Nous vivons sous la dictature des transnationales : c’est un fait

https://www.ledevoir.com/politique/quebec/568796/francois-legault-appelle-a-la-prudence-avant-de-taxer-google-et-cie

Arrêtez de vous illusionner avec vos démocraties occidentales

Oui, et cela est un fait évident, nous vivons sous la dictature intégrale des transnationales occidentales qui imposent leur hégémonie partout dans le monde et nos gouvernements sont leurs sujets. À cet effet, je vais parler de l’impact véritable qu’ont sur nos vies les géants mondiaux du pétrole, du pharmaceutique, des GAFAM, de l’internet et des banques. Face à ces monstres économiques, ce n’est pas vrai que vous êtes libres et que c’est le peuple qui a le pouvoir. Vous êtes pris en otage par eux et vous devez vous soumettre à leurs diktats, un point c’est tout.

Les gens savent ça malgré les mensonges des élus

Déjà, en 2006, selon un sondage international Gallup, seulement 3 personnes sur 10 dans le monde croyaient que leur pays était gouverné selon la volonté de la population. Pour elles, la mondialisation avec ses multinationales et ses traités de libre-échange se traduisaient par une perte de pouvoir au niveau national et le sentiment que les citoyens peuvent moins participer, ou même pas du tout, aux décisions : «La démocratie en crise» (Le Devoir, 27 mars 2006). Est-ce assez clair pour vous?

Les gens ne sont pas cons malgré les beaux discours mensongers tenus par leurs politiciens, valets de la classe dominante, à l’effet que nous vivons en démocratie. De nouveau, en 2008, un sondage international Ipsos a démontré que la majorité des gens (80%) croit que les multinationales ont trop d’influence sur les États, voire qu’elles ont plus de pouvoir que les autorités politiques : «Sondage réalisé dans plusieurs pays. Les grandes entreprise ont trop de pouvoir» (La Presse, 3 janvier 2008). Au Canada, 80% des citoyens disaient que les compagnies avaient plus de pouvoir que les gouvernements (The Monitor, février 2008). Et, depuis 2008, malgré les appréhensions des populations, les transnationales sont devenues de plus en plus grosses, riches et puissantes à la faveur de fusions sans précédent et nos larbins d’élus ont multiplié les traités de libre-échange qui ont donné encore plus de pouvoir et de liberté aux mastodontes économiques et moins de pouvoir aux États. Les gouvernements sont devenus encore davantage des exécutants. Par exemple, en 2008, les GAFAM en menaient moins large qu’aujourd’hui, de même que les pétrolières, les pharmaceutiques, les institutions financières et les firmes de communication. Parlant des GAFAM, plus de 7 Américains sur 10 estiment que : «GAFAM. Facebook est trop puissant» (Le Devoir, 3 mars 2020). Et aussi : «Les GAFA ont trop de pouvoir» (Le Journal de Montréal, 29 juillet 2020).

En 2000 et en 2002, l’ONU disait la même : ah ben

Suite à l’explosion des fusions-acquisitions d’entreprises dans le monde occidental, l’ONU a affirmé que ces prises de contrôle de sociétés par des multinationales occidentales équivalaient à une «recolonisation», c’est-à-dire à la mainmise des transnationales sur nos sociétés, nos vies, nos démocraties, nos libertés, etc. : «L’ONU met en garde les nations contre les risques de recolonisation» (La Presse, 4 octobre 2000). Malgré cette mise en garde, nos élus ont continué de plus belle a autorisé les achats et fusions d’entreprises qui ont débouché sur de puissants cartels et monopoles privés de fait dans plusieurs secteurs d’activités.

Et en 2002, l’ONU est revenue à la charge en disant que : «L’influence de la grande entreprise. Une menace contre la démocratie» (Le Devoir, 25 juillet 2002). Pour l’ONU, les transnationales exercent trop de pouvoir, non seulement sur les partis politiques mais aussi sur les médias d’information qu’ils détiennent bien souvent et que l’on prétend être malgré tout indépendants. Aie, elles sont où la démocratie et la liberté des individus? Elles sont où? Face aux récentes hausses injustifiées du prix de l’essence, sans que les coûts de production aient augmenté, vos politiciens, se soumettant aux lois des Conoco-Philips, des BP Amoco, des Chevron Texaco, des ExxonMobil Esso et des Royal Dutch Shell, ont suggéré de réduire les taxes sur l’essence plutôt que d’imposer un contrôle du prix de l’essence. Pour des politiciens assujettis, le prix de l’essence imposé par les multinationales pétrolières est fixe et immuable. On ne peut pas toucher à ça car il relève du juste prix découlant de l’application des lois naturelles du marché. Bande d’hypocrites va! Par contre, ce qui est flexible et ajustable, ce sont toujours les impôts et les taxes qu’ils vont diminuer pour ne pas irriter la classe économique dominante.

En 2021, le FMI répète la même chose

En 2021, le Fonds monétaire international a redit cette évidence et ce fait : «Le FMI met en garde contre la domination des grandes entreprises» (Le Devoir, 17 mars 2021). Dixit le FMI : «La concentration (on est loin d’un système concurrentiel) des différents secteurs de l’économie entre les mains d’un nombre de plus en plus restreint de grandes entreprises coûte cher aux consommateurs (et aux gouvernements)». En plus, elles s’adonnent joyeusement à la corruption et aux paradis fiscaux.

Les pétrolières mènent et gouvernent

Les prix de l’essence au Canada ont récemment explosé en raison du conflit militaire en Ukraine, même si on importe très peu de pétrole russe, que le Canada est autosuffisant et un des plus gros producteurs de pétrole au monde et que les coûts de production n’ont pas augmenté. Alors qui empoche les surplus? Qui nous arnaque encore une fois en se servant d’un énième prétexte mensonger? Et nos élus canadiens se soumettant aux diktats des gigantesques pétrolières étrangères, qui détiennent notre propre pétrole canadien, au lieu de leur fixer un prix plafond de l’essence, ils ont plutôt décidé de s’appauvrir et de nous appauvrir collectivement en réduisant les taxes sur l’essence afin de soulager les consommateurs qui, comme nos États, vivent sous la dictature des transnationales : «L’Alberta retire sa taxe provinciale sur l’essence» (Le Journal de Montréal, 7 mars 2022).

Les pharmaceutiques dirigent et gouvernent

C’est au Canada que l’on paie parmi les prix les plus élevés en Occident de nos médicaments, à cause de la soumission de nos gouvernements face à la puissance des transnationales pharmaceutiques étrangères comme Pfizer, Merck, Moderna, Eli Lilly, Sanofi, etc. Alors, en 2019, afin de péter de la broue encore une fois : «Ottawa (PLC) se donne les moyens pour abaisser le prix des médicaments brevetés» (Radio-Canada, 9 août 2019). Le prix shylockien des médicaments a un impact majeur sur les coûts du système public de santé mais on n’en parle pas beaucoup, sinon pas du tout. En 2016, pour épater encore la galerie, la ministre libérale de la santé d’alors, Jane Philpott, avait dit sur un ton sévère : «Philpott veut des médicaments plus abordables» (Le Devoir, 23 janvier 2016). Mais les pharmaceutiques étrangères savent bien que nos élus inféodés jappent mais ne mordent pas. Elles savent que ce sont elles les vrais «boss»». Et suite à quelques appels à leurs commis politiciens, ces derniers ont abdiqué : «Réduction du coût des médicaments : pas pour le moment, dit Ottawa (PLC)» (Radio-Canada, 23 décembre 2021). En fait, la vraie réponse est qu’il n’y en aura jamais de diminutions des prix imposés par nos politiciens aux pharmaceutiques. Oui, la population voudrait que les politiciens imposent des baisses de prix aux pétrolières et aux pharmaceutiques. C’est ce qui arriverait si on vivait en démocratie. Mais, malheureusement, nous sommes sous la tutelle des ploutocrates et des potentats.

Une autre drôle liée à la pandémie

«Le coût des vaccins (Pfizer et Moderna) explose sans explication (et sans que nos élus fassent quoi que ce soit. Ce sont des lâches)» (Le Journal de Montréal, 20 avril 2021). Insulté et froissé que l’on ose questionner le prix débile de leurs médicaments et vaccins : «Le patron de Pfizer défend le prix élevé de son vaccin» (Le Journal de Montréal, 15 avril 2021). Payez et fermez votre gueule. Et nos gouvernements les laissent agir à leur guise. Ah oui, il y a eu quelques universitaires affranchis qui ont justifié les prix capotés des vaccins.

Les GAFAM itou mènent le pays

Pour les ti-counes de la grosse droite, l’État est toujours trop gros et les transnationales occidentales trop petites. Pour ces pseudo-experts vendus, il n’y a pas de cartels dans aucun domaine. Dans tous les secteurs économiques, il y a, selon eux, une vive concurrence comme dans l’internet au Canada, le pétrole et les banques canadiennes qui viennent encore de déclarer des profits records : «De juteux profits (en hausse de 39% en 2021 en pleine période de pandémie) pour les banques» (Le Journal de Montréal, 14 mars 2022). Dans le domaine bancaire canadien, il y a uniquement des forts et des gagnants. Aucune institution n’est sortie du marché car on est en présence d’un oligopole que nous dit la revue The Economist.

Même si les GAFAM américaines nagent dans les profits plusieurs fois milliardaires et qu’elles sont redevables au gouvernement américain au nom de la sécurité nationale, pas question de leur faire payer des impôts : elles refusent. Et nos élus acquissent : «Legault prend garde d’effaroucher Google et cie (GAFAM)… en les taxant. Taxer les GAFAM serait risqué» (Le Devoir, 11 décembre 2019). Et au fédéral, Chrystia Freeland dit qu’elle va éventuellement taxer les GAFAM mais pas tout de suite, seulement à compter de 2024 ou plus tard (Radio-Canada, 1er janvier 2021). Ma question qui tue : Qui mène vraiment dans nos illusoires démocraties?

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