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Éric Duhaime, le pétrole, la Norvège et l’expert des HEC

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1920118/pcq-conservateur-environnement-norvege-petrole-ges

Ma première résolution de l’année… 2023

En 2023, en commençant toutefois maintenant afin d’amortir le choc émotif (qui ne durera pas longtemps) la longueur de mes textes du tiers suite au conseil de mes amis et de ma fille Martine qui rage chaque fois qu’elle tape mes textes. Voyez-vous, comme je suis nul en informatique, j’écris tous mes textes à la main. Aie, ne perdez pas votre temps à m’expliquer tous les avantages que je tirerais à avoir un cellulaire, un courriel, une tablette, etc., car plus les gens me l’expliquent et plus ça me convainc de ne pas en avoir et de rester un fossile électronique. Et plus je vois les personnes attablées longtemps sur leurs bébelles technologiques, plus je me compte chanceux d’être un fossile.

Éric Duhaime, comme d’autres ignares qui veulent faire du Québec la Norvège pétrolière

Éric, le démagogue hilarant, est un fervent partisan de l’exploitation au Québec du pétrole et du gaz de schiste et du pétrole extrait du fleuve Saint-Laurent mais effectué strictement par le privé (surtout pas par une société d’État) qui paierait des redevances tellement élevées que ça ferait du Québec la Norvège pétrolière. Cré Éric, il prend pour exemple la Norvège pour le pétrole, en disant des faussetés, mais il ne prend surtout pas ce pays nordique européen pour ses nombreux services publics financés adéquatement; pour son taux élevé de syndicalisation, lui qui a écrit une pamphlet intitulé «Libérerez nous des syndicats»; pour ses nombreuses sociétés d’État (comme la transnationale pétrolière Equinor, gaz et éolien, stations-service, raffineries, etc., présente dans 30 pays, dont beaucoup au Canada et qui compte 21 100 employés et qui est contrôlée à 70% par l’État), pour ses taxes élevées sur les gros VUS et les pick-ups, aur ses gros impôts sur le revenu des compagnies et des individus, etc. Éric, comme d’autres charlatans, retiennent bien avec soin ce qu’ils veulent des pays scandinaves. Ça fait bon chic bon genre de prendre en exemple la Finlande ou la Suède, deux pays socialistes, et hop, les tatas et les journalistes tombent dans le panneau. Si même la Finlande le fait, il faut donc le faire, mais la situation décrite de la Finlande par Duhaime est loin de coller à la réalité.

Duhaime n’est pas le premier à prendre pour exemple la Norvège

Les gens d’affaires et leurs experts universitaires, voulant à tout prix exploiter le gaz et le pétrole au Québec en mentant et en prenant la Norvège comme exemple, ne date pas d’aujourd’hui. Éric ne fait que reprendre la cassette éculée des opportunistes, comme son dada du privé en santé, même si le Québec est la province qui y fait depuis longtemps le plus de place. Et nos médias englués idéologiquement reprennent à satiété ces idées usées à la corde. Mais à force de répéter le message et de véhiculer toujours les mêmes mensonges, on en vient à anesthésier les gens. Pourtant, nos médias sont censés développer un esprit critique chez leurs lecteurs et auditeurs.

Ben oui, dans le passé récent, il y a eu les Lucien Bouchard et Bernard Landry, qui se sont faits les chantres de l’exploitation du pétrole au Québec par le privé et aussi des faiseux comme ceux-ci :

  • «Pétrole : penser comme les Norvégiens» (Françcoise Bertrand, présidente de la Chambre de commerce du Québec. Le Journal de Montréal, 18 août 2013);
  • «S’inspirer du modèle norvégien» (Jean-Yves Lavoie, président de la pétrolière Junex. La Presse, 4 octobre 2013);
  • «L’exemple scandinave» (Jean-Sébastien Marcil, directeur de l’exploration chez Junex. La Presse, 14 mai 2014);
  • «Pétrole au Québec : pourquoi se priver?» (Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire du secteur de l’énergie de HEC Montréal qui est généreusement financée par des pétrolières et des gazières privées. Un autre expert objectif et indépendant selon nos petits journalistes sous tutelle. Le Devoir, 10 décembre 2015).

Duhaime se fait ramasser par l’expert Pineau des HEC, quoique les deux font la paire

«Les hydrocarbures et la Norvège : un modèle mal compris par Éric Duhaime (et par l’expert en énergie Pineau des HEC)» (Radio-Canada, 29 septembre 2022). Il y a eu aussi cet article de 24 heures de l’empire Québecor publié le 26 septembre 2022 : «La Norvège est-elle vraiment un exemple à suivre, comme le prétend Éric Duhaime?» Alors, les vénérables journalistes Elisa P. Serret de Radio-Canada et Anne-Sophie Poiré de 24 heures, se sont évidemment empressé d’interviewer le professeur Pierre-Olivier Pineau des HEC, dont la chaire est financée par des pétrolières et des gazières du privé. Tout de suite en partant, ça ne prend pas une grosse lumière pour comprendre ça, cet état de fait fait du professeur Pineau un «expert» biaisé et non crédible. Bah, cela importe peu pour nos journalistes aguerris qui préfèrent s’en remettre à l’opinion de n’importe qui, sur n’importe quoi, plutôt que de faire eux-mêmes une courte recherche et enquête sur internet. Le professeur Pineau a toujours défendu les pétrolières et les gazières et leurs pipelines et gazoducs et a prétendu que le prix élevé de l’essence était le «juste» prix à payer. Il ne faut jamais mordre la main de nos bienfaiteurs.

Les experts ne disent et ne veulent pas tout dire afin de ne pas critiquer leurs mécènes

Tout de même bizarre. Nos deux vigoureuses journalistes ont toutes deux interviewé Pineau et le professeur de génie à l’Université de Montréal, Normand Mousseau, qui a lui aussi sa chaire (Institut de l’énergie Trotier) financée par le privé. Oui pineau et Mousseau ont eu bien raison d’affirmer qu’en Norvège tous les revenus du pétrole sont versés dans le Fonds souverain du pays qui est rendu à 1500 milliards de dollars d’actifs sous contrôle. Oui, la Norvège taxe beaucoup les VUS, les grosses bagnoles et l’essence à la pompe, même s’il est le plus le plus gros producteur de pétrole en mer au monde. La Norvège lève, il est vrai, des impôts sur le revenu de l’ordre de 70% sur les bénéfices des pétrolières (pourquoi on ne fait pas pareil au Québec et au Canada? Trudeau ne veut pas, c’est tout!) et tous ses revenus s’en vont dans le Fonds souverain pour les générations futures.

Mentir par omission

Mais le professeur Pierre-Olivier Pineau, le pseudo-expert en énergie des HEC, n’a pas dit à nos deux innocentes journalistes (qui ont tout gobé)est qu’en Norvège, contrairement au Québec, au Canada et même aux États-Unis, Equinor, la transnationale pétrolière norvégienne, appartient à 70% au gouvernement, ce qui en fait une société d’État. Ça veut aussi dire que 70% des profits et des dividendes s’en vont dans le Fonds souverain (plutôt que les petites redevances versées par le privé ci au Québec et au Canada). Cela constitue une gigantesque source de revenus pour le Fonds. Les professeurs Pineau et Mousseau ont omis de dire qu’en Norvège, le pétrole, le gaz, l’éolien, etc., sont exploités par la société d’État Equinor et non les pétrolières privées qui ici ne font que verser de minimes redevances (comme dans le cas des mines et de la forêt) mais qui financent de belles grosses chaires universitaires dirigées par des experts. En passant, en 2021, le bénéfice avant impôt d’Equinor a été de 15 milliards US$ et de 4,4 milliards US$ net, ce qui veut dire qu’elle a comptabilisé des impôts de 10,6GUS $ou 70%. On est loin de ça ici au Québec. Il ne faut pas taxer les riches et les compagnies, sinon ils vont partir, ce qu’ils ne font pas en Norvège.

Impôt des riches : la malhonnêteté du journaliste

https://www.lesoleil.com/2022/03/27/joe-biden-veut-taxer-les-americains-les-plus-riches-70cac8c7db6d2006eaabb3b31ce2e430

Les défenseurs des riches au front

Vous le savez bien que les pontifes ont toujours leurs croisés pour les défendre et les louanger, la concentration de la richesse (en faisant valoir son ruissellement bienfaiteur), leurs paradis fiscaux, leurs stratégies d’évitement fiscal, le mérite des baisses d’impôts pour les nantis, la création de richesse par la privatisation de nos services publics et de nos sociétés d’État, etc. Aie, ne proposez pas au Québec d’augmenter un peu l’impôt sur le revenu des monarques car vous allez vous faire taxer de socialistes et d’ignorants qui s’attaquent injustement à la crème de la société. Parmi ces courageux experts au service de la classe dominante, il y s les organismes de recherche financés par le patronat comme le C.D. Howe, le Conference Board, le Fraser Institute, l’Institut économique de Montréal, HEC Montréal, etc. Les Crésus ont aussi leurs universitaires affranchis comme Luc Godbout, Pierre Fortin, Robert Gagné et d’autres et bien évidemment leurs propres gros médias écrits et parlés avec leurs journalistes et chroniqueurs émérites : il y a aussi des organismes (ONG) au nom trompeur financés par la caste supérieure comme la Fédération canadienne des contribuables (nantis) : «Taxe sur les ultra-riches (Le Devoir, 31 août 2021). Comptez plutôt sur le 99%».

Québec solidaire ose vouloir instaurer une taxation équitable

Au Québec, proposer et de hausser quelque peu d’impôt des riches et des compagnies est un sujet tabou même si, en 2017, le FMI avait dit : «On devrait augmenter les impôts des plus riches» et aussi en 2013 : «Taxez les riches, dit le FMI» (Le Devoir, 12 octobre 2017 et 10 octobre 2013). Et en 2012, l’ONU et l’OCDE mentionnaient : «L’ONU veut taxer les super-riches» et «OCDE : «les Américains les mieux nantis devraient payer plus d’impôts» (La Presse, 6 juillet 2012 et Le Devoir, 27 juin 2012). Il y a aussi Obama et Biden : «Joe Biden prévoit de taxer les plus riches» (Le Devoir, 29 mars 2022). Aux États-Unis même les plus riches du monde comme Buffet et Gates ont plaidé pour plus de justice fiscale et pour une augmentation de leurs impôts : «Les riches américains devraient payer plus d’impôts» (Le Devoir, 6 octobre 2010).

Warren Buffett, propriétaire majoritaire de Berkshire Hataway, a même dit qu’il était scandaleux de voir qu’il avait un taux d’impôt véritable inférieur à celui de sa secrétaire et de sa femme de ménage. Il en est ainsi car pour les milliardaires le gros de leur richesse est surtout composé de capitaux (comme des actions), de biens immobiliers et d’œuvres d’art. Les gains annuels sur ces actifs effectivement matérialisés et gagnés, mais non encaissés car non cédés, ne sont pas taxés et très peu lors de la vente car au Canada et aux États-Unis il n’y a pas d’impôt annuel sur la richesse, c’est-à-dire sur le revenu économique réel.

Qu’à cela ne tienne, Québec solidaire a osé suggérer ce que d’autres ont fait, incluant les économistes Joseph Stiglitz et Thomas Picketty et malheur lui en prit car il s’est fait tomber dessus à bras raccourcis : «QS veut un impôt sur les grandes fortunes» (Le Devoir, 7 septembre 2022). Pourtant, il y en a un dans la majorité des pays occidentaux.

La malhonnêteté «structurelle» d’Éric Desrosiers du Devoir

Éric Desrosiers c’est connu, n’est pas un partisan de hausser l’impôt sur le revenu, comme l’est aussi son maître à penser, le fiscaliste universitaire Luc Godbout, qui préfère, comme le patronat, l’augmentation de taxes régressives telles que les taxes de vente et la tarification des services publics au nom du principe de l’utilisateur-payeur : «Luc Godbout : hausser la TVQ et les tarifs pour baisser les impôts» (La Presse, 6 mars et le Devoir, 20 mars 2015). Godbout, qui pense toujours comme le patronat, est même favorable pour appliquer la TVQ et la TPQ sur les aliments (La Presse, 27 février 2015) et a reçu en 2015, le chanceux, un appui unanime et total du patronat lors de la publication de son rapport sur la fiscalité commandé par le parti libéral du Québec (La Presse, 4 septembre 2014).

Toujours en se référant aux lucides propositions de Luc Godbout, qui sont calquées sur celles de la minorité possédante (jamais Godbout parle du méfait des paradis fiscaux), le journaliste démagogue Éric Desrosiers du Devoir avait déjà publié les 11 février 2021 et 25 mars 2022 avec la parution de son article d’une page et demie intitulée : «Ces riches insoupçonnés». Là, ledit journaliste a vraiment dépassé les bornes. Pour nous dire que les riches sont déjà beaucoup taxés au Québec, il y est allé d’une démarche vraiment malhonnête en faisant appel à des faussetés, des raccourcis, des omissions et des demi-vérités.

Mes amis, je crois que je suis en mesure de critiquer le travail du journaliste Éric Desrosiers du Devoir et celui du fiscaliste de l’université de Sherbrooke, Luc Godbout, en matière fiscale car j’ai autant sinon plus de connaissances en fiscalité qu’eux suite à mes cours suivis lors de mes études de comptable agréé et de maîtrise en administration, concentration finance, et de mes six années passées dans des bureaux d’experts comptables dont trois au cabinet international Deloitte, ce qui m’a amené à préparer plus de 300 rapports d’impôt des particuliers et des compagnies. Pourtant, je ne me décris pas comme un expert en fiscalité. Je dis seulement que j’ai suffisamment de connaissances et d’études pour traiter du sujet.

Un impôt sur le revenu et non un impôt sur le nombre

Mes amis, je vais y aller succinctement pour critiquer le travail déplorable du journaliste mais j’y reviendrai dans d’autres textes car ce sont toujours les mêmes mensonges et la même démarche malhonnête que l’on utilise afin de tromper les gens pour qu’ils se résignent et viennent à penser qu’il n’est pas bon de taxer les riches et aussi les compagnies.

Premièrement, dans son pamphlet, le journaliste Éric Desrosiers mentionne cette chimère afin de nous laisser savoir que les riches au Québec paient déjà plus que leur large part d’impôts sur le revenu : «Le cinquième le plus riche des Québécois compte d’ailleurs pour plus de 70% des recettes de l’impôt sur le revenu des gouvernements». Primo, le quidam utilise les statistiques fiscales des particuliers du gouvernement. Hélas, le vrai revenu annuel de tout individu est le revenu «économique» qui inclut tous les gains, ce que ne fait pas le revenu «fiscal» utilisé pour calculer les impôts que nous devons payer dans notre déclaration fiscale, car le fisc ne taxe pas du tout de vrais revenus qui sont le lot des gens nantis, comme les gains matérialisés mais latents (car non vendus) sur les capitaux et les immeubles détenus; les gros gains sur la vente de résidence personnelle, les gains sur les options d’achats d’actions détenues par des dirigeants d’entreprises; l’utilisation d’instruments dérivés par les banques pour reporter les gains sur la vente massive d’actions de compagnies détenues; etc. et le fisc taxe seulement la moitié des gains de capitaux cédés et vendus (dont la moitié n’apparait pas dans les revenus fiscaux, etc.

Dire que 20% des Québécois les plus riches paient 70% de tous les impôts est fallacieux car l’impôt porte bien son nom : c’est un impôt sur le revenu et non un impôt sur le nombre. Monsieur Desrosiers, soyez honnête et donnez-nous le revenu économique véritable de votre 20% de Québécois les plus riches et après on vous dira s’ils paient leur juste part. Monsieur Desrosiers, les statistiques fiscales sont celles déclarées par le contribuable : elles excluent donc les revenus «shippés» dans les paradis fiscaux. Kaptich? Et puis le ministère du revenu publie les statistiques fiscales des particuliers et celles des compagnies. Alors monsieur Desrosiers, vos statistiques fiscales des particuliers que vous utilisez avec votre ami Luc Godbout excluent les milliers d’individus qui s’incorporent en compagnies. Ainsi, ces riches n’apparaissent pas dans les statistiques fiscales des particuliers mais dans celles des compagnies, comme c’est le cas de nombreux médecins, avocats, entrepreneurs, rentiers, etc. Monsieur Desrosiers, des excuses sincères adressées à vos lecteurs seraient de mises.

Rapprocher les impôts payés au PIB est une farce grotesque

Le fiscaliste aimé du patronat (parce qu’il pense comme lui et milite pour les mêmes politiques fiscales que lui) Luc Godbout aime bien pour nous prouver (faussement) ses théories du riche surtaxé rapprocher les impôts payés au Québec au produit intérieur brut (PIB), ce qui est ridicule. Monsieur Desrosiers, on paie l’impôt sur le «revenu» et non sur le «PIB». Il serait si simple, si on voulait vraiment être honnête, de prendre le revenu économique et même fiscal d’un Québécois quelconque, d’un Français, d’un Américain, d’un Italien, etc. et de calculer et nous montrer les impôts sur le revenu qu’ils paient à l’État et ceux qu’ils paient au privé pour les nombreux services publics privatisés (comme ceux aux States) tels que la santé, l’éducation, les garderies. Aie, payer pour notre santé publique au gouvernement est un impôt mais pas pour les primes versées au privé par les Américains qui ont un système de santé privé. Oui, ils ont moins d’impôt à payer à l’État mais plus au privé pour leurs études, leurs garderies, leur eau, etc. Ah oui, payer pour le RRQ au gouvernement est un impôt mais pas pour les primes payées aux assureurs privés dans les pays qui n’ont pas de régime de retraite gouvernemental comme ici au pays et au Québec.

Mes amis, je m’excuse, mais je dois, faute d’espace, m’arrêter ici mais soyez assurés que je vais y revenir afin de contrer les faussetés et les mensonges fiscaux avancés par les experts mystificateurs qui sont dans les faits des gens qui défendent leur propre intérêt égoïste ou celui de leurs commanditaires.

Malgré les nombreux engagements certifiés, les paradis fiscaux fleurissent

https://www.journaldemontreal.com/2020/11/19/levasion-fiscale-dans-le-monde-coute-427-milliards-de-dollars-par-an

Vers un nouvel ordre mondial que vous gouvernements ont promis en 2009

Vous le savez, et j’en ai parlé dans mon dernier texte, la crise financière mondiale de 2008, dont sont responsables vos banques occidentales, a coûté des milliers de milliards de dollars en aide publique pour les sauver de la faillite et a causé des millions de faillites individuelles et de pertes d’emplois. Vos gouvernements démocratiques ont alors instauré une autre réglementation «vigoureuse» afin de les encadrer : «L’Union européenne veut plus de transparence et de morale (sic) sur les marchés financiers» et «Le FMI s’attaque aux banques trop importantes pour faire faillite» (Le Devoir, 24 octobre 2011 et le 1er avril 2014). Quelle farce grotesque que de demander aux banques plus grosses et plus riches que les États de faire preuve de morale et de transparence. Et puis, il y s les plus grands banquiers du monde qui sont venus faire leur petit numéro hypocrite : «Enquête sur la crise financière. Les banques disent avoir appris des leçons» (La Presse, 14 janvier 2010). Les leçons pour mieux arnaquer les individus et les États s’entend.

Chassez le naturel structurel et il revient vite au galop

Après avoir reçu des milliers de milliards de dollars en subventions en 2008 et 2009 et d’avoir subi le poids de nouvelles règles gouvernementales «soft», à la sortie de la crise : «Les primes aux employés de Wall Street ont été plus généreuses en 2009 (grâce aux fonds reçus)». JP Morgan Chase a versé plus de dix milliards de dollars canadiens en prime à ses employés en 2009 et Bank of America quatre milliards US toujours distribués en bonus : «Bank of America. Quatre milliards en bonus versés en 2009 aux employés» (Le Devoir, 24 février 2010 et La Presse, 4 février 2010). Quant aux profits engrangés en 2009 par ceux qui, je le rappelle, ont été responsables de la crise financière mondiale de 2008 et qui ont encaissé des milliards de dollars en fonds publics : «JP Morgan Chase dévoile d’insolents profits» et «La rentabilité de Citigroup emballe Wall Street» (La Presse, 15 octobre 2009 et Le Devoir, 11 mars 2009). Et en prime, la plus grosse banque d’investissement et de fonds spéculatifs au monde a mis son grain de sel afin d’aider la populasse : «Goldman Sachs a aidé la Grèce à dissimuler l’ampleur de sa dette publique» (La Presse, 15 février 2010).

Les guignols de service du G20 partent en guerre avec des fusils à eau

La meilleure «joke» funeste de vos gouvernements occidentaux, qui se battent supposément pour la démocratie, survenue suite à la crise financière mondiale de 2008 est la suivante : «G20 : pour un nouvel ordre mondial (sic). Les paradis fiscaux et les fonds spéculatifs dans le collimateur. Nouvelle autorité financière internationale. Frein aux salaires des patrons» (Le Devoir, 3 avril 2009). Le G20 recoupe les pays les plus riches du monde et pour vous prouver que c’est du sérieux : «L’Arabie saoudite à la tête du G20» (Radio Canada, 1er décembre 2019). Aie, suite à ces engagements formels, les paradis fiscaux ont explosé et ont camouflé encore plus d’argent provenant des possédants et les fonds spéculatifs se sont multipliés et spéculés sur le prix du blé, du pétrole, de l’eau, du soja, du cuivre, etc. Quant aux salaires des patrons… allô nouvel ordre mondial. Et nos médias occidentaux flétris ont publié et amplifié ces pseudo-engagements afin de vous faire croire que vous vivez en démocratie, que vous êtes libres et que vos gouvernements élus par une minorité sont au service de l’intérêt collectif et du bien commun avant tout, alors qu’ils sont sous le joug des transnationales et des riches qui, dans les faits, dirigent vos pays occidentaux.

Une liberté de façade

Bien sûr, vous pouvez chialer contre les politiciens dans les journaux, à la radio, à la télé, sur l’internet et contre les entreprises, mais pas trop, car ils sont de gros publicitaires et sont ceux qui détiennent vos médias d’information. Tout ça est de la frime. Depuis longtemps, les gens demandent de meilleurs services publics; une fiscalité plus équitable et progressive; un environnement plus sain et vivable pour nos enfants; la fin des paradis fiscaux; une vraie concurrence dans les domaines de l’essence, de l’alimentation, du sans-fil, de l’internet, des banques, des pharmaceutiques, etc. Il n’en fut absolument rien car le patronat et les nantis qui, pour satisfaire leurs intérêts égoïstes, ont exigé et obtenu moins d’État, moins d’impôt, plus d’évasion fiscale dans plus de paradis fiscaux, la privatisation des instruments collectifs, sociétés d’État et des services publics, la signature de traités de libre-échange qui leurs ont donné plus de liberté et plus de pouvoir, davantage de corruption institutionnalisé par le biais de leurs lobbyistes et de leurs médias affranchis qu’ils détiennent.

Le nouvel ordre mondial du G20 et les paradis fiscaux

Le nouvel ordre mondial du G20 proclamé en grande pompe en 2009 fut une fois de plus une comédie burlesque dont la population a fait les frais et qui fut joué par des pantins de politiciens et amplifié par des journalistes d’apparentant à des faire-valoir du pouvoir : «L’évasion fiscale dans les paradis fiscaux dans le monde coûte 427G$ par an» (Le Journal de Montréal, 19 novembre 2020). Le G20 avait pourtant promis en 2009 de mettre fin aux paradis fiscaux criminels. Ceux qui s’y adonnent encore devraient être emprisonnés. Selon Statistique Canada, les actifs canadiens transférés dans les paradis fiscaux furent de 11 milliards en 1990, ils ont atteint 88 milliards en 2003 et ils ont totalisé 381 milliards pour la seule année 2019 (Le Journal de Montréal, 15 mars 2005 et 22 juillet 2020).

Oui, les banques ont appris leurs leçons suite à la crise financière mondiale de 2008 et oui le nouvel ordre mondial proclamé en 2009 par le G20 a porté fruit comme le démontre la récent étude du très sérieux et indépendant Consortium international des journalistes d’investigation : «Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par de grandes banques» (Le Journal de Montréal, 20 septembre 2020).

Paradis fiscaux : encore une autre «nouvelle» révolution fiscale en 2021 instaurée de nouveau par le G20

Il faut bien le dire en toute franchise, même si les journalistes c’est du bien bon petit monde : ils sont intoxiqués sans le réaliser. Ils sont donc en partie non responsables de leur travail d’endoctrinement et de propagande. Ils sont censés nous informer tout en ignorant le fonds et l’essence des sujets des événements qu’ils sont appelés à couvrir. Voilà pourquoi ils reprennent souvent tel quel les communiqués de presse des gouvernements et des entreprises et rédigent des publireportages loufoques mais payants.

Alors les pays les plus riches du monde sont revenus à la charge en 2021 afin de s’attaquer de nouveau pour la forme et la galerie, et avec l’aide de nos haut-parleurs médiatiques, aux paradis fiscaux. Encore une fois, vos politiciens de pays démocratiques ont fait appel au mensonge car dans les faits rien n’a changé. Bien au contraire, le crime des paradis fiscaux s’est amplifié encore et toujours.

Gérald Fillion et Francis Vailles en selle

Ah mais quel beau titre touchant pour le lumineux texte de Gérald Fillion de Radio-Canada publié le 11 juin 2021 : «Analyse (sic). La justice fiscale au programme (sic) des pays les plus riches. Le temps est-il venu pour les multinationales de payer enfin (sic) leur juste part?». Pas encore Gérald. Calme-toi le pompon. Et le journaliste pro-patronal de La Presse, Francis Vailles, qui a titré ainsi sa chronique subliminale du 30 novembre 2016 : «Accord historique (sic) sur l’évitement fiscal». Accord dit historique qui a accouché même pas d’une souris mais d’un mulot. Un accord historique n’attend pas l’autre même pour l’environnement.

Hourra, le G20 revient à la charge

Oh, soyez dans l’allégresse que nous claironnent nos médias privés car en 2021 : «Le G20 (encore lui) donne son feu vert au big bang fiscal» et «Un accord historique sur la taxation des multinationales (et les paradis fiscaux)» (Le Journal de Montréal, 10 juillet 2021 et Le Devoir, 9 octobre 2021). En fait, le big bang fiscal s’est avéré un gros pétard mouillé, hélas, encore une fois.

Pour mettre fin aux paradis fiscaux sans se fatiguer

Mes amis, sachant que les paradis découlent et opèrent avec la bénédiction des pays occidentaux et qu’ils représentent de très petits centres, souvent de moins de 100 000 habitants (Caïmans, Turks et Caïcos, Îles Vierges britanniques, Bermudes, Andorre, etc.), il serait si facile pour les pays riches d’y mettre fin rapidement mais ils ne le feront jamais car ils sont voulus par la classe despotive dominante de l’Occident. Par exemple, on pourrait tout simplement interdire aux banques et aux professionnels de transiger avec ces paradis fiscaux comme l’Occident. Interdit à leur monde et entreprises de faire affaire avec la Russie, l’Iran, Cuba, la Corée du Nord, etc. On pourrait lever de petits embargos ou voter des sanctions contre eux qui les feraient disparaître rapidement. Ou bien leur interdire d’utiliser nos monnaies (dollars, euro et yen) comme ils le font à l’encontre de d’autres pays inamicaux.

Je mets au défi quiconque de prétendre que mes recommandations pragmatiques sont irréalistes et irréalisables.

Et le gagnant de toutes les crises est…

https://www.ledevoir.com/economie/600477/coronavirus-les-entreprises-en-sante-grace-aux-gouvernements

Qui est sorti gagnant de la pandémie?

C’est toujours pareil, peu importe ce qui arrive : les riches s’enrichissent, la classe moyenne et les gouvernements s’appauvrissent, les inégalités économiques déjà scandaleuses s’agrandissent, les services publics écopent et par pragmatisme, réalisme et par capacité d’adaptation, l’État privatise davantage. Et on fait cela au nom de la liberté et de la démocratie, selon la prétention de certains.

Prenons le cas récent de la COVID-19, qui se poursuit depuis 2020. Ça ce sont des faits : «Profits au rendez-vous malgré la crise (pandémie) pour les géants canadiens. Pas moins de 34 entreprises ont même enregistré en 2020 des bénéfices records» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Au premier paragraphe de l’article rédigé par Julien Mcevoy, il est écrit que : «L’année 2020 n’a pas été difficile pour tout le monde». Oui, comme durant toutes les crises quelles qu’elles soient, les gros s’en tirent toujours mieux grâce à la collaboration permanente de leurs élus.  

Les banques canadiennes passent au «cash»

Dans ce même article, on mentionne que les cinq grandes banques canadiennes, qui forment un vrai monopole, ont réalisé des profits époustouflants pour les seuls neuf premiers mois de l’année «pandémique» 2020. Par exemple, la banque Royale a empoché un bénéfice net de 7,9 milliards$ et la banque Toronto-Dominion (TD) en a engrangé un de 8,9 milliards$. Et comme c’est leur habitude de rire du monde ordinaire avec l’appui de leurs fidèles croisés médiatiques, la banque TD a fait publier de belles grosses publicités touchantes, pleines d’humanisme et de compassion, adressées au peuple captif de ce cartel assoiffé d’argent, dans leurs médias privés. Prenons celle-ci, publiée dans Le Devoir du 24 mars 2020, et intitulée : «TD. Nous sommes avec vous». Aie, çca vient de réaliser un profit record de 8,9 milliards$ pour les neufs premiers mois de 2020 et ça vient nous déballer de telles insanités dans leurs publicités très payantes pour les médias : «La TD a toujours été fière de servir la population canadienne (un service payant). Le Canada traverse une période éprouvante (mais pas les banques), et nous sommes tous touchés de façon très personnelle (en collectant des profits milliardaires records)». Et les médias qui publient ce genre de propagande, même le très sérieux Devoir.

Le Devoir comme organe de propagande du gouvernement canadien

En passant, ceux qui lisent Le Devoir tous les jours et qui observent les reportages de ses collaborateurs, journalistes et éditorialiste envoyés et présents en Grande-Bretagne, en Ukraine portant sur la Guerre en Ukraine (et les méchants russes); le pseudo-conflit à Taïwan (et les méchants chinois); l’après USA en Afghanistan (et les méchants talibans); et la mort de notre divine et bonne reine Élisabeth d’Angleterre, du Canada et du Québec, en arrivent comme moi à croire que ce journal constitue bel et bien un média de propagande à la solde du gouvernement canadien. Ça n’a aucun bon sens et ce n’est pas très sérieux. Vraiment pathétique. Ce médias québécois, comme d’autres, cultive carrément chez le lecteur la haine des Russes, des Chinois et des Talibans et l’amour des États-Unis et de l’Occident qui représentent prétendûment le summum de la liberté et de la démocratie contrairement aux pseudo-dictatures communistes qui oppriment constamment leurs citoyens. À ne pas mettre dans le même panier idéologique les supposés dictatures socialistes et les bonnes dictatures capitalistes qui sont nos amies comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Égypte.

Pourquoi la pandémie a été fantastique pour les compagnies?

«Les entreprises canadiennes en santé… grâce aux gouvernements. La Banque du Canada a dévoilé sa première évaluation de l’incidencede la pandémie sur les finances des compagnies canadiennes» (Le Devoir, 11 mai 2021). Selon la Banque du Canada : «En 2020, leur encaisse a connu une hausse marquée de quelque 28% ou 150 milliards de dollars». Et selon le Directeur parlementaire du budget, le gouvernement fédéral à lui seul a versé pour 114 milliards$ de 2020 à 2021 aux entreprises canadiennes même à celles qui ont des filiales dans les paradis fiscaux et celles qui ont racheté leurs actions à coups de milliards de dollars comme BRP (Ski-Doo), Suncor, CGI, Air Canada, etc. (Le Devoir, 21 mai 2020 : Aide aux entreprises. Faut-il les soutenir toutes?). Subventionner des compagnies milliardaires, même étrangères, qui en plus logent dans les paradis fiscaux, rachètent leurs propres actions à la tonne et versent de gros dividendes et qui déclarent des profits records durant la pandémie, ça dépasse tout entendement : «Les rachats d’actions à un sommet, une occasion pour… les investisseurs (les chanceux)» (Le Devoir, 30 juillet 2021).

Et maintenant, l’effet de la pandémie sur la classe moyenne

«Nouvelle (sic) hausse de l’endettement au Canada. Les dépenses (et les soldes) par cartes de crédit atteignent des sommets» (Le Devoir, 7 septembre 2022). Et oui, comme pour toutes les crises, c’est le monde ordinaire qui écope. Les hausses de salaires sont loin de compenser pour les augmentations de prix imposées par les transnationales qui ont utilisé comme prétextes la pandémie et le conflit militaire en Ukraine pour doper leurs tarifs et leurs prix afin d’emmagasiner toujours plus de profits. Des hausses de prix planifiées et décrétées par les multinationales qu’elles appellent «inflation» et qui découlent simplement et seulement de l’application des «lois naturelles» du marché. Et les choses vont empirer pour la classe moyenne puisque la Banque du Canada vient de relever ses taux d’intérêt d’un autre 0,75 point de pourcentage, faisant passer son taux directeur de 2,50% à 3,25% (Le Devoir, 8 septembre 2022). La Banque du Canada y va d’une nouvelle hausse hors norme.

C’est comme le solde des cartes de crédit qui vient d’exploser, ça veut dire plus de profits pour nos cinq grandes banques canadiennes. La misère de la classe moyenne fait le bonheur de la classe dominante. Vous le savez, les banques chargent des taux d’intérêt shylockiens sur les soldes à payer de leurs cartes de crédit. Et qui est contraint d’utiliser l’emprunt par le biais des cartes de crédit? Oui, c’est ça, la populasse.

Idem pour la crise financière de 2008

Mes amis, ce fut le même «pattern» déplorable lors de la crise financière mondiale de 2008, dont sont responsables les banques et institutions financières qui, par cupidité coutumière, ont effectué des prêts hypothécaires en toute connaissance de cause à des gens insolvables et ont élaboré des produits financiers regroupant des prêts étudiants, des soldes sur cartes de crédit et sur locations de voitures et d’hypothèques problématiques qu’ils ont vendu à leurs clients disant qu’il y avait aucun risque ou si peu. Et puis bang, la balloune a pété. Nos gouvernements se sont alors endettés et ont versé des milliers de dollars aux banques sous le prétexte de «too big to fail». Allô économie capitaliste de marché avec la main très «visible» de l’État, pour les gros, et discrète pour les autres. En fait, c’est du socialisme d’État mais au service principalement des riches et puissants. Imaginez, l’État a aidé les banques afin d’éviter leur faillite, avec l’argent du public, soit celles qui furent responsables de ladite crise financière de 2008. Le beau principe de l’utilisateur-payeur dans tout ça, il est où?

L’impact de la crise financière 2008 sur le peuple

  • «Crise financière de 2008 : des millions d’Américains toujours surendettés (sic) en 2018» (Radio-Canada, 14 septembre 2018);
  • «Un Américain sur dix risque de perdre sa maison» (La Presse, 27 août 2010);
  • «Crise financière. 2000 milliards$ US d’épargne-retraite partis en fumée» (Le Journal de Montréal, 8 octobre 2008);
  • «Quand la crise devient une catastrophe humaine. Selon la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), les pays en voie de développement (qui sont les victimes et non les responsables) sont les plus touchés» (Le Journal de Montréal, 27 avril 2009);
  • «Pertes d’emploi dues à la crise. Sommet record depuis 1980. De plus en plus de Canadiens sont prêts à n’importe quel travail à temps partiel» (Le Journal de Montréal, 10 avril 2009).

Et l’impact de la crise financière 2008 sur les compagnies

Vous allez voir, c’est l’histoire d’une autre débâcle qui se termine bien pour certains, et qui en ont même profité pour s’enrichir davantage :

  • «Statistique Canada : les entreprises sortent de la crise financière en pleine forme. Moins endettées et les coffres pleins. En fait, leur santé n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans» (La Presse, 18 novembre 2009). Pis, êtes-vous contents?;
  • Et pour 2009, grâce à l’injection de fonds publics, les compagnies canadiennes ont réalisé des profits records : «L’explosion des profits n’annonce pas la fin de la crise (pour le monde ordinaire s’entend» (Le Devoir, 4 septembre 2010);
  • «Sortie de crise. La croissance des profits se poursuivra prédisent les économistes, mais tous n’en profiteront pas (qui selon vous?» (Le Devoir, 17 novembre 2010).

Et qui ne profitera pas de la croissance et des gros profits issus de la crise financière 2008? Et ben c’est la bonne banque TD, celle qui est avec nous en tout temps, qui l’a dit en 2009 : «Selon la TD, les Québécois devront faire des sacrifices» (La Presse, 2 septembre 2009).

L’éducation publique en arrache toujours : pourquoi selon vous?

https://www.journaldemontreal.com/2022/09/28/et-si-leducation-etait-vraiment-une-priorite

Les Québécois sont dociles en raison de leur lavage de cerveaux

Au moins les Québécois sont dociles. Et ils sont dociles du fait qu’ils sont «brainwashés» continuellement par leurs chers médias, dépendants de la publicité des grosses compagnies privées, et pas leurs journalistes, animateurs, chroniqueurs, experts et éditorialistes qui se prétendent indépendants, impartiaux, réalistes et professionnels. Des experts qui n’en sont pas généralement.

Aie, 20% des Québécois n’ont pas de médecin de famille; le temps d’attente est de 17 heures à l’urgence; faute de chambres, les malades sont parqués comme du bétail dans des corridors et des roulottes; pour des malades graves, il faut patienter des mois pour une chirurgie, à moins de se tourner vers le privé ou vers d’autres pays; des municipalités n’ont aucun médecin et pour en voir un, il faut parfois parcourir plus de 100 kilomètres. Et devant cet état de fait absolument inacceptable et même criminel, les Québécois ne font rien, surtout pas de grosses manifestations bruyantes afin de brasser la cage des gouvernements et des puissants. Tout au plus, ils vont se plaindre sur leur Facebook ou autres bébelles du genre. Ils sont ainsi parce qu’ils sont soumis à «l’ordre» établi et à «l’État de droit». Complètement résignés. Les services publics croupissent et certains jugent plus important de protester pour leur «libarté» devant les mesures sanitaires préconisées face à la pandémie.

L’inflation due aux lois naturelles de marché : y’a rien à faire, c’est comme faire face à l’ouragan

Les politiciens affranchis et les journalistes encadrés ont dit et répété que pour la hausse des prix des biens et services, personne en est responsable, surtout pas les transnationales qui engrangent pourtant des profits records. Non, si les prix augmentent, c’est uniquement à cause de l’application des lois naturelles propres au marché capitaliste perturbées et secouées par les guerres, les sècheresses, les pandémies, les tornades, etc. Les dirigeants d’entreprises ne font alors que s’adapter et obéir du mieux qu’ils peuvent aux soubresauts de la nature économique qui se défoule malheureusement toujours sur le monde ordinaire mais toujours au profit du monde extraordinaire. Ben non, nos politiciens sont trop pragmatiques et réalistes pour plafonner et bloquer le prix des biens et services imposé par le «marché» des multinationales : ils préfèrent s’attaquer à l’inflation et au manque à gagner des individus en se faisant hara-kiri et en baissant ses impôts et ses taxes. Pas question non plus de hausser le salaire minimum obligatoire afin de ne pas irriter le patronat et de ne pas nourrir l’inflation que les pseudo-experts de vos médias préférés prétendent. Le marché est de faire un vrai oligopole dans lequel quelques immenses transnationales dominent leur secteur d’activités et imposent leurs prix, leurs lois et mettent à genoux les gouvernements qui leurs ont tricoté de beaux traités de libre-échange en catimini qui leurs accordent encore plus de pouvoir. Le marché c’est loin d’être des milliers d’entreprises qui se font une vive concurrence, sauf pour les PME.

Baisser les impôts pour mieux assécher les services publics et privatiser

Et face à un système de santé publique en décrépitude, vos gouvernements en rajoutent en privatisant davantage : «La CAQ veut construire des mini-hôpitaux privés» (La Presse, 3 septembre 2022). Aie, là ce n’est plus seulement des cliniques privées mais des mini-hôpitaux privés. Après les mini-hôpitaux vont venir les méga-hôpitaux privés. Des hôpitaux, des cliniques, des écoles et des garderies qui n’ont de privé que le nom, étant complètement ou essentiellement financés par des fonds publics. Pendant que la santé et l’école publiques triment dur, les écoles et les cliniques privées financées par l’État fleurissent dans la belle province. Mes amis, c’est le Québec qui fait le plus de place dans le pays au privé en santé et en éducation et qui le subventionne le plus. C’est aussi le Québec qui compte le moins de lits d’hôpitaux, d’infirmières et de médecins par 1000 habitants de toutes les provinces importantes. Si on manque déjà de médecins et d’infirmières dans le système public, de privé va aller chercher ses professionnels où? Non ils ne peuvent pas en faire venir de d’autres pays, le Collège des médecins ne veut pas.

Le privé en éduction et en santé : le problème et non pas la solution

Il est bien évident, et cela saute aux yeux, que le privé en santé et en éducation n’est absolument pas la solution mais bel et bien le problème. Depuis plus de quarante ans que les charlatans et les tartarins clament hypocritement que le privé va soulager le public, qu’il va l’appuyer et le soulager. Oui, le système de santé et d’éducation publiques au Québec sera toujours malade car vos gouvernements, qui sont sous tutelle de la classe dominante, donnent et donneront toujours plus la priorité aux écoles et aux cliniques privées mais subventionnées à 100% ou presque. Aie, faites juste regarder autour de vous le fleurissement des écoles et des hôpitaux privés dont les immeubles sont en très bon état, qui ne souffrent pas de pénurie d’employés et où il n’y a pas d’attente. Un autre fait, le privé en santé coûte beaucoup plus cher que le public en raison de l’ajout d’un nouvel intermédiaire que sont les grosses compagnies d’assurance qui viennent alourdir le coût global de la structure économique. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre ça, hein?

Les fausses solutions en éduction : juste pour rire de vous

Pas besoin de chercher loin pour démontrer concrètement que les gouvernements ne veulent pas, dans les faits, améliorer le système d’éducation et de santé publiques en le finançant davantage préférant subventionner davantage les cliniques et les écoles privées. La CAQ, le PLQ et le PCQ du mythomane Duhaime suggèrent des baisses d’impôts importantes qui vont priver l’État de milliards de dollars chaque année en recettes fiscales et c’est que veut le patronat. Je suppose que cela va améliorer l’état de nos services publics? Ben non, moins de recettes fiscales pour l’État rime avec moins de services publics et évidemment plus de services privés. Compris?

Ah oui, la création par la CAQ de deux mini-hôpitaux privés, une première au Québec, financés entièrement par des fonds publics, c’est fait dans le but d’aider le système publique je suppose? Aie, on ne parle plus seulement de cliniques privées mais d’hôpitaux privés qui vont pouvoir alors faire de plus en plus de chirurgies et d’avoir des lits afin d’hospitaliser les malades : «Plus de profits (versés par l’État) pour les cliniques privées. Les nouveaux contrats (signés avec le gouvernement caquiste) pour les chirurgies offrent des marges bonifiées (soit l’entièreté des coûts remboursés par l’État plus une marge de 10 à 15%)» (Le Devoir, 13 avril 2021). Et puis la CAQ ne s’en cache même pas qu’elle veut prioriser le privé en santé : «Québec (CAQ) veut (sic) que le privé puisse augmenter l’offre en santé» (Le Devoir, 26 février 2022). Ils vont prendre leurs employés où? Elle est où «l’offre» en santé publique?

Et pour la CAQ, la solution à notre piètre système de santé publique, ce n’est pas d’ajouter des médecins, des infirmières, des lits, etc. Non, la solution passe tout simplement par l’élaboration d’un nouvel organigramme : «La CAQ veut scinder le ministère de la Santé. Christian Dubé entend débureaucratiser (sic) le système en créant une agence responsable des opérations» (Le Devoir, 18 août 2022). Puis, aimez-vous ça faire rire de vous en pleine face? Le système de santé le plus bureaucratisé au monde est aux States et il est privé. Le «melting pot» composé d’assureurs, d’hôpitaux, de médecins et de patients, ça fait beaucoup de bureaucratie.

En éducation, pour les libéraux de Couillard et de Charest, la solution aux problèmes de notre système d’éducation publique ne passait pas par plus d’argent public mais simplement par l’abolition des commissions scolaires, sauf celles des commissions anglophones, vous devinez bien, je l’espère, pourquoi? Et alors que l’on manque cruellement de professeurs, la CAQ a eu la brillante idée de lancer le projet de maternelle à 4 ans. Fantasmagorique.

Et pour ne pas avoir des organismes publics indépendants qui viennent dire la vérité aux gens, le PLQ avait aboli le poste de Commissaire à la santé et : «Le Conseil supérieur de l’éducation pourrait disparaître» (Le Devoir, 13 juillet 2016). C’est pourquoi au Québec, ni la CAQ, ni le PLQ ne veulent la nomination, comme en Ontario et au Canada, d’un poste de directeur parlementaire du budget indépendant du gouvernement. Ils préfèrent s’en remettre aux médias pour «informer» le monde, eux qui se comportent souvent en service de relations publiques qui publient intégralement les communiqués de presse de l’émetteur qui souvent est un gros publicitaire.

Yves Bolduc, l’ex-ministre et visionnaire de l’éducation

L’ex-ministre libéral de l’éducation, le docteur Yves Bolduc, l’avait lui la solution afin de faire plus avec moins en éducation publique, tout en améliorant les services :

  • «Augmenter la taille des classes ne nuira pas à la réussite scolaire» (La Presse, 16 décembre 2014). Il fallait juste y penser!;
  • Une des meilleures est celle-ci, émanant encore du bon docteur Bolduc : «Bolduc hausse le ton. Les commissions scolaires doivent faire des coupes (des grosses en plus de ça) sans toucher aux services aux élèves, dit le ministre» (La Presse, 3 octobre 2014).

Vous voyez bien que nommer un énergumène comme Yves Bolduc au poste de ministre de l’éducation prouve bien que le gouvernement ne prend pas au sérieux le système d’éducation publique et qu’il donne préséance à l’école privée. Aie, après avoir coupé des centaines de millions de dollars dans le système public, voilà que : «Les écoles privées gardent leurs subventions (de plus de 75%). Yves Bolduc renonce à réduire, comme il l’avait promis, de 50% ou plus, les subventions aux écoles privées» (La Presse, 3 octobre 2014). Mais le PLQ a tenu sa promesse de couper généreusement dans les écoles publiques.

Deux autres bonnes à faire rire, émanant de l’ex-ministre libéral de l’éducation, le sieur Yves Bolduc

  • «Bibliothèques scolaires. Les écoles ont assez de livres, juge Bolduc» (La Presse, 22 août 2014);
  • «Élève mise à nu pour une fouille. Acceptable si c’est respectueux, dit Bolduc» (La Presse, 18 février 2015).

D’autres pour démontrer que le gouvernement ne veut rien savoir de ce qui relève du public

  • «Éducation. Le bonnet d’âne pour le Québec. La province arrive bonne dernière au Canada pour le financement public par étudiant» (Le Devoir, 13 décembre 2017). Et première pour le financement public des écoles privés. C’est ça le modèle québécois;
  • «Les écoles québécoises sont les plus inégalitaires au pays, selon un rapport du Conseil supérieur de l’éducation (vous comprenez pourquoi le PLQ voulait abolir ledit Conseil» (La Presse, 2 novembre 2016).

Et l’autre ex-ministre libéral de l’éducation, Sébastien Proulx, qui est venu ajouter l’insulte à l’injure en affirmant que même si les professeurs au Québec sont moins bien payés qu’en Ontario, ils vont rester au Québec (Le Journal de Québec, 22 mars 2016). Mais le PLQ avait de l’argent pour payer davantage nos médecins plus qu’en Ontario. Et l’ex-ministre libéral des Finances, le petit faiseux à Martin Coiteux, qui en a rajouté en disant devant la Chambre de commerce que «les professeurs vont rester s’ils ont vraiment à cœur l’intérêt des enfants plutôt qu’une augmentation de salaire» (Journal de Québec, 14 septembre 2015). Et pour clore : «investir dans l’éducation maintenant serait maladroit. Le ministre libéral François Blais croit qu’il faut d’abord rétablir les finances publiques» (La Presse, 3 octobre 2015).

Le Devoir, un organe de propagande du gouvernement canadien?

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1891979/frein-erosion-confiance-luce-julien

Par essence, nos médias sont biaisés et subjectifs

Comme vous le savez, Le Devoir, tout comme nos autres médias privés, sont financés par les gouvernements du Canada et du Québec, par des entreprises via la publicité et les publireportages et sont détenus par de gros intérêts privés comme Bell, Cogéco et Québecor. Ça ne prend pas une grosse lumière pour constater empiriquement que ces médias vont, par essence, verser dans la propagande car étant intensément dépendants du financement du privé et des gouvernements. Ne venez pas me dire que des médias d’information sélective à saveur idéologique détenus par des grosses compagnies et des milliardaires sont plus objectifs que des organes de presse qui sont de propriété collective par le biais de l’État. Ni mieux, ni pire. Je suppose que Radio-Canada, détenu par le gouvernement fédéral, avec ses vedettes comme Anne-Marie Dussault, Céline Galipeau, Patrice Roy et François Brousseau c’est totalement indépendant de l’État et parfaitement objectif et aussi tout le contraire des médias détenus par les États russe, chinois ou cubain? Si vous croyez ça, vous êtes bien à plaindre. Je ne dis pas que les médias écrits et parlés sont mauvais : je dis juste qu’ils ne sont pas indépendants. C’est l’évidence même. Par exemple, Le Devoir est financé par les gouvernements d’Ottawa et du Québec, par des firmes comme Air Transat et même par des transnationales américaines comme Facebook et Google.

Et ce n’est pas moi qui le dis, en plus de ne pas date de hier

Suite à une étude nationale menée en 2004 sur les médias, 76% des Canadiens croyaient que les journalistes et les organes de presse (souvent détenus par des gens riches et puissants) étaient souvent influencés par les individus qui ont du pouvoir ou de l’argent : «Les médias canadiens influencés par les riches et les puissants» (La Presse, 15 juin 2004). Idem en 2022, alors que selon la dernière édition du Digital News Report, seulement 47% de la population a dit faire confiance à la plupart des nouvelles : «Comment freiner l’érosion de la confiance?» (Radio-Canada, 18 juin 2022). Pas fou le monde, ce qui n’empêche pas nos médias de toujours verser dans l’idéologie capitaliste occidentale.

Et même les journalistes honnêtes sont d’accord avec moi. Il y a toujours bien une limite à nier les faits : «Une majorité de journalistes jugent qu’ils se font manipuler par les relationnistes» (La Presse, 31 mars 1988). Se faire manipuler par les services de relations publiques et par d’autres intérêts influents… Déjà en 19888 ils affirmaient ça et les choses ont empiré depuis. Ils disent qu’ils se font manipuler par les relationnistes et par les firmes de communication, ce qui ne les empêche pas toutefois de reprendre souvent textuellement leurs communiqués de presse tel quel, sans poser de questions.

Le boss de la Banque Nationale et le pape Benoît XVI

Même l’ancien président de la Banque Nationale du Canada, le tonitruant André Bérard, l’avait candidement dit : «Bérard invite les gens d’affaires à acheter des articles de journaux» (Le Soleil, 13 mars 1997). Ça n’a pas empêché le gouvernement du Québec d’honorer le monsieur : «L’Ordre national du Québec est décerné à plusieurs personnalités (dont André Bérard)» (La Presse, 15 avril 2000). Une autre drôle juste pour vous venant cette fois du pape Benoît XVI en 2005 : «Le pape appelle les médias à faire preuve de responsabilité» (Le Journal de Montréal, 9 mai 2005). Il paraît que Jésus-Christ lui a répondu ceci : «Mon cher Benoît, il y a toujours bien des limites à ce que je peux faire comme miracle».

Mais ça continue à se prendre comme étalon-mesure

Encore une fois je le dis, nos médias canadiens et occidentaux ne sont pas pires que les autres, mais certainement pas mieux. Qu’à cela ne tienne, ils continueront à se prendre faussement et malhonnêtement pour des modèles d’objectivité et de professionnalisme comme dans le cas de cet article, un parmi des milliers d’autres, de la journaliste Erika Aubin du Journal de Montréal paru le 27 février 2022 et intitulé : «Médias contrôlés par l’État : voici comment la guerre est racontée aux Russes. Voici comment le Kremlin expose à sa population le conflit en Ukraine». Bien d’accord avec toi Erika que les nouvelles russes doivent être teintées d’un biais systématique. Mais j’ai juste une petite question pour toi : au Journal de Montréal, contrôlé par Québecor et généreusement financé par nos gouvernements, comment le conflit en Ukraine est-il raconté à vos lecteurs et aux auditeurs de TVA et de LCN? Pour t’aider dans ta réflexion, je te prie de lire les textes de vos chroniqueurs chevronnés comme Loïc Tassé, Mario Dumont et d’autres. Tu vas voir Erika, ça va te faire rire mais pas pour les bonnes raisons. Je sais que tu seras d’accord avec moi, mais garde ça pour toi.

C’est bon pour l’impartialité

Déjà c’était comme ça en 2007 et c’est mille fois pire aujourd’hui : «Les journaux sont de plus en plus dépendants de leurs revenus publicitaires» (Le Devoir, 18 janvier 2007). Bien sûr que non, cela n’affecte pas leur indépendance.

Et pourquoi pas une autre drôle : «Ottawa devrait s’attaquer à la désinformation, dit son comité d’experts (sic)» (Le Devoir, 9 juillet 2022). Si on s’attaque à la désinformation, il va rester quoi comme médias écrits et parlés au Canada et au Québec? Hi! Hi!

Revenons au Devoir et à sa pathétique couverture du décès de «notre» reine

Celles et ceux qui me connaissent savent très bien que je suis un modèle de patience et de tolérance, «full zen» quoi. Mais il y a des limites à tout, surtout quand cela concerne un média d’information comme Le Devoir (qui est loin d’être, malgré ses prétentions, un organe de presse libre et indépendant qui, par son traitement journalistique et le choix des sujets et nouvelles à couvrir, «brainwashe» ses lecteurs sur plein de sujets importants et ne développe pas chez eux un esprit critique mais plutôt résignation et endoctrinement. Le Devoir est avant est avant tout un outil idéologique de la propagande occidentale capitaliste qui aliène ses propres lecteurs. Totalement biaisé, subjectif et détestable sa grosse couverture quotidienne des conflits en Ukraine, à Taiwan, en Iran et en Afghanistan. Il y a d’un côté les victimes et les bons, comme les Européens, le Canada et les États-Unis, et de l’autre les méchants Talibans, Russes, Iraniens et Chinois. Ah oui, en Ukraine il y a, pour eux, les bons ukrainiens qui sont pro-occidentaux, et les autres exécrables ukrainiens d’originie russophone, qui sont nettement majoritaires dans le Donbass et qui, horreur, sont pro-russes. Ces derniers n’ont jamais été considérés par nos médias comme des victimes pendant les nombreuses années qu’ils ont eu à subir les attaques répétées de l’armée ukrainienne de l’adorable et très photogénique Zelensky qui est la coqueluche des Occidentaux et bien évidemment de nos très aimables journalistes.

Trop, c’est comme pas assez

Depuis la mort de la bonne reine Elisabeth d’Angleterre et du Canada, soit le 8 septembre 2022, cela m’amusait de voir, mais de ne pas lire, les très nombreux articles publiés quotidiennement dans Le Devoir. Je trouvais ça tellement malheureux que l’on consacre autant de ressources et d’espace dans ledit quotidien alors que, il me semble, tout média d’information sérieux, indépendant et professionnel se devrait de couvrir et de traiter des nouvelles dans le monde plus importantes que le décès de la reine d’Angleterre qui a été la source de tellement d’exploitation, de vols, de crimes et de soumission au Canada et dans plusieurs autres colonies en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et pour les Québécois francophones. Aie, Le Devoir a même envoyé à Londres deux de ses journalistes, Jean-Louis Bordeleau et Violette Cantin, pendant plusieurs jours afin de couvrir la nouvelle et en a affecté plusieurs ici à Montréal, comme Stéphane Baillargeon, Boris Proulx, Étienne Lajoie, Christophe Huss, Annabelle Caillou, Lauranne Croteau et d’autres. Plusieurs de ces articles ont été financés par le gouvernement du Canada, tel que signalé dans le journal. Vraiment touchant, on a eu aussi droit à de nombreuses photos à tous les jours dont ceux des deux adorables petits chiens et de l’attendrissant poney de «notre» gentille reine. Lors des funérailles de sa majesté. Le Devoior a fait les choses en grand avec trois gros articles à faire pleurer quiconque qui a un cœur et publiés le 19 septembre 2022. Bon, je me suis dis : «Léo, calme-toi le pompon, c’est maintenant terminé». Ben non, le lendemain du majestueux service funéraire de notre reine pour qui nous sommes tous ses sujets, soit le 20 septembre 2022, là on a eu droit, pas à trois mais à quatre gros articles et encore d’autres belles photos, dont celles de Muick et Sandy, les deux toutous d’Elisabeth.

Je m’inquiète pour Muick, Sandy et le poney

Sensible comme je suis, je me suis inquiété et même angoissé sur le sort qui attend les deux chiens et le poney de la reine. En signe de solidarité et de remerciement pour tout ce que la reine d’Angleterre a fait pour nous, le Canada devrait demander à les adopter. En plus de poser un geste plein d’humanité et de reconnaissance, cela deviendrait pour le Canada un attrait touristique majeur. Pour ne pas faire de chicane, je propose que les deux chiens soient hébergés en Ontario et le poney au Québec, ce qui permettrait au Devoir de continuer à s’épandre sur le sujet de la reine en nous rapportant régulièrement des nouvelles du poney. Aie sérieusement, vous aurez dû plutôt envoyer vos reporter en Palestine, au Yémen, au Sri Lanka, où sonr parqués depuis 4 ans 900 000 rohingyas, au Honduras, au Salvador, etc.

God saves the Queen, God bless America et que les autres aillent au diable

En 2022, Le Devoir a consacré souvent des articles très longs sur la famille royale, qui est tellement insignifiante, avec des photos et des titres quétaines comme :

  • «Elisabeth II tout sourire pour son jubilé de platine» (3 juin 2022). N’y-a-t-il pas plus important sujet à traiter pour un média supposément «d’information»?;
  • «La reine fête ses 96 ans loin des projecteurs» (22 avril 2022). Très instructif grâce à la photo de la reine qui apparait non pas avec son poney mais ses deux poneys blancs au château de Windsor. Photo que j’en encadrée et mise dans ma chambre à la place de celle de mon ex;
  • «La famille du prince Harry et de Meghan Markle s’agrandit avec la petite Lilibet Diana» (7 juin 2021). Fantasmagorique!;
  • «Confessions royales» (8 mars 2021). Confessions royales, genre ragots, potins et bavardages.

Je le répète : tous les articles publiés par Le Devoir sur le décès de la reine, sur le conflit en Ukraine, sur Taiwan, sur les Talibans (c’était tellement mieux lorsque les armes américaines et canadiennes étaient présentes en Afghanistan) et sur l’Iran donnent l’impression d’avoir été dictés et même écrits par le gouvernement du Canada tellement ils rejoignent les orientations et les politiques canadiennes. Si vous ne me croyez pas, lisez les. Oui, on est en droit de légitimement se poser des questions, si Le Devoir n’est pas le bras idéologique et l’organe de propagande du Canada? Bah, consolez-vous, il y a de nombreux cas identiques dans plusieurs autres pays occidentaux.

RBC : La banque verte et inclusive qui a à cœur le bien-être des enfants

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1901139/rbc-evasion-fiscale-bahamas-leaks-arc

Nos médias aiment les banques : cherchez pourquoi?

Nos médias aiment beaucoup les banques car elles sont de très gros publicitaires. Voilà pourquoi ils leurs consacrent des publireportages présentés sous forme d’articles sérieux et impartiaux et présentent leurs dirigeants comme des mécènes, des philanthropes et des bienfaiteurs. Ils vantent aussi le génie du cartel bancaire canadien, qu’ils prétendent le résultat d’une vive concurrence dans un marché dynamique, même s’ils ont tous les mêmes tarifs, des taux d’intérêt identiques, des frais abondants similaires, qu’elles augmentent toutes et souvent en même temps, comme dans le domaine de l’essence.

Les banques sont très présentes en politique occidentale où sont élus de nombreux banquiers comme ministres et premiers ministres tout en soutenant financièrement et généreusement plusieurs partis politiques sauf, bien évidemment, les socialistes et les communistes. Enfin, nos bonnes et belles banques canadiennes financent plein de bonnes causes comme le cancer, l’éducation, le sport, etc. Du bien beau et bon monde que je vous dis.

La Royal Bank qui graisse une journaliste adepte du travail mondialisé

J’aime la Royal Bank, même si elle s’achète des vedettes journalistiques comme Amanda Lang de la CBC a qui elle a versé plus de 100 000$ à titre de conférencière et de panéliste, elle qui à la télé nationale a tout fait pour empêcher la diffusion d’un reportage portant ombrage à nos banques, qui ont fait venir ici des travailleurs étrangers afin de mieux congédier leurs employés. J’oubliais : Amanda était alors en couple avec un haut dirigeant de la banque Royale : «Télévision. La journaliste Amanda Lang quitte CBC» (Le Devoir, 14 octobre 2015). Que c’est dont triste de faire tout un plat pour des travailleurs bancaires canadiens remerciés pour une bonne cause humanitaire, soit celle de faire venir ici des réfugiés de l’Inde et du Pakistan pour les remplacer. Des migrants plus compréhensifs et moins demandants : «La Royale s’excuse, mais persiste. Tout au plus la banque s’engage-t-elle à trouver un autre poste aux 45 employés licenciés au profit de travailleurs étrangers» (Le Devoir, 12 avril 2013). Moi j’ai trouvé ça beau et rempli d’humanisme que la banque Royale «s’excuse», ce qui ne l’empêchera pas de persister dans son mode de gestion du personnel novateur.

La vertueuse Royal Bank veut notre bien

Il est malheureux, et je dirais même inadmissible que l’Église catholique ne canonise que des individus et jamais des compagnies. Oui, je la canoniserais de ce pas et on pourrait alors dire Sainte Banque Royale… priez et veillez sur nous. Ah, ah, je sens que certaines personnes athées et bouchées s’offusquent et grimpent dans les draperies devant mon idée qu’elles jugent subversive. Attendez que je m’explique avant de vouloir me lapider. Vous allez voir que vous allez être parfaitement d’accord avec moi. Même que pour certains, ils devraient être permis de faire des dons à la Royal Bank déductibles d’impôts et cette dernière devrait être autorisée à émettre des reçus fiscaux de charité.

Croire en nos enfants pour qu’ils puissent s’épanouir

Prenez par exemple cette publicité que la Banque Royale s’est payée dans plusieurs médias portés sur la saine propagande du capitalisme avec son marché et ses lois naturelles. Si vous avez un cœur, ça va vous arracher bien des larmes : «Quand on croit en nos enfants, ils peuvent s’épanouir» (La Presse, 29 octobre 2013). Ainsi, avoir des filiales dans les paradis fiscaux afin de se dérober à l’impôt, c’est pour nos enfants que nos banques font ça. C’est aussi, je crois, pour aider à mieux financer nos services publics, oups, pardon, à mieux les privatiser afin d’améliorer les services et donner plus de liberté à nos adorables enfants pour qu’ils puissent choisir l’école, l’hôpital et la garderie de leur choix. Agir ainsi c’est respecter les principes de base d’une saine démocratie. Je savais que je vous ferais pleurer. J’ai même en tête un film : «La royauté évangélique de la Royal Bank». Aie, que j’en vois pas un ou une me voler mon idée. En passant, les paradis fiscaux sont-ils abordés dans le nouveau cours d’économie financière que la CAQ veut instaurer au secondaire?

Une banque verte et inclusive

C’est assurément une infopublicité présentée comme article objectif qu’a rédigé la préposée journalistique Tara Deschamps de La Presse canadienne et qui fut publiée par de nombreux quotidiens, dont Le Devoir le 9 avril 2021, sous le titre racoleur et vendeur de : «Le patron de la Banque Royale plaide pour un Canada plus vert et plus inclusif». Demandez-vous pas quel est le bien-fondé de publier ce ramassis de vœux pieux émis par un banquier : il n’y en a aucun. Je vous l’ai dit, les banques canadiennes sont riches et sont de gros publicitaires. Elles ont leurs entrées partout dans tous les recoins de la sphère publique avec leurs nombreux lobbyistes et pseudo-bénévoles.

Membre du Conseil des normes d’information «durables»

Une autre belle initiative de la Banque Royale, soit celle de faire partie du Conseil (sous l’autorité des comptables agréés) des normes internationales (rien de moins) d’information sur la durabilité qui apporteront transparence et cohérence sur les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises : «CPA Canada. Des partenaires engagés pour des normes internationales d’information sur la durabilité» (Le Devoir, 6 juillet 2022). La durabilité durable… s’entend. Comme les comptables et les banques sont les principaux instigateurs et parrains de l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux du monde entier, alors grâce à ce nouveau Conseil des normes internationales d’information sur la durabilité, ils vont enfin cracher le morceau et tout dévoiler. La Royal Bank est entièrement favorable à la transparence, mais à une transparence qui respecte la liberté de ses bons et gros clients : «La Banque Royale forcée de révéler qui se cache derrière 97 comptes aux Bahamas» et aussi «La Royale cache encore des documents. Elle est accusée de transactions illégales dans ses filiales aux Îles Caïmans et aux Bahamas» (Radio-Canada, 27 juillet 2022 et le Journal de Montréal, 29 avril 2014).

La finance verte et propre

Pourquoi pas une autre «pause» publicitaire offerte aux banques canadiennes, gracieuseté de nos médias de désinformation. Il faut dire que les deux (médias et banques) font la paire : «Des banques promettent des efforts pour verdir la finance» (Le Devoir, 24 septembre 2019). Un autre article bidon. Et je termine en beauté par cet autre homélie journalistique encore rédigée par la Presse Canadienne, des servants de messe patronale : «Vers la carboneutralité pour la Banque Royale» (Le Devoir, 8 avril 2022). Mes amis, à voir le titre de tous ces papiers exaltants sur la vocation humanitaire de la Royal Bank, entre autres, car les autres sont aussi magnifiques, on est porté à se demander si elle n’est pas trop bonne, trop portée sur le «social» et sur le «human relation» et pas assez sur l’économique. Comme disait le poète : trop c’est comme pas assez.

Le vrai visage de la Banque Royale (RBC)

La Banque Royale se veut verte, pour la carboneutralité, pour le développement durable et pour verdir la finance tout en continuant à financer généreusement l’extraction du pétrole des sables bitumineux et du gaz de schiste et demande même à l’État de subventionner cette forme grave de pollution parce qu’elle croit en nos enfants, qu’elle vise leur épanouissement dans un monde futur vivable et viable. Oui, le pétrole des sables bitumineux et le gaz de schiste, c’est bon pour l’environnement et ça fait partie de leur concept de développement et de finance durables : «Le gouvernement doit soutenir le secteur de l’énergie, dit la RBC» (Le Devoir, 27 octobre 2018). Ah oui, la Royal Bank et ses consœurs canadiennes financent aussi la construction de pipelines et de gazoducs «verts» : «Une manifestation de Wet’suwet’en à Montréal» (Le Devoir, 13 mai 2022).

Les belles paroles mensongères ne résistent pas aux faits

La vie en rose telle que décrite par nos médias et la vie en vert telle que dépeinte malhonnêtement par nos institutions financières sont une grosse farce pathétique, une insulte à l’intelligence des lecteurs et des auditeurs et de l’irrespect lorsque l’on confronte leurs vœux pieux avec les faits :

  • «L’aide des grandes banques canadiennes aux énergies fossiles bondit. Elles ont augmenté leur soutien financier de 70% en 2021» (Le Devoir, 31 mars 2021);
  • «Combustibles fossiles : cinq banques canadiennes (dont la Banques Royale) parmi les plus grands bailleurs de fonds au monde» (Le Journal de Montréal, 31 août 2022);
  • «Les mesures climatiques de la Banque Royale jugées assez faibles pour le Texas (gros producteur comme l’Alberta). L’institution canadienne a été soumise à un test de l’État américain visant à déterminer si les banques boycottent les sociétés pétrolières et gazières» (Le Devoir, 30 août 2022). La Royal Bank a réussi l’examen du Texas avec un A+.

Et dire que le Canadien de Montréal est fier de s’associer ça.  

La révolution fiscale transformée en pétard mouillé

https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/599639/entrevue-avec-l-economiste-gabriel-zucman-revolution-fiscale-en-vue-aux-etats-unis

La fiscalité des compagnies et des riches responsable du démantèlement de nos services publics

Mes amis, au cours des cinquante dernières années, vos gouvernements ont baissé radicalement l’impôt sur le revenu des entreprises et des nantis privant ainsi l’État de milliards de dollars en recettes fiscales chaque année. En plus, ils ont aboli la taxe de vente payée par les manufacturiers; les tarifs douaniers qu’ils payaient, gracieuseté des traités de libre-échange; les impôts successoraux; réduit l’impôt sur les gains de capitaux; multiplier les échappatoires fiscales comme l’achat d’instruments financiers à la banque afin de reporter pendant très longtemps les impôts et la création de fiducies et de compagnies de gestion. Sans oublier évidemment l’explosion des paradis fiscaux réservés à la classe dominante que nos gouvernements pourraient facilement éliminer grâce à la levée d’interdictions de transiger avec eux, d’utiliser le dollar ou l’euro, par l’instauration d’embargos et de sanctions, etc. Ben non, ils préfèrent réserver leurs douces sanctions contre les méchants pays récalcitrants qui ne veulent pas se soumettre à l’ordre capitaliste occidentale qu’ils appellent pompeusement «démocratie».

La preuve irréfutable qui tue

J’ai une preuve bien simple juste pour vous. Uniquement au niveau fédéral au Canada, l’impôt sur le revenu des entreprises était de 40% en 1970, ramené à 28% en 2000, à 19% en 1990 et à 15% en 2013. Cela représente des milliards de dollars chaque année en moins versés par les entreprises au gouvernement fédéral et impliquant seulement l’impôt sur le revenu. Ce fut la même chose au niveau provincial. Alors, ces mêmes compagnies et pachas qui ont quémandé des baisses d’impôts ont, en plus, exigé de sabrer dans les programmes sociaux et de privatiser nos sociétés d’État et nos ressources naturelles afin de compenser le manque à gagner du gouvernement en termes de recettes fiscales dont ils sont responsables. En plus, afin d’aider la classe supérieure, nos gouvernements ont augmenté les impôts et les taxes de vente de toutes sortes de la classe moyenne. Et pendant qu’ils réduisaient l’impôt des entreprises, ils augmentaient considérablement les subventions gouvernementales versées à ces mêmes entreprises, bien souvent des transnationales milliardaires.

Les entreprises recouvrent plus de l’État qu’elles en donnent

Ça fait qu’au Québec et au Canada aujourd’hui les entreprises reçoivent plus de l’État chaque année en aide gouvernementale directe (subventions et prêts) et indirecte (Hydro-Québec, Investissement Québec, Exportation Canada, Banque de développement du Canada, etc.) qu’elles paient en impôts sur le revenu. Voilà pourquoi le patronat milite toujours pour moins d’impôts et de taxes, idéologie qui se conjugue évidemment avec moins d’État et plus de privé. Cela, tout en incluant les traités de libre-échange, a fait exploser les inégalités économiques au cours des cinquante dernières années et accru l’inégalités des chances face aux biens sociaux premiers due à la privatisation et au sous-financement chronique de nos programmes sociaux. Voilà pourquoi la santé, l’éducation, les garderies, le transport en commun publics craquent de partout. Comme le recommandent l’ONU, l’OCDE et le FMI, il faudrait instaurer une fiscalité plus équitable et plus progressive en taxant davantage les compagnies et les riches, en sabrant dans leurs subventions publiques et en éliminant leurs paradis fiscaux. Plus facile et plus payant pour nos partis politiques inféodés de suggérer encore et toujours des baisses d’impôts et la privatisation de nos services publics et de nos instruments collectifs qui nous restent.

Même pas question de taxer les profits immoraux

Mes amis, la pandémie et la guerre en Ukraine ont servi de prétexte facile pour les entreprises d’augmenter leurs prix qui ont résulté en des profits mirobolants comme dans les domaines de l’alimentation, de l’essence, des médicaments, des matériaux de construction, etc. qui sont responsables de l’inflation galopante et qui pénalise la classe moyenne. Afin d’aider le monde ordinaire, en 2021, le directeur parlementaire fédéral du budget a suggéré une taxe sur les profits exceptionnels des banques et des assurances (Le Devoir, 28 avril 2021). Fin de non-recevoir du gouvernement libéral fédéral de Justin Trudeau. Irrévérencieux de suggérer de telles mesures socialistes dans le merveilleux monde capitaliste.

Le NPD suggère une mesure équitable : tant pis pour lui

Et puis, au mois de mars 2022, le Nouveau parti démocratique (NPD) a demandé au gouvernement fédéral d’instaurer une taxe spéciale sur les profits démentiels réalisés sur le dos des clients captifs pris en otages par ces transnationales (avec la complicité des élus), des compagnies pétrolières, bancaires, chaînes d’alimentation au détail, pharmaceutiques, GAFAM, etc. Mal lui en pris au NPD car le gouvernement fédéral de Justin Trudeau a encore une fois trouvé qu’il ne faut point taxer davantage les pontifs et les monarques corporatifs, même un petit peu, comme le recommandent pourtant le FMI, l’ONU et l’OCDE, qui sont loin d’être d’obédience socialiste : «La motion du NPD, appuyée par le Bloc québécois, pour taxer les profits excessifs, a été balayée du revers de la main par les libéraux et bien évidemment par les conservateurs» (Le Devoir, 23 mars 2022). Et le PLC a récidivé au mois d’août 2022 : «Malgré les critiques, Ottawa (PLC) ne compte pas taxer davantage les pétrolières et les gazières» (La Presse, 6 août 2022). Au contraire, Trudeau va les subventionner davantage afin d’exporter plus de pétrole issu des sables bitumineux de l’Alberta et du gaz de schiste, qui est loin d’être «naturel», en Europe afin de tasser son ennemi juré depuis toujours et de celui de son maître américain, la Russie.

Les belles paroles de Joe Biden et des démocrates

Afin de se donner une image progressiste et d’appâter les gens, les démocrates de Joe Biden, aussi impérialistes que les républicains, ont promis ces dernières années de biens belles choses au peuple américain qui se sont avérées, hélas, une autre balloune gonflée à l’hélium. Comme les transnationales américaines servent de mercenaires économiques yankees à travers le monde qui aident à assoir la suprématie des States (comme leurs GAFAM, leurs pétrolières, leurs pharmaceutiques, leurs banques, etc.) et comme les riches financent à coups de milliards leur parti politique, il faut juste faire semblant de dénoncer l’injustice fiscale et de promettre, sans jamais passer à l’acte, d’instaurer une fiscalité juste et équitable :

  • «Biden veut revenir sur les baisses d’impôts de Trump et s’attaquer aux niches fiscales» (Le Journal de Montréal, 28 avril 2021). À ce jour, Joe n’est revenu et ne s’est attaqué à rien du tout;
  • «L’administration Biden confirme vouloir augmenter les impôts des sociétés» (Le Journal de Montréal, 23 mars 2021). Ce n’était qu’un «vœu» pieux, un mensonge quoi!;
  • «Washington (Biden) pourrait taxer les gains dormants des super-riches pour financer les dépenses sociales» (Le Journal de Montréal, 25 octobre 2021). Il est bien dit dans le titre de l’article «pourrait». Mais Joe n’a pas pu et les milliards de gains dorment encore paisiblement en paix aux States et dans leurs paradis fiscaux;
  • «Biden ne ferme pas la porte à un impôt sur la fortune» (Le Devoir, 15 mars 2021). Comment fermer une porte qui n’a jamais été ouverte ni par les démocrates, ni par les républicains?
  • «Biden. Ponctionner les riches pour donner aux pauvres» (Le Devoir, 10 août 2021). Joe n’a pas encore ponctionné les riches mais il a coupé allègrement dans son budget original qui prévoyait des aides accrues aux moins riches, de gros investissements en santé et en éducation et de juteuses hausses d’impôts des plus riches. Quant à sa révolution environnementale, c’est une grosse farce plate pas drôle pantoute;
  • «Janet Yellen, secrétaire américaine au Trésor. Impôt des entreprises : une réforme américaine et un message pour le reste du monde» (Radio-Canada, 8 avril 2021). Venant de l’ex-directrice de la Banque fédéral américaine (FED), on se disait que c’était du sérieux et que cela allait enfin aboutir. Mais non, la montagne de belles promesses vertueuses formulées par les démocrates américains s’est encore révélé un traquenard pour le monde ordinaire. Le monde extraordinaire s’en sort encore indemne. La montagne a accouché d’une souris.

Et nos médias de désinformation et de propagande (Ukraine, Taïwan, Afghanistan, etc.) de s’emballer et de vous remplir comme des valises : «Révolution fiscale en vue aux États-Unis» (Le Devoir, 28 avril 2021). Elle est où exactement la révolution fiscale ici et dans le monde? Hégémonie USA, c’est Biden qui l’a dit : «Biden et son équipe de sécurité nationale entendent mener le monde» (Radio-Canada, 24 novembre 2020). Avis aux intéressés!

Le Parti conservateur du Québec : des recettes éculées et minables

https://www.lesoleil.com/2021/11/10/un-plan-vert-sur-fond-bleu-fonce-pour-duhaime-3e17171bdd0ff390b0efbb2043ce7e52

Faire du neuf avec du vieux

Je le dis tout de suite en partant afin qu’il n’y ait aucune ambiguïtés ni de qui propos entre nous. C’est en toute amitié que j’affirme que les partisans du Parti conservateur du Québec (PCQ) sont des ignorants politiques des égoïstes. Je ne dis pas qu’ils sont méchants ou débiles, ils sont, selon moi, seulement ignares. Et, malheureusement, les ignorants sont la cible de prédilection des fumistes et des charlatans comme le sont Éric Duhaime et Maxime Bernier de ce monde. Triste de voir ces gens, souvent issus de la classe moyenne, se faire emberlificoter par les slogans et les clichés creux de ces arrivistes narcissiques, car dans les faits, ils y perdront au change au profit de la caste supérieure, comme ce fut le cas avec les élections de faiseux qui avaient les mêmes vieilles idées passées date qu’Éric Duhaime, comme Reagan, les deux Bush et Trump aux États-Unis, Thatcher en Grande-Bretagne, Harris en Ontario, Klein en Alberta et Harper au Canada.  Aie mes sœurs et mes frères, réveillez-vous et rendez-vous à l’évidence que les idées mises de l’avant par Éric Duhaime sont très vielles. C’est du réchauffé. Et observez les résultats réels de l’application de ces politiques de la grosse droite véhiculée par le PCQ aux States, au Royaume-Uni, en Ontario et en Alberta : à qui ont-elles profitées? Oui, aux plus riches, au détriment des autres. Et hop, les inégalités économiques ont explosé, les services publics ont été amputés au «profit» du privé et l’accessibilité aux dits programmes sociaux réduite.

Le mensonge éhonté du moins d’État plus de liberté

Comme c’est leur habitude, ces partis politiques d’extrême-droite promettent toujours moins d’État et plus de privé alors que depuis longtemps le privé est plus puissant et plus riche que l’État, que c’est lui qui dicte les politiques à adopter et que bien évidemment plus de privé rime avec corruption et plus de financement des partis politiques. Pour des opportunistes comme Duhaime et Bernier, l’État, seul à pouvoir répartir équitablement la richesse, est toujours trop gros. Je suppose qu’avec plus de privé, les gens auront plus de liberté et nos gouvernements plus d’autorité face à des mastodontes comme Pfizer, Power, Exxon Mobil, Facebook, la banque Royale, le CP, Rogers, Amazon et cie? C’est parce que j’aime tout le monde que je dis tout ça, de façon non péjorative, à toutes celles et ceux qui pensent voter pour l’énergumène Duhaime.

Que disent l’ONU, le FMI et l’OCDE? Voyons voir

Aie réveillez-vous les amis. Encore récemment, le Fonds monétaire international (FMI), qui est loin d’être socialiste, a lancé cet avertissement : «Le FMI met en garde contre la domination des grandes entreprises» (Le Devoir, 17 mars 2021). Et cela date pas d’hier, puisqu’en 2000 et en 2002, l’ONU (Organisation des nations unies) y allait de ces mises en garde : «L’influence de la grande entreprise. Une menace contre la démocratie» et «L’ONU met en garde les nations contre les risques de recolonisation par les grandes entreprises» (Le Devoir, 25 juillet 2002 et La Presse, 4 octobre 2000). Commencez-vous à comprendre ce que signifie vraiment moins d’État et plus de privé? À qui cela profite-t-il? Qui milite toujours pour plus de privé et moins d’État? Et oui, le patronat, les pontifes et leurs légionnaires médiatiques et universitaires?

Plus de privé en santé au profit de qui?

Ah ben, tellement originale et brillante l’idée usée à la corde d’Éric Duhaime de faire plus de place au privé en santé au Québec. Aie, il y a plus de 25 ans, l’ADQ de Mario Dumont, son clone, proposait la même niaiserie. Aie, depuis longtemps c’est déjà le Québec qui fait le plus de place au privé en santé et aussi que le Canada est en Occident le pays où le système de santé est le plus privatisé. Et nos journaux quétaines qui nous disent que Duhaime veut «lancer» le débat du privé en santé : «Santé : le Québec champion du privé», «Santé : le Québec est la province qui fait le plus de place au privé» et enfin «Canada. Le privé en santé deuxième derrière les États-Unis» (La Presse, 22 mars 2007, 23 avril 2010 et 29 septembre 2005).

Le pire système de santé : celui de l’Oncle Sam qui est pourtant privé

Si le privé est mieux et plus efficace, en raison de la prétendue concurrence entre agents économiques, expliquez-moi donc pourquoi le système de santé full-privé aux States est au moins deux fois plus cher qu’ailleurs en Occident? Pourquoi aux États-Unis il y a plus de 30 millions de personnes qui n’ont pas d’assurance privée en santé, en raison des coûts énormes, ou ont le strict minimum? Et depuis longtemps aux États-Unis : «L’hospitalisation, cause première (la deuxième étant les dettes étudiantes) des faillites personnelles aux États-Unis» (Le Devoir, 18 août 2003). Il faut faire comme partout en Europe : solidifier notre système public avant de promouvoir le privé qui ce cas vient accentuer les problèmes.

Le klondike pour les assureurs

Mes amis, quand vous privatisez la santé publique, vous introduisez un nouvel et troisième agent économique soit les assureurs privés, qui s’en mettent plein les poches. Ajoutez ainsi un nouvel intermédiaire à but très lucratif coûte très cher et celui-ci ne retient que les cas payants laissant les autres à l’État comme c’est le cas pour les écoles privées au Québec qui n’ont de privé que le nom puisqu’elles ont intensément subventionnées par des fonds publics.

La lâcheté génétique des pantins comme Éric Duhaime

Oui, des arrivistes comme Éric Duhaime, sont des lâches. C’est tellement facile des diminuer le rôle de l’État dans la société en diminuant les impôts (moins de recettes fiscales égale moins de programmes sociaux), en privatisant nos services publics (santé, garderies, écoles, etc.) et nos instruments collectifs (Hydro-Québec, SAQ, Air Canada, CN, Pétro-Canada, etc.). Mais jamais ces petites personnes n’osent s’attaquer de front à ceux qui nous volent régulièrement comme les pétrolières, les banques, les pharmaceutiques, les firmes technologiques de l’internet et du sans-fil, etc. La seule chose qu’ils savent faire ces vendus c’est de baisser les taxes et les impôts afin d’atténuer quelque peu le prix shilockien des médicaments, des aliments, de l’essence, de l’internet, etc.

Pas question de taxer les riches et de viser les paradis fiscaux

Encore récemment, le FMI a suggéré aux États d’investir dans les programmes sociaux et de taxer davantage les riches et les compagnies mais le très-cher ti-coune à Duhaime veut faire le contraire. Et les Mario Dumont Mathieu Bock-Côté et Richard Martineau du JDM le trouvent tellement brillant et audacieux. Dumont, Duhaime, Bock-Côté, Bernier et Martineau c’est du pareil au même : ça n’en mène pas large à plusieurs niveaux. Devinez lesquels? Voilà pourquoi je dis qu’ils sont des dangers publics. Si vous ne me croyez pas, lisez donc ces articles afin de vous décrassez un peu l’esprit :

  • «La reprise aura besoin d’un injection d’équité. Les gouvernements du monde devront améliorer leur filet social selon le FMI» (Le Devoir 2 avril 2021);
  • «FMI : Pour une aide ciblée et une contribution des mieux nantis et des entreprises» (Le Devoir, 15 octobre 2020);
  • «FMI : impôts de riches et des compagnies. Une occasion de corriger les lacunes du filet social» (Le Devoir, 4 décembre 2020).

Mes amis, la majorité de la population a toujours préféré les investissements dans les services publics aux baisses d’impôts. Qui préconise toujours des baisses d’impôts sur le revenu? À qui cela profite-t-il en priorité? Aie, le système de santé public du Québec craque, de même que nos écoles et nos garderies publiques et que suggère le PCQ pour améliorer les choses? Privatiser encore plus la santé et les garderies publiques et baisser les impôts. Cela ne fait aucun sens et représente même une insulte à l’intelligence. Ben oui, avec Éric Duhaime, on va être plus libre face aux banques, aux pétrolières, aux compagnies internet et sans fil, aux pharmaceutiques, etc.? Ces petits politiciens sont incapables de s’attaquer à la racine du mal, soit l’exploitation du consommateur captif par les grandes entreprises qui, au nom fallacieux du marché, nous arnaquent continuellement avec les la complicité et la lâcheté de nos élus.

Le plafonnement rapide du PCQ

Malgré l’abondante couverture médiatique élogieuse du PCQ, surtout du Journal de Montréal, la très grande majorité des gens, à part les complotistes, les anti-vaccins, les climatonégationnistes, les adeptes de gros chars et du privé partout, n’embarqueront pas dans la «gamick» aliénante du PCQ. Il me semble qu’après plus de 40 ans de Tatcher, Reagan, Harper, Klein et de leurs politiques dévastatrices pour la population en général, il faut avoir un front de bœuf pour nous revenir avec les anciennes idées de l’ADQ et croire nous remplir comme des valises.

Une autre pour vous faire rire : «Pour sauver la planète, Duhaime mise sur le gaz de shiste» et sur l’exploitation, par le privé svp, de nos hydrocarbures (Le Devoir, 11 novembre 2021). Au moins durant la prochaine campagne électorale, il y aura toujours sa discrète candidate vedette Anne Casabonne pour nous amuser, elle qui avait qualifié le vaccin contre la COVID-19 de «grosse marde». Malheureux que la transfuge Claire Samson se soit retirée de la scène politique, elle qui avait adhéré au PCQ sans avoir lu sa plateforme électorale, ce qu’elle avait candidement admise. En fait, peut-être que pour devenir partisan du PCQ, il est préférable de ne pas lire son programme, si on peut appeler ça un programme?

Le G7 plafonne le prix du pétrole russe : les tartufes

https://www.ledevoir.com/economie/739608/economie-des-profits-pharaoniques-pour-les-petrolieres#:~:text=C’est%20le%20profit%20net,du%20deuxi%C3%A8me%20trimestre%20de%2020

La preuve que les gouvernements occidentaux ont le pouvoir d’intervenir

Grosse nouvelle que celle parue à Radio-Canada le 2 septembre 2022 : «Le G7 veut plafonner le prix du pétrole russe, Moscou coupe le gazoduc Nord Stream». Ah qu’ils étaient contents et fiers d’eux-mêmes de démontrer leur courage. Les élus du G7 (Canada, États-Unis, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Japon veulent faire d’une pierre deux coups : réduire les revenus pétroliers de la Russie et faire baisser les prix mondiaux de l’énergie, afin de réduire l’inflation et ainsi augmenter le revenu disponible des ménages écrasés par les hausses de prix injustifiées et planifiées imposées par les transnationales du pétrole, de l’alimentation, des banques, des pharmaceutiques, etc., qui engrangent des milliards de profits records. Vos médias et vos politiciens idéologiques répètent sans cesse faussement que ces augmentations de prix sont la conséquence de choses sur lesquelles les gouvernements occidentaux n’ont aucun pouvoir pour agir telles que la pandémie, la guerre en Ukraine, la sécheresse, les chaînes d’approvisionnement, la pénurie de main d’œuvre et j’en passe. Ah que la secrétaire américaine au Trésor, l’économiste Janet Yellen, celle qui était censée pondre une révolution fiscale qui allait taxer davantage les riches et les entreprises aux States et mettre fin aux paradis fiscaux mais qui, bien évidemment, n’a rien fait, était fière de proclamer ceci : «Aujourd’hui, le G7, mené par les États-Unis, a franchi une étape essentielle dans la réalisation de notre double objectif, à savoir exercer une pression à la baisse sur les prix mondiaux de l’énergie de l’énergie tout en privant Poutine de revenus pour financer sa guerre brutale en Ukraine». Jamet a omis de mentionner l’invasion militaire de l’Irak par son pays et le Royaume-Uni, dirigé alors par Tony Blair, en mentant et en s’appropriant le pétrole et les biens publics de ce pays, qui a fait cent fois plus de morts.

La preuve qu’ils peuvent agir

Alors, les politiciens hypocrites du G7 vont contrôler le prix du pétrole qui est produit et exporter par la Russie et fixer «légalement» son prix à la baisse grâce à de savants calculs qui oui, permettront à la Russie de couvrir ses coûts et de réaliser un petit profit (quelle générosité) mais qui sera nettement inférieur au prix du pseudo-marché mondial, soit celui de la mer du Nord de l’Angleterre, des États-Unis, de l’Arabie saoudite, du Koweit, des Émirats arabes et autres pays amis, qui ne sont point portés sur la démocratie, la liberté et le respect des droits de la personne. Non, aujourd’hui, les ennemis pour les Occidentaux et leurs fidèles médias de désinformation et de propagande sont la Russie et la Chine qui empiètent sur leur hégémonie et leur droit intrinsèque à diriger démocratiquement le monde et à laisser le marché établir le juste prix de toutes choses grâce à l’application de ses lois naturelles indépendantes de l’action humaine. En fait, le marché c’est l’idéologie capitaliste qui se ramène à la dictature des prix pratiquée par les transnationales occidentales. Il n’y a rien de naturel dans ce pseudo-marché. À écouter les légionnaires et les croisés du patronat, l’augmentation des prix est un phénomène normal qui découle de l’application des lois prétendument naturelles du marché. Personne n’y peut rien. Ce qui est évidemment faux.

Donc, mes chers amis, voilà la preuve que les gouvernements des pays occidentaux ont le pouvoir d’agir à la source et à la racine de ceux qui sont responsables des hausses de prix qui étouffent les gens et les pays pauvres. Ces hausses de prix représentent une confiscation pure et simple de l’argent des individus et des États par les transnationales et certains pays qui s’enrichissent à coups de milliards de dollars chaque semaine sur votre dos. C’est du vol institutionnalisé légitimé par des gouvernements soumis à la houlette de la gouvernance des gros agents économiques riches et puissants.

Pourquoi ne pas viser aussi les autres profiteurs?

Tant qu’à faire bravement le ménage, pourquoi ces intrépides politiciens du G7, au service du peuple, du bien commun et de l’intérêt collectif, n’obligent pas aussi (et pas seulement la Russie) d’autres pays, gros producteurs de pétrole, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne en mer du Nord, l’Arabie saoudite et leurs énormes pétrolières occidentales, propriétaires de cette ressources en de nombreux endroits, de raffineries et de stations service à baisser leurs prix au même niveau que l’ajustement du prix du pétrole russe qu’ils veulent fixer? Les États-Unis de Joe Biden et de Janet Yellen devraient donner l’exemple et faire preuve de cohérence et de d’honnêteté en fixant aussi à la baisse le prix du pétrole produit et raffiné chez eux afin de délivrer les consommateurs captifs américains du joug de leurs multinationales comme Exxon Mobil, Chevron Texaco, Conoco Philips, BP Amoco, etc. Qu’en pensez-vous?

Mais n’ayez crainte, les pays du G7 ne le feront pas afin de ne nuire à leurs transnationales pétrolières, comme Royal Ducth Shell, Total, Exxon Mobil, etc., qui sont présentes partout dans le monde, qui se sont approprié les ressources pétrolières dans des pays comme le Nigeria, l’Irak, la Lybie, le Congo et d’autres et qui réalisent de gros profits qu’ils rapatrient au chaud dans leurs pays. Ces transnationales occidentales représentent des mercenaires économiques qui permettent aux pays occidentaux de diriger le monde. Voilà une raison importante pourquoi ils se sont portés vaillamment à la défense de l’Ukraine tout en fermant les yeux dur les attaques répétées de l’armée ukrainienne sur le Donbass, peuplé essentiellement d’Ukrainiens russophones, depuis plusieurs années, et qui ont demandé l’aide de la Russie. Mes amis, ces transnationales occidentales dans les pays où elles sont présentes ne se limitent pas au commerce.

Et tant qu’à y être mes amis, pourquoi nos si bons politiciens occidentaux ne lèvent-ils pas complètement les embargos pétroliers pratiqués, à la demande de l’Oncle Sam, sur des pays comme le Venezuela et l’Iran afin de faire baisser les prix mondiaux du pétrole et du gaz? Nos politiciens occidentaux sont des hypocrites au service de leur classe dominante qui les financent et qui les embauchent après leur fructueuse carrière politique. Mélanie Joly, ministre libérale des Affaires étrangères, est une grosse farce qui démontre notre peu de sérieux. Une caricature qui parle beaucoup et qui amuse les Russes et les Chinois. Aimeriez-vous ça qu’après plus de 20 ans de travail au sein de la diplomatie canadienne, ils vous parachutent madame Joly qui devient votre boss, sans avoir aucune expérience?

Au deuxième trimestre de 2022, les dividendes versés par les grandes compagnies mondiales ont établi un nouveau record de 544 milliards de dollars US, et 94% des 1200 plus grandes entreprises mondiales ont augmenté ou maintenu leur dividende. Statistique Canada a calculé que les industries non financières au pays ont vu leur profit augmenter de 31% entre les deuxièmes trimestres de 2021 et de 2022. Pour l’année 2022, on prévoit que les dividendes (sans compter les rachats d’actions) vont s’établir à 1560 milliards de dollars US (Le Devoir, 27 août 2022). Article de Gérald Bérubé intitulé : L’inflation et le dividende). Pourrais-je vous suggérer ces articles parus en 2022?

  • «Le chef de l’ONU dénonce les profits scandaleux des pétrolières. Ces richesses accumulées sur le dos des plus pauvres (pays et individus) doivent être taxées (et régulées comme ils l’ont fait pour la Russie), selon Guterres» (Le Devoir, 4 août 2022). Maintenant, on a la preuve que les gouvernements peuvent et doivent agir;
  • «Les pétrolières nagent dans les profits (et pas seulement elles)» (Le Journal de Montréal, 11 mai 2022);
  • «Des profits pharaoniques pour les pétrolières (que Justin Trudeau et Joe Biden se refusent de taxer davantage, comme le suggère pourtant le dirigeant de l’ONU, Antonio Guterres)» (Le Devoir, 30 juillet 2022);
  • «Les pétrolières nous pompent des milliards» (Le Journal de Montréal, 7 juin 2022). Voilà comment on accentue les criminelles inégalités économiques partout dans le monde.