Iran : Y’a pas pire que les States dans le monde

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Un petit rappel de l’accord sur le nucléaire signé en 2015

En 2015, les États-Unis, l’Union européenne (UE), la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont signé un traité avec l’Iran afin que ce pays ne développe pas la bombe atomique. Selon la logique et les principes des pays occidentaux, qu’Israël détienne l’arme nucléaire, c’est correct, mais pas l’Iran. Cherchez à comprendre? Et, jusqu’en 2018 : «Téhéran respecte ses engagements nucléaires» (Le Journal de Montréal, 13 novembre 2018). Tout allait bien jusqu’à l’arrivée de Donald Trump et de Joe Biden, qui fait exactement comme son criminel prédécesseur.

Retrait unilatéral des USA du traité en 2018

Comme c’est son habitude d’agir à sa tête afin de renforcir son hégémonie dans le monde (peu importe ce qu’en pensent leurs alliés occidentaux qui se comportent tout le temps en domestiques face à leur maître) et pour répondre aux demandes de son ami inconditionnel qu’est Israël, il se trouve qu’en 2018, de façon tout à fait unilatérale et sans aucune raison valable : «Les États-Unis (Trump) se retirent de l’accord sur le nucléaire iranien» (Le Devoir, 9 mai 2018).

Non seulement l’Oncle Sam se retire du traité mais il pousse plus loin ses outrances : «Washington rétablit toutes les sanctions contre l’Iran» (Le Devoir, 3 novembre 2018). Évidemment, et contrairement aux pays européens, le petit chien de poche de l’Amérique ne soulève aucune critique envers les États-Unis et en fait même plus afin de lui plaire : «Le rapprochement entre Ottawa et Téhéran sur la glace» (Le Devoir, 9 mai 2018). Dire que Justin Trudeau et les libéraux fédéraux s’étaient engagés à relancer les relations diplomatiques avec l’Iran et prévoyaient même ouvrir une ambassade à Téhéran. Mais il ne faut pas irriter le boss.

L’Amérique fait la loi partout et fait fi de la cour pénale internationale de l’ONU, etc.

La Cour internationale de justice (CIJ) ordonne alors aux États-Unis de suspendre leurs sanctions contre l’Iran visant certains bien et les States en font fi, comme à leur habitude : «Sanctions contre l’Iran. Washington minimise (en les balayant du revers de la main) le rappel à l’ordre de la justice internationale» (Le Devoir, 4 octobre 2018). Pour nos amis du sud, les justiciers du monde, ce sont eux, et seulement qu’eux. Vous le savez, les États-Unis ont le droit de tuer n’importe qui, n’importe où et n’importe quand, et même d’envahir militairement des pays en mentant comme ils l’ont fait pour l’Irak qui, en incluant les sanctions, a tué 1,5 million d’innocents.

Les USA tuent un Iranien en Irak : eux ont tous les droits

C’est ainsi qu’en 2020, les States ont décidé, comme ça, d’assassiner en Irak le général iranien Qassem Soleimani alors en voyage dans ce pays. Geste criminel que l’ONU a taxé d’arbitraire et d’illégal. Contrarié de se voir critiquer sur son droit inaliénable de tuer des méchants qui s’obstinent à ne pas se soumettre et à ne pas rentrer dans le rang : «Iran. Washington fustige un rapport de l’ONU. L’assassinat à Bagdad de Qassem Soleimani est qualifié d’illégal» (Le Devoir, 9 juillet 2020). Même que le monstre à Trump a voulu en rajouter un petit peu afin de convaincre l’Iran de se rendre docilement à ses diktats : «Trump aurait cherché à frapper un site iranien. Ses conseillers l’ont dissuadé de passer à l’action» (Le Journal de Montréal, 18 novembre 2020).

L’impérialisme américain dépasse les bornes

Non seulement les États-Unis se retirent en 2018 de l’accord sur le nucléaire de façon unilatérale, alors que l’Iran respectait toutes les conditions, mais ils ordonnent alors aux autres pays du monde de ne plus faire affaire avec l’Iran sinon cela serait considéré comme illégal par les States et passible de prison et de grosses amendes. En plus, ceux qui oseront quand même transiger avec l’Iran ne pourront plus commercer avec les États-Unis. Incroyable mais vrai. Et après on appelle ça nos amis. Si les Russes ou les Chinois avaient fait ça, nos médias, avec leurs chroniqueurs et experts émérites, se seraient déchaînés sur eux et les auraient traité de criminels et bien évidemment de communistes. Dire que les États-Unis s’érigent en modèle de liberté et de démocratie. Leur liberté de tout faire pour renforcir leur mainmise partout dans le monde s’entend.

Alors leurs alliés er amis s’abaissent aux ordres du dictateur américain

Mes amis, ce qui m’a amené à rédiger ce texte fut la lecture de cet article de Radio-Canada publié le 23 janvier 2022 intitulé «La Corée du Sud débloque des fonds pour payer les dettes de l’Iran à l’ONU». Je me suis alors dit quel beau geste humanitaire de la part de la Corée du Sud qui, face à la répression américaine, prend 18 millions$ US de son propre argent afin de payer la cotisation de l’Iran à l’ONU.

Mais non, ce n’était pas du tout ça. Bien au contraire. La Corée du Sud, un pays démocratie et souverain, mon œil. Il est le servile adjudant des États-Unis et lui obéit en tout temps. Avant le retrait unilatéral des States de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, l’Iran et l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et d’autres, la Corée du Sud achetait à crédit beaucoup de pétrole de l’Iran à qui il doit depuis la bagatelle somme de 7 milliards de dollars US qui sont gelés dans deux banques sud-coréennes à la demande des States. Assez écoeurant le comportement inqualifiable des États-Unis. Combien de milliards de dollars appartenant à l’Iran, suite à la livraison de pétrole, sont ainsi bloqués dans plusieurs pays sur ordre du tyran américain? Je n’en reviens pas, et vous?

Le matamore américain s’empare d’un bateau iranien en direction de la Syrie

Soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie, les États-Unis demandent à son complice du Royaume-Uni d’intervenir et hop : «Un pétrolier iranien arraisonné à Gibraltar» (Le Journal de Montréal, 5 juillet 2019). Ces criminels font la même chose avec l’Iran et d’autres comme bloquer leurs exportations de pétrole afin de les ruiner, de soulever la révolte dans ces pays et de tuer des innocents en toute connaissance de cause. Si les États-Unis voulaient se retirer de l’accord sur le nucléaire, qu’ils ont signé, c’est bien leur droit, mais de là à interdire aux autres pays de commercer avec l’Iran au risque d’être accusés par les Yankees de gestes criminels et d’être emprinnés, ça dépasse vraiment les bornes. Comme Trudeau l’a fait pour la dirigeante chinoise de Huawei, qui n’avait commis aucun geste criminel. Et oui, l’Oncle Sam peut demander à d’autres pays amis et complices d’arrêter des gens qui ont passé outre leur interdiction de transiger avec l’Iran.

L’Oncle Sam saisit un bateau iranien en directioin du Venezuela

En voilà une autre désopilante qui nous montre la véritable nature de notre allié et ami du sud de nos frontières : «Washington (de quel droit, pouvez-vous me le dire?) saisit du pétrole iranien destiné au Venezuela» (La Presse, 14 août 2020). Ils me dégoutent tout simplement. En raison du blocus et des sanctions imposés par les États-Unis au Venezuela, qui a élu démocratiquement un gouvernement socialiste (Maduro) que l’Oncle Sam ne blaire pas, alors ce pays gros producteur de pétrole est obligé d’en importer. Tous les moyens sont bons pour appauvrir le pays et la population du Venezuela, un pays qui veut juste être souverain, libre et pas soumis aux États-Unis. Mais pour les States, le Venezuela, comme le Canada, doit se soumettre.

Et les transnationales se plient aux menaces américaines

Ça fait soixante ans, et ça continue de plus belle, que nos médias capitaliste occidentaux déblatèrent grossièrement et de façon intéressée contre la Russie et maintenant depuis peu contre la Chine qui, tous deux ensemble, menacent la mainmise économique, sociale et politique des occidentaux sur le monde. On m’a appris tout jeune à voir la Russie comme une menace pour notre sécurité et à cultiver la haine de ces méchants russes communistes. Depuis soixante ans, dites-moi les amis, qui a le plus menacé la paix dans le monde? Qui a envahi militairement le plus de pays et qui a financé et organisé des renversements de gouvernements élus démocratiquement?

Ça me fait vomir quand je lis le titre de ces articles qui démontrent la folie de grandeur des États-Unis, qui n’ont aucun respect pour la vie et la liberté des autres. Comme disait le poète canadien unilingue : «Me, myself and I».

  • «British Airway et Air France annoncent l’arrêt de leurs vols vers l’Iran (et pourquoi donc et à cause de qui?)» (Le Devoir, 24 août 2018);
  • «Deutsche Telecom forcée (par qui?) de quitter l’Iran» (Le Devoir, 17 août 2018);
  • «Total se retire d’Iran» (Le Devoir, 21 août 2018). Belle occasion pour la Chine de s’accaparer le marché iranien;

Et comme si ce n’était pas assez : «Les États-Unis lancent un appel à l’unité contre l’Iran» (Le Devoir, 10 janvier 2019). Ils ont plutôt fait l’unité contre eux à part leurs marionnettes comme Israël, la Pologne, le Canada et le Royaume-Uni.

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