Quand les pétrolières se paient des politiciens et des experts pour vous aliéner

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1115875/greenpeace-democracynow-petrole-suncor-exxon-doug-ford

Comment peut-on être libre si on est aliéné?

Dans notre démocratie postulée, certains ont vraiment les moyens de parler, de se faire entendre et surtout d’influencer et même de dicter les décisions prises par les politiciens. Les géants de l’industrie pétrolière sont un bon exemple de ces tout-puissants qui mènent véritablement le monde comme le font aussi les gros des secteurs d’armes, pharmaceutiques, bancaires, internet et communications (comme les GAFAM), miniers, du tabac, manufacturiers, forestiers et autres. Ces mastodontes milliardaires présents partout dans le monde détiennent des médias d’information (journaux, radios et télés); se paient des politiciens, des universitaires et autres experts; achètent des publireportages et de l’info publicité présentés comme des articles et des reportages objectifs et financent des bonnes causes humanitaires (comme Bell, Tim Horton’s et Mc Donald’s) afin de donner un semblant de vernis bienfaiteur dont le but premier est de faire encore plus d’argent en vous aliénant. Ainsi, ils font de vous un vigoureux et fidèle défenseur de leur cause. Dans toutes leurs entreprises et démarches, le mensonge est de mise afin de leurrer le citoyen.

L’industrie pétrolière et l’Alberta créent un mouvement social pro-pétrole : rien de nouveau

Ah ben chose, le journaliste Charles Lecavalier, dans son texte publié le 17 septembre 2021 dans le Journal de Montréal, nous apprend que l’Alberta veut lancer au Québec un organisme non gouvernemental social (ONG) pro-pétrole afin de «changer» la conservation et de contrer la perception négative du secteur canadien de l’énergie qui produit le pétrole sale et polluant des sables bitumineux et le gaz supposément naturel obtenu par voie de fracturation : «L’Alberta projette de financer un mouvement pro-pétrole au Québec». Très bon article rédigé par monsieur Lecavalier mais il n’y a rien de nouveau dans les tactiques d’endoctrinement et de désinformation utilisées par les pétrolières et autres. Tromper les gens afin de maintenir leur puissance et amplifier les inégalités économiques est la marque de commerce du privé, comme dans : «Environnement. Leçon d’opacité pour grandes entreprises. Le Conseil patronal de l’environnement montre à ses membres comment éviter de révéler des données délicates» (Le Devoir, 27 février 2015). En passant, les dons corporatifs effectués à ces ONG de façade sont déductibles d’impôts. Donc, c’est vous qui payez en partie pour vous faire servir de la propagande patronale et pour vous faire arnaquer.

En fouillant, encore une fois, dans mes vieux papiers

Les scélérats corporatifs pétroliers ont toujours menti au monde afin de lui faire accroire que l’essence et le gaz sont des ressources renouvelables non polluantes relevant du développement durable et qui n’ont de ce fait rien à voir avec le réchauffement climatique dont le seul responsable est le soleil et que les grosses pétrolières se font en tout temps une concurrence vive même si elles augmentent toujours leurs prix en même temps. Et que si les prix augmentent, c’est la faute aux producteurs, aux raffineries et aux détaillants, même s’ils en sont les propriétaires ou que c’est en raison d’une possible pénurie de pétrole, qui n’est jamais venue (nous sommes un pays exportateur de pétrole et de gaz) occasionnée par des guerres, des ouragans, des tremblements de terre, des grèves, etc.

En 2008, Shell a été reconnue coupable d’avoir prétendu que sa merde, issue des sables bitumineux relevait de la notion de développement durable : «Publicité mensongère sur l’écologie» (Le Journal de Montréal, 14 août 2008). Même si la transnationale Royal Dutch Shell a été déclarée coupable d’avoir menti et a été condamnée à payer une amende insignifiante, le mal a été fait : plusieurs ont lu, vu et entendu leurs inexactitudes et ont ainsi été désinformés et embobinés, prêts à défendre la noble cause des valeureuses pétrolières écologiques.

Quand on a les moyens financiers de pouvoir mentir à volonté

Comme dans les autres cas d’organismes (ONG) financés par le patronat et voués hypocritement à défendre la démocratie et la liberté, les causes humanitaires, charitables et écologiques, le racisme, l’intolérance religieuse, etc., leurs ONG bidon ont toujours des noms vertueux et fraternels afin de mieux tromper le monde, comme ces exemples pour l’industrie pétrolière : Global Climate Coalition, Ethical Oil, Friends of Science, Chaire universitaire HEC en énergie, etc.

Ah ben, aux États-Unis :  «Un lobby patronal (Coalition Climate Coalition) a sciemment menti sur le réchauffement climatique» (La Presse, 26 avril 2009). Et, en 2015, l’organisme Friends of Science financé par les pétrolières, prétendait dans ses publicités que le principal facteur responsable des changements climatiques était le soleil et non les compagnies d’essence et de gaz : «Un groupe climato-sceptique blâmé pour publicité trompeuse» (La Presse, 23 mai 2015). Eh, oh, ce n’est pas un simple blâme qui va l’inviter à arrêter de mentir. La prison devrait être de mise pour ces dirigeants d’entreprises malhonnêtes.  

Et toujours au Canada, l’industrie pétrolière, ses alliés gouvernementaux et ses pseudo-organismes de bienfaisance, n’aiment pas les groupes écologistes compétents qui, basés sur la science et les faits, les contredisent avec des arguments objectifs et fondés. Il faut alors les faire taire : «Le groupe Ethical Oil (des sables bitumineux. C’est sale mais supposément éthique) dans la mire de Greenpace». Aussi : «Ethical Oil s’attaque au Sierra Club» et enfin «Québec (le PLQ à la solde des pétrolières et des forestières) déclare la guerre à Greenpeace (pas aux paradis fiscaux et aux pollueurs. Mais à Greenpeace. Quel courage!)» (Le Devoir, 26 mai 2016).

La plus grosse pétrolière au monde : ExxonMobil-Esso

Comme aux États-Unis, l’américaine ExxonMobil, société-mère de la canadienne l’Impériale Esso, était sous enquête en 2015 pour avoir mentir quant aux risques liés aux changements climatiques, alors rien de mieux pour épater la galerie et pour farcir la cervelle des gens que d’embaucher, à gros prix, une universitaire : «ExxonMobil nomme une scientifique (qui s’est prostituée pour le fric et les mondanités) de renom à son conseil d’administration» et aussi «Climat. New-York enqupete sur ExxonMobil» (Le Devoir, 27 janvier 2017 et 6 novembre 2015). Ah, zut alors, afin de propager la bonne nouvelle au peuple avec l’appui indéfectible des médias privés, l’industrie pétrolière et ExxonMobil se sont aussi payés les services d’un autre expert universitaire du nom de Willie Soon qui s’est fait déculotter en disant des faussetés : «Bas les masques. Un célèbre climatosceptique à la solde des géants du pétrole» (Le Devoir, 9 mars 2015). Et le géant Exxon qui, par le biais de l’American Institute, a envoyé des lettres d’invitation à des universitaires et experts afin de dénigrer l’ONU : «Réchauffement climatique. Une contestation payante» (Radio-Canada, 2 février 2007). Et comme elle a financé intensément le Musée public des Sciences et ben : «Sables bitumineux. Imperial Oil a imposé ses vues sur une exposition muséale d’Ottawa» (Le Devoir, 24 janvier 2012). De toute façon, comme Donald Trump et Maxime Bernier : «Le président d’Exxon ne croit pas au réchauffement de la planète» (Le Journal de Montréal, 29 juin 2005).

Et l’industrie se paie aussi des apôtres universitaires

Le privé de les pétrolières s’achètent plusieurs universitaires et s’assurent ainsi de leur fidélité en finançant généreusement leurs Chaires comme celle des HEC-Montréal du professeur Pierre-Olivier Pineau : «HEC. Énergie : une chaire de recherche en énergie financée par le secteur privé» (Le Devoir, 17 décembre 2013). Même si le professeur expert Pineau est biaisé, puisque financé par les pétrolières, pour nos médias d’information qui l’aiment beaucoup, il passe pour un expert indépendant et neutre, même s’il dit n’importe quoi comme dans son opinion publiée dans Le Devoir du 10 décembre 2015 dans laquelle il incitait Québec à forer : «Pourquoi se priver? (Et pourquoi priver les pétrolières). On peut très bien exploiter ses hydrocarbures tout en respectant ses objectifs en matière de réduction des GES». La pensée magique hypocrite, c’est ça. Et aussi l’industrie engage des experts et des universitaires afin de faire peur au monde (Le Journal de Montréal, 18 novembre 2914)et pour «Distraire les écologistes» (Le Passe, 18 novembre 2014).

Et afin d’évangéliser les athées, pourquoi ne pas payer d’ex-politiciens

Comment attirer un ex-premier ministre au sein de sa gang afin qu’il se fasse «preacher» au service de l’industrie? En le payant généreusement comme ce fut le cas pour Jean Charest et Lucien Bouchard, tous deux devenus lobbyistes pour une poignée de dollars : «Charest a voulu organiser une rencontre entre la pétrolière TransCanada et Ottawa (gouvernement fédéral)» et aussi «Lucien Bouchard nommé à la tête de l’Association pétrolière et gazière du Québec» (Le Devoir, 4 mars 2016 et Métro, 31 janvier 2011).

Et pour défendre vaillamment la cause des pétrolières, Lucien Bouchard a menacé de poursuivre la province de Québec si on disait non au gaz de schiste : «Bouchard adopte un ton menaçant». Un mécréant que les médias adorent. Et le petit caniche à Charest qui, dans son opinion publiée dans La Presse du 2 février 2015, s’exclame : «La solution aux changements climatiques consiste à réduire la consommation, non à punir ceux qui répondent à la demande». Et son pendant, l’universitaire Pierre-Olivier Pineau des HEC, de dire, dans son opinion publiée encore dans La Presse du 18 octobre 2013 : «La meilleure stratégie pour contrer l’industrie du pétrole, c’est de changer nos habitudes de consommation». Deux vendus. Et voilà pourquoi on n’est pas vraiment libres.

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