Santé : des jeunes libéraux arriérés. C’est structurel

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/679327/parti-liberal-quebec-jeunes-propositions-congres-abolition-cegeps

Égoïstes, opportunistes et carriéristes

Moi ça me dépasse de voir certains jeunes, comme les jeunes libéraux, être autant individualistes, opportunistes et carriéristes de par leur vision du monde, de leurs priorités et de leurs recommandations afin de changer le monde pour le mieux. Ces jeunes libéraux d’il y a 20 ans sont ceux que l’on a hérité aujourd’hui en politique et ces jeunes que l’on a présentement sont ceux que l’on va léguer aux générations futures. Aimeriez-vous avoir un jeune libéral comme belle-sœur, beau-frère, brue, gendre ou cousin? Non hein! Je le savais. Des jeunes aussi à droite de l’échiquier politique et même, oui, plus à droite que les libéraux alors au pouvoir, comme Charest et Couillard, c’est franchement désespérant. Mais ils sont comme ça : c’est dans leur nature et c’est structurel chez eux. Il n’y a rien à faire. Vous trouvez que j’exagère? Mais pas du tout et je vais vous le démontrer avec de nombreux vrais faits. Êtes-vous prêts? Et bien, prêts, pas prêts, j’y vais. Plus ils changent au fil des ans, plus ils sont pareils ces jeunes libéraux.

Le système public de santé au service des riches

Pour les jeunes libéraux, pas besoin de privatiser la santé publique car la santé privée coûte chère et cela appauvrirait donc les pachas. En 2000, les jeunes libéraux affranchis, guidés par le souffle de l’esprit libéral, ont accouché d’une recommandation moderne et époustouflante tout de suite endossée par les vieux sages libéraux : il s’agit de permettre aux riches de passer en priorité avant tout le monde dans notre système public, oui, oui, public de santé, pour une opération, une radiologie, à l’urgence, pour avoir droit à un médecin de famille, etc. à la condition que celui-ci paie une infime partie des coûts liés aux frais généraux. Ça reste encore, selon les jeunes et lucides libéraux, un système à «une seule vitesse». Cela permet aussi, selon leurs prétentions, d’éviter la privatisation et représente une source de financement qui profitera aux autres patients ordinaires même s’ils devront attendre encore plus longtemps pour une intervention chirurgicale et pour voir un médecin. C’est ça la notion de bien commun, de justice, d’équité, d’égalité des chances et de services publics des libéraux jeunes et moins jeunes. Tout simplement merveilleux : «PLQ. Oui à de meilleurs soins de santé pour les mieux nantis» (Le Journal de Montréal, 16 octobre 2000).

Au PLQ, la priorité a toujours été l’économie, aucunement la santé publique

Dans les faits, les services publics en général et la santé publique en particulier n’ont jamais été la tasse de thé et de café des libéraux. Vous avez pu le constater durant les trop longtemps mandats de Charest et de Couillard au pouvoir. Même si la santé publique a toujours été la priorité, avec l’éducation, de la population, cela ne l’est jamais pour le patronat, les jeunes et les vieux libéraux que l’on peut assimiler à des servants de messe patronale. Bon, encore une fois, vous trouvez que j’en beurre épais, alors que c’est le frisé de Sherbrooke lui-même, Jean Charest, qui l’a dit : «Déboires du système de santé : C’est la faute à Pauline Marois, soutient Charest. La priorité est l’économie, pas la santé, dit le chef libéral» (La Presse, 13 novembre 2008). Et vous avez élu cet énergumène! C’était tant pis pour vous.

Santé : nouvelle idée lumineuse des jeunes libéraux  

Au dernier congrès annuel des libéraux du Québec, tenu au mois de novembre 2021, les jeunes libéraux ont récidivé et ont encore reçu l’approbation des vieux libéraux, qui auraient été rayés de la carte lors des élections de 2018, n’eut été de la fidélité à toute épreuve de leurs électeurs présents en grand nombre dans les comtés anglophones et allophones. Les jeunes libéraux arriérés, reprenant toujours la même cassette éculée de leurs aïeuls ont, faisant preuve de la pensée magique, «courageusement» suggéré, afin de régler tous les problèmes de notre système de santé publique, de créer un organisme étatique indépendant (mais toujours sous la gouverne politique et toujours financé par le gouvernement) composé d’un conseil d’administration élu par l’Assemblée nationale et composé du tiers de gestionnaires (du privé), d’un tiers de travailleurs de la santé (médecins) et d’un tiers d’usagers (usagers dans quel sens? Des copains sélectionnés avec grand soin?) (Le Devoir, 29 novembre 2021. Le PLQ veut dépolitiser la santé).

Penser que l’organisme «indépendant» va régler les problèmes relève de la fumisterie

Ben oui, on a créé une autre structure comme dans le cas des commissions scolaires et les jeunes libéraux ignorants pensent nous faire accroire, en nous prenant pour des imbéciles, qu’un tel système supposément indépendant, va résoudre les problèmes récurrents d’attente à l’urgence; d’accès rapidement à un médecin de famille d’éliminer le retard permanent dans les interventions chirurgicales; de résoudre le problème de la pénurie de médecins; de la privatisation à vitesse grand V de notre système public de santé; de faire baisser le prix shilockiens des médicaments et de leur pénurie structurée par les pharmaceutiques, etc. Soit que les jeunes libéraux sont vendus, soit niaiseux, ou un peu beaucoup des deux.

Je le répète : les problèmes majeurs qui accablent notre système public de santé sont la mainmise du puissant syndicat des médecins qui expliquent des salaires astronomiques qui leur sont versés et la pénurie artificielle de docteurs; les prix stratosphériques des médicaments qui font exploser les coûts et enfin la privatisation du système public de santé en pleine pénurie de toubibs, ce qui vient exacerber les problèmes. Ah oui, le pouvoir indu des docteurs, qui ont embauché Lucien Bouchard comme négociateur syndical, empêche la délégation des tâches aux infirmières et la venue de médecins étrangers. L’organisme dit «indépendant» des jeunes libéraux ne règlera aucun de ces problèmes et cette nouvelle structure inutile accroîtra le niveau de corruption au Québec, ce à quoi et dans quoi les libéraux excellent et méritent tout le temps la première étoile. Trop lâche pour s’attaquer aux vrais problèmes de notre système public de santé, les jeunes libéraux font de la diversion primaire avec leur gugusse organisationnel.  

À ceux qui m’accusent et me condamnent

Il y en a probablement parmi vous qui me reprochent d’y aller un peu font envers ces jeunes libéraux. Et bien, avant de me juger et même de me présenter, voici une brève revue (j’en ai plein d’autres dans mes dossiers chéris de vieux articles de journaux) de certaines lâches recommandations larguées dans le passé par les jeunes libéraux qui, souvent, sont des papiers-collés des propositions émises et des ordres formulés par le patronat et par les notables dont ils aspirent un jour à faire partie :

  • «Les jeunes libéraux veulent une réduction du rôle de l’État. Le dossier constitutionnel n’intéresse pas les jeunes libéraux» (Le Devoir, 21 juillet 1999). Que c’est original, novateur et courageux. À faire pâlir Fidel Castro;
  • «Protection du français. La liberté individuelle (libre choix pour tous) doit primer disent les jeunes libéraux» (Le Devoir, 14 juin 2011). Pas de lois «coercitives» qui viendraient brimer le libre choix pour les immigrants et pour les québécois francophones d’étudier en anglais à partir du primaire;
  • «Charest modère les jeunes libéraux» (Le Devoir, 4 août 2008). Les jeunes cinglés et inféodés voulaient rendre le bilinguisme au Québec obligatoire à 12 ans et augmenter généreusement les frais de scolarité au cégep et à l’université. Quand c’est rendu que c’est Jean Charest qui est obligé de ralentir les ardeurs radicales de droite des jeunes libéraux, c’est qu’il y a un problème en la demeure;
  • «Les jeunes libéraux (alors dirigés par nul autre que Mario Dumont) veulent mettre la hache dans le régime des rentes publiques» (Le Devoir, 17 novembre 1999). Fini la Caisse de dépôt, on va s’en remettre aux institutions financières privées, comme nos belles grosses banques;
  • «Les jeunes libéraux veulent abolir les cégeps» (Le Devoir, 2014);
  • «Les jeunes libéraux veulent moderniser (comme ils ont modernisé l’État en le ratatinant) la démocratie syndicale (en donnant le choix individuel à chaque employé de ne pas faire partie du syndicat afin qu’il puisse recouvrer sa liberté individuelle de négocier lui-même ses conditions de travail avec son boss, que ce soit chez General Motors, Pfizer, Bell, etc.)» (Le Devoir, 1er août 2008). Et en lien avec la modernisation et la réingénérie des syndicats (des syndicats de travailleurs ordinaire s’entend. Pas ceux du syndicat patronal des médecins, des banques, des pétrolières, etc.), il se trouve que : «Les jeunes libéraux proposent l’abolition de la formule Rand» (Le Devoir, 3 août 2004). Oui, je les hais de tout mon cœur et de tout mon être, même si cela ne fait pas chrétien de dire ça. Et vous, comment les trouvez-vous? Et pis, croyez-vous toujours que j’exagère?  

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