L’Occident déclare la guerre à Huawei

https://www.tvanouvelles.ca/2021/05/15/des-tours-cellulaires-inquietantes-1

Guerre dont les consommateurs pris en otage font les frais

En Occident, tout est accompli selon la volonté des dominants afin de préserver à tout prix, quitte à faire la guerre et lever des embargos et des sanctions, l’hégémonie qu’il pratique depuis toujours dans le monde avec comme mercenaires et envahisseurs leurs transnationales qui arnaquent et appauvrissent les consommateurs captifs que nous sommes, avec la bénédiction des élus à leur merci.

Uniquement les pharmaceutiques occidentales

Prenons seulement quelques exemples. Dans le cas des vaccins contre la COVID, les pharmaceutiques chinoises et russes ont mis au point des vaccins beaucoup moins chers, tout aussi efficaces et vendus dans plusieurs pays en Afrique, en Asie et en Amérique latine mais pas au Canada, aux États-Unis et en Europe. C’est plus que de l’idéologie, c’est du vol. Pendant ce temps, nos gouvernements, par principes immoraux, les achètent au trop gros prix strictement de transnationales occidentales comme Pfizer et Moderna qui font la passe. Ce n’est pas être pro-chinois ou pro-russe que de vouloir mettre en concurrence toutes les entreprises du monde afin de faire baisser les prix des monopoles et cartels privés occidentaux au bénéfice de la population. C’est ce que tout gouvernement supposément démocratique devrait faire : prioriser l’intérêt collectif et le bien commun plutôt que l’intérêt particulier. Alors dans ce cas, vous n’êtes pas libres et vous ne pouvez rien faire sinon de protester. Manifestations et protestations qui amusent ceux qui sont aux commandes.

Uniquement les pétrolières occidentales et leurs amis

Dans le cas du prix de l’essence qui explose souvent en raison de la mainmise du pétrole et du gaz naturel en Occident, tant aux niveaux de l’exploration, du raffinage et du détail par une poignée de transnationales comme Exxon Mobil, Royal Dutch Shell, BP Amoco, Total, Chevron Texaco et cie. Ce sont elles qui décident où acheter le pétrole et non les gouvernements. Bien évidemment, elles vont l’acheter de leurs filiales productrices de brut, elles qui sont parfaitement intégrées verticalement, de l’exploration à la vente au détail. Une façon de briser ce cartel exploiteur serait de nationaliser cette ressource naturelle qui en droit appartient à la population. Tu sais bien Léo que dans le système néolibéral avec ces nombreux traités de pseudo libre-échange seules les privatisations sont autorisées. Il ne faut surtout pas parler de nationalisations quitte à passer pour un fou brac.

Si nos gouvernements occidentaux sont vraiment souverains et au service du peuple, pourquoi ne demande-t-on pas (comme on pourrait le faire au Québec par exemple) à la Russie, à l’Iran ou au Venezuela de nous faire des soumissions de prix pour la vente de pétrole brut et de gaz naturel afin de les mettre en concurrence avec les prix exigés par les Esso, Shell, Pétro, Ultramar de ce monde occidental. Je vous jure que les prix baisseraient. Ben non Léo, tu fais encore fausse route. Que tu as donc une mauvaise attitude. Ce n’est pas en te comportant ainsi que tu vas te faire des amis importants, être promu au conseil d’administration d’une belle grosse compagnie ou être nommé membre d’une Commission gouvernementale quelconque. Léo, tu as commencé au bas de l’échelle et tu vas finir au bas de l’échelle.

Communications : seules les occidentales et «out» Huawei

Dans le domaine du sans-fil et de l’internet, le cartel canadien formé de Bell-Vidéotron-Rogers-Telus qui nous charge des prix de fous, pas question également pour nos gouvernements inféodés de les mettre en concurrence avec les firmes de communications chinoises, entre autres Huawei, qui feraient baisser les prix. Il en est de même partout dans les pays occidentaux : afin de prolonger indûment leur hégémonie et leur impérialisme dans le monde par le biais de leurs transnationales comme Apple, Ericsson, Microsoft, Google, Nokia, Facebook et autres, il faut par tous les moyens bloquer l’entrée en scène des firmes chinoises comme Huawei, China mobile, Tencent, etc. Pourtant, ces entreprises occidentales capitalistes vantent les mérites de la concurrence effrénée sauf quand elles craignent de rencontrer des compagnies aussi grosses et aussi efficientes qu’elles. La concurrence tranquille entre géants occidentaux, d’accord, mais pas plus.

Huawei exclut de la Suède afin de protéger Ericsson

Toujours au nom d’arguments fallacieux et grossiers, les pays occidentaux interdisent la venue de concurrents chinois ou russes au nom de la sécurité nationale. Elle est bien bonne celle-là. Nous brandir cette excuse pathétique, c’est nous prendre pour des caves et des cabochons. Ben non, les GAFAM de ce monde ne colligent pas, n’utilisent pas et ne vendent jamais nos données personnelles à d’autres entreprises et à leurs gouvernements. Seuls les Chinois et les Russes font ça. Jamais les Américains et les Européens. Aie, arrêtez votre verbiage qui est une insulte à notre intelligence. Au moins ayez la décence de nous dire la vérité : afin de poursuivre notre domination économique dans le monde, il faut exclure les firmes chinoises qui viennent ébranler la forteresse de mainmise occidentale. Il faut barrer la porte aux firmes chinoises de l’ingénierie, du pharmaceutique, de l’armement, des communications et autres qui vont venir déranger la douce quiétude des Apple, Bell, Vidéotron, Amazon, Google, Rogers et autres. C’est ainsi qu’au nom d’arguments ridicules et primaires, la Suède vient d’exclure de son pays Huawei afin de protéger son fleuron et joyau national Ericsson. Bande d’hypocrites va : «Techno. Huawei poursuit la Suède en justice après son exclusion de la 5G» (Radio-Canada, 30 janvier 2022). En 2020, les États-Unis qui se présentent comme le summum démocratique et de liberté dans le monde avaient (et l’ont encore) tellement peur de Huawei et des risques d’espionnage pratiqués par la Chine (jamais les Américains ne font ça ou si peu) que : «Washington prêt à prendre le contrôle de Nokia/Ericsson pour stopper Huawei» (Radio-Canada, 7 février 2020). Enfin les States ont trouvé chaussure à leurs pieds pour le plus grand bien des autres pays sur le plan de leur souveraineté.

 Les U.S.A. de vrais hypocrites

Dans plusieurs domaines, les démocrates et les républicains sont pareils quand vient le temps de défendre la domination économique des États-Unis dans le monde. Par exemple en 2021, comme l’avait fait Trump avant : «De nouvelles entreprises chinoises interdites d’investissements américains» (Radio-Canada, 4 juin 2021). En plus de Huawei, ZTE, Hytera Communications, viennent s’ajouter le géant pétrolier chinois CNOOC , China Mobile, China Telecom, Hikvision, China Railway Construction, etc.  Un autre classique qui s’ajoute à l’espionnage : «Télécommunications. Huawei inculpé pour vol de secrets industriels« (Le Devoir, 14 février 2020). Peut-on changer de cassette une fois de temps en temps? Ça fait soixante ans que je l’entends celle-là, impliquant aussi la Russie. Jamais les Occidentaux ne se sont adonnés à de l’espionnage industriel.

Les States font dans leur culotte

Sur ordre du gouvernement américain :

  •  «Facebook ne sera plus pré-installé sur les appareils Huawei» (Le Devoir, 8 juin 2019);
  • «Google lâche Huawei» (Le Devoir, 21 mai 2019);
  • «Pour Washington, TikTok doit être vendue ou bloquée» (Le Devoir, 3 août 2020).

Le Royaume-Uni, le pantin des Américains

Début 2020, oh surprise : «Royaume-Uni. Huawei aura accès au réseau 5G britannique. La décision de Londres crée des frictions avec Washington» (Le Devoir, 29 janvier 2020). Puis six mois plus tard, ayant entendu les doléances du parrain américain : «Le Royaume-Uni exclut Huawei de son réseau 5G» (Radio-Canada, 14 juillet 2020).

Idem pour le valet européen

Janvier 2020 : «L’Union européenne dit partiellement. Oui à Huawei pour développer la 5G» (Le Devoir, 30 janvier 2020). Hum, hum, Donald est furieux que leurs amis européens désobéissent à leurs ordres : «Trump menace ses alliés européens» (Le journal de Montréal, 17 février 2020). Et se faisant une fois de plus docile, la vieille europe s’amende afin de ne pas déplaire à son vrai maître : «Le marché européen de la 5G sérieusement obscurci pour Huawei» (Radio-Canada, 6 juillet 2020). Pourquoi ne pas aussi interpeller le Brésil et l’ami Bolsenaro : «Washington presse Brasilia de bloquer Huawei» (Le Devoir, 30 juillet 2020). Et la liberté et la souveraineté des autres dans tout ça?

Et au Canada, les conservateurs, les experts, Vidéotron, Bell et cie fotn pression pour exclure Huawei

Et la rigolade hypocrite et de bas-étage se poursuit au Canada :

  • «Huawei : les conservateurs accentuent la pression sur les libéraux pour l’exclure» (Radio-Canada, 17 novembre 2020);
  • «Le Canada doit dire non à Huawei» (Le journal de Montréal, 26 mai 2020). Selon l’ex-PDG de la canadienne Black Berry en déroute et sur le bord de l’abime;
  • «Le Canada se serait fait voler la 5G (rien de moins) impliquant Nortel» (Le Journal de Montréal, 15 mai 2021).

Les Chinois auraient volé les secrets de Nortel, une ex-filiale de Bell, qui  a depuis fait faillite. Mon ami, pousse mais pousse égal.

Et afin de terminer sur une bonne note :«Faut-il arracher les antennes Huawei?» (Le Journal de Montréal, 15 mai 2021). Québecor a vraiment peur de l’invasion des firmes chinoises au pays. Pourquoi donc?

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