Torturer pour s’amuser et pour sauver des vies

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821996/guantanamo-prison-prisonniers-11-septembre-etats-unis-anniversaire

Un sujet moral difficile à traiter

Avant de dire si la torture est bien ou mal, il faut s’entendre sur la nature des tortures infligées, la motivation humanitaire derrière celles-ci et qui en est l’auteur. Êtes-vous d’accord avec ça? On peut avoir une opinion différente si la torture est infligée par des Américains, des Russes et/ou même des membres d’Al-Qaïda, n’est-ce pas? La légitimité de la torture à géométrie variable quoi! Définir ce qu’est la torture n’est pas chose facile. Un juge de la haute cour de Londres a affirmé en 2006 que : «La définition américaine de la torture diffère de celle des pays civilisés (c’est-à-dire des moumounes)» (le journal de Montréal, 17 février 2006). Ah, ah, je vous vois venir bande de petits (…). Déjà et avant même que j’ai entamé les balbutiements de mon texte, à portée philosophique, vous êtes déjà prêts à sauter aux conclusions et condamner encore une fois gratuitement nos allié fidèles, généreux et indéfectibles que sont les États-Unis d’Amérique.

Énoncé de trois postulants de base sur ce que sont les États Unis

Avant de vous prononcer sur le bien-fondé de la torture humaniste et peut-être même écologique dans certains cas, pratiqué par les Canadiens et les Américains, il faudrait que vous ayez en tête ces trois postulants, sinon vous allez errer :

  1. George W. Bush l’a dit en 2004: «Nous ne sommes pas une puissance impériale de libération (…)  Mais une puissance de libération» (Le journal de Montréal, 14 avril 2004). Bon les USA sont une puissance de libération oui, mais de libération qui fait le bien partout ou ils interviennent.
  2. Les guerres américaines servent les droits de l’homme, selon un rapport (…) de Washington (La Presse, 1er avril 2003). Donc découlant de cette vérité, la torture appliquée des à bon escient et dans des causes justes sert aussi les droits de l’hommes. D’accord avec ça? Si vous n’estes pas d’accord avec ce principe, arrêtez immédiatement la lecture de mon texte car il n’y aura aucun moyen de vous faire entendre raison. En gros, ça veut dire que vous êtes bouchés. Entre amis faut se dire la vérité même si parfois elle est choquante.
  3. L’ex-prétendant, le républicain Mitt Rommey, à la présidence des États-Unis, a tout bonnement énoncé en 2011 cette vérité irréfutable (à moins que vous soyez jaloux, de mauvaise foi ou communiste) : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent le monde» (La Presse, 8 octobre 2011). Et «God bless America» qu’ils disent. Donc tout ce qu’ils accomplissent est guidé et voulu par la très haute main invisible.

La torture humaniste et bénéfique

En matière de torture, il ne faut pas jouer tout le temps à la vierge offensée. Il faut analyser ça de façon pragmatique et cartésienne et faire abstraction de nos préjugés et de nos idées négatives préconçues. En 2004, l’ex-ministre de la justice américaine, John Ashcroft a, avec raison, refusé de rendre public un rapport du gouvernement américain afin de ne pas froisser les êtres sensibles qui affirmaient que : «Torturer n’est pas un mal (ça peut même faire du bien et vous ramener sur le droit chemin)» (Le Devoir, 9 juin 2004). Ça peut aussi avoir une valeur éducative et citoyenne.

Même le gouvernement conservateur canadien d’alors l’a dit

Je le sais fort bien : certains commencent à rechigner. Ben mes durs de comprenure, sachez que le gouvernement canadien Harper, habituellement très critique envers les States et aussi socialiste, a dit la même chose. Alors les preuves sont faites que l’on peut conclure que c’est vrai ce que nos maîtres américains bienveillants ont dit. En 2012, Vic Toews, alors ministre fédéral de la Sécurité publique, a dit, oh surprise, que : «Conservateurs. La torture serait acceptable» (Le Journal de Montréal, 8 février 2012). En 2014, le nouveau ministre conservateur de la Sécurité publique, Steve Blaney, afin d’éviter que certaines mauvaises langues partent en peur et montent sur leurs grands chevaux, a défini ce qui relevait de la «bonne» torture : «Ottawa (gouvernement de Stephen Harper) refuse la torture, mais pas son produit» (Le Devoir, 12 décembre 2014). Le Canada ne tolère pas la torture à moins qu’elle permette de sauver la vie (pas de n’importe qui) de Canadiens» (Le Devoir, 12 décembre 2014). Plein de sagesse les propos du révérend ministre conservateur, non? Et de toute façon, ne vous inquiétez pas, puisque les soldats américains ont eu droit à : «Des cours d’éthique» (La Presse, 2 juin 2006). Il serait bénéfique d’en donner aussi aux politiciens, aux banquiers et aux affairistes. Pourquoi limiter les cours d’éthique seulement aux soldats? C’est pas juste!

Est-ce vraiment de la torture?

Ah ces artistes rêveurs et flyés : «Des artistes dénoncent la torture musicale pratiquée par l’armée américaine à Guantanamo (Cuba) en Irak et en Afghanistan» (Métro, 11 décembre 2008). Wow les moteurs! Laissez sous-entendre qu’entendre de la musique rock et techno diffusée à plein volume jour et nuit relève de la torture est de mauvaise foi. Nos jeunes font la même chose ici. Aie, il y en a qui paient pour avoir droit à un concert rock ou techno gratos.

Dans la vie, il est bon d’apprendre à nager et de ne pas avoir peur de l’eau. C’est ce qu’a fait la CIA à plusieurs reprises, et après, le New York Times de gauche vient d’accuser gratuitement cet organisme américain de torture. Ce n’est pas vraiment patriotique d’agir de la sorte : «Soumis 183 fois à la simulation de noyage» (Le Devoir, 21 avril 2009). Cette méthode apaisante et relaxante consiste à déverser de l’eau sur les voies respiratoires d’un individu immobilisé la tête en bas sous une serviette imbibée. Ça fait «zen», non?

Les soldats américains et la firme privée américaine de mercenaires, Blackwater, ont-ils le droit, pour passer le temps et changer le mal de place de torturer pour rigoler et de tuer pour s’amuser sans que l’on crie au «meurtre» comme dans ces cas : «La soldate américaine England infligeait des traitements inhumains et indignes à des prisonniers irakiens sous prétexte de vouloir seulement rigoler» (Le Journal de Montréal, 4 août 2004). Ah, oh, on ne peut même plus avoir du «fun» sans que les moralistes moralisent comme dans ces deux cas impliquant des soldats américains en Afghanistan, pays dans lequel les States voulaient exporter leur démocratie occidentale : «Sergent Calvain Gibbs. Coupable d’avoir tué des civils afghans pour le plaisir» et «Tuer au hasard des civils afghans pour s’amuser» (La Presse, 11 novembre 2011 et Le Devoir, 20 septembre 2010). Aie, on ne peut même plus s’amuser sans se faire accuser par des rabats-joie de s’adonner à de la torture. Dans quel monde vivons-nous?

Les USA avouent et exigent qu’on leur foute la paix

Oui en 2005 : «Les États-Unis avouent des cas de torture devant l’ONU même si George W. Bush avait toujours prétendu, une main sur le cœur et l’autre sur la bible : «Nous ne torturons pas, réplique Bush» (La Presse, 9 novembre et 25 juin 2005). Et je vais vous dire une chose, comme les Américains pratiquent une torture qui sauve des vies et qu’ils l’appliquent seulement à des mauvaises personnes, alors ils ont le droit de ne pas faire partie de la Cour pénale internationale (CPI) et ne veulent pas être soumis au jugement d’autrui : «Les États-Unis bloquent l’adoption d’un protocole de l’ONU contre la torture (on comprend pourquoi)» et «Washington tente de bloquer les enquêtes de la CPI sur des militaires américains (qui n’ont rien fait de mal)» (Le Journal de Montréal, 25 juillet 2002 et Radio-Canada, 15 mars 2019).

Y’en aura pu de torture

Fini la torture américaine car en 2010, la CIA a demandé à ses soldats et à ses mercenaires de ne plus faire de prisonniers afin de faire taire les emmerdeurs : «Tuer plutôt que capturer» (Le Devoir, 16 février 2010).

George W. Bush, le saint homme à canoniser de son vivant

  • «Bush savait qu’il emprisonnait des innocents à Guantanamo à Cuba» (Le Devoir, 10 avril 2010). Comme le dit le poète, «mieux vaut prévenir que guérir»;
  • «Obama appelé à pardonner à Bush (ce qu’il a fait)» (La Presse, 11 décembre 2014).

Oui il fallait pardonner à Bush junior, car c’est un saint homme : «Bush pleure souvent sur l’épaule de Dieu» (La Presse, 6 septembre 2007). Réplique de Dieu : «Décolle. Va pleurer sur l’épaule de Donald».

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