Endoctrinement médiatique 101 : un cas concret

https://www.costar.com/article/1296867461/national-endowment-for-democracy-leases-82000-square-feet-on-pennsylvania-avenue

Mettons-nous d’accord tout de suite pour éviter la chicane

On s’entend : les nouvelles, les informations et les faits rapportés par le gouvernement russe, son ministère de la défense, ses agences Tass, Spoutinik et RT Russia, ses universitaires, ses diplomates, etc. ne sont pas objectifs, sont partiaux, affichent un parti-pris flagrant, sont partisans et autres. Idem Pour la Chine. Vous voyez, on est fait pour s’entendre.

Mais attention, ne venez pas me dire en pleine face que les informations et les faits divulgués par les pays occidentaux, leurs ministères de la défense, leurs agences de sécurité comme la CIA et la NSA aux États-Unis, leurs organes d’informations financés par l’État, comme l’Agence France-Presse (AFP) et Radio-Canada, ceux détenus par des oligarques comme Reuters, Bloomberg, Wall Street Journal, Washington Post, Fox, NBC, Québecor, Power Corp, Bell, Rogers et autres, leurs nombreuses chaires universitaires et leurs professeurs «émérites» financés par le gouvernement canadien ou par les pétrolières, ou encore les organismes de recherche privés (C.D. Howe Institute, Fraser Institute, Conference Board, Fédération canadienne des contribuables, Institut économique de Montréal) ou ceux financés par les syndicats, sont des modèles d’objectivité, d’impartialité, de rigueur et de professionnalisme. Excellent, on est encore d’accord.

Les fameuses ONG occidentales toujours non partisanes et rigoureuses

Tellement pathétique de voir les journalistes de nos médias d’information prendre bien soin, pour mieux vous aliéner, de sélectionner avec grande précaution, les «faits» et les pays à couvrir; les photos à pendre; les bonnes personnes et les victimes pertinentes à rencontrer; les fameux experts, spécialistes et professeurs à interviewer et les agences à prendre comme référence et aussi les ONG (organisations non gouvernementales) «humanitaires» qui défendent prétendument les droits de la personne, la liberté, la démocratie et plein de belles choses vertueuses comme ça. Tout de même bizarre mais ces ONG à but non lucratif, bien évidemment, sont toutes basées et logées dans des pays occidentaux et financées par des gouvernements, des milliardaires ou des multinationales occidentaux. Et nos journalistes et chroniqueurs qui s’abreuvent à ces sources supposément indépendantes essaient, en nous prenant pour des imbéciles, de nous faire croire que ces ONG occidentales sont neutres, indépendantes et impartiales, même si elles sont toutes financées par des gouvernements, des oligarques et des transnationales occidentaux. Aie, arrêtez donc de rire du monde et de vous comporter comme de minables laquais qui veut faire la loi partout dans le monde. Peut-être sont-ils intoxiqués eux-mêmes? Dans ce cas, ils sont des dangers publics et des complotistes qui se méconnaissent.

Prenons le cas de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH)

En Syrie, nos médias d’information comme La Presse, Le Devoir et le Journal de Montréal, afin de démontrer le bienfait de la présence de l’armée américaine dans ce pays, comme ils le faisaient pour l’Afghanistan, et pour illustrer les méfaits de la présence malsaine des Russes dans ce pays, aux côtés d’un méchant dictateur (ce n’est pas pareil comme les bons dictateurs amis et alliés des Occidentaux comme en Arabie saoudite ou aux Émirats arabes unis), et bien ils prennent toujours comme source d’information, qu’ils prétendent objectives, celles provenant de l’ONG, sans but lucratif et non partisane qu’ils claironnent, appelé l’Observatoire syrien des droits de l’homme basé, imaginez-vous donc, à Londres et financé, oh surprise, par l’Union européenne et par le National Endowment for democracy (quel nom pompeux) qui lui, est financé par le gouvernement américain. Et dire que nos petits médias se prennent comme l’étalon mesure de l’objectivité, de la rigueur et de la vérité et qui se permettent de faire la leçon aux organes d’information russes, chinois, cubains et autres. Aie, est-ce ça arrive qu’ils se regardent dans le miroir? Et même s’ils le font, ils vont se trouver quand même bons et exemplaires.

Prenons un cas concret de «bainwashage» médiatique

Mon exemple réel et probant «d’encrassement» des esprits est tiré de l’article de Zacharie Goudreault publié dans Le Devoir du 18 mars 2022 sous le titre suivant : «Décryptage. Au cœur des bilans des morts, une guerre de chiffres. Trois experts font le point sur les données discordantes». Bon, le but du média Le Devoir et de son journaliste inféodé est de vous démontrer niaiseusement que pour connaître la vérité et les vrais chiffres sur les conflits militaires en cours dans le monde, il faut absolument, comme celui en Ukraine, rejeter les données fournies par le gouvernement russe et celui de l’Ukraine, par leurs ministres et leurs diplomates. Pour bien vous «conscientiser» et pour développer un esprit vraiment critique, les trois experts judicieusement retenus par ledit journaliste nous suggèrent fortement de se fier aux nouvelles émises par les gouvernements, agences et organismes «occidentaux». Peut-on faire pire en termes de grossièreté intellectuelle et d’outrance journalistique?

Qui sont les 3 experts rencontrés que vous me demandez?

Vous allez voir, vous allez en rire un bon coup. Le premier «expert» militaire sur le conflit en Ukraine sélectionné est Éric Ouellet, professeur au Collège des Forces canadiennes. Ben oui, Éric Ouellet, professeur au Collège de l’armée canadienne est le summum de l’objectivité et de l’expertise. Dirait-on la même chose pour un professeur dans une université de Chine ou de Russie? Le deuxième «expert» retenu par ledit journaliste du Devoir est Pierre Jolicoeur, vice-recteur à la recherche au Collège militaire royal du Canada. Tout comme le professeur Ouellet, le vice-recteur Jolicoeur est totalement libre de dire tout ce qu’il veut, même s’il est cadre au Collège militaire royal du Canada. Admettez-le : c’est tellement con que ça en est ridicule. Mais malheureusement ça pogne auprès de plusieurs et c’est comme ça que nos médias, au lieu de conscientiser leurs lecteurs et leurs auditeurs, les aliènent à dessein et cultivent la haine dans nos sociétés.

Et quant au troisième spécialiste, le journaliste est allé le chercher à l’Université de la Colombie-Britannique, soit le professeur Allen Sens. Je le savais que vous alliez tordus de rire même si ce n’est pas drôle.

Quelles sont les sources indépendantes de nos 3 experts?

Après nous avoir dit qu’il ne faut pas faire confiance à toute information émanant du gouvernement russe, de ses diplomates, de ses ministres, de ses médias, de ses universitaires, etc., enfin, les 3 experts crachent le morceau et font montre de leur subjectivité, de leur ignorance et de leur assujettissement «structurels». Selon eux, pour avoir la vérité, seulement que la vérité et toute la vérité, il faut obligatoirement «se tourner vers les agences de renseignement occidentales» comme les informations émanant «des fonctionnaires du Pentagone» et du «ministère britannique de la défense». Ah, ah, je le savais que vous seriez en beau «joualvert» comme moi. Vraiment pathétique comme article de journal paru dans Le Devoir du 18 mars 2022 qui faisait plus d’une demi-page avec en prime une belle grosse photo. Un vrai article de propagande en bonne et due forme. Le Devoir, comme les autres, est un journal supposément indépendant, même s’il est financé généreusement par les gouvernements du Canada et du Québec et par des firmes privées comme Facebook et Transat. Pour nos experts, les ministères de la défense en Grande-Bretagne et aux États-Unis font preuve de plus de «rigueur» et le journaliste n’a soulevé aucune critique, se comportant comme une simple enregistreuse.

Institute for the Study of War, ça vous dit quelque chose?

Un des 3 experts, le professeur universitaire du Collège militaire royal du Canada, monsieur Pierre Jolicoeur, préfère consulter «les rapports détaillés émis régulièrement par l’Institute for the Study of War, un groupe de réflexion non partisan (sic) composé d’experts dans le milieu militaire. C’est probablement une des meilleures sources pour suivre l’évolution du conflit en Ukraine qu’il a dit. Ça c’est la mode condamnable de nos journalistes et de nos experts de vous citer, pour vous convaincre, des propos, des faits et des chiffres formulés par des ONG bidons, mais seulement celles qui sont occidentales et qui sont de ce fait non partisanes, humanitaires, indépendantes, à but non lucratif, non gouvernementales, etc.

L’Institute for the Study of War est basé à Washington et est financé, imaginez-vous donc, par de grosses firmes américaines d’armement comme General Dynamics, Raytheon, Dym Corp., etc., ce qui en fait une ONG humanitaire non partisane, indépendante, non biaisée, professionnelle, etc. Ça fait vraiment dur. Comme le disait l’humoriste français Coluche : «la seule chose qui est vrai dans nos articles de journaux, c’est la date». C’est la date… et encore! En terminant, je me dis que ça doit être beau ce que les 3 experts universitaires enseignent dans leurs classes à leurs étudiants. Je me demande quelles sont les valeurs et les concepts qu’ils véhiculent et qu’ils propagent?

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