Le délire du Devoir envers la Russie

Ma nouvelle introduction

Mes amis, j’avais rédigé ce texte deux jour avant que le conflit militaire éclate entre la Russie et l’Ukraine. Déjà, avant l’invasion et je dirais même depuis très longtemps, je trouvais que Le Devoir avait un parti pris flagrant contre la Russie, indigne d’un média qui se dit libre et indépendant tout en étant beaucoup financé par l’État et le privé comme les autres au Canada.

Deux jours après le début de l’invasion militaire russe en Ukraine, le parti pris a empiré au Devoir. C’est le bal du biais, des faits et des photos colorés, de la propagande, etc. Aucune réserve et aucune retenue : les méchants sont les Russes, qui ont tout faux, et les bons, les agneaux sacrifiés, sont les Ukrainiens qui, supposément jamais, s’en sont pris aux séparatistes russes du Donbass et ailleurs en Ukraine. Même si l’Otan est déjà aux frontières de la Russie dans des ex-républiques soviétiques, il ne faudrait pas que ce pays s’inquiète si l’Ukraine joignait elle aussi à cette puissante organisation militaire occidentale. Et si Cuba et le Venezuela recevaient chez eux de grosses bases militaires russes bien armées, que feraient les États-Unis? Les sanctions des Européens pleuvent sur la Russie, mais il n’y en a jamais d’imposer aux States et à Israël pour l’invasion de l’Irak et de la Cisjordanie. Aie, le 25 février 2022, Le Devoir a consacré toute sa première partie du journal et a lâché son fou propagandiste sur la Russie, avec un titre qui dit tout : «Une invasion brutale par la Russie. Les démocraties oposent un front commun au cynisme du Kremlin». Il faut arrêter le terme creux de «démocratie». Il faut plutôt parler des pays occidentaux capitalistes et impérialistes qui sont loin d’être des modèles en termes de démocratie, d’équité, de liberté, de justice et d’égalité des chances.

Revenons à l’essentiel de mon texte rédigé avant le conflit : ben non, la Russie ne devrait pas s’inquiéter

Les Européens et les États-Unis ont toujours pratiqué leur hégémonie en Afrique, en Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient, sans aucun irritant, s’appropriant militairement leurs territoires en tout ou en partie; leurs ressources naturelles, leurs biens publics; en faisant élire leurs politiciens et en renversant les malcommodes; en faisant pleuvoir la corruption, etc. Mais là, il commence à y avoir des récalcitrants qui osent ne pas écouter et ne pas appliquer leurs diktats et leurs modèles capitalistes au service de leur classe dominante qu’ils prétendent relever de la parfaite démocratie et de la totale liberté.  On aime se gargariser de beaux principes humanitaires et de justice pompeux. Le tapis commence tranquillement à leur glisser sous les pieds et cela les mets hors d’eux-mêmes. Alors pour essayer de maintenir leur mainmise sur le monde, ils font pleuvoir des embargos, des sanctions, des invasions militaires.

Alors, comme la Chine, la Russie, le Venezuela, l’Ian et Cuba refusent de se ranger dans leur pseudo-ordre mondial et de se soumettre, comme le fait si gentiment le Canada, il faut alors s’arranger pour que les habitants des pays occidentaux haïssent et détestent ces pays rebelles. Il faut les faire passer pour des méchants communistes qui briment les libertés, emprisonnent bien du monde et qui constituent un réel danger pour nous, allant peut-être jusqu’à nous envahir. Pour accomplir boulot ingrat, il faut donc endoctriner et intoxiquer les individus en mentant, en peignant des situations catastrophiques, en sélectionnant avec prévention les événements à couvrir les hommes et les groupes, à interviewer, les photos à prendre, etc.

C’est alors, comme au Canada par exemple, que le gouvernement fédéral va subventionner généreusement des médias; financer la création de chaires universitaires et le financement des professeurs qui passant faussement pour des experts indépendants qui vont apporter un certain vernis scientifique à leurs élucubrations; instaurer la mise en place et le financement de supposées organisations non gouvernementales (ONG) qui passent auprès de la population pour des organismes neutres et objectifs alors qu’ils sont alimentés financièrement par des gouvernements  et des «mécènes» occidentaux. On peut citer par exemple l’ONG Freedom House, financée par le gouvernement américain, l’Agence France-Presse (AFP) financée par le gouvernement français, la Chaire universitaire Raoul-Dandurand de l’UQAM dirigée par le professeur Charles-Philippe David et même, eh oui, Le Devoir, beaucoup financé par l’État et le privé. Ces hypocrites vont venir vous dire que même s’ils sont financés par les gouvernements et le patronat, cela n’affecte en aucun cas leur indépendance. Aie, est-ce que j’ai une poignée dans le dos?

En passant, juste comme ça, il y a 20 ans, les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont envahi militairement, en mentant éhontément, l’Irak, tuant au passage plus d’un million d’individus (si on inclut les embargos sur les médicaments et autres produits vitaux) et aucune sanction imposée par les Européens à l’Oncle Sam et au pays de la reine, notre reine, Élisabeth. Curieux tout de même.

Le Devoir et son hystérie anti-russe

Le jupon idéologique dépasse quand l’on a vu Le Devoir dépêcher à Kiev en Ukraine une journaliste du nom de Magdaline Boutros afin de nous pondre chaque jour, du 15 au 22février 2022 (donc avant l’invasion), de très longs articles avec de belles photos touchantes, publiées en premières pages. Même que le samedi 19 janvier 2022, on a eu droit à plusieurs articles allant des pages B1 à B5. Des textes tellement biaisés que ça suintait et puait la subjectivité et la malhonnêteté intellectuelle. Il faut plaire à nos commandidataires si on veut continuer à recevoir du fric des gouvernements et du privé. Ainsi, chaque texte se terminant ainsi : «Ce texte (je dirais plutôt ce pamphlet propagandiste) a été financé grâce au soutien (désintéressé) du Fonds de journalisme international Air Transat». Bien évidemment, et par la force des choses, la Russie est toujours le méchant et l’oppresseur, l’Ukraine l’innocente victime et les pays européens et les States les justiciers qui sont prêts à tout pour défendre leur propre pouvoir et leur domination. N’ayez crainte, Magdaline a continué à s’éprendre après l’invasion militaire en Ukraine. Dire que c’est encore le monde ordinaire qui fait les frais de la soif de domination et d’enrichissement de la minorité possédante.

Bon, tout de suite, au début du premier article publié le 15 février 2022, la préposée journalistique du Devoir, en sélectionnant attentivement les personnes interrogées et photographiées (par un collègue au Devoir, Valerian Magatoud), reprend les propos attendrissants de l’ukrainienne Alina Zalozma, qui a dit ceci : «Notre pays est en guerre contre la Russie depuis tellement d’années… comme dans la région du Donbass». Faux. Ce sont les Ukrainiens pro-occidentaux qui s’en prennent militairement aux quatre millions d’ukrainiens russophones de Donetsk et Lougansk qui veulent, c’est bien leur droit, leur indépendance et rejoindre la Russie plutôt que l’Europe occidentale. Pourquoi donc on ne leur accorde pas leur indépendance comme les Occidentaux l’ont fait pour plusieurs ex-républiques de l’URSS et pour d’autres endroits dans le monde? Au nom de la liberté et de la démocratie, si chers à l’occident, pourquoi faut-il que ce soit Poutine qui doit déclarer l’indépendance des républiques du Donets et Lougansk? Ben non, jamais au cours des dernières années ces 4 millions d’Ukrainiens pro-russes de la région de Donbass n’ont subi d’attaques des bons ukrainiens pro-occidentaux. Selon nos médias, ces 4 millions d’ukrainiens pro-russe sont des rebelles, voire même des terroristes qui eux, et eux seuls, ont constamment attaqué les autres.

En voulez-vous une autre drôle? C’est dans le sous-titre du circulaire journalistique du 17 février 2022, intitulé ainsi : «Ce n’est pas que notre pays (Ukraine) qu’on protège c’est aussi la démocratie». Il faut être de glace pour ne pas verser une larme. Allez, dites merci aux Ukrainiens qui se battent pour nous contre les méchants russes afin de sauver notre merveilleuse «démocratie». Autre mauvaise nouvelle en raison de l’esprit belliqueux de la Russie : «L’Ukraine fait baisser Wall Street. Le Dow Jones a inscrit sa troisième séance négative d’affilé» (Le Devoir, 15 février 2022). Aie les foleries de la Russie font même souffrir financièrement et appauvrissent les détenteurs de capitaux américains.

Voilà que je me remets à pleurer. Et à ceux qui n’ont toujours pas pleurer, voici l’article du Devoir du 23 février 2022 : «Scène crève-cœur, une femme laissant derrière elle son chez soi mardi, évacuant par autobus le Louhansk pro-russe en Ukraine». Que voulez-vous, la dam est pro-occidentale et ne peux pas, par principe moral, vivre avec des Ukrainiens pro-russes.

Pas de sanctions pour Israël et pour d’autres

Depuis plusieurs années, Israël envahit illégalement de grandes parties de la Cisjordanie et aucune sanction des pays occidentaux. Il faut toutefois comprendre qu’Israël est un allié, ce qui n’est pas le cas de la Russie, sur pleut des sanctions pour tout et pour rien : «Israël accélère sa colonisation de la Cisjordanie» (Le Devoir, 9 janvier 2020). Mais, pour les USA : «Les colonies israéliennes (en Cisjordanie) conformes au droit international (faux) selon Washington» (Radio-Canada, 18 novembre 2019). Même si c’est carrément illégal : «Les États-Unis reconnaissent la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan» (Le Devoir, 26 mars 2019). Alors pourquoi on ne reconnait pas la souveraineté du Donbass en Ukraine?  

Au Yémen, les Houtis se battent aussi pour leur indépendance et leur liberté. Mais comme ils sont accusés d’être proches de l’Iran, l’Occident les considère comme des rebelles et des terroristes. Il faut donc maintenir en place la dictature pro-occidentale : «Washington enverra un navire et des avions de combat aux Émirats arabes unis (qui eux peuvent intervenir au Yémen) face aux (dangereux) Houtis» (Radio-Canada, 2 février 2022). Et pour terminer : «En 2011, des milliers de personnes au Bahrein se battent justement pour la démocratie et la liberté, mais comme ce pays accueille une grosse base militaire américaine, l’Arabie Saoudite envahit ce pays avec l’appui des States. Et pas de sanctions pour l’Arabie saoudite et les Émirats. L’occident et les States doivent se concentrer sur la Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, etc.  

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