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Le Devoir, un organe de propagande du gouvernement canadien?

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1891979/frein-erosion-confiance-luce-julien

Par essence, nos médias sont biaisés et subjectifs

Comme vous le savez, Le Devoir, tout comme nos autres médias privés, sont financés par les gouvernements du Canada et du Québec, par des entreprises via la publicité et les publireportages et sont détenus par de gros intérêts privés comme Bell, Cogéco et Québecor. Ça ne prend pas une grosse lumière pour constater empiriquement que ces médias vont, par essence, verser dans la propagande car étant intensément dépendants du financement du privé et des gouvernements. Ne venez pas me dire que des médias d’information sélective à saveur idéologique détenus par des grosses compagnies et des milliardaires sont plus objectifs que des organes de presse qui sont de propriété collective par le biais de l’État. Ni mieux, ni pire. Je suppose que Radio-Canada, détenu par le gouvernement fédéral, avec ses vedettes comme Anne-Marie Dussault, Céline Galipeau, Patrice Roy et François Brousseau c’est totalement indépendant de l’État et parfaitement objectif et aussi tout le contraire des médias détenus par les États russe, chinois ou cubain? Si vous croyez ça, vous êtes bien à plaindre. Je ne dis pas que les médias écrits et parlés sont mauvais : je dis juste qu’ils ne sont pas indépendants. C’est l’évidence même. Par exemple, Le Devoir est financé par les gouvernements d’Ottawa et du Québec, par des firmes comme Air Transat et même par des transnationales américaines comme Facebook et Google.

Et ce n’est pas moi qui le dis, en plus de ne pas date de hier

Suite à une étude nationale menée en 2004 sur les médias, 76% des Canadiens croyaient que les journalistes et les organes de presse (souvent détenus par des gens riches et puissants) étaient souvent influencés par les individus qui ont du pouvoir ou de l’argent : «Les médias canadiens influencés par les riches et les puissants» (La Presse, 15 juin 2004). Idem en 2022, alors que selon la dernière édition du Digital News Report, seulement 47% de la population a dit faire confiance à la plupart des nouvelles : «Comment freiner l’érosion de la confiance?» (Radio-Canada, 18 juin 2022). Pas fou le monde, ce qui n’empêche pas nos médias de toujours verser dans l’idéologie capitaliste occidentale.

Et même les journalistes honnêtes sont d’accord avec moi. Il y a toujours bien une limite à nier les faits : «Une majorité de journalistes jugent qu’ils se font manipuler par les relationnistes» (La Presse, 31 mars 1988). Se faire manipuler par les services de relations publiques et par d’autres intérêts influents… Déjà en 19888 ils affirmaient ça et les choses ont empiré depuis. Ils disent qu’ils se font manipuler par les relationnistes et par les firmes de communication, ce qui ne les empêche pas toutefois de reprendre souvent textuellement leurs communiqués de presse tel quel, sans poser de questions.

Le boss de la Banque Nationale et le pape Benoît XVI

Même l’ancien président de la Banque Nationale du Canada, le tonitruant André Bérard, l’avait candidement dit : «Bérard invite les gens d’affaires à acheter des articles de journaux» (Le Soleil, 13 mars 1997). Ça n’a pas empêché le gouvernement du Québec d’honorer le monsieur : «L’Ordre national du Québec est décerné à plusieurs personnalités (dont André Bérard)» (La Presse, 15 avril 2000). Une autre drôle juste pour vous venant cette fois du pape Benoît XVI en 2005 : «Le pape appelle les médias à faire preuve de responsabilité» (Le Journal de Montréal, 9 mai 2005). Il paraît que Jésus-Christ lui a répondu ceci : «Mon cher Benoît, il y a toujours bien des limites à ce que je peux faire comme miracle».

Mais ça continue à se prendre comme étalon-mesure

Encore une fois je le dis, nos médias canadiens et occidentaux ne sont pas pires que les autres, mais certainement pas mieux. Qu’à cela ne tienne, ils continueront à se prendre faussement et malhonnêtement pour des modèles d’objectivité et de professionnalisme comme dans le cas de cet article, un parmi des milliers d’autres, de la journaliste Erika Aubin du Journal de Montréal paru le 27 février 2022 et intitulé : «Médias contrôlés par l’État : voici comment la guerre est racontée aux Russes. Voici comment le Kremlin expose à sa population le conflit en Ukraine». Bien d’accord avec toi Erika que les nouvelles russes doivent être teintées d’un biais systématique. Mais j’ai juste une petite question pour toi : au Journal de Montréal, contrôlé par Québecor et généreusement financé par nos gouvernements, comment le conflit en Ukraine est-il raconté à vos lecteurs et aux auditeurs de TVA et de LCN? Pour t’aider dans ta réflexion, je te prie de lire les textes de vos chroniqueurs chevronnés comme Loïc Tassé, Mario Dumont et d’autres. Tu vas voir Erika, ça va te faire rire mais pas pour les bonnes raisons. Je sais que tu seras d’accord avec moi, mais garde ça pour toi.

C’est bon pour l’impartialité

Déjà c’était comme ça en 2007 et c’est mille fois pire aujourd’hui : «Les journaux sont de plus en plus dépendants de leurs revenus publicitaires» (Le Devoir, 18 janvier 2007). Bien sûr que non, cela n’affecte pas leur indépendance.

Et pourquoi pas une autre drôle : «Ottawa devrait s’attaquer à la désinformation, dit son comité d’experts (sic)» (Le Devoir, 9 juillet 2022). Si on s’attaque à la désinformation, il va rester quoi comme médias écrits et parlés au Canada et au Québec? Hi! Hi!

Revenons au Devoir et à sa pathétique couverture du décès de «notre» reine

Celles et ceux qui me connaissent savent très bien que je suis un modèle de patience et de tolérance, «full zen» quoi. Mais il y a des limites à tout, surtout quand cela concerne un média d’information comme Le Devoir (qui est loin d’être, malgré ses prétentions, un organe de presse libre et indépendant qui, par son traitement journalistique et le choix des sujets et nouvelles à couvrir, «brainwashe» ses lecteurs sur plein de sujets importants et ne développe pas chez eux un esprit critique mais plutôt résignation et endoctrinement. Le Devoir est avant est avant tout un outil idéologique de la propagande occidentale capitaliste qui aliène ses propres lecteurs. Totalement biaisé, subjectif et détestable sa grosse couverture quotidienne des conflits en Ukraine, à Taiwan, en Iran et en Afghanistan. Il y a d’un côté les victimes et les bons, comme les Européens, le Canada et les États-Unis, et de l’autre les méchants Talibans, Russes, Iraniens et Chinois. Ah oui, en Ukraine il y a, pour eux, les bons ukrainiens qui sont pro-occidentaux, et les autres exécrables ukrainiens d’originie russophone, qui sont nettement majoritaires dans le Donbass et qui, horreur, sont pro-russes. Ces derniers n’ont jamais été considérés par nos médias comme des victimes pendant les nombreuses années qu’ils ont eu à subir les attaques répétées de l’armée ukrainienne de l’adorable et très photogénique Zelensky qui est la coqueluche des Occidentaux et bien évidemment de nos très aimables journalistes.

Trop, c’est comme pas assez

Depuis la mort de la bonne reine Elisabeth d’Angleterre et du Canada, soit le 8 septembre 2022, cela m’amusait de voir, mais de ne pas lire, les très nombreux articles publiés quotidiennement dans Le Devoir. Je trouvais ça tellement malheureux que l’on consacre autant de ressources et d’espace dans ledit quotidien alors que, il me semble, tout média d’information sérieux, indépendant et professionnel se devrait de couvrir et de traiter des nouvelles dans le monde plus importantes que le décès de la reine d’Angleterre qui a été la source de tellement d’exploitation, de vols, de crimes et de soumission au Canada et dans plusieurs autres colonies en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et pour les Québécois francophones. Aie, Le Devoir a même envoyé à Londres deux de ses journalistes, Jean-Louis Bordeleau et Violette Cantin, pendant plusieurs jours afin de couvrir la nouvelle et en a affecté plusieurs ici à Montréal, comme Stéphane Baillargeon, Boris Proulx, Étienne Lajoie, Christophe Huss, Annabelle Caillou, Lauranne Croteau et d’autres. Plusieurs de ces articles ont été financés par le gouvernement du Canada, tel que signalé dans le journal. Vraiment touchant, on a eu aussi droit à de nombreuses photos à tous les jours dont ceux des deux adorables petits chiens et de l’attendrissant poney de «notre» gentille reine. Lors des funérailles de sa majesté. Le Devoior a fait les choses en grand avec trois gros articles à faire pleurer quiconque qui a un cœur et publiés le 19 septembre 2022. Bon, je me suis dis : «Léo, calme-toi le pompon, c’est maintenant terminé». Ben non, le lendemain du majestueux service funéraire de notre reine pour qui nous sommes tous ses sujets, soit le 20 septembre 2022, là on a eu droit, pas à trois mais à quatre gros articles et encore d’autres belles photos, dont celles de Muick et Sandy, les deux toutous d’Elisabeth.

Je m’inquiète pour Muick, Sandy et le poney

Sensible comme je suis, je me suis inquiété et même angoissé sur le sort qui attend les deux chiens et le poney de la reine. En signe de solidarité et de remerciement pour tout ce que la reine d’Angleterre a fait pour nous, le Canada devrait demander à les adopter. En plus de poser un geste plein d’humanité et de reconnaissance, cela deviendrait pour le Canada un attrait touristique majeur. Pour ne pas faire de chicane, je propose que les deux chiens soient hébergés en Ontario et le poney au Québec, ce qui permettrait au Devoir de continuer à s’épandre sur le sujet de la reine en nous rapportant régulièrement des nouvelles du poney. Aie sérieusement, vous aurez dû plutôt envoyer vos reporter en Palestine, au Yémen, au Sri Lanka, où sonr parqués depuis 4 ans 900 000 rohingyas, au Honduras, au Salvador, etc.

God saves the Queen, God bless America et que les autres aillent au diable

En 2022, Le Devoir a consacré souvent des articles très longs sur la famille royale, qui est tellement insignifiante, avec des photos et des titres quétaines comme :

  • «Elisabeth II tout sourire pour son jubilé de platine» (3 juin 2022). N’y-a-t-il pas plus important sujet à traiter pour un média supposément «d’information»?;
  • «La reine fête ses 96 ans loin des projecteurs» (22 avril 2022). Très instructif grâce à la photo de la reine qui apparait non pas avec son poney mais ses deux poneys blancs au château de Windsor. Photo que j’en encadrée et mise dans ma chambre à la place de celle de mon ex;
  • «La famille du prince Harry et de Meghan Markle s’agrandit avec la petite Lilibet Diana» (7 juin 2021). Fantasmagorique!;
  • «Confessions royales» (8 mars 2021). Confessions royales, genre ragots, potins et bavardages.

Je le répète : tous les articles publiés par Le Devoir sur le décès de la reine, sur le conflit en Ukraine, sur Taiwan, sur les Talibans (c’était tellement mieux lorsque les armes américaines et canadiennes étaient présentes en Afghanistan) et sur l’Iran donnent l’impression d’avoir été dictés et même écrits par le gouvernement du Canada tellement ils rejoignent les orientations et les politiques canadiennes. Si vous ne me croyez pas, lisez les. Oui, on est en droit de légitimement se poser des questions, si Le Devoir n’est pas le bras idéologique et l’organe de propagande du Canada? Bah, consolez-vous, il y a de nombreux cas identiques dans plusieurs autres pays occidentaux.

RBC : La banque verte et inclusive qui a à cœur le bien-être des enfants

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1901139/rbc-evasion-fiscale-bahamas-leaks-arc

Nos médias aiment les banques : cherchez pourquoi?

Nos médias aiment beaucoup les banques car elles sont de très gros publicitaires. Voilà pourquoi ils leurs consacrent des publireportages présentés sous forme d’articles sérieux et impartiaux et présentent leurs dirigeants comme des mécènes, des philanthropes et des bienfaiteurs. Ils vantent aussi le génie du cartel bancaire canadien, qu’ils prétendent le résultat d’une vive concurrence dans un marché dynamique, même s’ils ont tous les mêmes tarifs, des taux d’intérêt identiques, des frais abondants similaires, qu’elles augmentent toutes et souvent en même temps, comme dans le domaine de l’essence.

Les banques sont très présentes en politique occidentale où sont élus de nombreux banquiers comme ministres et premiers ministres tout en soutenant financièrement et généreusement plusieurs partis politiques sauf, bien évidemment, les socialistes et les communistes. Enfin, nos bonnes et belles banques canadiennes financent plein de bonnes causes comme le cancer, l’éducation, le sport, etc. Du bien beau et bon monde que je vous dis.

La Royal Bank qui graisse une journaliste adepte du travail mondialisé

J’aime la Royal Bank, même si elle s’achète des vedettes journalistiques comme Amanda Lang de la CBC a qui elle a versé plus de 100 000$ à titre de conférencière et de panéliste, elle qui à la télé nationale a tout fait pour empêcher la diffusion d’un reportage portant ombrage à nos banques, qui ont fait venir ici des travailleurs étrangers afin de mieux congédier leurs employés. J’oubliais : Amanda était alors en couple avec un haut dirigeant de la banque Royale : «Télévision. La journaliste Amanda Lang quitte CBC» (Le Devoir, 14 octobre 2015). Que c’est dont triste de faire tout un plat pour des travailleurs bancaires canadiens remerciés pour une bonne cause humanitaire, soit celle de faire venir ici des réfugiés de l’Inde et du Pakistan pour les remplacer. Des migrants plus compréhensifs et moins demandants : «La Royale s’excuse, mais persiste. Tout au plus la banque s’engage-t-elle à trouver un autre poste aux 45 employés licenciés au profit de travailleurs étrangers» (Le Devoir, 12 avril 2013). Moi j’ai trouvé ça beau et rempli d’humanisme que la banque Royale «s’excuse», ce qui ne l’empêchera pas de persister dans son mode de gestion du personnel novateur.

La vertueuse Royal Bank veut notre bien

Il est malheureux, et je dirais même inadmissible que l’Église catholique ne canonise que des individus et jamais des compagnies. Oui, je la canoniserais de ce pas et on pourrait alors dire Sainte Banque Royale… priez et veillez sur nous. Ah, ah, je sens que certaines personnes athées et bouchées s’offusquent et grimpent dans les draperies devant mon idée qu’elles jugent subversive. Attendez que je m’explique avant de vouloir me lapider. Vous allez voir que vous allez être parfaitement d’accord avec moi. Même que pour certains, ils devraient être permis de faire des dons à la Royal Bank déductibles d’impôts et cette dernière devrait être autorisée à émettre des reçus fiscaux de charité.

Croire en nos enfants pour qu’ils puissent s’épanouir

Prenez par exemple cette publicité que la Banque Royale s’est payée dans plusieurs médias portés sur la saine propagande du capitalisme avec son marché et ses lois naturelles. Si vous avez un cœur, ça va vous arracher bien des larmes : «Quand on croit en nos enfants, ils peuvent s’épanouir» (La Presse, 29 octobre 2013). Ainsi, avoir des filiales dans les paradis fiscaux afin de se dérober à l’impôt, c’est pour nos enfants que nos banques font ça. C’est aussi, je crois, pour aider à mieux financer nos services publics, oups, pardon, à mieux les privatiser afin d’améliorer les services et donner plus de liberté à nos adorables enfants pour qu’ils puissent choisir l’école, l’hôpital et la garderie de leur choix. Agir ainsi c’est respecter les principes de base d’une saine démocratie. Je savais que je vous ferais pleurer. J’ai même en tête un film : «La royauté évangélique de la Royal Bank». Aie, que j’en vois pas un ou une me voler mon idée. En passant, les paradis fiscaux sont-ils abordés dans le nouveau cours d’économie financière que la CAQ veut instaurer au secondaire?

Une banque verte et inclusive

C’est assurément une infopublicité présentée comme article objectif qu’a rédigé la préposée journalistique Tara Deschamps de La Presse canadienne et qui fut publiée par de nombreux quotidiens, dont Le Devoir le 9 avril 2021, sous le titre racoleur et vendeur de : «Le patron de la Banque Royale plaide pour un Canada plus vert et plus inclusif». Demandez-vous pas quel est le bien-fondé de publier ce ramassis de vœux pieux émis par un banquier : il n’y en a aucun. Je vous l’ai dit, les banques canadiennes sont riches et sont de gros publicitaires. Elles ont leurs entrées partout dans tous les recoins de la sphère publique avec leurs nombreux lobbyistes et pseudo-bénévoles.

Membre du Conseil des normes d’information «durables»

Une autre belle initiative de la Banque Royale, soit celle de faire partie du Conseil (sous l’autorité des comptables agréés) des normes internationales (rien de moins) d’information sur la durabilité qui apporteront transparence et cohérence sur les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises : «CPA Canada. Des partenaires engagés pour des normes internationales d’information sur la durabilité» (Le Devoir, 6 juillet 2022). La durabilité durable… s’entend. Comme les comptables et les banques sont les principaux instigateurs et parrains de l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux du monde entier, alors grâce à ce nouveau Conseil des normes internationales d’information sur la durabilité, ils vont enfin cracher le morceau et tout dévoiler. La Royal Bank est entièrement favorable à la transparence, mais à une transparence qui respecte la liberté de ses bons et gros clients : «La Banque Royale forcée de révéler qui se cache derrière 97 comptes aux Bahamas» et aussi «La Royale cache encore des documents. Elle est accusée de transactions illégales dans ses filiales aux Îles Caïmans et aux Bahamas» (Radio-Canada, 27 juillet 2022 et le Journal de Montréal, 29 avril 2014).

La finance verte et propre

Pourquoi pas une autre «pause» publicitaire offerte aux banques canadiennes, gracieuseté de nos médias de désinformation. Il faut dire que les deux (médias et banques) font la paire : «Des banques promettent des efforts pour verdir la finance» (Le Devoir, 24 septembre 2019). Un autre article bidon. Et je termine en beauté par cet autre homélie journalistique encore rédigée par la Presse Canadienne, des servants de messe patronale : «Vers la carboneutralité pour la Banque Royale» (Le Devoir, 8 avril 2022). Mes amis, à voir le titre de tous ces papiers exaltants sur la vocation humanitaire de la Royal Bank, entre autres, car les autres sont aussi magnifiques, on est porté à se demander si elle n’est pas trop bonne, trop portée sur le «social» et sur le «human relation» et pas assez sur l’économique. Comme disait le poète : trop c’est comme pas assez.

Le vrai visage de la Banque Royale (RBC)

La Banque Royale se veut verte, pour la carboneutralité, pour le développement durable et pour verdir la finance tout en continuant à financer généreusement l’extraction du pétrole des sables bitumineux et du gaz de schiste et demande même à l’État de subventionner cette forme grave de pollution parce qu’elle croit en nos enfants, qu’elle vise leur épanouissement dans un monde futur vivable et viable. Oui, le pétrole des sables bitumineux et le gaz de schiste, c’est bon pour l’environnement et ça fait partie de leur concept de développement et de finance durables : «Le gouvernement doit soutenir le secteur de l’énergie, dit la RBC» (Le Devoir, 27 octobre 2018). Ah oui, la Royal Bank et ses consœurs canadiennes financent aussi la construction de pipelines et de gazoducs «verts» : «Une manifestation de Wet’suwet’en à Montréal» (Le Devoir, 13 mai 2022).

Les belles paroles mensongères ne résistent pas aux faits

La vie en rose telle que décrite par nos médias et la vie en vert telle que dépeinte malhonnêtement par nos institutions financières sont une grosse farce pathétique, une insulte à l’intelligence des lecteurs et des auditeurs et de l’irrespect lorsque l’on confronte leurs vœux pieux avec les faits :

  • «L’aide des grandes banques canadiennes aux énergies fossiles bondit. Elles ont augmenté leur soutien financier de 70% en 2021» (Le Devoir, 31 mars 2021);
  • «Combustibles fossiles : cinq banques canadiennes (dont la Banques Royale) parmi les plus grands bailleurs de fonds au monde» (Le Journal de Montréal, 31 août 2022);
  • «Les mesures climatiques de la Banque Royale jugées assez faibles pour le Texas (gros producteur comme l’Alberta). L’institution canadienne a été soumise à un test de l’État américain visant à déterminer si les banques boycottent les sociétés pétrolières et gazières» (Le Devoir, 30 août 2022). La Royal Bank a réussi l’examen du Texas avec un A+.

Et dire que le Canadien de Montréal est fier de s’associer ça.  

La révolution fiscale transformée en pétard mouillé

https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/599639/entrevue-avec-l-economiste-gabriel-zucman-revolution-fiscale-en-vue-aux-etats-unis

La fiscalité des compagnies et des riches responsable du démantèlement de nos services publics

Mes amis, au cours des cinquante dernières années, vos gouvernements ont baissé radicalement l’impôt sur le revenu des entreprises et des nantis privant ainsi l’État de milliards de dollars en recettes fiscales chaque année. En plus, ils ont aboli la taxe de vente payée par les manufacturiers; les tarifs douaniers qu’ils payaient, gracieuseté des traités de libre-échange; les impôts successoraux; réduit l’impôt sur les gains de capitaux; multiplier les échappatoires fiscales comme l’achat d’instruments financiers à la banque afin de reporter pendant très longtemps les impôts et la création de fiducies et de compagnies de gestion. Sans oublier évidemment l’explosion des paradis fiscaux réservés à la classe dominante que nos gouvernements pourraient facilement éliminer grâce à la levée d’interdictions de transiger avec eux, d’utiliser le dollar ou l’euro, par l’instauration d’embargos et de sanctions, etc. Ben non, ils préfèrent réserver leurs douces sanctions contre les méchants pays récalcitrants qui ne veulent pas se soumettre à l’ordre capitaliste occidentale qu’ils appellent pompeusement «démocratie».

La preuve irréfutable qui tue

J’ai une preuve bien simple juste pour vous. Uniquement au niveau fédéral au Canada, l’impôt sur le revenu des entreprises était de 40% en 1970, ramené à 28% en 2000, à 19% en 1990 et à 15% en 2013. Cela représente des milliards de dollars chaque année en moins versés par les entreprises au gouvernement fédéral et impliquant seulement l’impôt sur le revenu. Ce fut la même chose au niveau provincial. Alors, ces mêmes compagnies et pachas qui ont quémandé des baisses d’impôts ont, en plus, exigé de sabrer dans les programmes sociaux et de privatiser nos sociétés d’État et nos ressources naturelles afin de compenser le manque à gagner du gouvernement en termes de recettes fiscales dont ils sont responsables. En plus, afin d’aider la classe supérieure, nos gouvernements ont augmenté les impôts et les taxes de vente de toutes sortes de la classe moyenne. Et pendant qu’ils réduisaient l’impôt des entreprises, ils augmentaient considérablement les subventions gouvernementales versées à ces mêmes entreprises, bien souvent des transnationales milliardaires.

Les entreprises recouvrent plus de l’État qu’elles en donnent

Ça fait qu’au Québec et au Canada aujourd’hui les entreprises reçoivent plus de l’État chaque année en aide gouvernementale directe (subventions et prêts) et indirecte (Hydro-Québec, Investissement Québec, Exportation Canada, Banque de développement du Canada, etc.) qu’elles paient en impôts sur le revenu. Voilà pourquoi le patronat milite toujours pour moins d’impôts et de taxes, idéologie qui se conjugue évidemment avec moins d’État et plus de privé. Cela, tout en incluant les traités de libre-échange, a fait exploser les inégalités économiques au cours des cinquante dernières années et accru l’inégalités des chances face aux biens sociaux premiers due à la privatisation et au sous-financement chronique de nos programmes sociaux. Voilà pourquoi la santé, l’éducation, les garderies, le transport en commun publics craquent de partout. Comme le recommandent l’ONU, l’OCDE et le FMI, il faudrait instaurer une fiscalité plus équitable et plus progressive en taxant davantage les compagnies et les riches, en sabrant dans leurs subventions publiques et en éliminant leurs paradis fiscaux. Plus facile et plus payant pour nos partis politiques inféodés de suggérer encore et toujours des baisses d’impôts et la privatisation de nos services publics et de nos instruments collectifs qui nous restent.

Même pas question de taxer les profits immoraux

Mes amis, la pandémie et la guerre en Ukraine ont servi de prétexte facile pour les entreprises d’augmenter leurs prix qui ont résulté en des profits mirobolants comme dans les domaines de l’alimentation, de l’essence, des médicaments, des matériaux de construction, etc. qui sont responsables de l’inflation galopante et qui pénalise la classe moyenne. Afin d’aider le monde ordinaire, en 2021, le directeur parlementaire fédéral du budget a suggéré une taxe sur les profits exceptionnels des banques et des assurances (Le Devoir, 28 avril 2021). Fin de non-recevoir du gouvernement libéral fédéral de Justin Trudeau. Irrévérencieux de suggérer de telles mesures socialistes dans le merveilleux monde capitaliste.

Le NPD suggère une mesure équitable : tant pis pour lui

Et puis, au mois de mars 2022, le Nouveau parti démocratique (NPD) a demandé au gouvernement fédéral d’instaurer une taxe spéciale sur les profits démentiels réalisés sur le dos des clients captifs pris en otages par ces transnationales (avec la complicité des élus), des compagnies pétrolières, bancaires, chaînes d’alimentation au détail, pharmaceutiques, GAFAM, etc. Mal lui en pris au NPD car le gouvernement fédéral de Justin Trudeau a encore une fois trouvé qu’il ne faut point taxer davantage les pontifs et les monarques corporatifs, même un petit peu, comme le recommandent pourtant le FMI, l’ONU et l’OCDE, qui sont loin d’être d’obédience socialiste : «La motion du NPD, appuyée par le Bloc québécois, pour taxer les profits excessifs, a été balayée du revers de la main par les libéraux et bien évidemment par les conservateurs» (Le Devoir, 23 mars 2022). Et le PLC a récidivé au mois d’août 2022 : «Malgré les critiques, Ottawa (PLC) ne compte pas taxer davantage les pétrolières et les gazières» (La Presse, 6 août 2022). Au contraire, Trudeau va les subventionner davantage afin d’exporter plus de pétrole issu des sables bitumineux de l’Alberta et du gaz de schiste, qui est loin d’être «naturel», en Europe afin de tasser son ennemi juré depuis toujours et de celui de son maître américain, la Russie.

Les belles paroles de Joe Biden et des démocrates

Afin de se donner une image progressiste et d’appâter les gens, les démocrates de Joe Biden, aussi impérialistes que les républicains, ont promis ces dernières années de biens belles choses au peuple américain qui se sont avérées, hélas, une autre balloune gonflée à l’hélium. Comme les transnationales américaines servent de mercenaires économiques yankees à travers le monde qui aident à assoir la suprématie des States (comme leurs GAFAM, leurs pétrolières, leurs pharmaceutiques, leurs banques, etc.) et comme les riches financent à coups de milliards leur parti politique, il faut juste faire semblant de dénoncer l’injustice fiscale et de promettre, sans jamais passer à l’acte, d’instaurer une fiscalité juste et équitable :

  • «Biden veut revenir sur les baisses d’impôts de Trump et s’attaquer aux niches fiscales» (Le Journal de Montréal, 28 avril 2021). À ce jour, Joe n’est revenu et ne s’est attaqué à rien du tout;
  • «L’administration Biden confirme vouloir augmenter les impôts des sociétés» (Le Journal de Montréal, 23 mars 2021). Ce n’était qu’un «vœu» pieux, un mensonge quoi!;
  • «Washington (Biden) pourrait taxer les gains dormants des super-riches pour financer les dépenses sociales» (Le Journal de Montréal, 25 octobre 2021). Il est bien dit dans le titre de l’article «pourrait». Mais Joe n’a pas pu et les milliards de gains dorment encore paisiblement en paix aux States et dans leurs paradis fiscaux;
  • «Biden ne ferme pas la porte à un impôt sur la fortune» (Le Devoir, 15 mars 2021). Comment fermer une porte qui n’a jamais été ouverte ni par les démocrates, ni par les républicains?
  • «Biden. Ponctionner les riches pour donner aux pauvres» (Le Devoir, 10 août 2021). Joe n’a pas encore ponctionné les riches mais il a coupé allègrement dans son budget original qui prévoyait des aides accrues aux moins riches, de gros investissements en santé et en éducation et de juteuses hausses d’impôts des plus riches. Quant à sa révolution environnementale, c’est une grosse farce plate pas drôle pantoute;
  • «Janet Yellen, secrétaire américaine au Trésor. Impôt des entreprises : une réforme américaine et un message pour le reste du monde» (Radio-Canada, 8 avril 2021). Venant de l’ex-directrice de la Banque fédéral américaine (FED), on se disait que c’était du sérieux et que cela allait enfin aboutir. Mais non, la montagne de belles promesses vertueuses formulées par les démocrates américains s’est encore révélé un traquenard pour le monde ordinaire. Le monde extraordinaire s’en sort encore indemne. La montagne a accouché d’une souris.

Et nos médias de désinformation et de propagande (Ukraine, Taïwan, Afghanistan, etc.) de s’emballer et de vous remplir comme des valises : «Révolution fiscale en vue aux États-Unis» (Le Devoir, 28 avril 2021). Elle est où exactement la révolution fiscale ici et dans le monde? Hégémonie USA, c’est Biden qui l’a dit : «Biden et son équipe de sécurité nationale entendent mener le monde» (Radio-Canada, 24 novembre 2020). Avis aux intéressés!

Le Parti conservateur du Québec : des recettes éculées et minables

https://www.lesoleil.com/2021/11/10/un-plan-vert-sur-fond-bleu-fonce-pour-duhaime-3e17171bdd0ff390b0efbb2043ce7e52

Faire du neuf avec du vieux

Je le dis tout de suite en partant afin qu’il n’y ait aucune ambiguïtés ni de qui propos entre nous. C’est en toute amitié que j’affirme que les partisans du Parti conservateur du Québec (PCQ) sont des ignorants politiques des égoïstes. Je ne dis pas qu’ils sont méchants ou débiles, ils sont, selon moi, seulement ignares. Et, malheureusement, les ignorants sont la cible de prédilection des fumistes et des charlatans comme le sont Éric Duhaime et Maxime Bernier de ce monde. Triste de voir ces gens, souvent issus de la classe moyenne, se faire emberlificoter par les slogans et les clichés creux de ces arrivistes narcissiques, car dans les faits, ils y perdront au change au profit de la caste supérieure, comme ce fut le cas avec les élections de faiseux qui avaient les mêmes vieilles idées passées date qu’Éric Duhaime, comme Reagan, les deux Bush et Trump aux États-Unis, Thatcher en Grande-Bretagne, Harris en Ontario, Klein en Alberta et Harper au Canada.  Aie mes sœurs et mes frères, réveillez-vous et rendez-vous à l’évidence que les idées mises de l’avant par Éric Duhaime sont très vielles. C’est du réchauffé. Et observez les résultats réels de l’application de ces politiques de la grosse droite véhiculée par le PCQ aux States, au Royaume-Uni, en Ontario et en Alberta : à qui ont-elles profitées? Oui, aux plus riches, au détriment des autres. Et hop, les inégalités économiques ont explosé, les services publics ont été amputés au «profit» du privé et l’accessibilité aux dits programmes sociaux réduite.

Le mensonge éhonté du moins d’État plus de liberté

Comme c’est leur habitude, ces partis politiques d’extrême-droite promettent toujours moins d’État et plus de privé alors que depuis longtemps le privé est plus puissant et plus riche que l’État, que c’est lui qui dicte les politiques à adopter et que bien évidemment plus de privé rime avec corruption et plus de financement des partis politiques. Pour des opportunistes comme Duhaime et Bernier, l’État, seul à pouvoir répartir équitablement la richesse, est toujours trop gros. Je suppose qu’avec plus de privé, les gens auront plus de liberté et nos gouvernements plus d’autorité face à des mastodontes comme Pfizer, Power, Exxon Mobil, Facebook, la banque Royale, le CP, Rogers, Amazon et cie? C’est parce que j’aime tout le monde que je dis tout ça, de façon non péjorative, à toutes celles et ceux qui pensent voter pour l’énergumène Duhaime.

Que disent l’ONU, le FMI et l’OCDE? Voyons voir

Aie réveillez-vous les amis. Encore récemment, le Fonds monétaire international (FMI), qui est loin d’être socialiste, a lancé cet avertissement : «Le FMI met en garde contre la domination des grandes entreprises» (Le Devoir, 17 mars 2021). Et cela date pas d’hier, puisqu’en 2000 et en 2002, l’ONU (Organisation des nations unies) y allait de ces mises en garde : «L’influence de la grande entreprise. Une menace contre la démocratie» et «L’ONU met en garde les nations contre les risques de recolonisation par les grandes entreprises» (Le Devoir, 25 juillet 2002 et La Presse, 4 octobre 2000). Commencez-vous à comprendre ce que signifie vraiment moins d’État et plus de privé? À qui cela profite-t-il? Qui milite toujours pour plus de privé et moins d’État? Et oui, le patronat, les pontifes et leurs légionnaires médiatiques et universitaires?

Plus de privé en santé au profit de qui?

Ah ben, tellement originale et brillante l’idée usée à la corde d’Éric Duhaime de faire plus de place au privé en santé au Québec. Aie, il y a plus de 25 ans, l’ADQ de Mario Dumont, son clone, proposait la même niaiserie. Aie, depuis longtemps c’est déjà le Québec qui fait le plus de place au privé en santé et aussi que le Canada est en Occident le pays où le système de santé est le plus privatisé. Et nos journaux quétaines qui nous disent que Duhaime veut «lancer» le débat du privé en santé : «Santé : le Québec champion du privé», «Santé : le Québec est la province qui fait le plus de place au privé» et enfin «Canada. Le privé en santé deuxième derrière les États-Unis» (La Presse, 22 mars 2007, 23 avril 2010 et 29 septembre 2005).

Le pire système de santé : celui de l’Oncle Sam qui est pourtant privé

Si le privé est mieux et plus efficace, en raison de la prétendue concurrence entre agents économiques, expliquez-moi donc pourquoi le système de santé full-privé aux States est au moins deux fois plus cher qu’ailleurs en Occident? Pourquoi aux États-Unis il y a plus de 30 millions de personnes qui n’ont pas d’assurance privée en santé, en raison des coûts énormes, ou ont le strict minimum? Et depuis longtemps aux États-Unis : «L’hospitalisation, cause première (la deuxième étant les dettes étudiantes) des faillites personnelles aux États-Unis» (Le Devoir, 18 août 2003). Il faut faire comme partout en Europe : solidifier notre système public avant de promouvoir le privé qui ce cas vient accentuer les problèmes.

Le klondike pour les assureurs

Mes amis, quand vous privatisez la santé publique, vous introduisez un nouvel et troisième agent économique soit les assureurs privés, qui s’en mettent plein les poches. Ajoutez ainsi un nouvel intermédiaire à but très lucratif coûte très cher et celui-ci ne retient que les cas payants laissant les autres à l’État comme c’est le cas pour les écoles privées au Québec qui n’ont de privé que le nom puisqu’elles ont intensément subventionnées par des fonds publics.

La lâcheté génétique des pantins comme Éric Duhaime

Oui, des arrivistes comme Éric Duhaime, sont des lâches. C’est tellement facile des diminuer le rôle de l’État dans la société en diminuant les impôts (moins de recettes fiscales égale moins de programmes sociaux), en privatisant nos services publics (santé, garderies, écoles, etc.) et nos instruments collectifs (Hydro-Québec, SAQ, Air Canada, CN, Pétro-Canada, etc.). Mais jamais ces petites personnes n’osent s’attaquer de front à ceux qui nous volent régulièrement comme les pétrolières, les banques, les pharmaceutiques, les firmes technologiques de l’internet et du sans-fil, etc. La seule chose qu’ils savent faire ces vendus c’est de baisser les taxes et les impôts afin d’atténuer quelque peu le prix shilockien des médicaments, des aliments, de l’essence, de l’internet, etc.

Pas question de taxer les riches et de viser les paradis fiscaux

Encore récemment, le FMI a suggéré aux États d’investir dans les programmes sociaux et de taxer davantage les riches et les compagnies mais le très-cher ti-coune à Duhaime veut faire le contraire. Et les Mario Dumont Mathieu Bock-Côté et Richard Martineau du JDM le trouvent tellement brillant et audacieux. Dumont, Duhaime, Bock-Côté, Bernier et Martineau c’est du pareil au même : ça n’en mène pas large à plusieurs niveaux. Devinez lesquels? Voilà pourquoi je dis qu’ils sont des dangers publics. Si vous ne me croyez pas, lisez donc ces articles afin de vous décrassez un peu l’esprit :

  • «La reprise aura besoin d’un injection d’équité. Les gouvernements du monde devront améliorer leur filet social selon le FMI» (Le Devoir 2 avril 2021);
  • «FMI : Pour une aide ciblée et une contribution des mieux nantis et des entreprises» (Le Devoir, 15 octobre 2020);
  • «FMI : impôts de riches et des compagnies. Une occasion de corriger les lacunes du filet social» (Le Devoir, 4 décembre 2020).

Mes amis, la majorité de la population a toujours préféré les investissements dans les services publics aux baisses d’impôts. Qui préconise toujours des baisses d’impôts sur le revenu? À qui cela profite-t-il en priorité? Aie, le système de santé public du Québec craque, de même que nos écoles et nos garderies publiques et que suggère le PCQ pour améliorer les choses? Privatiser encore plus la santé et les garderies publiques et baisser les impôts. Cela ne fait aucun sens et représente même une insulte à l’intelligence. Ben oui, avec Éric Duhaime, on va être plus libre face aux banques, aux pétrolières, aux compagnies internet et sans fil, aux pharmaceutiques, etc.? Ces petits politiciens sont incapables de s’attaquer à la racine du mal, soit l’exploitation du consommateur captif par les grandes entreprises qui, au nom fallacieux du marché, nous arnaquent continuellement avec les la complicité et la lâcheté de nos élus.

Le plafonnement rapide du PCQ

Malgré l’abondante couverture médiatique élogieuse du PCQ, surtout du Journal de Montréal, la très grande majorité des gens, à part les complotistes, les anti-vaccins, les climatonégationnistes, les adeptes de gros chars et du privé partout, n’embarqueront pas dans la «gamick» aliénante du PCQ. Il me semble qu’après plus de 40 ans de Tatcher, Reagan, Harper, Klein et de leurs politiques dévastatrices pour la population en général, il faut avoir un front de bœuf pour nous revenir avec les anciennes idées de l’ADQ et croire nous remplir comme des valises.

Une autre pour vous faire rire : «Pour sauver la planète, Duhaime mise sur le gaz de shiste» et sur l’exploitation, par le privé svp, de nos hydrocarbures (Le Devoir, 11 novembre 2021). Au moins durant la prochaine campagne électorale, il y aura toujours sa discrète candidate vedette Anne Casabonne pour nous amuser, elle qui avait qualifié le vaccin contre la COVID-19 de «grosse marde». Malheureux que la transfuge Claire Samson se soit retirée de la scène politique, elle qui avait adhéré au PCQ sans avoir lu sa plateforme électorale, ce qu’elle avait candidement admise. En fait, peut-être que pour devenir partisan du PCQ, il est préférable de ne pas lire son programme, si on peut appeler ça un programme?

Le G7 plafonne le prix du pétrole russe : les tartufes

https://www.ledevoir.com/economie/739608/economie-des-profits-pharaoniques-pour-les-petrolieres#:~:text=C’est%20le%20profit%20net,du%20deuxi%C3%A8me%20trimestre%20de%2020

La preuve que les gouvernements occidentaux ont le pouvoir d’intervenir

Grosse nouvelle que celle parue à Radio-Canada le 2 septembre 2022 : «Le G7 veut plafonner le prix du pétrole russe, Moscou coupe le gazoduc Nord Stream». Ah qu’ils étaient contents et fiers d’eux-mêmes de démontrer leur courage. Les élus du G7 (Canada, États-Unis, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Japon veulent faire d’une pierre deux coups : réduire les revenus pétroliers de la Russie et faire baisser les prix mondiaux de l’énergie, afin de réduire l’inflation et ainsi augmenter le revenu disponible des ménages écrasés par les hausses de prix injustifiées et planifiées imposées par les transnationales du pétrole, de l’alimentation, des banques, des pharmaceutiques, etc., qui engrangent des milliards de profits records. Vos médias et vos politiciens idéologiques répètent sans cesse faussement que ces augmentations de prix sont la conséquence de choses sur lesquelles les gouvernements occidentaux n’ont aucun pouvoir pour agir telles que la pandémie, la guerre en Ukraine, la sécheresse, les chaînes d’approvisionnement, la pénurie de main d’œuvre et j’en passe. Ah que la secrétaire américaine au Trésor, l’économiste Janet Yellen, celle qui était censée pondre une révolution fiscale qui allait taxer davantage les riches et les entreprises aux States et mettre fin aux paradis fiscaux mais qui, bien évidemment, n’a rien fait, était fière de proclamer ceci : «Aujourd’hui, le G7, mené par les États-Unis, a franchi une étape essentielle dans la réalisation de notre double objectif, à savoir exercer une pression à la baisse sur les prix mondiaux de l’énergie de l’énergie tout en privant Poutine de revenus pour financer sa guerre brutale en Ukraine». Jamet a omis de mentionner l’invasion militaire de l’Irak par son pays et le Royaume-Uni, dirigé alors par Tony Blair, en mentant et en s’appropriant le pétrole et les biens publics de ce pays, qui a fait cent fois plus de morts.

La preuve qu’ils peuvent agir

Alors, les politiciens hypocrites du G7 vont contrôler le prix du pétrole qui est produit et exporter par la Russie et fixer «légalement» son prix à la baisse grâce à de savants calculs qui oui, permettront à la Russie de couvrir ses coûts et de réaliser un petit profit (quelle générosité) mais qui sera nettement inférieur au prix du pseudo-marché mondial, soit celui de la mer du Nord de l’Angleterre, des États-Unis, de l’Arabie saoudite, du Koweit, des Émirats arabes et autres pays amis, qui ne sont point portés sur la démocratie, la liberté et le respect des droits de la personne. Non, aujourd’hui, les ennemis pour les Occidentaux et leurs fidèles médias de désinformation et de propagande sont la Russie et la Chine qui empiètent sur leur hégémonie et leur droit intrinsèque à diriger démocratiquement le monde et à laisser le marché établir le juste prix de toutes choses grâce à l’application de ses lois naturelles indépendantes de l’action humaine. En fait, le marché c’est l’idéologie capitaliste qui se ramène à la dictature des prix pratiquée par les transnationales occidentales. Il n’y a rien de naturel dans ce pseudo-marché. À écouter les légionnaires et les croisés du patronat, l’augmentation des prix est un phénomène normal qui découle de l’application des lois prétendument naturelles du marché. Personne n’y peut rien. Ce qui est évidemment faux.

Donc, mes chers amis, voilà la preuve que les gouvernements des pays occidentaux ont le pouvoir d’agir à la source et à la racine de ceux qui sont responsables des hausses de prix qui étouffent les gens et les pays pauvres. Ces hausses de prix représentent une confiscation pure et simple de l’argent des individus et des États par les transnationales et certains pays qui s’enrichissent à coups de milliards de dollars chaque semaine sur votre dos. C’est du vol institutionnalisé légitimé par des gouvernements soumis à la houlette de la gouvernance des gros agents économiques riches et puissants.

Pourquoi ne pas viser aussi les autres profiteurs?

Tant qu’à faire bravement le ménage, pourquoi ces intrépides politiciens du G7, au service du peuple, du bien commun et de l’intérêt collectif, n’obligent pas aussi (et pas seulement la Russie) d’autres pays, gros producteurs de pétrole, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne en mer du Nord, l’Arabie saoudite et leurs énormes pétrolières occidentales, propriétaires de cette ressources en de nombreux endroits, de raffineries et de stations service à baisser leurs prix au même niveau que l’ajustement du prix du pétrole russe qu’ils veulent fixer? Les États-Unis de Joe Biden et de Janet Yellen devraient donner l’exemple et faire preuve de cohérence et de d’honnêteté en fixant aussi à la baisse le prix du pétrole produit et raffiné chez eux afin de délivrer les consommateurs captifs américains du joug de leurs multinationales comme Exxon Mobil, Chevron Texaco, Conoco Philips, BP Amoco, etc. Qu’en pensez-vous?

Mais n’ayez crainte, les pays du G7 ne le feront pas afin de ne nuire à leurs transnationales pétrolières, comme Royal Ducth Shell, Total, Exxon Mobil, etc., qui sont présentes partout dans le monde, qui se sont approprié les ressources pétrolières dans des pays comme le Nigeria, l’Irak, la Lybie, le Congo et d’autres et qui réalisent de gros profits qu’ils rapatrient au chaud dans leurs pays. Ces transnationales occidentales représentent des mercenaires économiques qui permettent aux pays occidentaux de diriger le monde. Voilà une raison importante pourquoi ils se sont portés vaillamment à la défense de l’Ukraine tout en fermant les yeux dur les attaques répétées de l’armée ukrainienne sur le Donbass, peuplé essentiellement d’Ukrainiens russophones, depuis plusieurs années, et qui ont demandé l’aide de la Russie. Mes amis, ces transnationales occidentales dans les pays où elles sont présentes ne se limitent pas au commerce.

Et tant qu’à y être mes amis, pourquoi nos si bons politiciens occidentaux ne lèvent-ils pas complètement les embargos pétroliers pratiqués, à la demande de l’Oncle Sam, sur des pays comme le Venezuela et l’Iran afin de faire baisser les prix mondiaux du pétrole et du gaz? Nos politiciens occidentaux sont des hypocrites au service de leur classe dominante qui les financent et qui les embauchent après leur fructueuse carrière politique. Mélanie Joly, ministre libérale des Affaires étrangères, est une grosse farce qui démontre notre peu de sérieux. Une caricature qui parle beaucoup et qui amuse les Russes et les Chinois. Aimeriez-vous ça qu’après plus de 20 ans de travail au sein de la diplomatie canadienne, ils vous parachutent madame Joly qui devient votre boss, sans avoir aucune expérience?

Au deuxième trimestre de 2022, les dividendes versés par les grandes compagnies mondiales ont établi un nouveau record de 544 milliards de dollars US, et 94% des 1200 plus grandes entreprises mondiales ont augmenté ou maintenu leur dividende. Statistique Canada a calculé que les industries non financières au pays ont vu leur profit augmenter de 31% entre les deuxièmes trimestres de 2021 et de 2022. Pour l’année 2022, on prévoit que les dividendes (sans compter les rachats d’actions) vont s’établir à 1560 milliards de dollars US (Le Devoir, 27 août 2022). Article de Gérald Bérubé intitulé : L’inflation et le dividende). Pourrais-je vous suggérer ces articles parus en 2022?

  • «Le chef de l’ONU dénonce les profits scandaleux des pétrolières. Ces richesses accumulées sur le dos des plus pauvres (pays et individus) doivent être taxées (et régulées comme ils l’ont fait pour la Russie), selon Guterres» (Le Devoir, 4 août 2022). Maintenant, on a la preuve que les gouvernements peuvent et doivent agir;
  • «Les pétrolières nagent dans les profits (et pas seulement elles)» (Le Journal de Montréal, 11 mai 2022);
  • «Des profits pharaoniques pour les pétrolières (que Justin Trudeau et Joe Biden se refusent de taxer davantage, comme le suggère pourtant le dirigeant de l’ONU, Antonio Guterres)» (Le Devoir, 30 juillet 2022);
  • «Les pétrolières nous pompent des milliards» (Le Journal de Montréal, 7 juin 2022). Voilà comment on accentue les criminelles inégalités économiques partout dans le monde.

Santé publique : votre système du tiers-monde le restera toujours

https://www.journaldemontreal.com/2020/10/08/malgre-un-milliard-en-incitatifs-lacces-aux-medecins-de-famille-toujours-difficile

Rafistolage et niaiserie

Déjà dans les années 1970, notre système de santé publique vivotait. Et puis, au nom de l’idéologie capitaliste antidémocratique, les gouvernements péquistes de Lucien Bouchard et les libéraux de Jean Charest et de Philippe Couillard ont retranché des milliards de dollars à la santé publique afin d’atteindre le déficit zéro et de réduire la dette publique, même si le Québec jouissait d’un des meilleurs coefficients d’endettement au monde selon les firmes de notation Moodys et Standard and Poors. Assécher la santé publique et d’autres services publics, comme l’éducation, était voulu, planifié et exigé par la classe dominante afin de les privatiser à des affairistes véreux. Ça fait qu’aujourd’hui le Québec est celui qui fait le plus de place au privé au Canada en santé et en éducation. Et la privatisation continue de plus belle façon éhontée : «Québec (CAQ) veut que le privé puisse augmenter l’offre en santé» (Le Devoir, 26 février 2022). Alors que le réseau public manque dramatiquement de médecins et d’infirmières, on privatise, sachant très bien que les cliniques et les hôpitaux privés vont délester le système de santé publique de leurs faibles ressources humaines, ce qui va naturellement empirer les choses. Personne ne peut prétendre le contraire, à moins d’être un hypocrite ou un menteur. En passant, pour les marchands d’illusion qui, dans leur baratinage, affirment que le privé dans tout c’est mieux que le public, aux États-Unis, le système de santé est intégralement privé avec ses transnationales cotées à la Bourse, et c’est celui qui, en Occident, de loin est le plus couteux. Dans votre utopique marché, la concurrence est une vue de l’esprit. Mes amis, comme le Canada et le Québec ne sont pas des pays vraiment souverains, étant assujettis aux États-Unis sur les plans économique, politique, culturel et social, alors comme aux States, pratiquement tout est privatisé, dont notre système de santé. Ça veut dire qu’en vérité, dans le futur, notre système de santé publique québécois sera de plus en plus privatisé, malgré toutes les fausses promesses et les mensonges formulés par vos charlatans de politiciens au fil des ans. Jamais, et je dis bien jamais, nous allons avoir un droit à un système de santé publique comparable à la France ou le Royaume-Uni et encore moins à la Finlande ou au Danemark.

Des promesses en l’air pour mieux rire de vous

Au cours des dernières années, les politiciens vous ont fait éhontément des promesses, sachant à l’avance qu’ils ne les respecteraient pas par manque de courage et de volonté, comme celles-ci :

  • «La CAQ promet un médecin de famille à tous d’ici 12 mois» (Le Devoir, 4 août 2012). Oui, une promesse creuse qui date de 2012 et vous les avez béatement crus;
  • «Le PLQ promet un médecin de famille pour tous» (Le Devoir, 24 août 2022). Les libéraux, d’authentiques bouffons qui viennent, en 2022, faire cette promesse alors que Barrette a toujours prétendu qu’il y avait trop de docteurs au Québec. Vivement la disparition du PLQ comme l’ont été le crédit social et l’Union nationale;
  • «Un médecin ou une super infirmière en moins de 36 heures, promet la CAQ» (Le Journal de Montréal, 2 septembre 2018). Celle-là date de 2018. À chaque élection, c’est le festival des menteries;
  • «La cause des maux en santé (là, il avait raison) : François Legault prône une approche plus musclée avec les médecins» (La Presse, 23 février 2011). En 2018, il avait promis de retrancher pour plus d’un milliard de dollars à leurs salaires astronomiques et François s’est écrasé face à ce puissant syndicat. Non seulement il n’a pas réduit leur rémunération d’un milliard de dollars par année, ne les a pas gelés comme il l’avait aussi promis par après mais les a augmentés d’un milliard de dollars l’an : «Un milliard aux médecins de familles… et toujours plus d’attente» (Le Journal de Montréal, 8 octobre 2020). C’est ça l’approche musclée de François Legault?
  • Toujours en 2018, la CAQ promet de voir un médecin en 90 minutes à l’urgence. Résultat : «Toujours (plus de) deux heures pour voir un médecin à l’urgence» (Le Devoir, 27 avril 2022). Et aussi : «Santé Québec. Parmi les pires urgences en Occident (c’est ça le modèle québécois). Les séjours moyens des patients sont plus du double des normes internationales» (Le Journal de Montréal, 3 juin 2016). Un système digne d’un pays du tiers-monde que je vous ai dit et on endure ça. Au moins nos urgences mettent le Québec sur la «map».

Tant que l’on ne s’attaquera pas à la racine du problème

Mes amis, on a beau suggérer toutes sortes de modifications cosmétiques à notre santé publique, rien ne changera tant que ce service public, comme ceux de l’éducation, de garderies et du transport en commun sera tragiquement sous-financé. Vous avez beau préconiser n’importe quel artifice, mais ceux-ci ne seront que des mirages et des mensonges. Aie, ce n’est pas avec des nouveaux organigrammes ou structure organisationnelle que l’on va améliorer les choses.

Voici quelques chiffres issus des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Institut canadien d’information sur la santé qui démontrent sans l’ombre de la queue d’un doute pourquoi le système de santé publique va empirer tant que l’on ne s’attaquera pas sérieusement, honnêtement et courageusement à ces carences structurelles. Ne vous faites pas d’idées, vos élus ne feront absolument rien à cet effet, bien au contraire, ils vont adopter des politiques qui vont empirer la situation davantage, comme poursuivre la privatisation, car c’est ce qu’ils veulent eux et les lobbyistes du gros privé, en vous faisant accroire que cela améliorera les choses, ce qui est absolument faux ou en promettant des baisses d’impôts qui priverait l’État de milliards de dollars qu’ils devraient plutôt investir prioritairement dans la santé et l’éducation publiques. C’est justement ce que veut la majorité du monde.

Prenons le cas du nombre de médecins par mille habitants, statistique provenant des données de l’OMS :

Canada2,4Italie8,0
États-Unis2,6Grèce6,2
France6,5Finlande4,6
Royaume-Uni5,8Norvège4,9
Belgique6,0Cuba8,4

Ces quelques chiffres disent tout et expliquent tout. Prenons maintenant le nombre d’infirmières praticiennes au Canada, donnée fournie par l’Institut canadien d’information sur la santé : «L’Ontario devance le Québec en matière d’accès aux soins de santé» (Radio-Canada, 17 mars 2022).

Infirmières praticiennes par 1000 habitants :

Québec8
Ontario25
Canada18

Et dire que le Canada est à ce chapitre à la queue des pays occidentaux.

Retenant une autre données pertinente telle que formulée par l’excellent chroniqueur politique du Devoir, Michel David, dans son texte du 22 janvier 2022 et qui a trait au nombre de lits par million d’habitants :

Québec1865 lits
Canada2500 lits
France5800 lits
Japon12 800 lits

Voilà le cœur du problème. Vous avez bien beau suggérer n’importe quoi tant que l’on augmentera considérablement le nombre de médecins, d’infirmières, de lits, etc., notre système de santé publique va continuer à dépérir à vitesse grand V, comme ce fut le cas au cours des dernières années, malgré les belles fausses promesses. Aie vous privatisez et déjà dans le système public il manque des médecins et des infirmières. Ça va donner quoi comme résultat selon vous? Et si vous baissez les impôts, l’État va prendre son argent où pour reconstruire un tant soit peu notre misérable système de santé publique? Un système inhumain! Elle est où votre liberté dans votre beau pays soi-disant démocratique?

Des leurres comme politique de changement afin d’appâter les nigauds

Juin 2020, Legault nomme le député et homme d’affaires Christian Dubé ministre de la Santé avec pour objectif : «Diagnostiquer ce qui ne va pas» (Le Devoir, 23 juin 2020). Encore du gros niaisage. Ça ne prend pas un génie pour savoir ce qui manque. Monsieur Dubé vient de nous pondre un remède superficiel qui ne règlera absolument rien : «La CAQ veut scinder le ministère de la Santé» (Le Devoir, 18 août 2022). Ce n’est pas ça qui va compenser le manque flagrant de personnel et d’investissement. Le PLQ, pas mieux, veut mettre en place un organisme étatique indépendant en santé» (Le Devoir, 29 novembre 2021). Mais la meilleure solution comique est venue de nul autre que l’ex-ministre libéral de la santé, Yves Bolduc : «Santé : Bolduc s’inspire de la méthode Toyota» (La Presse, 14 juillet 2008). Pourquoi pas la méthode Chrysler?

Les figurants et le fretin sous le joug des pontifes : des faits

https://www.ledevoir.com/non-classe/469141/paradis-fiscaux-au-tour-des-comptables-de-temoigner-devant-les-elus

Qui sont les figurants et le menu fretin?

Vous l’avez bien deviné. Les figurants sont nos gouvernements, le menu fretin c’est vous et moi et les pontifes sont la classe dominante composée des multimillionnaires et des transnationales plus grosses et plus richesses que l’État. Et dire que des bouffons démagogiques comme Éric Duhaime, Maxime Bernier, Mario Dumont et d’autres veulent toujours moins d’État et plus de privé. Ces pantins voient de la concurrence partout dans leur marché utopique, comme dans les secteurs économiques de l’essence, de l’internet, du pharmaceutique, des banques, du sans fil, du transport aérien et ferroviaire, etc. Des compétiteurs bien élevés qui ont tous les mêmes prix et tarifs et qui les augmentent tous en même temps. Ces politiciens asservis sont impuissants à faire baisser les prix de ces cartels qui appauvrissent les gens. Toujours les mêmes recettes éculées qu’ils préconisent : baisser les impôts afin de ratatiner l’État et de sous-financer les services publics, tout privatiser ce qu’il y a bien publics et de ressources naturelles, dérèglementer, nier le réchauffement climatique pour polluer davantage, etc. Mes amis, je sais que ça fait plusieurs fois que je vous dis que nous vivons en Occident dans une apparence de démocratie dans laquelle vous n’êtes pas vraiment libres. La souveraineté du peuple est une grosse face. Par exemple, avez-vous été consulté lors des nombreux traités de libre-échange négociés en catimini par des politiciens et des gens d’affaires? Lors de la privatisation d’Air Canada, du Canadien National, de Petro-Canada, de Canadair, de l’Institut Armand Frappier, etc., vous a-t-on demandé votre avis? Les gens se sont toujours opposés aux baisses d’impôts sur le revenu des entreprises et nos préposés aux commandes de politiciens les ont baissées quand même! Allez, pour prouver hors de tout doute que vous vivez en démocratie, faites-vous aller sur votre Facebook, allez chialer dans une ligne ouverte à la radio, écrivez une brève opinion dans votre journal privé préféré ou organiser une autre manifestation mais qui devra se dérouler dans le calme et respecter la propriété privée, les institutions, l’ordre et la loi.

Les paradis fiscaux et la démocratie

Les paradis fiscaux sont, dans nos démocraties, réservés aux puissants conseillés qu’ils sont par nos gros bureaux d’avocats et de comptables et par nos banques canadiennes qui forment un vrai oligopole et qui ont plusieurs filiales dans ces endroits paradisiaques avec zéro impôt. Pourquoi l’évasion fiscale dans les paradis n’est-elle pas considérée comme un crime passible de prison? Pourquoi dans nos sociétés dites démocratiques n’interdisons-nous pas aux nantis et aux entreprises d’y faire affaire? Pourquoi ne pas éliminer ces paradis fiscaux par le biais de sanctions et d’embargos, connaissant fort bien, malgré les prétextes, la véritable nature de ces paradis fiscaux : de la fraude légalisée. Pour le bien de la majorité, qui osera s’attaquer à ces blanchisseurs d’impôts?

À cet effet, vous voulez des preuves irréfutables que ce sont les puissants et les riches qui mènent en vrais dictateurs dans vos démocraties larvées? En voici quelques-unes qui relèvent du loufoque. Vous allez rire. En 2016, le parti libéral du Québec a mis sur pied une commission parlementaire bidon des finances publiques portant sur les tenants et aboutissants des paradis fiscaux sachant à l’avance que dans les faits, cela ne changera absolument rien. Mais cela est bon pour sauver les apparences : «Paradis fiscaux. Au tour des comptables de témoigner devant les élus» (Le Devoir, 26 avril 2016). Et l’expert de service du Devoir, Raymond Bernier, qui vient nous dire sans rire : «On sent monter la pression populaire et cela amène des acteurs impliqués à vouloir se justifier (se justifier de filouter l’impôt). Raymond Bernier a l’impression que l’étau se resserre (où ça et quand ça?)». L’expert du Devoir, un vrai bouffon qui fait croire au monde que la fin est proche pour les paradis fiscaux.

Le clou de la soirée démocratique folklorique

Commission parlementaire sur les paradis fiscaux : «c’est pas notre faute, disent les comptables qui réfutent toute responsabilité dans l’évasion fiscale» (Le Devoir, 13 mai 2016). Ce n’est pas la faute des comptables ni celle des banquiers canadiens qui ont toutefois plusieurs filiales dans les paradis fiscaux : «Les banques affirment freiner l’évasion et l’évitement fiscaux» (Le Journal de Montréal, 18 novembre 2015). Aie, avec leur front de bœuf, non seulement les comptables et les banquiers sont venus dire aux politiciens qu’ils n’étaient pas impliqués dans les paradis fiscaux mais, bien au contraire, qu’ils luttaient avec acharnement afin de freiner l’évasion et l’évitement fiscaux. Bien évidemment, les paradis fiscaux ont continué de croître allègrement avec la bénédiction et la complicité de vos gouvernements supposément démocratiques au service de l’intérêt collectif. En passant, les journalistes devraient questionner Éric Girard de la CAQ et Carlos Leitao du PLQ pour en savoir plus sur les paradis fiscaux, eux qui proviennent du milieu bancaire.

IQT et Electrolux ferment la shop sans informer les gouvernements

Admettez que c’est drôle nos vertus démocratiques et de liberté individuelle. Sans informer le gouvernement libéral au pouvoir et les employés : «IQT ferme trois centres d’appels sans préavis. Quelque 1200 personnes perdent leur emploi à Laval, Trois-Rivières et Oshawa» (Le Devoir, 16 juillet 2011). Les entreprises consultent les gouvernements seulement lorsqu’elles veulent quémander des subventions. Jamais lorsqu’elles ferment boutique ou détournent des milliards de dollars dans leurs paradis fiscaux.

Réplique «musclée» du PLQ au pouvoir : «Lise Thériault (la «tough) ministre du Travail du temps) juge inacceptable le traitement des employés (mais elle n’a rien fait)» (Le Devoir, 18 juillet 2011). Je m’excuse, mais madame Thériault et le PLQ ont fait quelque chose : «Québec (PLQ) incite les licenciés d’IQT à se plaindre à la Commission des normes du travail» (Le Devoir, 27 juillet 2011). Commencez-vous à comprendre de qui relèvent vos gouvernements et à qui ils sont redevables?

C’est une question de priorité et de temps disponible

Une autre bonne pour vous faire rire : «Electrolux ferme à l’Assomption. 1300 personnes perdront leur emploi» (Le Devoir, 15 décembre 2010). Voilà bien un autre cas qui démontre que la population et les gouvernements vivent sous le joug de la classe dominante. J’espère que vous allez arrêter de dire des niaiseries du genre : «nous en Occident on est libre et on vit dans des pays démocratiques contrairement aux Russes, aux Chinois et aux Cubains». Mettez ça dans votre pipe : «Electrolux n’a pas le temps de rencontrer le gouvernement» (Le Devoir, 9 février 2011). Comme le chantait le groupe canadien Guess Who dans les années 60 : «No time left for you».

Et au tour de Facebook (Meta) de se payer la tête de vos gouvernements et de vous

En 2020, 7 Américains sur 10 estiment que Facebook avait trop de pouvoir : «Facebook est trop puissant» (Le Devoir, 3 mars 2020). Et en 2015, l’ex-ministre libéral affirmait cette vérité : «Les géants des pesticides sont plus puissants que l’État, dit Pierre Paradis» (Le Devoir, 23 octobre 2015). Et que dire maintenant du pouvoir des pétrolières, des banques et des pharmaceutiques? Admettez que vous commencez à penser comme moi que votre démocratie imaginaire vacille et que dans les faits vous n’êtes pas plus libres que les Cubains, les Russes et les Chinois qui jouissent cependant de plus de services publics que vous. Il faut réduire la taille de l’État, mais pas des banques, des GAFAM, des pharmaceutiques et des pétrolières.

Voilà une petite comédie qui met en scène Facebook et Amazon, deux grosses compagnies américaines qui imposent leur loi en Occident (mais pas en Chine et en Russie) et qui vont vous désaltérer :

  • «Des élus canadiens aimeraient connaître le revenu de Facebook au Canada» (Le Devoir, 30 mars 2021).

Réponse des dirigeants de Facebook qui relève de l’insulte, du mépris et qui met en relief qui est le vrai boss : «Facebook soutient ne pas connaître ses revenus annuels au Canada» (Le Journal de Montréal, 30 mars 2021). Mentir de façon aussi grossière à des représentants élus du gouvernement du Canada mériterait la prison. Et pour que le plaisir cynique dure et se poursuive : «Québec (CAQ) ne sait pas si Amazon a payé des impôts ici dans la province» (Le Journal de Montréal, 21 juin 2021).

Legault sait que les GAFAM ne paient pas d’impôts au Québec

Même si les GAFAM américaines réalisent des milliards de dollars en profits chaque année : «Legault prend garde d’effaroucher Google et cie. Taxer les GAFAM serait risqué dit-il» (Le Devoir, 11 décembre 2019). Et Justin Trudeau, pas mieux que le pleutre à Legault : «Ottawa (PLC de Trudeau) frileux à taxer les géants du Web (GAFAM)» (Le Journal de Montréal, 9 septembre 2019). Et pour vous endormir en gaz : «Ottawa (PLC et Chrystia Freeland) vont taxer les GAFAM, mais seulement à compter de 2024 (c’est-à dire jamais)» (Radio-Canada, 1er janvier 2021).

Alors deux questions pour finir en beauté : Dites-moi elle est où votre démocratie si chère à vos élus? Qui mène vraiment dans vos pays capitalistes?

Dieu entrain de larguer les États-Unis

https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/658476/un-an-apres-l-assaut-du-capitole-biden-charge-trump-et-promet-de-se-battre-pour-la-democratie

God bless America

Aux States, les dirigeants politiques et économiques aiment bien affirmer à tout vent que leur pays est le summum de la démocratie, de la liberté individuelle et que Dieu est toujours de leur côté. Pour preuve, le candidat républicain à la présidence, Mitt Romney, l’avait bel et bien répété en 2011 : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent le monde» (La Presse, 8 octobre 2011). Afin qu’ils dominent paisiblement et fraternellement le monde, pourquoi Dieu a-t-il alors créé des empêcheurs de tourner joyeusement et tranquillement en rond comme la Russie, la Chine, l’Iran et même Cuba qui s’obstinent hystériquement à ne pas se laisser guider par l’Oncle Sam? Qu’ils prennent donc l’exemple du Canada qui lui se soumet et obéit sagement à son parrain. Soyez dans la joie car Dieu est toujours fidèle aux States comme l’a dit récemment Donald : «Droit à l’avortement annulé par la Cour suprême : c’est la volonté de Dieu, dit Trump» (Le Journal de Montréal, 24 juin 2022). C’est aussi Dieu qui, au nom du respect des libertés et du droit de la personne, est favorable aux armes à feu; à tant de pauvres et tant d’inégalités économiques au sud de chez nous; à l’absence de services publics gratuits et universels comme les garderies, la maternelle, l’université, la santé, etc. Dieu préfère le privé dans tout, même pour l’eau. Il a un faible pour l’économie de marché et le capitalisme. Ben oui, il y a de nombreux meurtres chaque jour aux États-Unis et des milliards de dollars qui sont détournés régulièrement dans les paradis fiscaux par les pachas afin que leur fortune ne soit pas confisquée et volée par l’État. Et les nombreux crimes quotidiens commis par les fusils d’assaut, c’est juste un effet secondaire à l’application du droit constitutionnel d’avoir son «gun». Il ne faut pas en fait tout un plat, n’est-ce pas les amis? Bravo au gouverneur républicain du Missouri, un bon évangéliste, d’avoir eu ce courage religieux : «États-Unis : le couple d’avocats qui avait pointé ses armes sur des manifestants antiracistes gracié» (Le Journal de Montréal, 3 août 2021). Ça n’a aucun bon sens : ces manifestants, probablement socialistes et athées, risquaient de passer sur la belle et tendre pelouse engraissée et fraichement tondue de leur somptueuse demeure. Ils ont bien fait de répliquer de façon préventive et de protéger leur bien privé, non? Dieu l’a dit dans un de ses 10 commandements : «Aime ton gazon comme toi-même» et l’automne, par respect pour lui, n’oublie pas le souffleur à feuilles.

L’étoile de l’Amérique perd de son brillant

Au mois de décembre 2021, Joe Biden, fraichement élu, tient un sommet mondial virtuel pour la «démocratie» qui s’est malheureusement terminé en queue de poisson : «Biden conclut son sommet pour la démocratie sous les critiques» (Le Journal de Montréal, 10 décembre 2021). Démocratie par çi, démocratie par là, tout en maintenant de très bonnes relations avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et d’autres du genre, des pays qui ont beaucoup de pétrole. Par principe, le pétrole c’est par essence démocratique car les Occidentaux en ont besoin et en veulent. L’Europe, les States et le Canada se battent vraiment davantage pour le maintien du système capitaliste que de la véritable démocratie et contre le socialisme.

Biden et Trump brandissent toujours leur lutte pour le maintien de leur démocratie, même si dans dans le monde : «Les États-Unis parmi les démocratie en recul» (Le Devoir, 23 novembre 2021). Démocratie aux États-Unis même si : «Le droit de vote n’est pas garanti à tous, surtout si vous faites partie des minorités» (Le Devoir, 13 octobre 2020). Se battent aussi pour la paix en «investissant» des milliards de dollars chaque année dans l’arsenal militaire et en maintenant actives leurs bases militaires dans le monde.

Pourriez-vous m’expliquer svp?

C’est bien beau se gargariser de beaux principes vertueux mais il y a tout de même des limites, enfin c’est ce que je crois. En 2022, Joe revient avec son dada préféré, comme tous les politiciens de pays occidentaux d’ailleurs : «Biden se porte à la défense de la démocratie» (Le Devoir, 7 janvier 2022). Démocratie où les démocrates et les républicains sont financés à coups de milliards de dollars par les transnationales, les industries et les monarques, ce qui s’apparente à de la corruption légalisée.

En même temps qu’il défend bec et ongles la démocratie dans le monde, Joe a affirmé ce qui suit en 2020 : «Biden et son équipe de sécurité nationale entendent mener le monde» (Radio-Canada, 24 novembre 2020). Plaider un tel statut pour les States, ça fait pas tellement démocratique, vous ne trouvez pas? Ça fait, selon moi, impérialiste. Qu’en pensez-vous? J’ai besoin de votre avis.

Un Sommet des Amériques avec peu de lustre

Puis, au mois de juin 2022, les États-Unis tiennent chez eux un important Sommet des Amériques auquel étaient conviés les premiers ministres et présidents de tous les pays d’Amérique latine, considérée depuis toujours comme la chasse gardée de l’ami américain. Crime de lèse-majesté, les présidents de plusieurs pays d’Amérique du sud ont refusé d’y participer comme ceux du Mexique, du Honduras et de la Bolivie en signe de solidarité avec Cuba, le Nicaragua et le Venezuela qui avaient été exclus par les States à ce Sommet pour des raisons qui leurs sont propres. Un Sommet oz il ne s’est rien conclu d’important et qui démontre le déclin américain. Jamais une chose comme ça se serait passée il y a 25 ans. Fini les folies. Il faut le faire et il faut avoir un front de bœuf : les États-Unis organisent un Sommet des «Amériques» et décident qui sera invité : «Relations internationales. À peine lancé, le Sommet des Amériques déjà boudé» (Le Devoir, 7 juin 2022).

Cuba versus l’Arabie saoudite

À tous les ans, 193 pays membres des Nations unies se prononcent : «Pour la 29e fois, l’ONU condamne l’embargo américain contre Cuba» (La Presse, 23 juin 2021). Un embargo tout à fait criminel imposé sans aucun motif valable. Et voilà que la démocratie humaniste l’a maintenu une fois au pouvoir. La démocratie des States est intéressée et à géométrie variable : «Non à Cuba, oui à l’Arabie saoudite? Les ambivalences de Biden en matière de démocratie» (Radio-Canada, 7 juin 2022). Je vous le dis, Biden aussi pire que Trump mais en plus hypocrite : «Biden : nouvelles sanctions américaines contre des responsables cubains» et «Sous pression (pression politique afin de gagner l’État de la Floride), Biden sanctionne Cuba et menace d’aller plus loin» (Le Journal de Montréal, 30 juillet 2021). Les sanctions, le sport national des impérialistes occidentaux.

La politique du deux poids deux mesures

En 2021 : «Washington accuse le prince héritier saoudien (un vrai dictateur cruel et abominable) d’avoir validé l’assassinat de Khashoggi (un journaliste saoudien critique, assassiné à l’ambassade de l’Arabie saoudite en Turquie)» (Le Journal de Montréal, 26 février 2021). Le poète l’a dit : seuls les cinglés ne changent pas d’idée : «Revirement de Biden qui va rencontrer le prince héritier saoudien lors d’une visite à Ryad» (Le Journal de Montréal, 2 juin 2022). Attendez, la joke cynique n’est pas finie : «Le prince héritier saoudien reçu en France par Emmanuel Macron» (La Presse, 28 juillet 2022). Après on se demande pourquoi la majorité des pays du monde se détache tranquillement pas vite de l’emprise des États-Unis et des autres pays occidentaux et se rapprochent de la Chine et de la Russie au nom de leur souveraineté et de leur sécurité nationale, malgré la propagande haineuse entretenue à l’égard de la Russie et de la Chine par leurs gros médias privés et malgré les nombreux appels éculés largués par leurs politiciens pour la défense de leur démocratie larvée : «Arabie saoudite : la diffusion de rumeurs passible de lourdes peines de prison» et «L’Arabie saoudite exécute 81 personnes en un jour, un record» (Le journal de Montréal, 19 janvier 2022 et 12 mars 2022). Un record inscrit au «Guiness book».

Même à ça, l’Arabie saoudite fait un pied de nez aux États-Unis

Au mois de juin 2022, lors de sa visite en Arabie saoudite, Joe Biden était surtout venu supplier ce pays de produire plus de pétrole afin de museler la Russie : «Arabie saoudite : Joe Biden parle pétrole (surtout) et répression (pour la forme)» (Le Devoir 16 juillet 2022). Autre camouflet pour les États-Unis venant d’un pays ami comme l’Arabie saoudite démontrant concrètement le déclin de l’emprise des States et des pays occidentaux sur les autres pays et de la montée en puissance de la Russie et de la Chine : «L’OPEP+ peu convaincue par la visite de Biden. La Coalition ménage la Russie (et la Chine) et ouvre à peine les vannes du pétrole» (Le Devoir, 4 août 2022). Comme dit le poète : «Ça va mal à shop».

Profits des pétrolières sur votre bras : un vrai vol

https://www.ledevoir.com/economie/714558/rapport-nouveau-record-des-dividendes-reverses-dans-le-monde-au-premier-trimestre

Il faut nationaliser cette ressource collective

Ça fait depuis que je suis tout jeune que l’on se fait arnaquer par des bandits à cravate. Ça fait donc longtemps, hein! Si des pays africains, comme le Soudan, le Congo, le Nigeria et d’autres avaient nationalisé leurs ressources pétrolières et minières, ils seraient aujourd’hui des pays riches. Mais, hélas, les pétrolières française, espagnole, italienne, néerlandaise (Total, Eni, Repsol, Royal Dutch Shell), des pays qui n’ont pas une goutte de pétrole mais qui en ont besoin, se sont accaparées toutes leurs richesses naturelles en y allant à fond la caisse avec la corruption des politiciens véreux et vendus. Il ne faut pas oublier aussi les américaines ExxonMobil, BP-Amoco, Chevron Texaco, Conoco Phillips, etc., dont leur gouvernement a envahi militairement l’Irak et dégommé Khadafi en Lybie pour faire main basse sur ces ressources et biens collectifs si importants pour la sécurité nationale et l’hégémonie des pays occidentaux. Au Canada, Pierre-Elliott Trudeau a eu la bonne idée au début des années 80 de créer Petro-Canada et de nationaliser quelques compagnies comme Pétrofina. Par pure idéologie et cédant aux pressions des affairistes, qui contribuent généreusement aux partis libéraux, conservateurs, démocrates et républicains, le 20 février 1990, le gouvernement libéral canadien de Jean Chrétien a privatisé, sans débat public et pour des grenailles, Petro-Canada, devenue Suncor, qui est maintenant massivement contrôlée par des Américains, tel le fonds Elliott Investment Management (Le Journal de Montréal, 20 juillet 2022). Le Canadien National, oh pardon, la direction ne veut plus utiliser le mot canadien. Il faut dorénavant dire CN. Et cette ex-société d’État appartient également aujourd’hui, comme bien d’autres (Canadair et les Arsenaux Canadiens par exemple), à des étrangers, dont l’actionnaire principal est nul autre que Bill Gates de Microsoft. Plus colonisés que les Canadiens et les Québécois, tu meurs draitte-là. Colonisés, libres et démocratie, des mots qui ne vont pas très ensemble.

Un autre chroniqueur asservi

Lors de l’annonce de la privatisation totale de Petro-Canada en 1995 (le gouvernement avait conservé 20% des actions. Par contre, en France et en Italie par exemple, les gouvernements sont les principaux actionnaires de Total et de Eni, mais pas ici), l’éminent chroniqueur assiégé de La Presse, Frédéric Wagnière, avait applaudi à ce délestage et avait intitulé son papier ainsi : «La fin du dirigisme» (La Presse, 8 septembre 1995).

Dans son papier, qui s’apparente à un communiqué de presse de l’entreprise, il a écrit ces énormités qui dénotent son ignorance idéologique : «Le gouvernement canadien n’a plus besoin d’une Petro-Canada puissante et choyée (sic) pour faire ses volontés (sic) dans un marché enrégimenté. La politique énergétique du Canada se limite maintenant surtout à veiller au bon fonctionnement du marché (sic) qui repose sur la concurrence entre des compagnies qui sont égales quant aux chances et aux contraintes». Un autre exemple de notre presse libre, professionnelle et indépendante. Nos médias sont des légionnaires de la classe dominante.

Les actionnaires de Petro-Canada jubilent

En 1991, dans son premier rapport annuel de société privatisée, les dirigeants avaient écrit ceci sans aucune gêne sachant que nous sommes intoxiqués et soumis :

«Que signifie la privatisation de Petro-Canada?

  • Petro-Canada ne sera plus obligée (sic) d’entreprendre des activités d’intérêt public;
  • Petro peut maintenant se concentrer sur l’accroissement de l’avoir des actionnaires (pas l’avoir de la population)».

Un vol institutionnalisé et ce n’est pas moi qui le dis

«Le chef de l’ONU (Antonio Guteres) dénonce les profits scandaleux des pétrolières. Ces richesses accumulées sur le dos des plus pauvres doivent être taxées (mieux, il faut les nationaliser), selon Guterres» (Le Devoir, 4 août 2022). Des profits «scandaleux», décodés ça veut dire quoi selon vous? Et pourtant, rien ne va changer et on continuera à se faire détrousser avec la complicité de nos pantins de politiciens.

Et puis, je le répète pour être bien entendu. Quand Philippe Couillard a dit : «La variation des prix de l’essence est apparemment concertée», déchiffré ça rime avec quoi selon vous? (Le Devoir, 31 mai 2018). En 2008, Stephen Harper avait été plus clair et plus direct quand il avait affirmé que : «Le prix de l’essence. Les Canadiens escroqués. Les pétrolières ne font pas payer le juste prix (elles ne l’ont jamais fait et ne le feront jamais)» (Le Journal de Montréal, 13 septembre 2008). Et pour nous résigner et nous asservir encore plus, il y a le journaliste Maxime Bergeron qui avait intitulé son publireportage, qu’il nous présentait comme un article impartial et sérieux, ainsi : «Le prix de l’essence augmente, malgré la baisse du brut. Et les automobilistes devront prendre leur mal en patience (sic) (La Presse, 12 mai 2011). Souveraineté du peuple vous dites!

Allez, payer sans rechigner comme nous l’avait suggéré notre ex-premier ministre de la grosse droite Lulu dit le tooupet : «Lucien Bouchard déplore le boycott des pétrolières» (Le Journal de Montréal, 18 avril 2000). On comprend sa démarche puisque par après il est devenu président de l’industrie pétrolière du Québec. Lulu, un politicien exécrable.

Voilà les preuves irréfutables

Pandémie, guerre en Ukraine, vagues de chaleur extrême, ouragans, etc., toutes les raisons sont bonnes pour fouiller dans nos poches. Aie, pour le seul deuxième trimestre de l’année 2022, Royal Dutch Shell a réalisé un bénéfice net de 11,5 milliards de dollars US et la française Total de 5,7GUS. Et pas en reste pour cette pétrolière canadienne : «La pétrolière Cenovus décuple ses profits (2,4G$ US)» (Radio-Canada, 28 juillet 2022). Et bonne nouvelle pour ses actionnaires : «Cenovus a racheté assez d’actions pour augmenter les revenus des actionnaires d’un milliard de dollars au cours du deuxième trimestre de 2022». Pis, êtes-vous contents? Et quant à l’Impériale Esso, filiale canadienne de l’américaine Exxon Mobil : «L’impériale engrange des profits inégalés depuis 2014» (Radio-Canada, 1er février 2022). Allez, applaudissez même si vous êtes les dindons de la farce grotesque et cynique.

Et toujours pour le seul et unique deuxième trimestre de 2022, les américaines Exxon Mobil et Chevron Texaco ont engrangé des bénéfices nets de 17,9G$ US et de 11,6G$ US respectivement. De quoi faire la fête, non? L’italienne Eni a quant à elle réalisé 3,8G$ US de profit et l’espagnole Repsol a vu ses bénéfices croître de 165% depuis janvier 2022 : «Des profits pharaoniques pour les pétrolières» (Le Devoir, 30 juillet 2022). Bien évidemment, ces malfrats vont gâter leurs actionnaires et leurs dirigeants avec de gros dividendes et d’imposants rachats d’actions : «Des dividendes de 100 milliards$ US pour les pétrolières et les minières en 2022» (Le Journal de Montréal, 24 mai 2022). Mes amis, j’ai une question pour vous : la française Total, l’italienne Eni, l’espagnole Repsol et la néerlandaise Royal Dutch Shell ont empoché des milliards de dollars en profits au deuxième trimestre de 2022 mais ces pays n,ont pas une goutte de pétrole chez eux. Alors, elles prennent leur pétrole où et leur argent où? On appelle ça de l’impérialisme et du colonialisme. En passant, Suncor-Petro Canada a eu droit à un profit de 11G$ en 2021. Payant pour qui la privatisation?

Profits records mais il ne faut pas les taxer et il faut les subventionner

Profits records d’accord, mais le gouvernement libéral du Canada de Justin Trudeau se refuse à relever les impôts de nos mécréantes pétrolières : «Malgré les critiques (malveillantes), Ottawa ne compte pas taxer davantage les pétrolières ou les gazières» (Radio-Canada, 6 août 2022). Bien plus, pour laisser toute la liberté aux pétrolières de nous filouter, certaines provinces ont diminué leurs taxes sur l’essence plutôt que d’exiger des pétrolières qu’elles baissent leurs prix. Et pour l’étincelant chroniqueur Michel Girard du Journal de Montréal, ce sont nos scélérats gouvernements qui sont responsables du prix élevé de l’essence et non les philanthropiques pétrolières : «L’automobiliste plumé en taxes et tarifs (et pas du tout par les pétrolières)» (Le Journal de Montréal, 15 juin 2019). En terminant, voici un judicieux conseil de la Royal Bank of Canada. Il ne faut pas hausser l’impôt des pétrolières (leurs clientes) mais il faut les subventionner encore plus : «Le gouvernement doit soutenir le secteur de l’énergie (à nous dévaliser), dit la RBC» (Le Devoir 27 octobre 2018). Je vous le redis : il faut arrêter de niaiser et il faut nationaliser le pétrole et le gaz afin de mettre fin au vol.  

Spéculer sur les guerres et les coups d’État : pourquoi pas?

https://www.journaldemontreal.com/2022/07/12/un-ex-conseiller-de-trump-dit-avoir-planifie-des-coups-detat-1

Les Républicains américains tuent au nom de l’impérialisme

Mes amis, en 2003, le gouvernement républicain américain dirigé par les fous furieux Bush, Cheney, Rumsfeld, Rice et autres dingues du genre, suite à un projet élaboré par le ministère américain de la Défense (le Pentagone), voulaient mettre en place à la Bourse un marché de contrats à terme et d’instruments financiers qui aurait tout simplement porté sur la prédiction d’actes terroristes, de guerres, de coups d’État, d’assassinats politiques, etc. Tout simplement merveilleux, non? Les banques et les fonds spéculatifs étaient ravis de cette géniale initiative américaine : une autre. Bien évidemment, nos politiciens américains et occidentaux croient que le prétendu marché, propre au système capitaliste, est le summum sur terre pour orienter, dicter et prédire l’ordre économique et social. Voilà pourquoi ils ont privatisé nos ressources naturelles et nos services publics car, selon leurs poncifs, les affairistes peuvent tout gérer mieux que des inefficaces politiciens pourtant élus par la population qui est censée être souveraine dans nos hypothétiques sociétés démocratiques. Avec l’État très minimal, tout relève du marché, de la santé à l’électricité en passant par le transport en commun, les écoles, les crottes de fromage, les souffleurs à feuilles et aussi les guerres ainsi que les coups d’État. Tel que le leitmotiv du patronat et des monarques. Camarades, le patronat et les nantis qui financent à coups de milliards de dollars chaque année les deux partis politiques aux États-Unis, qui se ressemblent beaucoup et qui mettent l’emphase sur l’impérialisme, c’est totalement démocratique et ça vient légaliser la corruption. Aux States, il y a moins de corruption qu’ailleurs car on l’a tout simplement légalisée et institutionnalisée. Pour eux, la corruption est une industrie importante. Pourquoi ne pas spéculer à la Bourse sur la corruption?

Cette bourse sadique aurait permis à des gros fonds spéculatifs et des grosses banques américaines et occidentales de miser et de gager sur les probabilités que l’Oncle Sam envahisse Cuba, l’Iran ou la Corée du Nord, que le président élu du Venezuela, Nicolas Maduro, soit assassiné comme le fut récemment celui d’Haïti, qu’Israël envahisse totalement la Cisjordanie, que l’armée ukrainienne vienne à bout des Russes, etc. Cela, certains ploutocrates, gouvernements, politiciens, militaires et autres à faire en sorte que se réalise ce sur quoi ils avaient parié.

Un marché boursier favorable aux Américains

Vous aviez miser sur un éventuel coup d’État au Chili, afin d’y installer Pinochet selon le vœu des States, alors bravo, vous avez gagné : «Washington avoue avoir mené des opérations pour renverser Allende au Chili» (La Presse, 14 novembre 2000). Vous aviez prévu la répression sanglante de la population en Argentine, concoctée encore par nos amis et alliés américains, alors passez à «go» et empochez le magot : «Henry Kissinger a appuyé la dictature en Argentine (pourtant ils prétendent se battre pour la démocratie dans le monde). Selon les documents déclassés, Kissinger (alors secrétaire d’État) a approuvé la répression sanglante de la junte militaire au pouvoir» (La Presse, 23 août 2002).

Ah ben chose, vous aviez prédit un coup d’État au Guatemala, et bien hourra, vous gagnez encore une fois : « Guatemala: la CIA derrière un coup d’État» (La Presse, 16 mai 2003). Vous avez deviné le putsch, heureusement avorté, d’Hugo Chavez concocté et financé par les USA, vous devenez ainsi riche : «Un second officier américain mêlé au putsch avorté contre Chavez» (La Presse, 23 avril 2002). Les States avaient bien raison d’éliminer l’ex-président socialiste du Venezuela pour la simple et bonne raison que : «Hugo Chavez était devenu une épine au pied de Washington» (La Presse, 13 avril 2002). Très effrayant de faire souffrir ainsi notre maître américain qui veille paternellement sur nous fiers canadiens : une épine au pied, vous savez, c’est très douloureux.

Des cas plus récents afin d’investir judicieusement

Plus récemment, vous auriez pu investir sur l’envahissement militaire de l’Irak par les Américains et par les Anglais ou l’invasion du Bahreïn et du Yémen par l’Arabie saoudite et par les Émirats arabes unis. Avec Donald Trump et son illuminé conseiller va-t-en guerre d’alors, John Bolton (une personne vraiment sonnée, dérangée et dangereusement pour la paix dans le monde) au pouvoir, le marché boursier d’instruments financiers ciblant les coups d’État, les assassinats politiques et les guerres aurait jubilé car lui-même en personne a candidement admis ce qui suit : «Un ex-conseiller de Trump (John Bolton) dit avoir planifié des coups d’État» (Le Journal de Montréal, 12 juillet 2022). Tellement sauté et loufoque que, suite à de nombreuses critiques soulevant les dangers d’implantation de cette follerie boursière pour la paix dans le monde, heureusement le gouvernement républicain américain a laissé tomber : «Le Pentagone renonce à créer un marché à terme des mauvaises nouvelles» (Le Journal de Montréal, 30 juillet 2003). Peut-être n’est-ce que partie remise?

Les banques raffolent de spéculer sur tout : électricité, aliment et pétrole

Ce qu’on est bien dans notre bain capitaliste. Et qui dit capitalisme dit démocratie. Oui, le fameux marché propre au capitalisme peut seul faire une allocation optimale des ressources, déterminer parfaitement le «juste» prix de tout, créer plein de richesse «collective» et, plus important, la répartir équitablement entre toutes et tous. Ce n’est pas pour rien que l’on a, en Occident, plusieurs politiciens issus du monde bancaire comme Emmanuel Macron.

C’est pourquoi il faudrait, selon nos économistes universitaires régionaux Pierre Fortin et Luc Godbout, privatiser complètement Hydro-Québec afin que le marché détermine le juste prix à payer pour notre électricité. Comme pour les ex-sociétés d’État telle le CN, Canadair, Pétro-Canada, Télésat, Biochem Pharma, etc., il serait bon qu’Hydro-Québec appartienne dorénavant massivement à des Américains : eux-autres ils l’ont l’affaire comme disait Elvis Gratton. Une fois privatisée, vous pourriez spéculer sur les tarifs d’électricité et acheter des contrats à terme, ce qui plairait beaucoup aux banques comme l’anglaise Barclays : «Barclays de nouveau prise la main dans le sac. La banque est mise à l’amende pour avoir manipulé les prix de l’électricité aux États-Unis» (Le Devoir, 18 2013).

Même si Hydro-Québec est un bien collectif pour lequel vous payez moins cher votre électricité qu’ailleurs en Amérique du Nord, grâce à l’intervention des gouvernements, ce n’est pas conforme aux principes de l’économie de marché. Idem pour les autres pays dont c’est l’État qui propriétaire de leur pétrole et qui le paie moins cher : c’est pas correct. Mieux vaut enrichir les pétrolières privées et les spéculateurs et appauvrir la masse. C’est ça le système capitaliste dans lequel la minorité détient la majorité de la richesse et où règnent les grosses inégalités économiques : «La CAQ veut plafonner les tarifs d’électricité (si Hydro était privée, le gouvernement ne pourrait faire ça même si l’électricité est un bien public» (Le Devoir, 25 mars 2022). Pourquoi le gouvernement du Canada ne peut-il pas plafonner également le prix de l’essence qui est produite au Canada? Allez, répondez-moi? Certains zélés vont vous dire que le prix de l’essence est objectivement déterminé par les lois naturelles du marché. Qu’en dites-vous?

La Deutsche Bank dans les aliments et Goldman Sachs dans le pétrole : j’aime les banques

Oui, les banques privées, les fonds spéculatifs, les pétrolières privées, les minières privées, les forestières privées n’aiment pas les instruments collectifs. Ils n’apprécient guère que les ressources naturelles et les services publics soient nationalisés, comme ils devraient l’être, et appartiennent à tout le monde plutôt qu’à quelques-uns. Dans sa publicité, la Deutsche Bank, était fière d’avoir enrichi ses clients qui avaient acheté ses instruments financiers sur le blé, le soja, le maïs, etc. : «Récolter les fruits de la hausse des prix agricoles et alimentaires» (Le Devoir, 7 juin 2008). De vraies rapaces et d’authentiques criminels. Et puis, judicieux conseil de Goldman Sachs à ses clients qui ont spéculé sur le prix du pétrole : «Pétrole. Goldman Sachs conseille d’empocher ses profits» (La Presse, 31 octobre 2007).