Anglade et le PLQ : toujours aussi minables

https://journalmetro.com/actualites/politique/2843116/plq-promesse-baisse-impot-lutter-contre-inflation/

Les mêmes vieilles promesses éculées du parti des anglos

Incroyable mais vrai : après Charest et Couillard, les maîtres de l’austérité et de la corruption, voilà que la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade (un parti qui aurait été rayé de la carte en 2018 n’eut été ses châteaux forts anglophones et allophones) ressort la même cassette démagogique afin d’éviter la catastrophe aux prochaines élections provinciales du mois de novembre 2022. Premièrement elle ressort l’épouvantail de l’indépendance du Québec qui serait, selon elle, la carte cachée de François Legault et de la CAQ amplifiée par l’arrivée des anciens séparatistes Bernard Drainville et Caroline St-Hilaire. Il faut absolument faire peur au monde quand on a rien de substantiels à offrir aux Québécois et que l’on patauge dans le vide. Pour protéger son vote et ses comtés anglophones, elle veut charcuter la loi 96 sur la langue, la loi 21 sur la laïcité et éliminer les «irritants à l’accès aux collèges anglophones au nom de la liberté individuelle.

Et puis, madame Anglade promet aux Québécois, comme Charest et Couillard, et comme le veut le patronat, des baisses d’impôts sur le revenu afin de contrer la hausse fulgurante du prix de nombreux biens et services : «PLQ : promesse de baisse d’impôt pour lutter contre l’inflation» (Journal Métro, 12 juin 2022). Madame Anglade n’a pas dit combien cette promesse coûterait et comment l’État pallierait ces importantes baisses de revenus. Mes amis, qui dit baisses d’impôts dit moins de recettes fiscales pour le gouvernement et donc moins d’État et moins de services publics à moins de compenser par des hausses d’impôts sur le revenu des entreprises qui nagent dans les profits records en plein pandémie et en raison du conflit en Ukraine. Bien évidemment, le patronat ne veut pas ça et le PLQ itou. Comme c’est l’habitude du PLQ, après avoir octroyé des baisses d’impôts, il faudra inévitablement appliquer des mesures d’austérité et couper afin d’atteindre le déficit zéro.

Afin d’aider les travailleurs ordinaires à faire face à l’inflation causée par des hausses de prix imposées par les entreprises aux consommateurs, il faudrait plutôt faire payer celles-ci en décrétant une hausse importante du salaire minimum et du salaire régulier des travailleurs. Ces hausses de prix constituent des impôts payés aux compagnies. Ben non, les démagogues préfèrent amincir l’État par des baisses d’impôts plutôt que d’irriter le patronat qui les finance et qui les embauche.

La preuve de la dictature exercée par les entreprises et le 1%

Face à l’augmentation, généralement sans raison valable, des prix planifiée par les grosses compagnies comme dans les industries de l’alimentation, de l’essence, des médicaments, de l’internet, des matériaux de construction, des banques, etc., souvent des firmes étrangères qui opèrent dans un contexte oligopolistique, nos politiciens, au lieu de prendre des mesures courageuses afin de limiter ces hausses de prix frauduleuses les laissent agir à leur guise, prétextant que ces hausses découlent de l’application des lois naturelles du marché. Pendant ce temps, ces transnationales réalisent des profits records alors que le monde ordinaire s’appauvrit et doit fréquenter des banques alimentaires et des soupes populaires : «Près d’un Canadien sur cinq a fait appel à l’aide alimentaire depuis 2020» et aussi «Des banques alimentaires crient famine. De plus en plus de travailleurs et de familles qui n’arrivent plus à payer l’épicerie font appel à l’aide alimentaire, mais les frigos sont vides» (Radio-Canada, 7 octobre 2021 et Le Devoir, 25 janvier 2022).

Des mesures palliatives qui appauvrissent les gens et l’État

Il me semble que si on vivait vraiment en démocratie, que l’on était réellement libre et que c’est le peuple qui était souverain, les politiciens obligeraient ces arnaqueurs à baisser leurs prix et tarifs. Dictature pratiquée par la classe dominante dans le sens que la population et les consommateurs sont pris en otage et sont captifs. Ne venez pas me dire que vous voyez de la concurrence dans les cartels bancaires, pharmaceutiques, pétroliers, alimentaires, technologiques, forestiers et miniers?

Pour l’année2022, on prévoit que les grandes entreprises vont verser la coquette somme de 1969 milliards de dollars canadiens en dividendes à leurs actionnaires sans compter les autres milliards de dollars consacrés aux rachats de leurs propres actions en circulation afin de doper la valeur au marché de l’action. Seulement au premier trimestre 2022 : «Des dividendes de 100 milliards$ US pour les pétrolières et les minières» (Le Journal de Montréal, 24 mai 2022). Pendant que certains se gavent, d’autres pataugent dans l’insécurité financière.

Au lieu de s’attaquer à la source du problème représenté par la voracité des multinationales, qui ont toujours une raison fabriquée pour hausser leurs prix, que ce soit les guerres, les conflits, la pénurie de main d’œuvre, les ouragans, les problèmes d’approvisionnement, les feux de forêt, le froid et la chaleur, etc., nos lâches politiciens inféodés nous demandent de nous aider nous-mêmes, avec notre propre argent et avec nos fonds publics, par des politiques niaiseuses du genre un chèque de 500$, des baisses d’impôt sur le revenu et des taxes sur l’essence, par l’annulation de la TVQ sur certains biens et aliments, etc. Ça c’est se faire hara-kiri dans le sens que c’est l’État qui nous vient en aide avec notre propre argent. Et ces milliards de dollars versés aux gens par le gouvernement le privera de sommes considérables pouvant être investis dans nos programmes sociaux comme la santé publique. Pendant ce temps, les compagnies continueront à engranger des profits exubérants et pour le moins immoraux avec l’appui tacite de leurs politiciens. Ces mesures ne font qu’amplifier les inégalités économiques au lieu de les atténuer. Ah ben non, il serait irrévérencieux de demander à ces compagnies milliardaires de payer plus d’impôts et de couper dans les subventions publiques qu’elles reçoivent.

Quand on est propriétaire de nos richesses et instruments collectifs

Ah ben, la CAQ va limiter la hausse des tarifs d’électricité à 3% : «Québec veut plafonner les hausses des tarifs à 3%» (Le Devoir, 9 juin 2022). Et madame Anglade promet encore mieux afin d’aider les consommateurs québécois filoutés par les grosses compagnies qui mènent au pays et en Occident : «Le gouvernement libéral va geler les tarifs d’Hydro-Québec» (Journal Métro, 12 juin 2022). Le gouvernement peut fixer le prix de l’électricité au Québec parce que cette ressource naturelle et Hydro-Québec appartiennent à la population, ce qu’il ne pourrait pas faire si Hydro était partiellement ou entièrement privatisée.

Si nos ressources naturelles, comme les forêts, le pétrole et les mines, nous appartenaient collectivement, nos politiciens seraient en mesure de réglementer les prix et pourraient aussi fixer les prix si l’État avait une participation importante dans la fabrication de médicaments (avec Pharma-Québec), le transport aérien et ferroviaire (Air Canada et le CN que l’on a privatisées), l’internet et le sans-fil (avec Télésat et Téléglobe privatisées aussi), l’industrie bancaire (avec la création de la Banque du Québec), etc. Mais non, on préfère s’en remettre au divin marché contrôlé par les grandes corporations rapaces : «Profits au rendez-vous malgré la crise (pandémie) pour les géants corporatifs. Pas moins de 34 d’entre eux ont même enregistré des records à ce chapitre» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Et en 2021, les entreprises canadiennes ont récidivé et ont réalisé des marges bénéficiaires records : «Les bénéfices records aggravent les inégalités» (Le Journal de Montréal, 7 avril 2022).

Pandémie, conflit en Ukraine et crise financière de 2007-2008

La crise financière de 2007 occasionnée par la cupidité sans fin des institutions financières a eu une portée internationale et des millions de personnes ont perdu leur emploi, leurs biens et ont faire faillite. Même si elles en étaient responsables, nos gouvernements ont versé des milliers de milliards en subventions aux banques afin de leur éviter la faillite et en appliquant le leitmotiv : «Too big to fall». Ce slogan s’applique seulement aux transnationales qui préconisent tout le temps la main invisible de l’État mais pas du tout aux individus et aux familles ordinaires qui ont tout perdu. Et comment s’en sont sortis nos créateurs de richesse biberonnés par l’État que vous me demandez? La réponse est : «Les entreprises sortent de la crise financière en plein forme. En fait, leur santé financière n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans, a constaté Statistique Canada» (La Presse, 18 novembre 2009). Il en est de même avec la COVID-19 et le conflit en Ukraine.

Tout est prétexte à des baisses d’impôts pour les profiteurs

Comme le PLQ, le Conseil du patronat veut aussi diminuer l’impôt des aînés qui continuent à travailler (Le Devoir, 10 décembre 2021); les chroniqueurs de droite du JDM qui, comme le patronat, suggèrent de «Baisser les impôts pour contrer la pénurie» (Pierre-Olivier Zappa) et «une baisse d’impôt pour contrer l’inflation» (Michel Girard) (Le Journal de Montréal, 4 décembre 2021 et 17 février 2021). Zappa, Girard, Dumont, Martineau et cie, des chroniqueurs du JDM au service du peuple mais qui pensent comme le patronat!  

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