Tout de même bizarre); ont un système de santé et d’éducation reconnu mondialement par l’ONU, l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé, nettement supérieur au nôtre. Voilà pourquoi chaque année des milliers de Québécois et d’Européens vont se faire soigner à Cuba. Mais, pour nos médias d’intoxication, ces services publics et avantages majeurs, qui sont le signe d’une vraie liberté, sont très secondaires. L’Important est de noircir à tout prix ces pays socialistes, comme Cuba, la Russie, le Venezuela, la Biélorussie et la Chine. Par exemple, comme l’Ukraine, la Pologne et la Hongrie sont pro-occidentales, ces pays sont par le fait même des modèles à suivre en termes de démocratie et de liberté même si ce n’est absolument pas le cas. Oh, oh, c’est donc mauvais et il faut en parler en mal. Au Québec, attendre 12 heures à l’urgence, 2 ans pour avoir un médecin de famille, ne pas avoir de places de garderies, se faire détroussés par nos gros conglomérats privés, etc., tout ça fait de nous un modèle de pays démocratique et de liberté. Tout de même curieux.

Le Devoir, le JDM et TVA, de vrais organes de propagande

Oui, de misérables organes de propagande prennent leurs lecteurs et leurs auditeurs pour des imbéciles. Les gens de bonne foi vont être d’accord avec moi quant à l’énorme couverture médiatique consacrée par le Devoir, TVA et le Journal de Montréal à un fait absolument insignifiant qui est survenu récemment à Cuba et qui implique un couple de touristes québécois. Les mots «arnaques», «horreurs», «cauchemars», «enfer» vont revenir souvent pour ces touristes qui ont osé aller se prélasser au soleil dans ce satané pays socialiste. Un vrai camp de concentration. Quelle chance, ils sont revenus vivants de Cuba : les chanceux va!

Le supposé très sérieux journal Le Devoir a fait de cette pacotille une grosse nouvelle qui a paru le 2 août 2021 en page frontispice svp., et qui a été traitée sur deux pages. C’est l’histoire banale d’un coup âgé québécois, dont la dame a été déclarée positive à la COVID-19 en arrivant à Cuba, même s’ils avaient tous les deux reçu leurs deux vaccins. Ont-ils porté leur masque à l’aéroport et dans l’avion, ça nos journalistes ne le disent pas et n’ont pas posé de questions à cet effet. Ces questions n’entrent pas dans leur «paradigme». Alors imaginez l’horreur épouvantable : Cuba, qui fait passer des tests à tous les touristes étrangers à leur arrivée (et ils font bien afin de se protéger et de sécuriser les autres touristes), a demandé à madame de passer, par précaution, des tests et des radiographies des poumons à la clinique médicale, ce qui a coûté au couple environ un gros 200$, incluant le séjour dans un hôtel qualifié de taudis macabre par nos deux touristes. L’hôtel était aussi cadenassé. Une vraie prison. Il faut absolument que TVA nous ponde une télésérie sur ce drame d’épouvante. Lisez le texte du Devoir, juste pour voir, et celui du Journal de Montréal du 2 août 2021 intitulé : «COVID-19 : son voyage à Cuba tourne au cauchemar». L’histoire de la petite Aurore l’enfant martyre c’est de la petite bière comparée à leur histoire d’horreur.

Bien entendu, il y a plein de sous-entendus

Je demande à la direction du Devoir de nous dire sur quoi ils se sont basés et quels sont les critères qui ont fait que ce fait divers ait eu droit à une couverture majeure en première page du journal. Remarquez que je ne demande rien aux dirigeants du Journal de Montréal car pour eux, donner beaucoup d’espace à des grenailles et à de petits faits divers est leur marque de commerce : ils considèrent ça comme du journalisme d’enquête.

Avant le téléroman, les chroniques de leurs «penseurs»

Assuré qu’après l’article dans le Journal de Montréal et le reportage à TVA vont venir les chroniques de leurs «stars» d’opinions éclairées comme Richard Martineau, Loïc Tassé et Joseph Facal qui ont beaucoup de points en commun, comme celui de ne pas blairer les pays socialistes. Nos deux touristes doivent avoir regretté de ne pas avoir été à Fort Lauderdale ou à Las Vegas.

Comment se fait-il que Le Devoir, le Journal de Montréal et TVA aient traité, avec une telle ampleur, cette affaire mineure. Il se passe ces centaines de faits aussi mineurs aux States chaque jour, sans que nos médias d’information en parlent, comme les nombreuses tueries quotidiennes. Et non, ils furent braqués et touchés par les péripéties de nos deux blaireaux à Cuba qui ont vécu l’enfer.

Qu’ils se comptent bien chanceux de ne pas avoir été emprisonnés. Vraiment surréel une telle couverture pour un simple événement fortuit de 200$. J’aimerais bien savoir qui a contacté Le Devoir, TVA et le JDM pour faire en sorte que cette affaire soit prise en compte par ces derniers, qui ont fait intervenir leurs caméramans et leurs photographes. Pourquoi on s’est limité à la seule version de nos intrépides voyageurs? Nos journalistes ont-ils rencontré des gens impliqués à Cuba, comme ceux du gouvernement, des hôtels et des cliniques? Bien évidemment que la réponse est «non». Ils sont ridicules. Je sais qu’ils n’aiment pas Cuba mais ils devraient être plus subtils dans leurs récriminations anti-socialistes.

Perdre sa réputation pour si peu

Ça fait vraiment dur. Nos médias tordus ont parlé d’une possible arnaque, sans dire qui serait le ou les responsables de cette supposée arnaque. Tellement «cheap» et ridicule : ben oui, le gouvernement cubain, qui en temps normal reçoit des millions de touristes chaque année, serait assez bête pour perdre sa réputation et ses touristes pour une affaire de 200$ environ. Nos trois mousquetaires médiatiques se rendent-ils compte que de donner tant d’importance à une telle pseudo-nouvelle peut nuire davantage à Cuba, qui compte beaucoup sur la présence de touristes québécois afin de combler en partie le criminel embargo américain en vigueur depuis 60 ans et qui, après Donald Trump, vient d’être encore durci par le «progressiste» Joe Biden pour des fins strictement et lâchement électoralistes : républicains et démocrates lorgnent l’important État de la Floride, qui peut décider qui sera élu président des États-Unis.

Pas important de parler de ça

Pour Le Devoir et l’empire Québecor, traiter d’une partie de l’île de Cuba qu’est Guantanamo, endroit où les Américains «accueillent», sans procès, les prisonniers étrangers en les torturant un petit brin, n’est pas assez «accrocheurs» et pas assez «sensationnaliste». Mieux vaut parler du drame de touristes québécois vécu à Cuba. C’est drôle, est-ce que les nombreux touristes étrangers venant de d’autres pays ont subi le même «cauchemar» et la même «arnaque» à Cuba, ou est-ce que ce pays socialiste s’est acharné sur de pauvres touristes québécois sans défense?

Bravo à La Presse d’avoir consacré un long article à cet événement majeur survenu le 22 juin 2021 : «Pour la 29e fois, l’ONU a condamné à nouveau avec une écrasante majorité (184 pays sur 193) l’embargo économique imposé par les États-Unis à Cuba depuis six décennies. Seuls Washington et Israël (le faire-part de l’Oncle Sam) ont voté contre. Se sont abstenus (oh surprise) le Brésil, la Colombie et l’Ukraine. Êtes-vous tombés sur la tête? Vous ne voulez pas faire de ça une grosse nouvelle au Devoir et au JDM? Guantanamo et l’embargo U.S.A., Cuba le mérite. Il n’a qu’à s’ouvrir à la démocratie capitaliste américaine. Comme le chantait Nicole Martin dans les années 70’s : «Tant pis (pour eux)». Cuba était beaucoup mieux pour certains du temps de Batista. Qu’en pensez-vous?

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