Environnement : à ceux qui croient encore à la démocratie

https://www.journaldequebec.com/2021/11/13/accord-a-la-cop26-pour-accelerer-la-lutte-contre-le-rechauffement

Dictature des détenteurs de capitaux et démocratie de façade

Les politiciens des pays occidentaux n’ont de cesse de placoter sur les prétendues vertus de nos pays démocratiques dans lesquels le peuple est souverain et libre et c’est lui qui décide. Les élus sont supposément à son service et mettent en place des politiques favorisant l’égalité des chances, l’équité fiscale, le bien commun, l’égalité économique et la protection de l’environnement afin d’assurer une planète vivable pour les générations futures. Les médias sont objectifs et indépendants, même s’ils sont détenus par des intérêts privés souvent des milliardaires qui jamais ne s’ingèrent dans le travail des journalistes. Et puis, dans nos paradis occidentaux, le consommateur paie toujours le juste prix grâce à l’économie de marché dans laquelle des milliers de concurrents, présents dans chacun des secteurs d’activités, se font une vive concurrence comme dans les domaines pétrolier, bancaire, pharmaceutique, internet, ferroviaire, GAFAM et autres. Et puis, l’alpha et l’oméga de nos pays démocratiques est que le citoyen peut voter aux quatre ans pour différents partis politiques qui se ressemblent et qui sont tous mis sous la tutelle des seigneurs féodaux.

Qu’ils sont fiers nos élus de vous faire croire que vous êtes vraiment libres et de ramasser chaque jour l’aide de nos médias, les pays socialistes et soi-disant communistes qui souvent sont des dictatures alors que, dans les faits, nous vivons dans nos pays occidentaux sous la dictature de la classe dominante dans lesquels les politiciens sont leurs faire-part et les médias sont leurs faire-valoir. Vous trouvez que j’exagère? Alors vous n’avez qu’à observer ce qui, dans les faits, au-delà des paroles creuses, s’est passé ces dernières années aux niveaux de la lutte à l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et de la protection de l’environnement. Rien, nada, nothing et nenni. Au contraire, les paradis fiscaux et la pollution prospèrent comme jamais sous le joug de qui selon vous? Sous l’autorité et les directives du peuple libre et souverain, je suppose?

L’environnement est la priorité du peuple, mais pas…

Déjà en 2008, selon un sondage Environics : «L’environnement, principale source d’inquiétude des Canadiens» (Le Devoir, 5 février 2008). Priorité pour le bon peuple docile, mais pas pour le patronat : «Le patronat ne veut pas d’une loi sur le développement durable» et «Plus d’économie et moins d’environnement demandent (en plus d’exiger des milliards en subventions annuelles) les pétrolières» (Le Devoir, 16 août 2005 et La Presse, 13 mai 2011).

Et votre beau premier ministre caquiste a dit récemment la même chose que le patronat qui élabore l’ordre sociétal à suivre : «Legault veut une CAQ verte mais pragmatique» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2019). Décodé, ça veut dire quoi selon vous, une CAQ «pragmatique»? Et en 2021, François Legault a été plus clair au cas où certains durs de comprenure n’auraient pas compris : «Pas de protection de l’environnement aux dépens de l’emploi, dit Legault» (Le Devoir, 13 août 2021). Dois-je faire un dessin aux irréductibles fidèles du système?

Rien n’a changé, bien au contraire : ça empire malgré la volonté du peuple «libre»

On est rendu au COP26 et à chaque année, c’est le même vaudeville. Des dirigeants se réunissent pour placoter et pour donner l’impression qu’ils prennent au sérieux la dégradation de notre planète et qu’ils vont prendre des mesures musclées pour stopper net, fret, sec la pollution de la terre, et l’air et de l’eau. Toujours des belles paroles mais derrière les rideaux ce sont les potentats qui tirent les ficelles des marionnettes politiques.

Suite au dernier COP26 tenu en Écosse, des millions de manifestants ont protesté dans le monde pour la survie de notre maison commune : «Glasgow et le monde marchent pour le climat» (Le Journal de Montréal, 6 novembre 2021). Et le patronat de répliquer: marchez, marchez bon peuple et même criez et grimpez dans les rideaux, mais dans l’ordre et pacifiquement sans remettre le système en question et sans penser à faire la révolution. Et après votre manif avec les copains, rentrez bien tranquilles à la maison.

De grosses manifs dans le monde et on en fait fi

Zut : en avril 2012, grosse colère du peuple à Montréal réunissant environ 300 000 personnes : «Un grand cri du peuple. Une manifestation d’une ampleur sans précédent pour la journée de la terre» (Le Devoir 23 avril 2012). Les cris du cœur, les ploutocrates n’en ont que faire. Comme le disait le poète québécois bilingue : «Money talks». En affaires, pas de place pour les sentiments qui ne sont pas profitables à la «business». Il faut être pragmatique et efficace que nous a dit Legault.

Et puis, en 2014, une autre amusante, aux yeux du patronat et de ses élus, sortie du monde ordinaire pour sauver la planète, dont 300 000 juste à New-York : «Environnement. Mobilisation. Plus de 300 000 personnes dans les rues. Des marches contre les changements climatiques ont eu lieu dans plus de 150 pays hier» (Le Journal de Montréal, 22 septembre 2014).

2012, 2014 et 2019 : les manifestations se poursuivent

Une dernière, malgré le fait que j’ai plein d’autres exemples dans mes précieux dossiers d’articles de journaux qui prouvent que vos pays démocratiques où c’est censé être le bon peuple qui est souverain n’est qu’une illusion, un mirage et une blague : «2019. Retentissant. Marche pour le climat. Un rassemblement historique. Une marée humaine de 300 000 à 500 000 personnes a déferlé au centre-ville de Montréal hier» (Le Journal de Montréal, 28 septembre 2019). Et des politiciens pathétiques, qui au lieu d’écouter le peuple et de se battre comme ils devraient le faire pour répondre à leurs demandes, se font plutôt les réceptionnistes des capitalistes et accusent les manifestants d’être endoctrinés par les groupes écologistes qu’ils accusent même d’être des extrémistes, comme l’ont fait l’indigeste ex-ministre libéral Gaétan Barrette et l’asservi ex-chef conservateur Andrew Scheer : «Climat : Barrette met en garde (le peuple) contre les discours extrémistes» (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2019).  Barrette, justement en parlant d’extrémistes… «Andrew Scheer s’en prend aux radicaux (écologistes)» Le Devoir, 7 décembre 2019). Ceux qui sont pour le statut quo tranquille sont des gens réalistes et des visionnaires. Ceux qui défendent la cause environnementale sont des extrémistes et des radicaux et même des communistes. Tout le monde sait ça, du moins je l’espère.

Il faut se réveiller et brasser la cage

Depuis le dernier COP26 tenu en Écosse au mois de novembre 2021, les élus et le patronat, appuyés par leurs mercenaires médiatiques, ont continué de plus belle à vous bombarder de mensonges sous le couvert de vœux pieux et nobles, comme lors du dernier discours du trône : «Pandémie, économie et climat, les priorités du fédéral (PLC)» (Le Devoir, 24 novembre 2021). Franchement nul comme engagement. De plus, au dernier COP26 sur la défense de la cause climatique, ils ont tous en chœur promis un meilleur environnement, sauf que : «Les énergies fossiles passées sous silence au COP26» (Le Devoir, 9 novembre 2011).

Une drôle émanant de vos élus démocratiques qui n’ont que faire des doléances et des récriminations du peuple : «COP26. Ottawa (PLC) s’engage à forcer la main de l’industrie pétrolière» (Le Devoir, 2 novembre 2021). Alors que Justin Trudeau prétend vouloir serrer la ceinture aux pétrolières (mais pas tout de suite), il se trouve que le 11 novembre 2021, soit une semaine plus tard, on pouvait lire cet article révélateur de la bonne foi de nos élus : «Hausse du forage pétrolier au Canada» (Le Devoir, 11 novembre 2021). Vous n’êtes pas tannés de faire rire de vous? Et le gouvernement libéral qui continue à être le pantin des aigrefins? «Vision libérale. Des priorités législatives plus justes et plus vertes» (Le Devoir, 23 novembre 2011). Plus justes dans le sens plus pragmatique comme à la CAQ.

Continuons à rire même si ce n’est pas comique et même s’ils nous prennent pour des imbéciles : «Les pétrolières canadiennes s’allient pour atteindre la carboneutralité» (Radio-Canada, 9 juin 2021). Carboneutralité oui, mais pas tout de suite. Juste pour 2050!  

Beaux gestes hypocrites de l’Australie et de la Russie démontrant leur mauvaise foi structurelle : «L’Australie s’engage à vendre du charbon pendant encore des décennies» et «La Russie vise la neutralité carbone d’ici… 2060 (c’est-à-dire aux calendres grecques)» (Le Journal de Montréal, 8 novembre 2021 et Le Devoir, 14 octobre 2021). Et les Émirats arabes unis, la bonne salutaire dictature amie des occidentaux, de dire pour sauver la planète : «Plaidoyer (humanitaire) émirati en faveur des investissements gaziers et pétroliers» (Le Devoir, 16 novembre 2021). Et le modèle de pays dits démocratiques par excellence qui veut donner l’exemple de sauver la planète : «Environnement. Les États-Unis s’enfoncent dans le pétrole» (Le Devoir, 19 novembre 2011).

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