Auteur : Léo-Paul Lauzon

McKinsey la racaille américaine embauchée fièrement par Legault

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1920666/mckinsey-quebec-covid-legault-gestion-pandemie

L’État minimal mène à transiger avec des profiteurs

Que c’est dont merveilleux l’état minimal avec la privatisation de nos instruments collectifs, de nos ressources naturelles et de nos services publics. Nos gouvernements qui vident la fonction publique de ses spécialistes en informatique, en fiscalité, en environnement, en gestion scolaire et hospitalisée, etc. La belle affaire! Ça fait que faute de ressources et de compétences à l’interne, les gouvernements donnent de lucratifs contrats valant des millions de dollars à des firmes privées, souvent américaines, comme Google, Accenture, McKinsey, KPMG, Deloitte, Oracle et j’en passe. Pensez-vous vraiment que ces consultants vont suggérer à l’État de renforcir sa structure; d’embaucher leurs professionnels, de nationaliser l’éolien, comme l’a déjà suggéré le nouveau ministre caquiste Bernard Drainville; de créer sa propre société à propriété collective afin d’assurer l’internet à des prix raisonnables partout au Québec; de mettre en place Pharma Québec afin de se libérer quelque peu des Pfizer, Merck, Moderna et cie qui nous volent tout rond, etc. Ben non, agir de la sorte serait pour ces consultants véreux se faire hara-kiri. Moins d’État il y a, plus c’est payant pour eux et pour leurs propres clients. Et vogue la privatisation des services publics, des données en santé détenues par le gouvernement, des ressources naturelles, etc. Mais il faut obligatoirement continuer à subventionner Air Canada, le CN, Télésat, Pétro-Canada, le cartel Bell-Rogers-Vidéotron-Telus afin qu’ils daignent aller en région et surtout pas les renationaliser ou créer notre propre société d’État.

Le cas d’Hydro-Québec

Mes amis, si on avait privatisé Hydro-Québec, comme le suggéraient nos éminents économistes, consultants et lobbyistes, pensez-vous qu’Hydro-Québec privatisée irait en région ou dans des villages pas payants? Non, elle ferait comme Air Canada et le CN privatisés : elle délaisserait les régions et exigerait des centaines de millions de dollars en subventions gouvernementales afin d’y aller, sinon fini, adios et kapout. Ils appelent ça les lois naturelles du marché. En prime, avec Hydro-Québec privatisée, on aurait eu droit à des hausses très salées de nos tarifs d’électricité comme dans le reste du Canada et aux States afin de l’ajuster au prix du «marché» qui ont dopé les profits de toutes les sociétés liées à l’énergie, comme les producteurs privés d’électricité, les gazières, les pétrolières, etc. «Québec (CAQ) veut plafonner la hausse des tarifs d’électricité à 3%» (Le Devoir, 25 mars 2022). Pourquoi le gouvernement a le pouvoir de fixer les tarifs d’électricité? Pourquoi ne le fait-il pas pour l’essence, le gaz naturel, les aliments, les médicaments (comme les vaccins de Pfizer et de Moderna)? Et pourquoi les autres provinces et les États-Unis, les élus ne peuvent pas fixer les tarifs d’électricité?

On vide la fonction publique et on fait appel aux consultants américains

«Gestion de la pandémie. François Legault (CAQ) défend (courageusement et fièrement) l’entente de Québec avec McKinsey (payé 35 000$ par jour en honoraires)» (Le Devoir, 1er novembre 2022). Selon le premier ministre caquiste, le Québec n’aurait pas gérer seul la pandémie sans les inestimables conseils judicieux de la firme de consultation américaine McKinsey, où a travaillé plusieurs années Dominique Anglade. On est alors en droit de se poser des questions légitimes sur l’expertise véritable de ses employés. Employés qui durant la pandémie en menait large au niveau de la prise de décision et des gestes à poser : «Coûteux mais justifié, dit Legault». McKinsey, c’est plus que du bonbon. Si Dominique Anglade a travaillé chez McKinsey, pourquoi elle n’a pas conseillé savamment le PLQ, son parti politique?

Vraiment insulte pour les hauts fonctionnaires du gouvernement d’agir de la sorte. Très motivant pour eux. Ça montre ce que ressentent nos politiciens, tant de la CAQ que du PLQ, envers la fonction publique, nos instruments collectifs et nos services publics. C’est toujours le mirage du privé. Comme les ministres influents de la CAQ et du PLQ (Dubé, Legault, Fitzgibbon, LaÎtao, Couillard, Charest, Bachand, etc.) proviennent et retournent dans le privé, c’est donc pour eux un réflexe national et aussi intéressé de recourir tout le temps au privé, d’être à l’écoute des lobbyistes et de favoriser la sous-traitance, la privatisation et les hypocrites pseudo-partenariats public-privé dans lesquels tous les risques sont assumés par l’État.

Et Hydro-Québec qui embauche aussi la racaille à McKinsey

Le consultant américain McKinsey a tous les talents et peut tout faire. En plus d’avoir conseillé le gouvernement caquiste. Sur sa gestion de la pandémie, on a appris que : «Hydro-Québec a versé des millions de dollars à McKinsey pour l’aider à gérer ses barrages» (Radio-Canada, 26 octobre 2022). Gérer des barrages et la pandémie, c’est du pareil du même. Ben non, Hydro-Québec ne peut pas gérer ses barrages elle-même et pas question de faire appel à ses propres professionnels à son emploi. Évidemment que cela n’est que la pointe de l’iceberg et qu’au fil des ans, la firme américaine McKinsey a obtenu d’autres gros contrats de nos gouvernements. Oui, nous sommes de vrais colonisés et fiers de l’être.

McKinsey a aussi conseillé les pharmaceutiques américaines

Vous le savez, la vente et la consommation d’opiacés, des antidouleurs très puissants, aux États-Unis et au Canada fabriqués et vendus par des transnationales occidentales ont causé au cours des dernières années des milliers de morts en Amérique du Nord. Et qui conseillait ces groupes pharmaceutiques qui, en toute connaissance de cause, connaissaient les terribles répercussions de l’usage de leurs pilules et de leur rapide dépendance menant souvent à la mort? Oui, vous avez encore deviné juste : «Le cabinet McKinsey puni (573 millions$ US) pour avoir contribué à la crise des opiacés via ses conseils à des groupes pharmaceutiques» (Le Journal de Montréal, 5 février 2021). Les pharmaceutiques (fabricants et détaillants) devraient être emprisonnés pour leurs crimes commis délibérément ainsi que les consultants chez McKinsey. Oh que McKinsey a de gigantesques et très nobles principes moraux.

D’autres criminels qui ont tous un code de conduite, de gouvernance et de responsabilité sociale rigoureux

En partie grâce aux précieux et pertinents conseils de McKinsey sur la vente d’opiacés antidouleurs qui ont fait plus de 500 000 morts aux États-Unis en 20 ans, certains de leurs fidèles clients ont écopé :

  • «Crise des opiacés : Walmart verse 3,1G US (Pharmacies CVS et Walgreens, 5G$ US chacun)» (Le Journal de Montréal, 15 novembre 2022);
  • «Crise des opioïdes : 4 sociétés pharmaceutiques (Johnson & Johnson entre autres) prêtes à payer 26G$ US» (Le Journal de Montréal, 21 juillet 2021);
  • «Perdue Pharma conclut son entente de 12 milliards$ US» (Le Devoir, 12 septembre 2019).

Le consultant McKinsey et les pharmaceutiques c’est du pareil au même, incluant Pfizer et Moderna qui nous ont volé avec leurs vaccins très coûteux durant la pandémie, avec la complicité de vos élus. Opiacés : grosses amendes aux States et rien au Canada. Ce fut de même lors de la crise financière de 2008, et c’est la même chose pour l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux. Au Canada, il ne faut pas écœurer nos mécréants à cravate.

La propagande anti-russe suinte au Devoir

https://actu.fr/monde/missile-tire-sur-la-pologne-volodymyr-zelensky-maintient-que-le-missile-etait-russe_55254665.html

Les médias d’information occidentaux qui prétendent être objectifs

Les amis, entendons-nous tout de suite en partant afin d’éviter la chicane. Peu importe votre opinion personnelle sur le conflit militaire actuel en Ukraine avec les Russes et leurs alliés ukrainiens russophones du Donbass, vous êtes d’accord avec moi qu’un média d’information est censé être indépendant, libre, professionnel et objectif et doit se limiter à rendre compte des vrais faits importants, et non des faits maquillés qui font son affaire, afin que le lecteur et l’auditeur se fasse une opinion juste basée sur la réalité. En tout cas, c’est la prétention qu’ont nos médias privés occidentaux, même s’ils appartiennent à des milliardaires (Musk, Bloomberg, Bezos, Péladeau et cie) et qui sont grassement subventionnés par l’État et par le privé, souvent étranger, comme Google et Facebook, qui achètent aussi des publireportages. Ah, les médias sérieux ne doivent pas commettre le péché par omission, c’est-à-dire taire des nouvelles importantes, doivent interviewer des gens neutres, faire des vérifications de base des affirmations formulées. Ils ne doivent pas nous présenter les observations et les dires comme indépendants et objectifs simplement parce qu’ils émanent d’une ONG occidentale au financement questionnable.

Objectivité et professionnalisme mon œil

Même si on ne partage pas le même point de vue de vue sur le conflit militaire en Ukraine, vous allez voir, je vais vous faire rire avec mon histoire préférée drôle mais pas comique pantoute. Ça s’est passé le 15 novembre 2022 lorsqu’un missile a frappé deux bâtiments résidentiels en Pologne, pays qui fait partie de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et qui accueille en permanence 10 000 soldats américains. L’heure est grave et on n’est loin de la troisième guerre mondiale car l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord stipule que si un État membre (comme le sont la quasi-totalité des pays de l’ex-URSS) est victime d’une attaque, les autres membres considéreront cet acte de violence comme une attaque contre l’ensemble des membres et devront obligatoirement intervenir et entrer en guerre : «Guerre en Ukraine. La Pologne touchée, la tension monte d’un cran» (Le Devoir, 16 novembre 2022).

Alors, au détriment de la vérité, de la neutralité et des faits, plusieurs de nos médias d’information et de leurs fameux experts universitaires ont bassement spéculé en affirmant que le coupable était nécessairement la Russie, même s’il n’existait aucune preuve à cet effet la journée même de l’incident. Alors, soyons prévoyants et solidaires de nos alliés ukrainiens et de son attachant président Volodymyr Zelensky : vite, accusons a priori la Russie de ce geste répréhensible et même ignoble : un de plus. Bah, les preuves vont venir après et confirmeront alors la responsabilité totale et entière. Il ne faut pas se gêner, la Russie a le dos large.

On a déjà un semblant de preuve

Dans l’article jovialiste du journaliste Zacharie Goudreault du Devoir, publié le 16 novembre 2022, le jour même du «bombardement», on avait déjà une ébauche de preuve afin de condamner ipso facto les méchants russes, car au premier paragraphe de son texte, le vaillant journaliste Zacharie mentionne ceci de très épeurant : «La guerre en Ukraine a franchi un point inquiétant (sic) lorsque des missiles, qui auraient été (ils ne sont pas certains, mais ils l’écrivent pareil. Il ne faut surtout pas s’embarrasser de principes objectifs vertueux et doucereux) fabriqués en Russie (pas en Russie mais dans l’ex-URSS en fait) ont frappé deux bâtiments résidentiels (résidentiels ça fait plus ignoble que de frapper des édifices à bureaux)». On parle bien de plusieurs missiles et non pas d’un seul. Le journaliste annonce déjà ses couleurs idéologiques dans son introduction. Attendez de voir la suite, vous allez vous bidonner.

Le journaliste interview pas un mais trois experts universitaires

Vous êtes d’accord aussi avec moi que la journée même de l’incident, en l’absence de preuves objectives et vérifiées par des gens neutres, il aurait fallu que ledit journaliste coloré politiquement et ses trois sbires interviewés fassent preuve d’un minimum de retenue. Mais non, a priori ils ont tenu les Russes responsables de cette agression abominable d’un innocent allié de l’Occident (la Pologne) et ont presque prédit une autre guerre mondiale. Comme disait le poète, là où il y a trop de retenue, il n’y a pas de plaisir.

Le premier expert choisi méticuleusement par le journaliste du Devoir, sachant à l’avance qu’il opinerait dans la bonne direction, fut Pierre Jolicoeur (souvent consulté par les gens du Devoir) du Collège militaire royal du Canada. Monsieur Jolicoeur n’est pas seulement professeur universitaire mais, comme l’a signalé le journaliste, il est aussi vice-recteur associé à la recherche et spécialiste de la Russie. Avis aux intéressés : il faut obligatoirement tenir les élucubrations de Pierre Jolicoeur comme étant scientifiques et fondées. Aie, comment voulez-vous contrarier un tel expert? Alors, le spécialiste universitaire Jolicoeur a dit à son journaliste que «c’est peut-être un message envoyé aux pays membres de l’OTAN, comme quoi la Russie est prête à élargir le front et à aller jusqu’au bout dans ce conflit». C’est effrayant de garocher de telles accusations contre la Russie sans aucune preuve mais seulement guidées par le pif du vice-recteur. Heille, le monsieur Jolicoeur enseigne au Collège militaire royal du Canada, financé par le gouvernement canadien et qui forme nos futurs soldats, et vous allez me faire accroire que ce quidam est objectif? Considériez-vous comme expert indépendant et neutre un professeur russe qui enseignerait au Collège militaire royal de la Russie? Je vous l’avais dit que vous alliez rire même si c’est pathétique.

Quant au deuxième expert interviewé par le croisé journaliste…

Comme deuxième expert, l’intrépide journaliste d’enquête du Devoir, Zacharie Goudreault, a interviewé cette fois Éric Ouellet qui lui, est rien de moins, que «spécialiste de la sociologie (sic) militaire et professeur au Collège des Forces canadiennes de Toronto» qui, pour nous donner l’heure très juste, a largué ceci : «Il y a matière à s’inquiéter. J’y vois un risque de glissement du conflit ukrainien en dehors des frontières du pays». Comme nos experts n’avaient aucune preuve à ce moment-là pour étayer leurs prétentions et leurs spéculations, ils se sont comportés comme des voyants, au même titre que Jojo Savard. Moi, de mon côté, je ferai plus confiance à Jojo.

Et le 3e expert fut un expert de l’UQAM

Eh, oh, trois fumistes suffisants qui spéculent n’a aucune valeur scientifique. Le journaliste Goudreault du Devoir, afin de finir par convaincre tout le monde à l’usure, a interviewé Charles-Philippe David, fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, financée aussi par le gouvernement du Canada, qui fait que pensez-vous que le charmant universitaire David est totalement libre et peut aller à l’encontre des politiques internationales mises de l’avant par le gouvernement du Canada? Selon Charles-Philippe David : «Le scénario le plus probable est celui d’une bévue commise par la Russie. Elle aurait accidentellement bombardé la Pologne, quoique le scénario d’un acte intentionnel de Moscou demeure possible. Et si ce deuxième scénario se confirmait (sic), ce serait à ce moment très grave, très sérieux. Et si la Russie ne s’excusait pas, il y aurait des conséquences, relève monsieur David». Vraiment dégueulasse et pathétique cette propagande idéologique véhiculée par nos médias, par nos universitaires et par nos politiciens afin de cultiver une haine viscérale des Russes et de la Russie. Bah, ça fait depuis toujours que c’est comme ça. Les Occidentaux avec en tête les États-Unis sont les bons et sont nos amis protecteurs et nos bienfaiteurs, et les méchants sont les Russes, les Chinois, les Iraniens, les Coréens du Nord, les Afghans et les Talibans, etc. Ah, j’oubliais Cuba et le Venezuela.

Ah ben chose, les experts se sont gourés… une fois de plus

Dommage pour le journaliste du Devoir et les trois héroïques experts car le lendemain de l’incident, les États-Unis, l’OTAN et la Pologne ont reconnu que le missile avait été tiré par l’armée ukrainienne et pas du tout par les Russes : «Washington accrédite la thèse d’un missile ukrainien tombé en Pologne» et «OTAN : le missile aurait été tiré par l’Ukraine pour abattre un projectile russe» (La Presse et Radio-Canada, le 16 novembre 2022).

Le lendemain de la cochonnerie journalistique publiée dans Le Devoir, le journaliste et ses experts n’ont formulé aucune excuse et on plutôt choisi de publier cet article, avec comme titre : «Zelensky maintient que le missile qui a frappé la Pologne était russe. Il contredit ainsi l’OTAN (et les États-Unis et la Pologne)» (Le Devoir, 17 novembre 2022). Le Devoir aime bien l’irremplaçable Volodymyr Zelensky, humoriste et comédien de métier.

Le prix du pétrole : c’est du vol avec la complicité des élus

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-11-30/prix-de-l-essence/caa-quebec-denonce-des-marges-de-profit-tres-elevees-chez-des-detaillants.php

L’histoire se répète tout le temps sans que rien ne change

À tous les cinq ou six ans, c’est la même histoire. Les pétrolières, les épiceries, les pharmaceutiques, les banques, les firmes de communication (internet, câbles, sans-fil), etc. augmentent, sans motif économique valable, généreusement leurs prix et leurs tarifs, dopant ainsi leurs profits et appauvrissant le monde ordinaire. Et hop s’envolent de nouveau les inégalités économiques. Face à ces hausses de prix injustifiées, nos figurants de politiciens jouent alors leur petit numéro coutumier en s’offusquant et en mettant sur pied des commissions et des comités parlementaires folkloriques sans rien changer. Les politiciens grimpent dans les rideaux mais sans les déchirer car plusieurs d’entre eux veulent protéger leur futur, c’est-à-dire d’être éventuellement embauchés par ces maîtres du monde occidental après leur service politique. Naturellement, il y a les courageux experts universitaires, centres de recherche, chroniqueurs et éditorialistes, politiciens de la droite dure, etc., qui viennent à la défense des mastodontes économiques occidentaux qui volent les gens, qui s’adonnent à la corruption généralisée, qui embauchent des milliers de lobbyistes et firmes de relations publiques et qui s’accaparent les ressources naturelles et les instruments collectifs de plusieurs pays pauvres en voie de développement sans oublier qu’ils sont abonnés aux paradis fiscaux. Attention, ces transnationales étrangères n’interviennent pas seulement au niveau économique, comme au Canada, mais bien évidemment dans les domaines sociaux, politiques, fiscaux, environnementaux, etc., comme le font sur une base régulière les pétrolières. Faut être asservis à l’os au Canada, quand l’on sait que le pétrole, dont le pays abonde, est majoritairement sous contrôle de firmes étrangères. Pour une ressource aussi sensible au niveau de sa sécurité nationale et de sa souveraineté, aucun pays développé ne tolérerait ça, sauf naturellement le Canada, qui se fait aussi un honneur d’honorer et d’être régi par la reine ou le roi d’Angleterre.

Les preuves de ce vol institutionnalisé

En fouillant dans mes archives d’articles de journaux, j’ai retracé ceux-ci qui facilement vont vous démontrer que nous vivons véritablement sous la dictature des transnationales occidentales dans tous les domaines. Par exemple, en 2005, l’événement économique de l’année d’après les professionnels de l’information fut : «Le prix de l’énergie» (Le Journal de Montréal, 31 décembre 2005). Pourquoi que vous me demandez? Eh bien, en raison d’une hausse de plus de 14% en 2005 du prix à la pompe : «Le coût de l’essence a atteint un niveau inégalé» (Le Journal de Montréal, 28 décembre 2005). Et au mois de juillet 2006, en raison supposément de la Corée du Nord : «Le pétrole a un nouveau sommet» (Le Journal de Montréal, 6 juillet 2006). Et la même arnaque pétrolière s’est répétée en 2010 et en 2011 : «Nouveau bon du prix de l’essence. Jusqu’où ira le prix à la pompe», et aussi «Frustration à la pompe. Le prix de l’essence augmente malgré la baisse du brut (sic). Et les automobilistes devront prendre leur mal en patience. Article rédigé par le journaliste Maxime Bergeron de La Presse» (Le Devoir, 31 décembre 2010 et La Presse, 12 mai 2011). Incroyable pareil : le prix du brut baisse et le prix de l’essence à la pompe augmente, démontrant le vol pratiqué par les géants pétroliers occidentaux que sont ExxonMobil, BP Amoco, Chevron Texaco, Total Énergies, Conoco Phillips, Royal Dutch Shell et cie qui représentent l’armée économique des pays occidentaux et qui instaurent leur hégémonie un peu partout dans le monde, sauf en Russie, en Chine, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba, au Venezuela, etc., ce qui les contrarie énormément car cela les empêche de régner sur la planète entière.

Comme en 2022, en 2005 les pétrolières encaissent

D’accord avec vous autres que ce n’est pas bien difficile à prouver que l’on est assujetti à la dictature des multinationales occidentales et que prétendre que l’on vit en démocratie est de la foutaise. Nos politiciens sont des préposés et des domestiques. Vrai dire que depuis 20 ans au Canada, au Québec et aux States les gens ont élu des partis politiques différents au fil des ans (péquistes, libéraux, caquistes, conservateurs, démocrates et républicains) mais sans que rien de fondamental ne change au niveau de la mainmise et du pouvoir anormal exercé par les grands acteurs économiques.

À lire le titre de cet article de La Presse du 31 janvier 2006, on voit bien que l’histoire se répète et démontre très bien qui mène véritablement dans nos sociétés occidentales capitalistes : «10 milliards$ US en trois mois». Pour l’année 2005, Exxon a augmenté son bénéfice net de 43% à 36 milliards$ US. Qui dit mieux?

Et comme en 2022, pas question pour nos gouvernements d’irriter, de déplaire et de brimer les pétrolières occidentales du droit de nous voler impunément en imposant un contrôle des prix, en haussant leurs impôts ou en nationalisant cette ressource naturelle qui, de droit, appartient à la population. Au contraire, face à ces puissants truands, nos élus préfèrent baisser leurs taxes et impôts, comme la taxe sur l’essence, et continuer à les subventionner massivement afin de les enrichir davantage. Elle est où la démocratie et notre liberté dans tout ça?

Ah oui, au cours des trente dernières années, afin de renforcir le pouvoir de pétrolières occidentales et d’amoindrir le pouvoir de l’État, vos politiciens ont, en catimini et sans demander l’avis de la population, négocier des traités de libre-échange faits sur mesure pour les multinationales occidentales et ont autorisé les immenses pétrolières à en acheter d’autres ou à fusionner, comme les mariages d’Exxon avec Mobil, BP avec Amoco, Conoco avec Phillips, Chevron avec Texaco, Total avec Pétrofina, etc.

Le party continue le premier trimestre de 2011 : «Bénéfice en forte hausse pour ExxonMobil. Le profit net trimestriel a atteint 11 milliards$ US, meilleur qu’attendu (hausse de 69%) mais Wall Street fût déçu» (La Presse, 29 avril 2011). Les détenteurs de capitaux s’attendaient à plus et la valeur au marché de l’action a dégringolé. Ah qu’il faut bon vivre en démocratie et être libre. Et ça s’est poursuivi en 2017. On va enduré cette exploitation et cette répression encore pour combien de temps?: «2017. ExxonMobil double son profit mais déçoit les analystes» (Le Devoir, 29 juillet 2017).

Le folklore de l’intervention de l’État

De la frime par-dessus l’hypocrisie et le leurre des potiches et des guirlandes au parlement. Je reviendrai sur ce sujet dans mon prochain texte et vous allez voir, qu’à cet effet, c’est toujours du pareil au même. Rien ne change, et on continue à se faire voler avec la bénédiction de vos élus «démocratiques» : «Biden demande une enquête sur les hausses de prix de l’essence» (Le Journal de Montréal, 17 novembre 2021). Idem, c’est-à-dire ce fut la même farce grotesque en 2011 : «Les pétrolières passent au parloir. Alors que les patrons des cinq géants mondiaux (occidentaux) comparaissent (une fois de plus) devant le Congrès américain, Ottawa convoque (une fois de plus) à son tour (le gouvernement canadien fait toujours la même chose que son maître américain. La docilité et la fidélité sont de belles qualités, n’est-ce pas?), les ténors de l’industrie (qui se sont bien amusés)» (Le Devoir, 13 mai 2011). Après 2011, rien n’a changé et rien ne changera après 2022. Mettez-vous ça une fois pour toutes dans la tête que vivre en démocratie et en liberté en Occident est un leurre. Depuis toujours, les vrais faits réels démontrent très bien qui mène. Et pour renforcir l’hégémonie de leurs transnationales occidentales, leurs élus asservir mènent des guerres afin de préserver leur mainmise sur la terre : Ukraine, Irak, Lybie, Soudan du Sud, Afghanistan. Cela est sans compter les sanctions et embargos infligés aux pays qui résistent et qui préservent leur souveraineté : Iran, Venezuela, Cuba, Russie, Chine, Corée du Nord, etc.

Centres de données : tromperies d’Hydro-Québec appuyées par nos médias

https://www.ledevoir.com/economie/770321/hydro-quebec-prevoit-une-multiplication-des-centres-de-donnees

Un énième publireportage sur comment appauvrir la majorité

Une autre infopublicité médiatique sur comment appauvrir la majorité et enrichir la minorité de riches individus et d’entreprises, souvent des milliardaires et des transnationales américaines comme Amazon, Google, Facebook, Accenture, Oracle, Deloitte, etc. Ou comment l’État est partie prenante à la montée des inégalités économiques en étant mis sous tutelle par la classe dominante.

Mon exemple implique Hydro-Québec, les centres de données qui bénéficient injustement de bas tarifs d’électricité et de gros cadeaux fiscaux pour très peu d’emplois créés et les journalistes Alexis Riopel et Ulysse Bergeron du Devoir qui ont pondu le 11 novembre 2022 ce bijou démagogique intitulé : «Énergie. Les centres de données dans la mire d’Hydro» (Le Devoir, 11 novembre 2022). Un gros texte publicitaire faisant la première sur la page frontispice avec, en prime, une belle grosse photo d’un centre de données. Et en sous-titre du communiqué de pressé présenté comme un article, on pouvait lire ceci : «La société d’État prévoit une multiplication de ces infrastructures qui, d’ici 10 ans, exerceront une pression considérable sur le réseau électrique (et sur les tarifs imposés au monde ordinaire)». Et dire qu’au Devoir, on s’est mis à deux journalistes pour pondre ce pamphlet médiatique. À la lecture de celui-ci, on se demande quel incitatif a motivé Le Devoir de se comporter ainsi et d’aliéner ses lecteurs?

Les centres de données subventionnés par le résidentiel

Aie, il ne faut pas avoir une tonne de diplômes en économie et en comptabilité et être une cent watts pour se rendre rapidement à l’évidence que les centres de données ouverts ici au Québec par des transnationales étrangères comme Amazon, Google, IBM, Microsoft, OVHcloud, Accenture, Oracle, etc., et parfois construits sur de belles et grosses terres agricoles (comme à Beauharnois), sont nettement déficitaires pour Hydro-Québec. On vend l’électricité à environ 4 à 5 cents le kilowattheure aux centres de données et Hydro le paie plus de 10 cents le kWh aux opportunistes de l’éolien privé : «Les Québécois paient les factures d’énergie éolienne les plus élevées en Amérique du Nord»» (Le Journal de Montréal, 17 mai 2018). Et afin de satisfaire la demande d’électricité des centres de données très énergivores, Hydro devra acheter plus d’électricité des éoliennes privées augmentant chaque année et de façon permanente ses pertes. Et qui paiera en dernier ressort pour ces folies initiées par des lobbyistes futées au service de gros intérêts privés? Ben oui, le consommateur captif résidentiel qui est pourtant le vrai propriétaire d’Hydro-Québec. Aie, si c’est si payant pour Hydro, pourquoi les autres provinces canadiennes et les 50 États américains ne font-ils pas des offres semblables afin d’attirer chez eux ces gros centres de données qui créent pus d’emplois détenus par Amazon, Google et Microsoft?  C’est comme les jeux vidéos, les centres informatiques, le commerce électronique et l’intelligence artificielle, pourquoi c’est le Québec qui sort toujours gagnant? Parce que ce n’est pas payant et très déficitaire.

Le gouvernement et Hydro vous prennent pour des moins : payez et fermez-la

Subventionner les centres de données avec des tarifs d’électricité bonbons accompagnés de grosses déductions fiscales est aussi ridicule que faire la même chose avec les serres qui font pousser du pot et des plantes ornementales : «Le cannabis accapare le tiers de l’électricité d’un programme voué à l’autonomie alimentaire» (Le Devoir, 4 juillet 2022). Et qui va payer pour ces arnaques? Et oui, encore et toujours le consommateur résidentiel qui, en plus, doit payer la TVQ et la TPS sur sa facture d’électricité, ce qui n’est pas le cas pour les compagnies, et pour qui sa dépense d’électricité n’est pas déductible d’impôts contrairement aux entreprises. Ça fait que le 9 cents de tarif qui vous est facturé par Hydro, une fois ajoutés la TPS, la TVQ et les impôts que vous devez payer avant votre compte d’électricité vous revient à environ 20 cents le kilowattheure contrairement à environ 3 cents pour les compagnies car leur tarif spécial est de plus déductible de leurs impôts. Dans votre déclaration fiscale annuelle, avez-vous le droit de déduire votre dépense d’électricité de vos revenus fiscaux? Non, mais les entreprises oui.

La petitesse des journalistes du Devoir

Nos deux sbires journalistiques, afin d’asseoir toute la subjectivité crasse de leur texte, ont interviewé le représentant québécois de l’américaine Vantage Data Centers, Maxime Guévin, qui exploite ici au Québec plusieurs centres de données, qui est venu déballer le bien-fondé de cette «grappe» industrielle. Et puis, prenant leur courage à deux mains, ils se sont entretenus avec Maxence Huard-Lefebvre, un gars ferré en relations publiques à l’emploi d’Hydro-Québec qui leur a dit ceci sans rire et sans que les journalistes répliquent, demandent des précisions ou interviewent d’autres intervenants qui ne partagent pas les sophismes fantaisistes et farfelus du porte-parole d’Hydro. Maxence a dit à nos deux innocents : «Les centres de données créent de la richesse, citant des études économiques». Créent de la richesse comment? On veut des chiffres. Où sont les fameuses études économiques, rédigées par qui et financées par qui? Pourquoi dans leur article ne pas avoir nommer les auteurs de ces études et mentionner leurs titres afin que l’on puisse faire les vérifications? Parole d’un comptable qui a été professeur de comptabilité à l’UQAM pendant 45 ans et qui a rédigé plusieurs études sur Hydro-Québec, les pétrolières, les banques, les pharmaceutiques, etc., il n’y en a pas d’études ou s’il y en a, elles ne sont pas sérieuses. Si Hydro avait en main des recherches indépendantes et objectives démontrant que les centres de données sont une mine d’or pour Hydro, le Québec et les consommateurs, soyez assurés qu’ils les auraient rendues publiques depuis longtemps. C’est comme pour le 3e lien à Québec, il n’y a pas d’études probantes et on continue gaiement à mentir à la population afin de la faire payer pour les vaches sacrées consenties aux gras durs.

Le comble du ridicule : les centres de données afin de lutter contre la population

Comme ils n’ont pas de chiffres objectifs, voilà pourquoi Hydro et nos deux journalistes à gogo n’en ont pas fournis. Et, comme ils savent pertinemment que c’est déficitaire, alors les journalistes asservis et le fameux représentant de commerce d’Hydro ont mis l’emphase dans le texte du Devoir sur le fait que les centres de données sont bons pour l’environnement en favorisant la carboneutralité. Une chance que le ridicule ne tue pas. Donc, on demande aux Québécois d’accepter des hausses de tarifs et d’accorder des tarifs bonbons aux transnationales Amazon, Google, Microsoft et cie afin de les aider à diminuer leur niveau de pollution et ainsi favoriser leur carboneutralité. En passant, par essence, les GAFAM, les firmes de service-conseil, bancaires, de comptables et d’avocats polluent moins que les pétrolières et les transporteurs. Avant de demander aux Québécois de subventionner la carboneutralité des Google et Facebook de ce monde, on devrait leur demander d’être cohérents et de donner eux-mêmes l’exemple en refusant la publicité sur leurs réseaux sociaux des gros pollueurs invétérés comme les pétrolières et les minières. Que c’est beau et doux d’avancer l’argument de la carboneutralité afin de subventionner ces transnationales plus grosses et plus riches que les pays. Pendant qu’Hydro nous fait des accroires sur sa sainteté écologique, l’État québécois et la CAQ donnent leur accord pour le 3e lien à Québec, refuse de taxer les VUS et les pick-ups, détruit des milieux humides au nom du développement économique et varge dans nos forêts.

Un deuxième texte en prime dans le même numéro du 11 novembre 2022

Ce 11 novembre 2022, le journaliste du Devoir, Ulysse Bergeron, était en feu et très motivé. Il a pondu la même journée un deuxième gros texte louangeur sur Hydro intitulé : «Hydro-Québec se dote d’un plan d’adaptation aux changements climatiques». C’est-y pas beau ça? Félicitations à ton programme Ulysse et, en passant, bonne année 2023 de même qu’à ton complice Alexis Riopel. Comme le dit si bien le prophète : «les deux font la paire». Pour donner une touche de sérieux à cet autre texte d’Ulysse et pour nous faire voir que chez Hydro la protection de l’environnement c’est du sérieux, Ulysse a, dans ce cas, délaissé le gars des communications d’Hydro pour donner la parole à Philippe Bourke, cadre sénior à la Société d’État et attention : «nouvelle recrue chez Hydro, ce dernier était jusqu’à cet été président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)». Ah ben, s’il était au BAPE, c’est donc quelqu’un qui a la survie de la planète à cœur. Encore du tape-à-l’œil. Ulysse, je t’en prie : fais juste lire le titre de cet article que j’ai ressorti juste pour toi de mes archives : «L’ancien président du BAPE se rallie à l’industrie minière (et devient lobbyiste). Pierre Renaud suggère aux industriels d’investir les médias (incluant bien évidemment Le Devoir) pour se faire entendre» (Le Devoir, 14 mars 2013). Au moins Pierre Renaud a le mérite de dire crument la vérité et de relativiser la prétendue indépendance le professionnalisme postulé et la soi-disant objectivité de nos médias occidentaux privés qui s’aventurent souvent dans des faits et vérités parallèles et à du tripotage.  

Crasse est le Journal de Montréal

https://lautjournal.info/20140205/qu%C3%A9bec-dans-le-rouge

Et ça se prétend indépendant, objectif et professionnel

Je le répète : nos médias privés occidentaux détenus par des milliardaires et des grosses compagnies ne sont pas des instruments de conscientisation, de sensibilisation et d’information factuelle comme ils prétendent l’être, mais des organes d’aliénation, d’intoxication et de désinformation afin de défendre à tout prix, même en mentant, l’hégémonie capitaliste des transnationales et des ploutocrates occidentaux qu’ils présentent faussement comme des modèles de démocratie et de liberté.

Allons droit au but sans niaiser avec la «puck»

Dans mes précieuses archives, j’ai retrouvé ce cahier très spécial de 6 pleines pages publié dans le Journal de Montréal du samedi 12 novembre 2008 intitulé en caractères gros et gras : «Onze idées-chocs pour secouer le Québec». Je vous le dis tout de suite : dans ces idées-chocs pour secouer les Québécois ordinaires, aucune ne suggère de s’attaquer aux vaches sacrées de la caste dominante, comme instaurer un impôt minimum des compagnies; éliminer les paradis fiscaux et les règles d’évitement fiscal; démanteler les cartels et les oligopoles des banques, des pétrolières, des pharmaceutiques, des chaînes d’alimentation, etc. qui nous volent tout le temps; implanter des impôts successoraux et sur les transactions financières, créer Pharma-Québec, Pétro-Québec et la Banque du Québec; augmenter le salaire minimum, mettre fin aux cliniques, aux hôpitaux et aux écoles supposément privés, mais vivant au crochet de l’État, en coupant leurs subventions; taxer les salaires versés en actions aux dirigeants d’entreprises au même taux statutaire que le salaire des employés ordinaires; annuler les frais de scolarité des études universitaires; taxer davantage les pollueurs, augmenter les redevances des forestières, des minières et sur l’eau; etc.

Malhonnête et hypocrite

Tellement malhonnête du fait que les fumistes du Journal de Montréal aient demandé au groupe patronal d’extrême-droite de l’Institut économique de Montréal (IEDM) de venir nous livrer leurs idées-chocs afin de sortir le Québec de son immobilisme et d’éviter la faillite de la province. Ça pue! Toute cette démarche journalistique dégueulasse pour amener résignation et soumission du monde ordinaire à l’ordre néolibéral de la secte supérieure. Le menu à l’ordre du jour, comme toujours, est l’État minimal afin de tout livrer aux affairistes, même nos services publics et nos ressources naturelles comme l’eau. Parmi les idées-chocs éculées de l’Institut économique de Montréal, il y a celles de recourir davantage à la santé privée; la retraite à 67 ans; tarifier les services publics; augmenter les tarifs d’électricité et les frais de scolarité; soumettre le secteur public à la concurrence du privé (dans lequel il n’y a justement pas de véritable concurrence); abolir la taxe sur le capital des entreprises; payer les fonctionnaires au rendement; privatiser et vendre notre eau; hausser la TVQ; rendre le travail obligatoire pour les assistés sociaux et créer 25 écoles de performance. Tellement original. Ben non, on ne se doute pas à qui ça va profiter! Au monde et au travailleur ordinaires je suppose? Et le Journal de Montréal a reçu à ses bureaux les quatre éminents économistes séniors de l’IEDM. Et l’un deux qui dit : «Les taux élevés d’imposition des riches incitent à la fraude, découragent le travail et les font fuir».

Brandir les épouvantails du bonhomme sept-heures

C’est sans aucune gêne que le JDM nous a présenté ce torchon idéologique. Et le sublime chroniqueur Jean-Philippe Décarie qui, dans son texte du 14 janvier 2008, vante le courage, la vision et la lucidité de l’IEDM. Ah oui, dans le numéro du 12 janvier, il y a eu 6 grosses pages consacrées aux idées novatrices et humanistes de l’IEDM et la propagande s’est poursuivie toute la semaine suivante. Déjà, le 11 novembre 2008, le JDM faisait l’annonce de son numéro d’asservissement ainsi : «Onze remèdes de cheval que vous allez découvrir (allô découverte) demain dans votre journal». «Votre» journal, vraiment? Ou celui de son propriétaire PKP et de sa meute?

Le JDM récidive : vinrent les idées-chocs pour sauver… Montréal

Après le Québec, vinrent les idées-chocs pour sortir Montréal de sa torpeur et lui éviter la faillite. Ainsi, 10 mois plus tard, soit le 1er novembre 2008, c’est sans aucune retenue que les bonzes du Journal de Montréal ont récidivé et ont fait de nouveau appel aux sages conseils des experts de l’Institut économique de Montréal (IEDM). Une chance que le misérabilisme ne tue pas. Toujours la même cassette usée à la corde afin «d’aider» Montréal et ses contribuables : privatiser et vendre les HLM; éliminer le contrôle des prix des loyers; favoriser le tourisme médical en donnant préséance à ceux qui paient même dans notre réseau public; privatiser les transports en commun afin de favoriser la concurrence; confier la gestion du parc du Mont-Royal au secteur privé; instaurer des péages sur le réseau routier; privatiser le stade olympique et bien évidemment, augmenter la productivité des cols bleus. À faire vomir. C’est à dessein que les idéologues du Journal de Montréal ont eu recours deux fois en 2008 aux «services» des experts de l’IEDM. De la propagande pure et simple. Un tel comportement aurait dû faire perdre son permis de presse au JDM. Pathétique.

Ce n’est malheureusement pas fini

Toujours en 2008, soit au début du mois de septembre, le très minable JDM a publié un autre numéro «spécial» de 3 pleines pages intitulé : «Travail. Nécessaire les syndicats?», basé sur les réponses à un sondage bidon de la firme Nanos commandé par l’organisme très patronal LabourWatch du Canada. On prétend que les travailleurs ne veulent pas que les syndicats fassent de la politique et qu’ils soient membres de certains partis politiques : «Contre l’action politique». L’action politique et financer les politiciens, il faut laisser ça aux affairistes et à leurs lobbyistes, à leurs universitaires, à leurs organismes de recherche, au conseil du patronat, aux chambres de commerce, etc. Les syndicats ne doivent pas se mêler de ça : il faut laisser ça au monde important et exclusivement à nos créateurs de richesse.

Le JDM s’enfonce dans sa petitesse en 2014

Fin janvier et début février 2014, le Journal de Montréal «strikes again» dans son travail acharné afin de brainwasher ses lecteurs et ses auditeurs (TVA et LCN) en publiant un autre numéro spécial de plusieurs pages intitulé : «Le Québec dans le rouge. Les Québécois (les Québécois ordinaires, s’entend, pas du tout les Québécois extraordinaires) vivent au-dessus de leurs moyens». Moralistes et culpabilisateurs en plus en vue de vous rentrer de force dans la gorge les commandements du patronat. Et après on vient vous parler de liberté et vous vanter les mérites de notre presse libre. Pour faire changement, le JDM a fait appel cette fois aux profonds conseils du professeur des HEC, lui aussi d’extrême-droite, Robert Gagné qui, pour sortir le Québec du rouge, suggère de tarifier tous les services publics et, oh surprise, recommande de «Hausser la TVQ à 18%» (Le Journal de Montréal, 29 janvier 2014). Ça se passe de commentaire.

En prime, on a droit aux idées révolutionnaires de leurs chroniqueurs de la droite dure

Et pour en rajouter encore davantage, le 2 février 2014, le JDM a publié deux pleines pages intitulées : «Le Québec dans le rouge. Des opinions». Des opinions de qui que vous me demandez? De Youri Chassin, anciennement de l’IEDM maintenant député caquiste; du fabuleux Richard Martineau et du sensationnel Mathieu Bock-Côté et des ignares du genre Lise Ravary, Joanne Marcotte et Esther Bégin. Si vous n’êtes pas trop sensibles, lisez le texte de 2 pages du 29 janvier 2014, avec une belle grosse photo couleur du professeur émérite des HEC, Robert Gagné, intitulé : «Des choix déchirants (pour le monde ordinaire) pour les Québécois». Les mots me manquent pour qualifier le travail d’endoctrinement du JDM. Il ne manquait que l’opinion de Mario Dumont et de Joseph Facal le lucide.

Et ça continue en 2016

2016, autre cahier spécial de plusieurs pages du Journal de Montréal intitulé en gros et en page frontispice : «Le Québec dans le rouge. Le bar est toujours ouvert (et pas assez pour subventionner les écoles, les cliniques et les garderies privées)» (Le Journal de Montréal, 7 mars 2016). Si ça vous tente, vous lirez ce circulaire de petitesse idéologique et journalistique. Moi je n’en peux plus!

Les principes moraux risibles des Occidentaux

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/768828/idees-du-sang-sur-nos-maillots

Défense de la démocratie ou du capitalisme occidental

Les héroïques gouvernements américain, canadien, anglais, européen, japonais prétendent qu’ils mènent un combat humanitaire sans merci pour la sauvegarde de nos pseudo-démocraties et pour le maintien de notre liberté même si on est pris constamment en otage par les transnationales (pétrolières, épiceries, pharmaceutiques, banques, sans-fil et internet, etc.) qui nous imposent continuellement leurs hausses de prix, sous prétexte d’appliquer les règles du jeu de l’offre et de la demande qu’ils appellent pompeusement le marché. Et, supposément, nos politiciens ne peuvent rien faire contre les «lois naturelles du marché». Quelle farce grotesque. Et vous êtes censés être totalement libres car vous pouvez voter aux quatre ans pour de partis politiques qui se ressemblent et qui seront les préposés aux commandes de la classe dominante. Les transnationales occidentales sont des armées économiques plus grandes et plus riches que les États qui pratiquent leur hégémonie partout dans le monde sauf en Chine, en Russie, en Iran, à Cuba, au Venezuela, en Afghanistan, etc., qui s’obstinent à ne pas se soumettre aux impératifs occidentaux et qui, en plus, ont l’outrecuidance de vouloir concurrencer nos vertueuses multinationales en Asie, en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, etc. L’arme que nos élus ont fourni à leurs géants économiques occidentaux afin qu’elles croissent davantage et qu’elles puissent s’approprier les ressources naturelles, les instruments collectifs et les services publics dans tous les pays et même qu’elles soient en mesure de renverser des gouvernements en poste s’appelle les traités de libre-échange de même que l’OTAN afin de faire peur et de protéger nos pays amis inféodés et conquis comme plusieurs pays de l’ex-URSS. Que faisait l’OTAN en Afghanistan?

Conférence climatique de l’ONU tenue en Égypte ou quand les babines se font plus aller que les bottines

Que c’est donc merveilleux que l’on ait choisi l’Égypte pour tenir la conférence climatique de l’ONU (COP27) au mois d’octobre 2022 que l’on ait sélectionné le Quatar pour la Coupe du monde du soccer qui débutera au mois de novembre 2022; qu’Emmanuel Marcon, qui aime faire la leçon aux Russes et aux Chinois, ait en 2022, été rencontré chez lui le prince saoudien Mohammed ben Salmane, un criminel sanguinaire notoire (La Presse, 28 juillet 2022) et qui a reçu par après la visite de Joe Biden (qui s’était pourtant juré d’avoir sa tête) qui l’a supplié, sans succès, d’augmenter sa production de pétrole : «Joe Biden a rencontré le prince Mohammed ben Salmane, considéré comme le commanditaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi» (Le Devoir, 16 juillet 2022).

Et comme autre beau geste démocratique, l’Arabie saoudite a été nommée en 2019 à la tête du G20 à qui nos braves gouvernements occidentaux ont fourni des armes sophistiquées, comme ils le font pour l’Ukraine, afin que : «L’Arabie saoudite lance au Yémen une opération militaire à grande échelle» (Le Journal de Montréal, 25 décembre 2021). Pas grave, même si : «Plus de cinq millions d’enfants menacés de famine au Yémen» (Le Journal de Montréal, 19 septembre 2018). Naturellement, les États-Unis sont partie prenante à ces meurtres légitimés au nom de leur hégémonie mondiale, comme ils sont actifs en Ukraine afin que la guerre se poursuive pour affaiblir la Russie.

Les Occidentaux aiment l’Égypte

Les Occidentaux étaient derrière le coup d’État militaire qui a renversé le gouvernement des Frères musulmans élu démocratiquement. Et, bonne nouvelle pour les Occidentaux, la démocratie et la liberté, l’ex-militaire Abdel Fattach al-Sissi a été élu à la tête du pays avec 97% des voix exprimées (Le Devoir, 3 avril 2018). Très démocratique d’être élu avec un score de 97%. C’est un peu moins bien que le résultat de 99% des votes obtenus par le président du Soudan du Sud, l’illettré au chapeau de cowboy, que les Occidentaux ont aidé financièrement et militairement à vite obtenir son indépendance du Soudan. Par contre, ils d’opposent à l’indépendance du Donbass en Ukraine, jugé malheureusement trop pro-russe. L’Égypte est un allié des États-Unis et de l’Europe, même si et pis au diable les beaux principes :

  • «Répression sanglante en Égypte. La police autorisée à tirer des balles réelles» (Le Devoir, 15 et 16 août 2013);
  • «Égypte. De 2014 à 2019, plus de 1891 condamnations à mort ont été prononcées» (Radio-Canada, 24 juillet 2019);
  • «Vague de répression homophobe en Égypte» (Le Devoir, 5 octobre 2017);
  • «Une étudiante punie pour avoir enlacé un garçon» (Le Devoir, 14 janvier 2019);
  • «L’ONU dénonce les détentions arbitraires en Égypte» (Le Devoir, 6 juin 2018).

Qu’à cela ne tienne, l’Europe et les États-Unis aiment l’Égypte et sa potiche de président plus que l’Iran, la Palestine, la Russie, Cuba, la Chine et la Corée du Nord. Pourquoi selon vous? L’Occident n’est-il pas supposé défendre la démocratie et la liberté dans le monde? Emanuel Macron, le président français, aime bien le président al-Sissi : «La France se tient aux côtés de l’Égypte, car la sécurité de ce pays ami (et allié), c’est aussi notre propre sécurité» (Le Devoir, 25 octobre 2017). Trump aussi aimait bien cet assassin notoire : «Égypte. Donald Trump louange le travail fantatisque (de nombreux meurtres) du président Sissi» (Le Journal de Montréal, 4 avril 2017). Vous commencez à voir clair dans l’hypocrisie crasse de l’Occident, prêt à tout pour défendre son impérialisme économique et politique au nom trompeur de la démocratie et de la liberté? Alors ça fait que cela a aidé l’Égypte à être le pays hôte de la Conférence climatique de l’ONU (COP27) tenue au mois d’octobre 2022.

La Coupe du monde de soccer au Qatar

Vous le savez, le Qatar est un pays du Moten-Orient très riche en pétrole, ce qui l’aide à se faire beaucoup d’amis. Le Qatar est aussi une vraie dictature qui fait régulièrement dans la répression et l’exploitation criminelle des travailleurs étrangers. Son abondance en pétrole aide les Occidentaux à fermer les yeux et à faire preuve d’indulgence. Aie, le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite et Israël ce n’est tout de même pas Cuba et la Russie : «Depuis 2010, au Qatar, plus de 6500 travailleurs étrangers embauchés dans des conditions épouvantables sont morts sur les chantiers afin de faire place aux projecteurs de la Coupe du monde de soccer» (Le Devoir, 31 octobre 2022. «Du sang sur nos maillots. La Coupe du monde au Qatar suscite de nombreuses polémiques sur le respect des droits de la personne»). Eh, oh, faites attention à ce que vous dites sur le Qatar, un autre pays ami de l’Occident. Le Qatar, c’est mieux que l’Iran, non? Et l’abruti ex-président de la FIFA, Sepp Blatter, qui vient nous dire qu’il regrette d’avoir sélectionné le Qatar, pas en raison du non-respect des droits humains mais plutôt qu’il trouve que le Qatar est un pays trop petit pour recevoir une telle manifestation sportive (Le Devoir, 9 novembre 2022). Un autre imbécile. Une drôle pour finir en beauté : «La France tente (pas trop fort) d’améliorer le sort des immigré au Qatar» (Radio-Canada, 14 octobre 2022).     

Il faut venir en aide à Google et Youtube : soyez solidaires et généreux s.v.p.

https://www.lesaffaires.com/bourse/analyses-de-titres/google-decoit-malgre-un-benefice-en-hausse-de-32/568180

 De toutes les causes humanitaires, il faut humainement prioriser GoogleOubliez, je vous en prie, le drame des 900 000 musulmans rohingyas chassés de leur pays en Birmanie et parqués comme du bétail depuis environ 4 ans dans des camps de réfugiés au Bengladesh. Pas question pour le Canada et les Occidentaux d’en recevoir à titre de vrais réfugiés et de concrètement les aider car, malheureusement pour eux, ils ne sont pas payants. Ils préfèrent accorder le statut de réfugiés, et de les accueillir à bras ouverts, aux Ukrainiens et aux Afghans qui ont collaboré avec les Occidentaux et l’OTAN lors de l’invasion militaire de l’Afghanistan. En Ukraine, ils ont de gros intérêts économiques à protéger et ils doivent freiner des pays comme la Russie et la Chine, qui menacent leur hégémonie capitaliste mondiale grâce à leurs transnationales qui s’accaparent de tout et pratiquent gaiement la corruption. Oubliez aussi les Houthis massacrés par leurs alliés au Yémen et qui9 meurent de faim (pas question pour eux aussi de les recevoir comme réfugiés); les Palestiniens envahis constamment par Israël, sans que les Occidentaux lèvent le petit doigt; les Haïtiens qui, malheureusement, n’ont pas beaucoup de ressources naturelles et que l’on ne veut pas également comme migrants, etc. Non, si vous avez du cœur et qu’il est à la bonne place, c’est la transnationale américaine Alphabet, la maison mère de Google et Youtube, qu’il faut appuyer par de généreux dons qui seront, je l’espère, déductibles d’impôts grâce au statut juridique et fiscal de fondation qu’elle devrait obtenir. Oui, je l’espère, Google et Youtube pourront, je l’espère, émettre des dons de charité en bonne et due forme. En aidant financièrement Google, c’est aussi défendre courageusement et généreusement la démocratie et la liberté de nos pays occidentaux. De plus, il faut appuyer Google car elle subventionne beaucoup nos médias d’ici comme Le Devoir, sans aucune ingérence. Du moins, c’est ce qu’ils disent. Moi je les crois, et vous? 

Voici l’épouvantable drame vécu par Google et YoutubeAvis aux lecteurs : il se peut que cette dramatique nouvelle vous jette à terre. En tout cas, moi j’ai beaucoup pleuré et cela m’a terriblement angoissé. Ne faites surtout pas lire cette histoire par vos enfants et n’en parlez pas avec eux ou en leur présence. S’ils vous questionnent sur le sujet ou sur votre état dépressif, détournez la discussion sur les Canadiens de Montréal et demandez-leur qui va jouer sur le quatrième trio dans la prochaine partie. Ça s’est passé exactement le 25 octobre 2022 à la lecture de cet article publié dans Le Devoir, qui aime bien Google, sous le titre dramatique de : «Alphabet (Google et Youtube) déçoit». Déçoit qui au juste que vous me demandez? Le marché boursier, évidemment, très sensible de New York et les détenteurs de capitaux. L’heure est grave. Si seulement c’était seulement les travailleurs ou les consommateurs qui étaient affectés. Mais non, ce sont nos créateurs de richesse qu’ils font généreusement dégouliner et suinter sur le peuple afin que l’on puisse vivre. 

La misère noire a un nomImaginez-vous donc qu’au troisième trimestre de l’année 2022, Alphabet n’a pu, de peine et de misère, réalisé qu’un maigrichon profit net de 14 milliards$ US. Si mes calculs sont bons, et comme il y a quatre trimestres dans une année, ça donc fait un minuscule bénéfice net de 56 milliards$ US ou d’environ 70 milliards de dollars canadiens. Aie, où voulez-vous aller avec 70 milliards de dollars de nos jours? On devrait ouvrir prioritairement nos banques alimentaires et nos soupes populaires à Google et à Youtube. Cette année, la quétaine guignolée des médias devrait être entièrement consacrée à Alphabet, une bonne compagnie américaine qui s’ingère régulièrement dans nos affaires au Canada sans toutefois mettre en cause notre sécurité nationale contrairement aux vilains chinois et russes qui, comme vous le savez, ne sont pas du monde. Comme la Bourse a été atterrée et affaissée, avec raison, par de si décevants résultats financiers, elle a, comme il se doit, puni sévèrement Alphabet et la valeur de son action a perdu 6% la journée même du dévoilement de cette catastrophique nouvelle. Il y a de quoi, non? Si vous vous sentez mal, appelez immédiatement, je vous en prie, le 911. Moi en tout cas je suis en crise. 

Ce n’est pas la première fois que Google déçoitEn 2014, Google a réalisé au premier trimestre de l’année un profit net de 3,5 milliards$ US, en hausse de 32%, et badang : «Google déçoit les attentes malgré un bénéfice net en hausse» (La Presse, 17 janvier 2014). L’action de Google a alors perdu 6%. Et au 2e trimestre de l’année 2005, la transnationale a récidivé : «Google a quadruplé (sic) ses profits mais l’action a perdu 6,5% de sa valeur» (Le Journal de Montréal, 22 juillet 2005). Le marché s’attendait à beaucoup plus. Idem pour le bénéfice net de Google qui a presque quadruplé pour l’année 2005 mais qui, malheureusement, a laissé les philanthropes de la finance sur leur faim : «Google déçoit les attentes de Wall Street. L’action du groupe Internet chute de 6,9%» (Le Devoir, 2 février 2006). Voulez-vous mes amis m’aider à mettre en place une structure du genre Go Fund Me dédiée à Alphabet, une compagnie d’ici. D’ici, dans le sens que dans les faits le Canada fait partie des États-Unis. Comme le chantait Robert Charlebois dans les années 60’s : «Vivre dans ce pays (le Canada), c’est comme vivre aux États-Unis». Je pense incorporer l’œuvre de bienfaisance aux Bermudes, un paradis fiscal notoire qui est accepté par le Canada. 

D’autres déceptions : le marché est en dépression       «Exxon double son profit (3,4 milliards$ US pour un trimestre) mais déçoit les analystes» (Le Devoir, 29 juillet 2017). Exxon, la compagnie-mère d’Esso Impériale;-       «La banque américaine JP Morgan rate la cible» (Le Devoir, 16 janvier 2019). Le profit de 7,1 milliards$ US a seulement augmenté de 67%. Comme le dit le poète anglophone : «Shame on you»;-       «Des profits en hausse mais pas assez. Les titres des banques canadiennes malmenées en Bourse» (La Presse, 28 mai 2010). En fait, ce n’est jamais assez;-       «Apple déçoit malgré des profits (de 8,2 milliards$ US) pour un trimestre) en hausse de 60%» (Le Devoir, 26 octobre 2012). Ça fait que pour être en mesure de racheter pour 100 milliards$ US de ses propres actions : «Apple empruntera pour satisfaire ses actionnaires» (Le Devoir, 30 avril 2013). Tellement triste. 

La vraie nature du capitalisme, sauvage par essenceToujours rechercher plus de profits tout le temps et peu importe les moyens, afin d’en donner toujours plus aux actionnaires et aux dirigeants, amène ces transnationales occidentales, au nom du marché, de «leur» liberté et de leur semblant de démocratie, à corrompre, à piller, à financer leurs partis politiques, à détenir leurs propres médias de désinformation, à polluer sans vergogne, à encourager des guerres afin de maintenir leur hégémonie (comme en Ukraine et au Yémen), à se payer des armées privées et des sweat shops, dans lesquelles les travailleurs sont exploités, à détourner des milliards de dollars dans leurs paradis fiscaux, etc. Il n’y a pas de limite infranchissable à leur soif insatiable de profits pour les transnationales (banques, pétrolières, pharmaceutiques, GAFAM, aliments, mines, transport, etc.) qui, dans les faits, gouvernent nos pays occidentaux. Ces multinationales, nettement plus grosses que les États, d’où proviennent plusieurs politiciens et qui en embauchent beaucoup après leur service politique. Comme l’avait si bien dit Jacques Parizeau en 2002 (c’est rendu pire en 2022) : «Le pouvoir économique de l’État n’existe plus» (La Presse, 15 octobre 2022). Et en 2021 : «Le FMI met en garde (mais c’est déjà fait depuis plusieurs années) contre la domination des grandes entreprises» (Le Devoir, 17 mars 2021)

Fitz, la grosse tête enflée du caquiste

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1889518/pierre-fitzgibbon-ministre-economie-manquements-ethique-relation-lobbyiste

L’ex-banquier devenue superministre : ça lui a monté à la tête

François Legault aime bien les gens d’affaires, en étant lui-même un. De ce fait, il apprécie beaucoup l’ancien banquier de la Banque Nationale, Pierre Fitzgibbon, celui qui se targue de connaître et d’avoir beaucoup d’amis importants qu’il gâte avec des fonds publics même si ça frôle la corruption et le conflit d’intérêt. Fitz est condescendant mais il n’est pas ingrat pour les copains. Et monsieur Fitzgibbon est doté d’une éthique élastique : «La commissaire à l’éthique ouvre une 5e enquête sur Pierre Fitzgibbon» (Le Journal de Montréal, 28 octobre 2022). François Legault ne prend pas au sérieux les remontrances de la commissaire à l’éthique, madame Ariane Mignolet, puisqu’il vient de faire de Fitz un superministre ajoutant l’Énergie à son poste de ministre de l’Économie. Les principes moraux douteux de Fitz jumelés à a gang d’amis et de partenaires en affaires en fait une personne dangereuse puisque le monsieur, aussi le grand patron d’Investissement Québec, gère et décide de l’utilisation de milliards de dollars de notre argent.

Fitz est narcissique et insultant

Dans son excellent texte du 27 octobre 2022, le chroniqueur politique Michel David du Devoir décrit très bien la véritable nature du ministre orgueilleux. Monsieur ne tolère pas que l’on ne partage pas son opinion : il a toujours raison. Dans un différend avec l’actuelle présidente d’Hydro-Québec, madame Sophie Brochu, celle qui donne pour l’entreprise de son conjoint des cours sur la confiance en soi et la réussite (tellement quétaine), monsieur Fiztgibbon, le prétentieux, a dit que madame Brochu n’est pas d’accord avec lui parce qu’elle ne «comprend pas» la complexité du problème de la création de la richesse au Québec qui ne doit pas, selon lui, se limiter à la simple rentabilité d’Hydro-Québec. Heureusement, il y a de l’espoir. Quand il lui exposera l’ensemble de son œuvre de création de richesse, madame Brochu comprendra et alors se ralliera à son point de vue. Comme le dit si bien Michel David : «L’Idée que madame Brochu puisse ne pas partager son opinion en toute connaissance de cause ne semble pas lui avoir effleuré l’esprit». Imbu de sa petite personne, vous dites…

Il se défoule sur la députée de Québec solidaire

En 2021, il a aussi apostrophé la députée de Québec soliadaure dans Mercier, madame Ruba Ghazal (celle qui a pris la relève du formidable Amir Khadir) qui avait osé lui reprocher de ne pas respecter les critères officiels d’admissibilité à l’aide gouvernementale dans l’octroi de subventions et de participations dans des entreprises, surtout dans celles dont il est lié directement ou indirectement. Outré, il avait alors répliqué à madame Ghazal qu’elle ne comprenait pas comment le système (sic) fonctionne et lui avait dit de faire correctement ses devoirs. Pourtant, madame Ghazal ne faisait que reprendre les constats de la vérificatrice générale du Québec, madame Guylaine Leclerc, à qui Fitz ne peut reprocher de ne pas connaître les tenants et aboutissants de l’appareil gouvernemental ou le «système» comme il l’appelle : «Me faire poser des questions de 45 secondes à l’assemblée nationale par des gens qui ne savant pas de quoi ils parlent, ça m’indispose qu’il avait déclaré dans une entrevue au journal de Montréal». Mais pour qui se prend-il? Par contre, monsieur Fitzgibbon n’a rien à redire des questions faciles de certains journalistes qui comprennent vite car ils ne «challengent» aucunement le superministre. Des gens biens, quoi!

Il ne faut surtout pas s’en faire même si…

En 2021, Fitz a embauché son ami personnel, Guy Leblanc, comme patron d’Investissement Québec à 1,1 million$ l’an, soit le double de ce que gagnait son prédécesseur. Pour recruter les meilleurs, il faut bien les rémunérer qu’avait dit Fitz. Propos pas tellement gentils pour l’ancien p.d.g. d’Investissement Québec et des autres hauts fonctionnaires : «Fitzgibbon défend la rémunération de 1,1M$ du PDG d’Investissement Québec (son ami)» (Le Journal de Montréal, 17 mars 2021).

Il faut faire confiance en tout temps à Fitz, même si : «Québec (CAQ) a investi 50M$ en catimini (sic) dans une entreprise (LMPG) proche de Fitzgibbon» (Le Journal de Montréal, 24 octobre 2022). Il y a aussi celle-ci : «100 millions pour Polycor (encore liée à Fitz) après un coup de fil à Fitzgibbon» (Le Devoir, 5 mai 2022). À ce moment, Bernard Drainville, alors animateur à la radio de Cogeco (FM 98,5) avait tenu des propos cinglants quant au comportement singulier du superministre caquiste : «Pierre Fitzgibbon a été une désinvolture renversante. Il n’écoute rien. T’es en politique, bonhomme, il y a des règles à respecter. Si tu ne veux pas les respecter, retourne chez vous» (Le Devoir, 9 juin 2022). La girouette à Bernard Drainville a chané d’opinion sur Fitz maintenant qu’il vient d’être élu et nommé ministre caquiste de l’éducation. Drainville pas mieux que Fitzgibbon.

Les smattes qui disent que les gens ne comprennent rien

Monsieur Fitzgibbon a au moins le mérite de dire tout haut ce qu’il pense vraiment à l’effet qu’il a une influence supérieure à la populace qu’il méprise et à ceux qui ne pensent pas comme lui, et pire encore, à ceux qui le critiquent ouvertement. Ses répliques relèvent de l’insulte mais il n’est malheureusement pas le seul dirigeant politique à agir de la sorte. D’autres sont plus hypocrites mais tout aussi méprisants. Prenons le cas de Jean Charest qui, en 2003, affirmait que la population ne comprenait pas le bien-fondé de ses politiques de coupures dans les services publics et de la tarification de ceux qui resteront en place; de les privatisations de programmes sociaux; de la sous-traitance; des baisses d’impôts aux entreprises; etc. : «Charest tentera de se faire mieux comprendre des Québécois (car on avait rien compris. Trop compliqué pour les morons que nous sommes)» (Le Devoir, 20 janvier 2004). Aie, Jean Charest qui va nous expliquer… La population a toujours bien compris la portée des mesures d’austérité de Charest et de Couillard qu’elle s’est fait imposer même après leurs savantes explications calquées sur celles du patronat.

Nathalie Normandeau : plus démagogue que pédagogue

Vous allez rire de celle-ci. En 2010, alors qu’encore une fois la population se soulevait contre les politiques néolibérales des libéraux au pouvoir au Québec, il y a la scintillante ministre libérale Nathalie Normandeau, autant portée sur l’éthique que le caquuiste Fitzgibbon, qui avait elle aussi dit que la populace ne comprenant pas : «Nathalie Normandeau mise sur la pédagogie (de leurs firmes de relations publiques, de leurs universitaires, de leurs chroniqueurs et animateurs du patronat)» (La Presse, 12 avril 2010). Vouloir faire preuve de «pédagogie» signifie que l’on ne comprenait pas. Que l’on comprenne ou pas importe peu pour nos élus de pays démocratiques : ils vont appliquer et imposer leurs mesures sur ordre de la caste dominante. Mais la meilleure preuve de l’à-propos de mes affirmations est celle-ci : «Couillard promet un dialogue social avant les compressions» (La Presse, 30 avril 2014). En démocratie véritable, on doit dialoguer avant et pas sur les compressions déjà votées et appliquées. Dans ce cas, à quoi sert le dialogue social, sinon d’essayer de nous remplir comme des valises afin de nous soumettre et de nous résigner?

Mes amis, pour des lumières comme Fitz, Charest, Couillard, Normandeau et cie, la vie n’est pas toujours facile : «Écoles publiques. Quand être doué ne rend pas les choses plus faciles» (Le Devoir, 5 octobre 2019). En passant, Fitz devrait suivre l’exemple de cet hockeyeur : «Jonatha Huberdeau s’engage à faire don de son cerveau» (Le Devoir, 16 août 2022). Je propose de nationaliser le cerveau de Fitz.

Le Journal de Montréal embauche un journaliste d’extrême-droite

Un autre de la droite radicale au JDM, à TVA et à LCN

Ah ben chose, quelle ne fut pas ma surprise de voir un article publié dans le Journal de Montréal le 21 octobre 2022 et signé par leur nouveau journaliste David Descôteaux, celui-là même en personne qui a été chercheur associé à l’organisme patronal d’extrême-droite, soit l’Institut économique de Montréal (IEDM) et qui a aussi été voyageur de commerce. À l’IEDM, c’est lui qui a dirigé avec fierté la mise en place du fameux compteur de la dette publique du Québec calculée de façon spéciale afin de faire peur au monde et de brandir le spectre de la faillite éventuelle de la province si on ne réduit pas à néant le rôle de l’État en privatisant et en déréglementant afin d’accroître encore plus le pouvoir de la dictature du gros privé. Pour l’IEDM, l’État est toujours trop gros et inefficace alors que le privé et les transnationales pétrolières, alimentaires, de l’Internet, du sans-fil, bancaires, pharmaceutiques, etc. sont toujours trop petits et représentent le summum en termes d’efficience. Attendez-vous à ce que David fasse appel aux experts des banques, du C.D. Howe, du Conference Board, de l’Institut du Québec qui loge aux HEC, du Fraser Institute, de l’IEDM afin de se réconforter et d’asseoir ses assises journalistiques.

Prenons un texte de David Descôteaux publié en 2021 à l’IEDM

«Garderies : l’argent aux parents ou au système», texte publié le 3 mai 2021 et dont l’auteur est l’auteur est le nouveau journaliste vedette du JDM. Dans ce pamphlet, David Descôteaux affiche ses couleurs idéologiques en matière de garderies. Il en est de même pour les écoles, les hôpitaux et autres services publics et instruments collectifs. David Descôteaux est radicalement contre les garderies publiques (CPE) financées par nos impôts. Il milite pour la privatisation complète des CPE. L’argent devrait être remis directement aux parents qui choisiraient eux-mêmes la garderie privée de leur choix qui, grâce à la concurrence postulée dans sa petite tête formatée, offrirait de meilleurs services à meilleurs prix. Cela donnerait lieu à la présence de transnationales de la garderie d’ici ou étrangères dans la province. En fait, il s’agit de bons de garderie, comme les bons d’éducation. Drôle de garderies privées, qui n’auraient de privé que le nom, comme d’ailleurs les écoles privées, car subventionnées massivement par des fonds publics.

David Descôteaux et l’IEDM sont contre l’État et ses services publics mais sont curieusement pour l’État si c’est pour subventionner les garderies et les écoles privées, les pharmaceutiques et les pétrolières privées, et j’en passe. Dans le titre de de son papier «Garderies : l’argent aux parents «pour les garderies privées) ou au système (sic)», David Descôteaux affiche ouvertement son mépris et son dédain pour nos programmes sociaux, nos éducatrices, nos enseignants, nos infirmières en traitant ça vulgairement de «système». Le système, c’est la fonction publique. Dans son texte, il écrit ceci : «En versant directement l’argent aux familles (afin d’opter pour les garderies privées), cela permettrait d’épargner sur le complexe bureaucratique-syndicat qui a fait exploser les coûts et qui, tous les deux ou trois ans, prend les parents et les contribuables en otage». Le privé ne fait jamais exploser les prix et ne tient jamais les consommateurs en otage comme on peut très bien le remarquer depuis deux ans dans le cas des prix imposés par les pétrolières, les chaînes d’alimentation, les firmes d’Internet et de sans-fil comme Québecor, les prix des médicaments de Pfizer et de Moderna, les primes d’assurance et les tarifs des services bancaires, etc. L’hégémonie des transnationales occidentales capitalistes dans le monde est pour David une simple vue d’esprits tordus. Des communistes endurcis, quoi!

Inacceptable d’embaucher ce sbire comme journaliste

Un média d’information est, en théorie, supposé être indépendant, objectif et censé développer un esprit critique chez le lecteur ou l’auditeur. Pas l’anesthésier et l’endoctriner par de la vulgaire propagande. Et puis, dites-moi comment un média d’information privé peut se dire indépendant et neutre s’il est détenu par des milliardaires (comme Cogéco, Bell, Québecor, Bloomberg, Amazon, etc.) et en plus financés généreusement par l’État comme le sont tous nos médias privés?

Je sais bien que dans le cas de l’embauche du journaliste David Descôteaux les boss du Journal de Montréal vont vous répéter les mêmes âneries niaiseuses et éculées voulant que David Descôteaux est un «professionnel» qui sera parfaitement en mesure de faire abstraction de son passé à l’IEDM et de ses croyances personnelles dans l’exercice de ses fonctions. Foutaise! Bien évidemment que son idéologie de droite ancrée en lui va transparaître dans le choix des sujets qu’il abordera au JDM, des experts qu’il interviewera ou non, afin de justifier ses opinions et ses conclusions, les chiffres qu’il retiendra ou pas, etc. Ça n’a aucun bon sens d’engager un individu de la trempe de David Descôteaux comme journaliste à temps plein. Après ça, les gouvernements et les médias se demandent pourquoi les gens ne leur font plus confiance. Bonne nouvelle pour le p’tit nouveau au JDM, il pourra sereinement partager sa vision des choses avec ses nouveaux collègues, présents aussi à TVA et à LCN, tels que l’ineffable Mario Dumont, l’ex-politicien très fier de sa personne Joseph Facal, le vocal et tonitruant Richard Martineau et sa douce moitié Sophie Durocher, l’érudit et beau-parleur Mathieu Bock-Côté, la suave Denise Bombardier et l’anti-chinois et anti-russe à l’extrême Loïc Tassé qui tous logent à la droite très radicale.

Oui, l’Institut économique de Montréal est d’extrême-droite

Mes amis, je n’ai pas besoin de faire de grosses recherches afin de démontrer la véracité de mes propos sur l’IEDM et sur son ex-chercheur David Descôteaux. Jugez-en par vous-mêmes à la lecture des titres d’articles de journaux (il faut dire que nos médias et la CAQ adorent l’IEDM) que j’ai trouvés dans mes dossiers qui font état des études de l’IEDM ou des opinions formulées par leurs dirigeants, comme l’indépassable Michel Kelly-Gagnon, qui fut aussi président du Conseil du patronat :

  • La Presse, 9 février 2001 : «Nous serions plus riches si l’État était moins gros». Et le privé plus gros je suppose?;
  • La Presse, 29 juillet 2015 : «Les CPE ne sont pas un exemple à suivre». Le modèle à suivre sont les garderies qui se prétendent privées mais qui ne le sont pas, étant subventionnées par l’État;
  • La Presse, 31 janvier 2003 : «Les bons d’éducation permettraient à Québec d’économiser 350 millions$ par année». Idée phare de Mario Dumont et de l’ADQ tellement à droite et ridicule que même George W. Bush junior a vite abandonné aux États-Unis;
  • Le Journal de Montréal, 27 août 2005 : «Les syndicats (sauf ceux des médecins et du patronat) nuiraient à la croissance économique de Montréal, selon l’IEDM». Comme l’a dit Éric Duhaime dans le titre de son livre : «Libérez-nous des syndicats» On pourrait les shipper ailleurs, mais où?;
  • Les Affaires, 2 octobre 2004 : «Le Québec est trop syndicalisé». L’enfer c’est le Québec selon certains : trop gros, trop syndiqué, trop d’impôt, trop réglementé, etc. Pas vivable;
  • La Presse, 27 juin 2002 : «L’IEDM propose des solutions à la crise du logement». Des solutions très pragmatiques. Il fallait juste y penser comme déréglementer complètement le prix des loyers tout en laissant le «soin» aux propriétaires de les fixer eux-mêmes et de réviser le Code du bâtiment afin de réduire les coûts de construction.

Et l’IEDM a suggéré, entre autres, de privatiser complètement les aéroports, les postes, la vente au détail du cannabis, etc. Et puis, est-ce que j’ai raison de dire que l’IEDM est d’extrême-droite, ainsi que ceux qui y ont travaillé, comme la nouvelle recrue journaliste au JDM, David Descôteaux?

L’extrême-droite banalisée

Si vous êtes de droite et de l’extrême-droite, c’est correct dans nos sociétés capitalistes occidentales dont les vrais dirigeants sont les transnationales et les ploutocrate et non les élus qui ne sont, dans les faits, que leurs exécutants. Au JDM et à la CAQ, aurait-on retenu les services d’un communiste ou d’un marxiste-léniniste? Non, jamais de la vie. Mais la CAQ compte deux de ses députés qui proviennent de l’IEDM, soit Youri Chassin et la nouvelle ministre Pascale Déry, qui a aussi passé 15 ans à TVA et à LCN. Et deux de ses ministres vedettes proviennent de la Banque Nationale, soit Pierre Fitzgibbon et Éric Girard. Les banques, du bien bon monde au service du peuple grâce à leur présence intensive dans les paradis fiscaux. J’aurais dû être de droite.

Les banquiers à la tête des gouvernements occidentaux : le summum démocratique

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1927063/royaume-uni-sunak-favori-course-poste-premier-ministre

Un banquier comme premier ministre au Royaume-Uni

J’ai bondi de joie à la lecture de cette récente nouvelle publiée dans Le Devoir du 25 octobre 2022 en page frontispice avec, en prime, une belle grosse photo couleur : «Un richissime ex-banquier à la tête du Royaume-Uni». Il s’agit du Conservateur Rishi Sunak, qui a fait fortune dans le domaine bancaire et dont l’épouse est la fille d’un multimillionnaire indien (pays où la majorité de la population vit fans la pauvreté et pays des sweat shops) qui vit avec son tendre époux en Grande-Bretagne mais qui ne paie pas d’impôt dans ce pays car elle jouit du statut de personne étrangère. C’est connu, les lois sont plutôt accommodantes pour les monarques. Oh que le milieu financier, dont est issu Rishi (il porte bien son nom : Rishi pour riche) a applaudi la nomination du monsieur qui a fait ses études en politique et en économie aux guindées Oxford en Angleterre et Stanford aux États-Unis dont le principal critère d’admission est la grosseur du portefeuille et l’importance politique et économique des parents. Monsieur Sunak remplace l’éphémère première ministre Liz Truss qui est restée en poste 49 jours et dont le modèle était l’ex-première ministre britannique d’extrême droite Margaret Thatcher. Liz Truss avait planifié de grosses baisses d’impôts et un État encore plus ratatiné financés par une augmentation de la dette publique. Une vraie cinglée, tellement que les députés conservateurs de son propre parti politique l’ont sacré dehors. C’est notre mélodieuse ministre fédérale des affaires étrangères, Mélanie Joly, qui va être triste car c’était son amie. Comme le dit l’adage, «qui s’assemble se ressemble».

La banque d’affaires américaines Goldman Sachs

Ah oui, Rishi Sunack, dont les coûteux costumes et son luxueux train de vie, font grincer les dents de plusieurs, a été banquier d’affaires chez l’américaine Goldman Sachs, une très grosse banque qui a aidé à camoufler la dette publique de la Grèce; qui a été épinglée dans la crise financière de 2008, elle qui vendait à ses clients des instruments financiers qu’elle savait douteux; qui naturellement fait affaire joyeusement dans les paradis fiscaux et qui spéculent abondamment sur le pétrole, les denrées alimentaires (blé, soya, riz, etc.), les minéraux, etc . Cette spéculation qui devrait être interdite représente une partie importante de la hausse du prix du pétrole et des aliments survenue en 2008, en 2010, en 2014, en 2018, et récemment en 2021 : «Prix des aliments : Sarkozy refuse de laisser le champ libre aux spéculateurs. Le président français insiste sur la nécessité de réguler les marchés» (Le Devoir, 15 juin 2011). Nicolas Sarkozy n’a absolument rien régulé. Il faut également savoir qu’il n’y a pas de marché mais plutôt la présence hégémonique de transnationales occidentales alimentaires qui imposent ses prix aux consommateurs captifs et aux gouvernements asservis et corrompus qui font semblant de vouloir régler le problème de l’exploitation récurrente de la population. Elles se sont accaparées des terres agricoles et elles sont volé des ressources naturelles de plusieurs pays pauvres. Elles ont souvent leur propre armée privée.

Les gens en Occident sont tellement anesthésiés par la propagande véhiculée en permanence par leurs médias qu’ils votent et sont contents d’élire des banquiers comme députés et ministres qui font allègrement dans la spéculation et les paradis fiscaux qui appauvrissent la majorité au profit d’une certaine minorité. Je suppose qu’un banquier comme Rishi Sunak au Royaume-Uni est un gars du peuple qui a à cœur le bien commun et l’intérêt collectif? Mais non médias sont très élogieux des banquiers en politique en les dépeignant comme des gens rigoureux, compétents et pragmatiques. Aie, diriger un pays ce n’est pas comme gérer une business.

Et les banques ne sont pas ingrates. Elles sont reconnaissantes des services rendus par leurs élus. C’est pourquoi elles en engagent beaucoup après leur «service» politique comme ici même au Québec et au Canada.

Les banquiers en France, au Québec et ailleurs

L’actuel président français Emmanuel Macron est aussi un ex-banquier ayant travaillé pour la banque d’affaires européenne Rothschild. Au Québec, deux ministres caquistes importants, Pierre Fitzgibbon et Éric Girard, proviennent de la Banque Nationale. L’ex-ministre libéral des Finances, Carlos Leitao, a fait carrière à la Banque Laurentienne. Il y a aussi l’ex-ministre libéral des Finances du temps de Jean Charest, Raymond Bachand, qui a été recruté comme administrateur à la Banque Nationale. L’éminente présidente d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, qui donne des cours sur le succès et la confiance en soi, dont le propriétaire de l’entreprise est nul autre que son conjoint (une autre opportuniste) arrondit ses fins de mois en étant administratrice à la Banque de Montréal à raison de 225 000$ l’an. En passant, la cheffe du Parti libéral du Québec, qui vient d’annoncer sa démission, a été à l’emploi de la multinationale américaine McKinsey, qui a reçu des millions de dollars en horaires de consultation au cours des dernières années du gouvernement caquiste de François Legault et d’Hydro-Québec, sans compter les millions versés pour de la sous-traitance en informatique, dont Éric Caire raffole, aux transnationales américaines Accenture, IBM et Oracle. Maîtres chez nous qu’ils disaient. Voilà ce qui arrive quand on privatise des pans entiers de notre fonction publique dans plusieurs domaines. On est obligé de faire appel au privé à de très gros prix.

Les banquiers spéculateurs

Goldman Sachs, Bain Capital, Blackstone, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Deusche Bank, Bank of America, nos six grandes banques canadiennes, etc. ont toutes fait dans les paradis fiscaux et dans la spéculation sur le pétrole, les aliments et les minéraux et ça passe pour du bon monde : «Pétrole et aliments. La spéculation, les deux tiers du problème selon l’ONU» (La Presse, 15 avril 2013). Pour l’ONU, les récentes hausses du prix des aliments, du pétrole et des minéraux n’ont rien à voir avec l’offre, la demande, Dame nature, le conflit en Ukraine, les chaînes d’approvisionnement, etc. : «ce sont surtout les gars en complet bleu qui dictent le jeu». En 2007, on a encore eu droit à une autre vertigineuse hausse des prix des aliments dont le spéculateur Deutsche Bank s’est félicité par cette publicité cynique : «Récolter les fruits de la flambée des prix alimentaires (en achetant nos contrats à la ferme)» (Le Devoir, 7 juin 2008). Une dernière : «L’Europe veut serrer (mais ne fera absolument rien. De la frime pure et simple)la vis aux fonds spéculatifs. Le projet irrite les Britanniques (car ils sont avec les States les plus grands spéculateurs au monde sur toutes les ressources naturelles et les denrées alimentaires)» (La Presse, 17 mai 2010). Il faudrait, pour le mieux-être collectif, interdire l’usage d’outils spéculatifs comme les contrats à terme et les instruments dérivés sur le pétrole, le soya, le gaz naturel, le cuivre, le blé, l’eau, le nickel, etc. qui ne font qu’enrichir des rapaces et des criminels à col blanc. Au lieu de les élire et de les nommer ministres, présidents et premiers ministres de pays occidentaux, il faudrait plutôt les emprisonner. La spéculation et les paradis fiscaux devraient être considérés comme illégaux, un point c’est tout.