Les serres très subventionnées : un autre publireportage aliénant

https://www.ledevoir.com/politique/quebec/778352/legault-se-defend-de-vouloir-brader-l-electricite

La population québécoise dépouillée de «son» électricité

En avant toute, il faut continuer à délester les Québécois de leur électricité au profit de riches transnationales opérant dans l’éolien privé, dans les serres de cannabis et autres, dans les centres de données de Google et d’Amazon, et dans l’exportation aux États américains New-York et du Massachussetts qui s’approprient notre ressource naturelle pour pas cher. Et les gouvernements, le patronat, les experts commandités et les médias privés vous disent que tout cela est bon pour la province, pour Hydro-Québec et pour les Québécois, mais sans fournir aucune étude sérieuse et sans avoir aucunement consulter et demander l’avis de la population qui est mise devant le fait accompli et qui doit se résigner à l’accepter malgré le fait que ces folies vont appauvrir la majorité des gens et accroître encore davantage les inégalités économiques. Pour la population, les priorités sont la santé publique et l’environnement, ce qui n’est pas du tout le cas pour le patronat, et par le fait même pour les gouvernements, guidé par leur soif insatiable de toujours s’enrichir sur le dos de l’ensemble. Par exemple, aujourd’hui, Hydro-Québec est plus au service du privé (éoliens, serres, centres de données, alumineries, minières, etc.) que de la population.

La souveraineté alimentaire : une grosse farce plate

Et hop, tout d’un coup, pour nos gouvernements subordonnés à l’autorité des lobbyistes (et ayant aucune étude objective pour appuyer leurs prétentions) la priorité est de vendre notre électricité à bas prix aux centres de données, à l’État de New York et aux serres (au nom de la pseudo-souveraineté alimentaire du Québec) et de l’acheter à gros prix, un investissement sans risque et très rentable (Ils n’ont qu’un seul client : Hydro-Québec). Évidemment que toute cette fumisterie se fait à perte pour Hydro, pour l’État et pour les Québécois, qui devront payer la note en ayant droit à de juteuses hausses de tarifs d’électricité. Et faisant preuve de cynismes, le ministre caquiste Pierre Fitzgibbond, pas très porté sur l’éthique, qui vient nous dire de faire preuve de sobriété énergétique afin de laisser notre énergie à l’État de New York, aux serres de cannabis et de fraises, aux centres de données d’Amazon et de Google, qui seront facturés aux bas tarifs de notre électricité patrimoniale. Le coût très élevé de l’éolien privé sera réservé et facturé aux Québécois ordinaires, les dindons de la farce.

Aie d’où ça vient ça l’urgence de notre souveraineté alimentaire? À cet effet, il est où le problème? Il serait plus important pour le gouvernement caquiste d’assurer notre autonomie médicale et pharmaceutique où il y a depuis toujours de vraies pénuries de médicaments et même d’analgésiques comme le Tylenol et les sirops pour la toux avec codéine fabriquée aux States, gracieuseté de nos fabuleux accords de libre-échange avec nos indéfectibles amis américains. Ça fait vraiment duret ça fait économie du tiers-monde quand on est rendu à manquer d’analgésiques, de sirop et autres produits pharmaceutiques courants et aussi de médicaments indispensables pour soigner les cancers, les maladies cardiaques, etc. Tout ça parce que l’on est pris en otage par le puissant cartel de compagnies pharmaceutiques occidentales comme Pfizer, Moderna, Merck, Bristol, etc. : «Legault pour une autosuffisance médicale réaliste» (Le Devoir, 17 février 2021). L’autosuffisance médicale est plus importante que la pseudo-souveraineté alimentaire, prétexte pour subventionner à perte les serres qui se multiplient au Québec.

Une autre infopublicité dans Le Devoir

Mes amis, le 14 décembre 2022, en lisant sur le perron Le Devoir, je suis tombé sur ce publireportage, que l’on essaie de nous faire passer pour un article sérieux et professionnel, intitulé : «Agriculture. Des frais quatre saisons au Québec dès 2024». Allô souveraineté alimentaire. On ne mourra pas de faim. Une autre serre qui profitera du tarif bonbon de 5 cents le kilowattheure, dépense déductible d’impôt pour l’entreprise, en plus de ce qui est, dans les faits, une aide fiscale gouvernementale. Attendez, ce n’est pas fini : en plus du tarif d’électricité dérisoire, la Ferme d’Hiver recevra une subvention du gouvernement caquiste de 32 millions de dollars sur un investissement total de 46 millions$. Si mes calculs sont bons, la subvention du Québec couvre 70% du projet. Dans le supposé article, la journaliste «d’enquête» du Devoir, Roxane Léouzon, a toutefois omis de faire enquête, car elle n’a jamais parlé des mini-tarifs d’électricité que la serre aura droit. Bah, il ne fait pas s’en faire pour si peu. Est-ce qu’on peut juste savoir quel est le coût total de cette patente pour Hydro-Québec sur la durée de vie du projet? Au gouvernement du Québec et chez Hydro, a-t-on fait des études sérieuses sur les autres choix d’investissement en lieu et place des serres?

Et pour assurer notre légendaire souveraineté, est-ce que faire pousser des fraises en hiver ici au Québec est mieux que de cultiver des patates ou des carottes? Allons-nous au moins, compte tenu de l’importance aide gouvernementale pouvoir payer ces fraises moins chères que celles importée du Mexique? N’aurait-il pas été préférable d’investir cet argent dans notre système de santé publique au lieu de créer deux hôpitaux privés dits «minis», gracieuseté du superministre caquiste Christian Dubé qui, comme Fitzgibbon, provient du secteur privé et qui tous les deux affectionnent le privé.

Les 6 personnes interviewées sont toutes favorables

C’est fort en titi. La journaliste a interviewé et cité dans son texte six individus qui sont tous à l’unanimité pour le projet à 100%. Ladite journaliste n’a pas cru nécessaire de rencontrer des gens qui auraient pu soulever quelques critiques ou réserves à ce projet de serre fantasmagorique. Elle a rencontré et cité dans son papier jovialiste le pdg de La Ferme d’Hiver Alain Brisebois; la directrice du marketing de l’entreprise Daphné Mailhot, le charmant ministre caquiste de l’Agriculture, André Lamontagne; un universitaire de l’Université McGill,, Mark Lefsrud, qui s’est dit enthousiasmé par le projet de serre et par l’intervention du gouvernement caquiste; le président de l’Association patronale des Producteurs en serre du Québec, André Mousseau, et enfin Guy Debailleul de l’Institut Jean-Garon (ancien ministre péquiste très à droite qui aimait les privatisations et le dégraissage de l’État) qui a dit voir d’un bon œil les serres surtout celles qui sont verticales.

Franchement, ça fait pitié. Un autre article porté sur l’endoctrinement et sur la propagande. Aie la journaliste n’a pas pensé à interviewer d’autres personnes que ces six troubadours et nous fournir un tableau chiffré complet couvrant tous les coûts pour Hydro, pour le gouvernement du Québec et pour la population. En quoi ce projet de culture de fraises hivernales subventionné est mieux que d’avoir diminuer plutôt le tarif d’électricité actuel de près de 20 cents le kilowattheure facturé aux Québécois (incluant la TPS, TVQ et l’Impôt sur le revenu à payer car, pour le résidentiel, l’électricité n’est pas déductible d’impôt, donc payée avec de l’argent après impôt. Il faut payer nos impôts avant notre électricité)?

Des éoliennes, des serres et des centres de données construits sur des terres agricoles

Souveraineté alimentaire tout en sacrifiant des terres agricoles afin d’y construire des éoliennes, des serres et des centres de données, comme celui de Google à Beauharnois, c’est à rien y comprendre, n’est-ce pas?

  • «Énergie. Ces éoliennes qui poussent dans le jardin des Québécois. Des défis se posent quant à l’implantation de parcs éoliens privés en milieu agricole» (Le Devoir, 9 décembre 2022);
  • «Serres verticales Goodleaf) propriété de la multinationale McCain) s’implante sur d’excellentes terres agricoles» (Le Devoir, 24 septembre 2022);
  • «Centre de données de Google plus important que nos terres agricoles à Beauharnois. Des terres agricoles rares seront sacrifiées à tout jamais» (Le Journal de Montréal, 10 mai 2021 et 25 mai 2019).

Plus important que la souveraineté alimentaire est notre autonomie pour faire pousser du pot en serre : «Serres. Le cannabis accapare le tiers de l’électricité d’un programme voué à l’autonomie alimentaire» (Le Devoir, 4 juillet 2022). Su cannabis, c’est très nutritif, n’est-ce pas?

Ici au Québec ce n’est pas comme en Russie

Oui, ici au Québec, démocratie oblige, tout est transparent, contrairement à la Russie, la Chine et Cuba, même si :

  • «Hydro-Québec refuse de dévoiler les sommes investies (plutôt dépensées) dans sa filiale Hilo (même si cela représente des dizaines de millions de dollars d’argent public» (Radio-Canada, 21 décembre 2022);
  • «Silence quant aux rivières (nos rivières) sur lesquelles pourraient se dresser des barrages. Hydro-Québec affirme que ces données sont de nature confidentielle» (Le Devoir, 27 octobre 2022).

Ah qu’il fait bon de vivre dans un pays libre et démocratique. Aie les smattes, ce n’est pas votre entreprise, c’est la nôtre.

 

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