Vous n’êtes pas tannés de vous faire exploiter?

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2022-10-28/la-petroliere-imperiale-double-ses-profits-et-hausse-son-dividende.php

Les responsables de l’inflation empochent

Mes amis, affirmer que les hausses de prix dans l’alimentation, l’essence et autres sont principalement dues à la pandémie (COVID-19) et à la guerre en Ukraine est un mensonge. L’Inflation a permis aux pétrolières, aux minières, aux épiceries, aux banques, aux GAFA, etc., d’enregistrer des profits records au cours des deux dernières années. Bien évidemment, ce sont encore les citoyens ordinaires qui en font les frais. Et voguent les inégalités économiques entre riches et pauvres. Ça ne prend aucun diplôme pour constater que l’augmentation des prix a été voulue et imposée par la dictature et l’hégémonie des transnationales plus grosses, plus riches et plus puissantes que nos gouvernements occidentaux supposément démocratiques, souverains et au service du peuple et de l’intérêt collectif. Pour savoir à qui profite l’inflation, vous n’avez qu’à regarder du côté des profits records générés par les mammouths corporatifs. Et ne venez pas me serinez que ces augmentations de prix sont attribuables à l’application des lois naturelles du marché, qui sont une légende. Le gouvernement du Québec plafonne les hausses de tarifs d’électricité et des services publics et est supposément impuissant à imposer un contrôle strict sur l’essence, les aliments, etc., du privé. Pourquoi?

Ce qu’il faudrait faire pour nous libérer de nos exploiteurs

Et oui, si on vivait véritablement dans un pays libre et démocratique, nos élus imposeraient un strict contrôle des prix pour que cesse l’arnaque; augmenteraient les impôts et les taxes sur les surprofits pigés dans les poches des consommateurs; arrêteraient de leurs verser des milliards de dollars en subventions; prendraient le contrôle sur les importations de biens et services premiers, comme les aliments et l’essence et nationaliseraient nos ressources naturelles et autres secteurs névralgiques afin de mettre fin au régime autoritaire pratiqué par des multinationales et afin d’assurer notre souveraineté, notre sécurité nationale et notre véritable liberté comme peuple. Oh, je sais bien que parler de nationalisations va en faire gigotter certains. La machine idéologique est tellement bien huilée et les gens sont tellement «bainwashés» que parler de nationalisation, même de nos services publics et de nos ressources naturelles, vous fait passer pour un fou. Il faut entrer dans le moule du conformiste dicté par la classe dominante et ne parler que de privatisation, de sous-traitance et des pseudo-partenariats public-privé (PPP). Parler de mettre fin aussi aux écoles et aux garderies privées full subventionnées, aux hôpitaux et à l’éolien privés et François Legault va dire que vous êtes dogmatiques.

Il faut se faire plumer sans taxer les plumeurs

Pour vous montrer à quel point nous vivons sous le joug des grosses compagnies, et bien nos gouvernements, au lieu de les taxer davantage ou d’imposer un contrôle des prix, les subventionnent à même l’argent des citoyens floués en baissant les taxes sur l’essence et autres et en versant des milliards de dollars en fonds publics aux individus, à même leur argent et non celui des filouteurs, afin de contrer les effets néfastes de ces hausses de prix injustifiées. Inflation signifie aussi hausse des taux d’intérêt pour les particuliers et les gouvernements; augmentation des loyers; accroissement de la pauvreté et des banques alimentaires; plus de dépenses gouvernementales en raison du prix de l’essence, de l’alimentation, du coût de la dette publique, etc. Et on continue de prétendre jovialement que nous vivons en démocratie. Il faut s’ouvrir les yeux afin de constater que nous sommes soumis à la tutelle des grands joueurs économiques occidentaux qui font la loi partout dans le monde sauf dans certains endroits qui ont le culot de leur résister et que nos médias et élus traitent de méchants.

 Où va l’argent volé au monde ordinaire?

Où vont les gros profits réalisés par les compagnies que vous me demandez? Et bien, ils ne ruissellent pas et ne dégoulinent pas dans les poches des consommateurs floués mais comme le veut le système capitaliste, ils prennent la direction du petit cochon des actionnaires et des dirigeants d’entreprises sous forme de dividendes et de rachats d’actions. Pas besoin de fouiller bien loin pour constater empiriquement ce faut. Prenons juste l’article publié dans le Journal de Montréal le 24 mai 2022 et intitulé «Premier trimestre 2022 : des dividendes de 100 milliards$ US pour les pétrolières et les minières». Pour l’année entière de 2022, et pour l’ensemble des entreprises, on prévoit des dividendes records de 2000 (oui, deux mille) milliards de dollars canadiens. Selon l’étude du gestionnaire d’actifs Janus Henderson, les dividendes versés en 2022 ont plus que doubler depuis 2009 pour les 1200 plus grosses capitalisations boursières.

Et l’emprise des géants économiques occidentaux s’amplifiera

Comme le Canada, les États-Unis et l’Europe interdisent de plus en plus aux Chinois, Russes et compagnies d’investir dans les pays occidentaux, eux qui pourraient concurrencer nos brigands économiques occidentaux et faire baisser les prix (essence, médicaments, aliments, etc.) pour les consommateurs; comme on continue de plus belle à privatiser nos services publics et nos ressources naturelles; comme on vend de plus en plus nos terres agricoles à des grosses entreprises souvent étrangères (comme en Ukraine); comme on continue à signer des traités de libre-échange favorables aux conglomérats occidentaux; comme de plus en plus d’élus proviennent du secteur privé, qui embauche aussi des milliers de lobbyistes et qui s’achète des médias en masse (Musk, Bezos, Murdoch, Bloomberg, etc.) et des chaires universitaires et leurs professeurs affranchis, comme nos gouvernements continuent d’autoriser l’achat et le regroupement de mastodontes économiques, etc., ça fait que le vrai boss, c’est qui alors?

Preuve que le Canada fait partie des States

Ah ben quelle bonne nouvelle qui va accroître notre souveraineté et nos sécurité nationale et qui a incité le gouvernement canadien à interdire aux Russes et aux Chinois d’investir ici. Mais ces beaux principes ne s’appliquent pas aux States qui sont, dans les faits, nos maîtres et nos propriétaires : «Le Pentagone (USA) investit dans nos mines pour contrer les Chinois. Une vingtaine de sociétés minières canadiennes, dont plusieurs sont actives en sol québécois, en pourparlers avec le gouvernement américain» (Le Journal de Montréal, 18 novembre 2022).

Le gouvernement américain ce n’est pas pareil que les socialistes et les communistes. Jamais il ne va s’ingérer dans nos affaires politiques et dans les compagnies dans lesquelles il va investir. Jamais il ne va mettre en cause notre indépendance, nos valeurs démocratiques, notre liberté et notre sécurité nationale. Il ne faut surtout pas que je suggère la nationalisation de nos forêts et de nos mines, surtout dans les domaines névralgiques comme le lithium. Le gouvernement américain peut prendre le contrôle effectif de nos minières mais pas nous collectivement. L’asservissement et le colonialisme c’est ça et on aime ça.

La privatisation du CN et d’Air Canada relève d’un régime autoritaire

https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/771434/quebec-injecte-19-millions-de-dollars-dans-la-refection-du-chemin-de-fer-gaspesien

Démocratie : pouvoir du peuple vous dites?

Il y a environ vingt-cinq ans, le gouvernement canadien a privatisé (c’est-à-dire des joyaux collectifs appartenant à la population cédé à des individus) des sociétés d’État comme le Canadien National, Air Canada, Pétro-Canada, Télésat, Téléglobe, les Arsenaux Canadiens, etc. sans débat public et sans aucune étude sérieuse démontrant le bien-fondé de ce délestage public. Seuls les arguments des affairistes et l’idéologie du capitalisme et des détenteurs de capitaux a primé, eux qui se sont alors enrichis de milliards de dollars. Démocratie et liberté mon œil : ce délestage relève d’un vrai régime autoritaire dans lequel le patronat mène et ses élus ne sont que ses préposés aux commandes. Heille, prétendre que voter aux quatre ans pour des partis politiques qui sont sous contrôle de la classe dominante fait de l’Occident un modèle démocratique n’est qu’illusion, hypocrisie et mensonge. Ne me taxez surtout pas d’être un communiste endurci pour seulement dire la vérité. Je le répète : je suis au milieu du centre.

Et place aux monopoles et cartels privés qui imposent leurs prix

Il faut tout privatiser afin d’avoir plus de concurrence et faire baisser les prix au profit des consommateurs que les mystificateurs claironnent haut et fort. Il ne faut pas faire de grandes recherches pour démolir leurs prétentions et établir objectivement à qui a profité ces privatisations à gogo.

Le CN et le CP forment au pays un puissant duopole privé qui fixent les prix; qui privilégient désormais le transport de marchandises au transport de passagers sur leurs rails privatisés; qui appartiennent maintenant majoritairement à des Américains (Bill Gates de Microsoft est le plus important actionnaire du CN); qui sont subventionnés massivement par l’État et qui, comme Air Canada et le cartel Vidéotron-Telus-Rogers-Bell, ne veulent pas aller en région à moins de recevoir des milliards de dollars en fonds publics. La belle affaire. Avant leur privatisation, le CN et Air Canada allaient en région sans quémander des milliards de dollars en subventions, mais plus maintenant. L’intérêt des actionnaires a préséance sur l’intérêt collectif : «Air Canada. Transport aérien régional. Un service subventionné par le gouvernement en échange de vols fréquents et de prix plafonnés (grâce à l’aide gouvernementale)» (Le Devoir, 14 septembre 2021).

Le cartel privé en lieu et place d’instruments collectifs

Idem pour l’Internet et le sans-fil. Si Québec n’avais pas privatisé Cablevision Nationale, l’ancêtre de Vidéotron et Ottawa, Télésat; si on n’avait pas interdit à Hydro-Québec d’investir dans ce domaine, lui qui était partout en région, comme on ne l’a pas autorisé à se lancer dans l’éolien, préférant laisser cette mine d’or sans risque à des opportunistes du privé sur le bras des consommateurs d’électricité résidentiels; et si on avait créé une société d’État de l’internet et du sans-fil qui, en association avec Hydro-Québec, aurait été en région sans quémander des milliards de dollars en subventions comme le fait depuis toujours l’oligopole Vidéotron-Bell-Rogers-Telus même si elles réalisent chaque année des milliards de dollars en profits en nous facturant les prix les plus élevés en Occident : «Internet et sans-fil : 9 milliards$ en subventions gouvernementales pour un accès à internet en région. Québec tente de brancher l’ensemble des foyers depuis près de 20 ans» (Le Devoir, 2 décembre 2021). Et aussi : «Québec. 826M$ pour l’internet à haute vitesse en région» et «Ottawa réserve 1,75 milliard$ pour l’accès à internet à haute vitesse» (Le Journal de Montréal, 22 mars 2021 et 9 novembre 2020).

Et l’asservissement volontaire continue

Il faut se regarder honnêtement dans le miroir : nous sommes des colonisés invétérés et quérulents et heureux de l’être. En plus de verser des milliards de dollars en subventions au cartel Vidéotron-Telus-Rogers-Bell, qui arnaque les consommateurs sur une base régulière, comme le fait le puissant consortium des pétrolières occidentales, et celui des pharmaceutiques américaines (Pfizer et Moderna, entre autres) afin qu’il daigne aller en région, et ben le gouvernement caquiste du Québec va verser des millions de dollars à la société américaine de satellite SpaceX détenue par l’homme le plus riche du monde (plus de 200 milliards$ US), Elon Musk, qui détient aussi Twitter et Tesla (autos électriques) afin que les satellites de sa compagnie privée couvre les différentes régions au Québec : «Une subvention de 89 millions$ à l’homme le plus riche de la planète. L’entente permettra de brancher 15 000 foyers (seulement) pour la fibre optique (ben non Hydro-Québec n’aurait pas pu faire ça. Mieux vaut s’en remettre à un bon ploutocrate américain)» et aussi «Starlink (détenue par SpaceX) : la subvention à l’homme le plus riche du monde passe à 110M$ (et le compteur tourne toujours)» (Le Journal de Montréal, 26 mai et 22 juillet 2022).

Elon peut tout faire

Un individu comme Elon Musk peut tout faire (Tesla, Teitter, Starlink, SpaceX et cie) mais pas nous collectivement par le biais d’entreprises à propriété collective. Tout de même curieux et bizarre, non? Bon, vous n’avez pas à vous inquiéter pour notre sécurité nationale avec les satellites d’Elon, car ils sont américains, donc sans aucun danger d’ingérence, et pas chinois ou russes. Pis, comment les États-Unis peuvent menacer la sécurité de leur propre pays qu’est le Canada, car dans les faits c’est ça? En passant, privatiser Hydro-Québec et vous me direz si Hydro privé daignera aller en région, au même prix, partout dans la province et sans exiger de subventions publiques. Ben oui, avant leur privatisation, le CN et Air Canada allaient en région à des prix corrects, car nous en étions tous propriétaires.

Tout ce préambule pour arriver à ma conclusion

J’ai bien ri à la lecture de cette nouvelle parue dans Le Devoir du 19 novembre 2022, sous le titre de : «Transport ferroviaire. Québec (CAQ) injecte 19 millions$ dans la réfection du chemin de fer gaspésien» (Le Devoir, 19 novembre 2022). Maintenant que le CN et les rails ont été privatisé, le privé ne va plus en région. Il préfère laisser cette tâche ingrate à l’État. Si le CN était encore propriété collective, on n’aurait pas à s’humilier et à implorer l’américain Bill Gates (Microsoft) d’intervenir pour que le CN entretienne et peinture le superbe pont de Québec laissé à l’abandon. Complètement dingue et cela dure depuis longtemps : «Ottawa (qui venait de privatiser le CN pour des pinottes) tarde (car le CN privé ne le fait plus  et ne va plus en région) à financer les petits chemins de fer (privés accrochés eux aussi aux mamelles de l’État)». En attendant, Québec a annoncé des mesures transitoires (c’est-à-dire des subventions)» (Les Affaires, 24 février 2007). Et la question qui tue : au profit de qui ont été privatisé le CN, Air Canada, Télésat, Pétro-Canada, Téléglobe, etc.?

Et la joke se poursuit

Radio-canada, 7 juillet 2022 : «Les deux transporteurs par rail au pays (CN et CP) sont sermonnés (des reproches mais pas plus) par Ottawa qui réclame que la barre soit redressée après un hiver marqué par des diminutions de service (inquiétants)». Les dirigeants du CN et du CP détenus majoritairement par des Américains ont fait dans leur couche et dans leur culotte suite à ce sermon et à ces reproches qui leur ont été adressés par ces potiches de politiciens. Une autre mise en scène de vos élus pour vous faire croire que vous êtes libres, que vous vivez en démocratie et qu’ils sont à la défense du peuple.  

Aliments : encore plus cher en 2023, au profit de qui?

https://www.lapresse.ca/affaires/2022-11-17/prix-des-aliments/le-budget-de-l-epicerie-au-regime.php

Toujours la même cassette éculée et répétée

Mes très adorables amis, le prix des aliments et de l’essence augmente régulièrement, à tous les cinq ans environ, avec toujours la même litanie d’arguments folichons qui nous est servie par le patronat et ses très experts et très scientifiques asservis. Et ça passe comme du beurre dans la poêle auprès des politiciens collaborateurs qui, au lieu de plafonner et de réglementer les prix qui créent de l’inflation et la hausse des taux d’intérêt, se font complices des exploiteurs en annulant certaines taxes, en baissant les impôts ou en envoyant des chèques aux gens pris en otage par la dictature des transnationales occidentales et de leurs oligarques qui voient leurs profits exploser. Comme l’argent ne tombe pas du ciel, les chèques du gouvernement caquiste, en dernier ressort, qui finance et qui paie pour ça? Certainement pas les multinationales et les banques qui spéculent sur le pétrole, les aliments et les métaux car Trudeau et Legault refusent net, fret, sec de taxer les surprofits. Ce sont des politiques avec des principes moraux très élevés. Et le pire dans tout ça, ce sont nos médias qui devraient dans ces cas adopter une attitude très critique face à ce vol institutionnalisé. Bien non, ils s’écrasent et donnent raison à ces malfrats en répétant tel quel leurs arguments et ceux de leurs experts et universitaires commandités.

«Ça recommence» que chantait les Baronets dans les années 60’s

Pas besoin de chercher très loin pour démontrer que j’ai raison… encore une fois. Heille, faites pas vos jaloux! Pourquoi les journalistes ne font-ils pas un minimum de recherche au lieu d’agir comme des hauts parleurs des profiteurs? Pourtant, c’est si simple. Regardez les copines et les copains, en fouillant rapidement dans mes précieux dossiers de vieux articles de journaux, j’en ai ressorti deux qui démontrent très bien la vraie nature des journalistes et aussi que, dans les faits, la population est laissée à elle-même face à ceux qui imposent la hausse des prix afin de toujours s’enrichir davantage. Et hop, s’envolent les inégalités économiques, la popularité des banques alimentaires et la folklorique guignolée des médias.

Mon premier article a été publié le 4 avril 2009 dans le journal La Presse sous la plume de Stéphanie Bérubé, un texte de 2 grosses pages que ladite journaliste a osé appelé ça «dossier». Voici le titre qui dit tout : «Forte hausse du prix des aliments. Le temps est venu de passer à la caisse». Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me met hors de moi. Les fusibles sautent. Donc, pour la journaliste de service, il n’y a rien à faire d’autre face à cette hausse importante du prix des aliments : il faut se soumettre et payer sans rechigner et sans rouspéter. Madame Bérubé, qui a empoché le fruit de cette augmentation de prix? Les travailleurs? Certainement pas les gouvernements qui ne veulent pas augmenter l’impôt des profiteurs et pas par une hausse de la TVQ et de la TPS empochée puisque les aliments ne sont pas taxables. Peut-être les petits agriculteurs de l’Amérique latine si il en reste, car les banques, les ploutocrates et les transnationales achètent de plus en plus de terres agricoles partout dans le monde comme en Ukraine : «L’homme d’affaires français Charles Beigdeber, connu pour son flair et son habileté (c’est effrayant d’écrire de telles sottises) a annoncé avoir doublé ses terres cultivées en Ukraine» ( Acheter des terres agricoles, un pari peu risqué. La Presse, 5 avril 2010)? Les céréales doivent absolument sortir de l’Ukraine au profit de qui et qui appartient à qui? Les Occidentaux ont d’immenses investissements en Ukraine, ça aide certains pays et quelques investisseurs à leur venir en aide au nom de la souveraineté, de la solidarité et de la philanthropie.

Et il y a cet autre cas qui va vous aider, peut-être, madame la journaliste Bérubé, à répondre à mes questions : «Un banquier américain vient d’acquérir 400 000 hectares (juste ça) de terres agricoles au Soudan. Philippe Heillberg a comme projet de faire de l’agriculture (un banquier qui se recycle dans l’agriculture) en raison du prix des denrées alimentaires en hausse» (La Presse, 30 janvier 2009).

Et la récidive consternante d’un autre journaliste, je devrais dire d’un «énième» journaliste

Après les aliments en 2009, vint, naturellement, la hausse du prix de l’essence. C’était écrit dans le ciel. Cette fois, j’ai retracé cet article misérable dans La Presse du 12 mai 2011, texte rédigé par Maxime Bergeron, un autre journaliste enrôlé : «Frustration à la pompe (mais ça va se passer)! Le prix de l’essence augmente malgré la baisse du brut. Et les automobilistes devront prendre leur mal en patience (sic)». Donc si on comprends bien, personne n’y peut rien face aux hausses régulières des prix décrétés, sans raisons valables, par les pétrolières, les épiciers, les spéculateurs, les importateurs, les gros propriétaires de terres agricoles, etc. Il faut que les consommateurs «prennent leur mal en patience» et «passent à la caisse». Qu’ils prennent leur trou, quoi! Drôle de démocratie même si les gens sont loin d’être libres. Ils sont plutôt prisonniers des cartels alimentaires, pétroliers, bancaires, pharmaceutiques, miniers, de l’internet et du sans-fil, des cartes de crédit, du transport aérien et ferroviaire, etc. Ce n’est pas parce que vous votez aux quatre ans pour des partis politiques qui se rassemblent et qui sont tous sous la gouverne du patronat que vous êtes vraiment plus libres qu’en Chine, qu’en Russie et qu’à Cuba.

Dernière heure : les prix vont encore augmenter en 2023 selon les experts universitaires

Ah ben, le 5 décembre 2022, tous nos médias écrits et parlés se sont empressés de rendre compte, en justifiant et en amplifiant les prétentions des universitaires «scientifiques», les conclusions d’une étude à gogo et dans le vent émanant des universités de Dalhousie, de Guelph et de la Saskatchewan (bizarre, aucune université du Québec) à l’effet que le prix des aliments va encore augmenter en 2023 : «Inflation alimentaire. Un panier moins rempli et lus cher. Un rapport prédit que la hausse du prix devrait se poursuivre en 2023» (Le Devoir, 5 décembre 2023). L’auteur principal de ce pamphlet est Sylvain Charlebois, qui est, d’après le journaliste du Devoir, Lise Denis, rien de moins que le directeur «scientifique» du Laboratoire de «sciences» analytiques en agroalimentaire de l’Université de Dalhousie en Nouvelle-Écosse. Aie, la science est de mise dans ce laboratoire.

J’aime le directeur scientifique du laboratoire de sciences

Monsieur Charlebois est chroniqueur à La Presse et, en 2004, il a déménagé ses pénattes en Saskatchewan, trouvant le Québec sclérosé, trop syndiqué, trop réglementé, etc. C’est ce qu’il a affirmé dans son opinion personnelle publiée dans La Presse du 19 juillet 2004 sous le titre de : «Opinion. Pourquoi nous quittons le Québec». Moi j’ai beaucoup pleuré suite au départ de ce cerveau. Heureusement, le Québec a absorbé le choc de ce départ familial. Par la suite, il a quitté la Saskatchewan pour la Nouvelle-Écosse, monsieur Charlebois a-t-il rédigé une opinion du genre : «Pourquoi nous quittons la Saskatchewan?»?

Pour vous donner une autre idée de la nature intrinsèque dudit scientifique, le 19 novembre 2009 il a publié cette autre opinion dans La Presse : «Des sommets internationaux futiles. Misons sur les entreprises (sic) plutôt que sur les gouvernements pour éradiquer la famine dans le monde». Comme la retenue fait partie de moi-même, je vais m’abstenir de commenter. Et La Presse qui publie ça.

La recherche de la vérité selon la journaliste du Devoir

Lise Denis, la journaliste du Devoir, a, afin de minimiser les risques de tout bousiller de sa thèse médiatique, interviewer les bonnes personnes qui, même si elles n’ont pas participé à la rédaction du rapport, ont endossé le tout. Il s’agit de la professeure en «marketing» des HEC, Johanne, pardon, JoAnne Labrecque et de Pascal Thériault de l’Université McGill, qui est à la fois agronome et économiste. Un vrai expert!

Toujours les mêmes âneries

Alors, pour justifier leurs prédictions scientifiques, les universitaires ont déballé, comme toujours, les mêmes arguments fantaisistes et loufoques qui leurs ont servi d’assise et de fondation à leur vision. Les prix de aliments vont augmenter en 2023 à cause, tel qu’écrit noir sur blanc, dans le très sérieux Devoir, du 5 décembre 2022, des facteurs suivants :

  1. Un classique depuis la pandémie répété tout le temps depuis 2020 : la privatisation des chaînes d’approvisionnement (ici ils ne peuvent pas blâmer la Chine);
  2. La pénurie de main d’œuvre (certainement pas au Mexique et ailleurs en Amérique latine d’où proviennent plusieurs fruits et légumes, car eux ont un surplus de main d’œuvre);
  3. Un autre bon vieux classique : les événements climatiques défavorables (ouragans, feux, sécheresse, inondations, etc.);
  4. Un autre prétexte quérulent : les tensions géopolitiques croissantes (même si on importe rien de l’Ukraine et du Yémen mais beaucoup de l’Amérique dy Sud où c’est le beau calme);
  5. Les prix élevés du pétrole;
  6. La chute du dollar canadien (même s’il est en hausse face à l’euro et plusieurs monnaies de pays d’Amérique latine);
  7. Ah ben, celle-là, on ne pouvait pas la rater : la guerre en Ukraine;
  8. Un autre «must» formulé par nos experts : les changements climatiques, le réchauffement de la planète, les gaz à effet de serre, etc.

Aie, ça ne fait pas sérieux comme étude universitaire ces niaiseries. Mais, comme cela va dans le bon sens du poil patronal, nos médias trouvent que ces arguments primaires et simplistes sont bons, alors que dans les faits ils constituent une insulte à l’intelligence. Les universitaires «intoxiqués» et les médias en quête de publicitaires, qu’il ne faut point hérisser, ont textuellement régurgité les mêmes arguments que les cleptomanes et les multinationales qui sont les seuls bénéficiaires de cette arnaque qui n’a rien à voir avec les supposées lois naturelles prétendument naturelles du pseudo-marché.

Où va l’argent et à qui?

Il y a bien quelqu’un, quelque part, qui encaisse ces hausses de prix? Pas difficile à trouver. Vous n’avez qu’à regarder du côté des profits des épiceries, des importateurs américains (Dole, Chiquuita, Del Monte), des gros propriétaires de terres agricoles et des banques qui spéculent sur le blé, l’avoine, le maïs, le soya, le pétrole, etc., tout le temps et depuis longtemps :

  • «Aliments, métaux et pétrole : la spéculation, les deux tiers du problème» (La Presse, 15 avril 2013);
  • «Prix des aliments : Sarkozy refuse de laisser le champ libre aux spéculateurs» (Le Devoir, 15 juin 2011);
  • «Deutsshe Bank : récolter les fruits de la flambée des prix alimentaires» (Le Devoir, 7 juin 2008). Ça c’est pour les visionnaires qui ont acheté des contrats à terme.

Pour que cesse la dépossession d’Hydro-Québec

https://www.journaldequebec.com/2022/12/02/la-sobriete-energetique-pronee-vous-pourriez-devoir-baisser-votre-chauffage-cet-hiver

Fitz et le boutte du boutte

Dites-moi, je vous en prie, que je rêve. Voilà que le super ministre caquiste de l’Économie et de l’Énergir, Pierre Fitzgibbon, qui a été mis à sa place plusieurs fois par la commissaire à l’éthique pour son manque d’éthique, fait la leçon et la morale à la population du Québec en nous appelant à «sobriété énergétique : il va falloir baisser votre chauffage» (Le Journal de Montréal, 2 décembre 2022). Pas seulement baisser le chauffage, mais laver sa vaisselle la nuit, tenir les rideaux ouverts en tout temps, prendre sa douche à l’eau froide, ne pas prendre de bain qui consomme trop d’eau (pas dans un esprit de réduire le gaspillage de l’eau, mais pour baisser notre consommation d’électricité que nous avons en abondance mais qu’il faut réserver à d’autres) à moins de le prendre toute la famille en même temps ou à la queue leu leu : bonne chance au dernier. Fitz, comme d’autres élus, nous prend pour des ignorants faciles à manipuler et à infantiliser. Et on accepte ça sans rien dire, comme on s’écrase docilement, au nom du respect de l’ordre et des institutions, aux hausses de prix de l’essence et des aliments, justifiées par des mensonges de premier ordre et imposées par les grosses compagnies pour leur propre profit et celui de leurs actionnaires. Fitz parle comme si Hydro lui appartenait.

Il faut se tenir debout

Heille, il faut se réveiller, même si la machine à endoctrinement nous mitraille, que ce soit le patronat, ses élus, ses médias, ses universitaires et autres experts autoproclamés et affranchis. Même si c’est le Québec qui fait le plus appel au privé (privé mais full subventionné) en santé et en éducation, la CAQ nous annonce en grande pompe l’ouverture, pas de simples cliniques, mais d’hôpitaux privés financés à 100% par l’État. Et on ne bronche même pas, et nos médias applaudissent en cachette. En plus, on les croit quand ils nous disent que le privé va améliorer le système ainsi que les urgences, et que l’on va tous avoir un médecin de famille.

Les épiciers, les importateurs (Dole, Chiquita et cie), les gros propriétaires de terres agricoles et les pétrolières étrangères, qui sont propriétaires de notre ressource naturelle, augmentent, pour des motifs mensongers, mais que nos universitaires, nos médias et nos politiciens prennent pour du «cash» (ce n’est pas voulu par les transnationales du tout : c’est seulement l’application des lois naturelles du marché qu’elles disent) et nos gouvernements, au lieu de mettre fin à cette arnaque en plafonnant les prix de détail, financent ces fripouilles en versant des fonds publics aux gens afin d’amortir le choc inflationniste. Et les pseudo-cadeaux que les caquistes vous font, ils vont prendre l’argent où, selon vous? L’argent ne tombe pas du ciel, pour reprendre une expression populaire. Bien non, les banques n’y sont pour rien à l’inflation, car elles ne vendent plus de contrats à terme et ne spéculent plus sur le pétrole, les métaux, le blé, etc., comme elles ont déserté les paradis fiscaux.

Et Hydro vous est dérobée au profit de la caste dominante

Sérieux, grouillez-vous le derrière. Au moins, protestez! Hydro-Québec nous appartient collectivement. C’est la population courageuse qui a nationalisé ce joyau public qui appartenait jadis à des intérêts privés américains sous le slogan «maîtres chez nous». Eh bien, depuis 1960, nos gouvernements ont effacé tous les gains que la population avait effectués afin de s’approprier ses propres ressources naturelles et ses services publics et instaurer une politique fiscale régressive, en ratatinant le rôle de l’État, en privatisant, en détaxant les profits et la richesse, en signant en catimini des traités de libre-échange, en sabrant dans nos programmes sociaux, en dopant les subventions aux entreprises, etc. Il faut voir la réalité en face : au Québec et au Canada, nous sommes maintenant locataires dans notre propre pays et notre maître ce sont les États-Unis qui sont censés être nos alliés et nos amis. J’espère que vous n’êtes pas assez naïfs pour croire que le Québec et le Canada sont des pays souverains, démocratiques et libres dans lesquels c’est le peuple qui mène. Pour les privatisations d’Air Canada, du CN et de Pétro-Canada; pour les traités de libre-échange et pour la défiscalisation des entreprises, vous a-t-on consulté? A-t-on tenu un référendum?

Hydro au service de ceux qui se sont opposés à sa nationalisation et qui prônent l’État minimal

Idem pour le démantèlement continuel d’Hydro-Québec au profit des affairistes qui paient leur électricité à moins de 4 cents le kilowattheure (centres de données, serres qui font pousser du cannabis et des légumes en s’appropriant des terres agricoles), mines, alumineries, forestières) alors que nous les propriétaires on nous facture environ 12 cents le kWh (incluant la TPS, la TVQ et autres frais de réseau que les compagnies n’ont pas à payer). Du vrai vol. Nos potiches de politiciens à la solde et sous influence font tout ça sans même demander notre avis : ils nous mettent toujours devant le fait accompli. Et ça vient nous dire que l’on gaspille l’électricité alors que déjà ça représente une dépense importante : ben oui, l’hiver on laisse les portes et les fenêtres ouvertes.

On vient d’annoncer en grande pompe l’exportation de notre électricité dans les États de New York et du Massachussetts à un coût d’environ six cents le kWh alors qu’Hydro-Québec paie son éolien privé à plus de dix cents le kWh dans la majorité des contrats signés en catimini ces dernières années. Et on pousse l’affront jusqu’à vous dire que cela est le klondike pour le Québec et les Québécois avec la joviale collaboration de nos médias qui sont partie prenante de notre aliénation. Hydro-Québec paie aussi plus de 10 cents le kWh pour l’électricité produite par les nombreux barrages privés donnés en cadeau à des arrivistes et par les usines de cogénération des papetières qui vendent toute leur électricité à Hydro à environ 4 cents le kWh : «Tembec profitera durant de nombreuses années de revenus de vente d’électricité à prix fort à Hydro-Québec» (La Presse, 31 janvier 2014). En passant pour vous culpabiliser, les élus et leurs experts affirment que les Québécois sont parmi les plus gros consommateurs d’électricité en Amérique du Nord, sans compter que les hivers sont plus froids et longs qu’à New York, à San Diego et même qu’en Colombie-Britannique et qu’en Ontario.

On ne peut pas faire plus colonisés

Vous voulez une autre preuve de la petitesse de nos médias? J’ai un bon exemple pour vous. C’est connu, les Centres de données installés au Québec et détenus par les multinationales américaines milliardaires comme Google et Amazon créent peu d’emplois et paient leur électricité environ 4 cents le kWh. Pourquoi selon vous que c’est au Québec qu’ils préfèrent s’implanter? Si c’est si bon que ça, pourquoi l’Ontario, New York, le Vermont, etc. n’offrent-ils pas des tarifs inférieurs à ceux d’Hydro-Québec? Nos élus, sous l’emprise des lobbyistes, nous ont embarqué dans cette coûteuse galère sans jamais nous avoir demandé notre avis et aussi sans aucune étude sérieuse à l’appui de leur folie dont les coûts seront assumés par les Québécois. Et le Journal de Montréal du 17 janvier 2018 qui titre : «Hébergement de données : la nouvelle vache à lait d’Hydro-Québec». Vraiment ridicule et pathétique. Allô vache à lait! Vache à lait pour les transnationales mais certainement pas pour Hydro et les Québécois. Bah, le JDM c’est le JDM!

Et on interdit à Hydro de se lancer dans l’éolien qui est réservé au privé

Résumons : on vend notre électricité aux centres de données, aux serres de cannabis, aux minières, aux alumineries très polluantes, aux forestières à 3 ou 4 cents le kWh mais Hydro-Québec le paie plus de 10 cents le kWh des petits barrages, des usines de cogénération et de l’éolien privé appartenant majoritairement à des étrangers, comme dans «Les Québécois paient les tarifs d’énergie éolienne (privée) les plus élevés en Amérique du Nord» (Le Journal de Montréal, 17 mai 2018). C’est en partie ça, le fameux modèle québécois? Bien évidemment, appliquant religieusement le principe du moins de biens collectifs et de plus de privé, nos gouvernements ont interdit à Hydro-Québec d’investir dans l’éolien, préférant réserver cette manne lucrative ne comportant aucun risque, puisque Hydro achète toute l’électricité à gros prix plus ses raccordements au réseau, à des compagnies étrangères et cela ne dérangeait aucunement les libéraux de Philippe Couillard et de Pierre Moreau, bien au contraire : «La propriété étrangère des parcs éoliens n’inquiète pas le gouvernement libéral» (Le Journal de Montréal, 28 octobre 2017). Gang de vendus qui ont toujours eu à cœur la minorité anglophone au Québec et les opportunistes du privé au détriment de l’intérêt collectif et du bien public. Une drôle juste pour changer le mal de place : «Éolien privé : les grands consommateurs (compagnies) ne veulent pas payer» (La Presse, 11 mai 2013). Qui paie alors?

Pour le scandale de l’éolien privé qui nous vend notre électricité très cher, et du temps qu’il était député péquiste, il avait publié cette opinion dans La Presse du 18 septembre 2009 : «Nationalisons l’éolien. Hydro-Québec doit en devenir le maître d’œuvre». Il pensait comme moi. J’espère que Bernard Drainville n’a pas changé d’idée depuis qu’il est devenu ministre caquiste. Mais c’est comme ça, les girouettes changent souvent d’idées.

Eh, oh, Fitz, arrête d’écoeurer le monde ordinaire et demande aux parvenus de l’éolien de baisser leurs tarifs, arrête d’offrir des taux bonbons aux centres de données, aux serres, à l’exportation et mieux, mets fin à ces folies. Et cesse de nous servir tes âneries. Baisser les tarifs chargés aux Québécois, de vraies retombées économiques pour le Québec.  

McKinsey la racaille américaine embauchée fièrement par Legault

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1920666/mckinsey-quebec-covid-legault-gestion-pandemie

L’État minimal mène à transiger avec des profiteurs

Que c’est dont merveilleux l’état minimal avec la privatisation de nos instruments collectifs, de nos ressources naturelles et de nos services publics. Nos gouvernements qui vident la fonction publique de ses spécialistes en informatique, en fiscalité, en environnement, en gestion scolaire et hospitalisée, etc. La belle affaire! Ça fait que faute de ressources et de compétences à l’interne, les gouvernements donnent de lucratifs contrats valant des millions de dollars à des firmes privées, souvent américaines, comme Google, Accenture, McKinsey, KPMG, Deloitte, Oracle et j’en passe. Pensez-vous vraiment que ces consultants vont suggérer à l’État de renforcir sa structure; d’embaucher leurs professionnels, de nationaliser l’éolien, comme l’a déjà suggéré le nouveau ministre caquiste Bernard Drainville; de créer sa propre société à propriété collective afin d’assurer l’internet à des prix raisonnables partout au Québec; de mettre en place Pharma Québec afin de se libérer quelque peu des Pfizer, Merck, Moderna et cie qui nous volent tout rond, etc. Ben non, agir de la sorte serait pour ces consultants véreux se faire hara-kiri. Moins d’État il y a, plus c’est payant pour eux et pour leurs propres clients. Et vogue la privatisation des services publics, des données en santé détenues par le gouvernement, des ressources naturelles, etc. Mais il faut obligatoirement continuer à subventionner Air Canada, le CN, Télésat, Pétro-Canada, le cartel Bell-Rogers-Vidéotron-Telus afin qu’ils daignent aller en région et surtout pas les renationaliser ou créer notre propre société d’État.

Le cas d’Hydro-Québec

Mes amis, si on avait privatisé Hydro-Québec, comme le suggéraient nos éminents économistes, consultants et lobbyistes, pensez-vous qu’Hydro-Québec privatisée irait en région ou dans des villages pas payants? Non, elle ferait comme Air Canada et le CN privatisés : elle délaisserait les régions et exigerait des centaines de millions de dollars en subventions gouvernementales afin d’y aller, sinon fini, adios et kapout. Ils appelent ça les lois naturelles du marché. En prime, avec Hydro-Québec privatisée, on aurait eu droit à des hausses très salées de nos tarifs d’électricité comme dans le reste du Canada et aux States afin de l’ajuster au prix du «marché» qui ont dopé les profits de toutes les sociétés liées à l’énergie, comme les producteurs privés d’électricité, les gazières, les pétrolières, etc. «Québec (CAQ) veut plafonner la hausse des tarifs d’électricité à 3%» (Le Devoir, 25 mars 2022). Pourquoi le gouvernement a le pouvoir de fixer les tarifs d’électricité? Pourquoi ne le fait-il pas pour l’essence, le gaz naturel, les aliments, les médicaments (comme les vaccins de Pfizer et de Moderna)? Et pourquoi les autres provinces et les États-Unis, les élus ne peuvent pas fixer les tarifs d’électricité?

On vide la fonction publique et on fait appel aux consultants américains

«Gestion de la pandémie. François Legault (CAQ) défend (courageusement et fièrement) l’entente de Québec avec McKinsey (payé 35 000$ par jour en honoraires)» (Le Devoir, 1er novembre 2022). Selon le premier ministre caquiste, le Québec n’aurait pas gérer seul la pandémie sans les inestimables conseils judicieux de la firme de consultation américaine McKinsey, où a travaillé plusieurs années Dominique Anglade. On est alors en droit de se poser des questions légitimes sur l’expertise véritable de ses employés. Employés qui durant la pandémie en menait large au niveau de la prise de décision et des gestes à poser : «Coûteux mais justifié, dit Legault». McKinsey, c’est plus que du bonbon. Si Dominique Anglade a travaillé chez McKinsey, pourquoi elle n’a pas conseillé savamment le PLQ, son parti politique?

Vraiment insulte pour les hauts fonctionnaires du gouvernement d’agir de la sorte. Très motivant pour eux. Ça montre ce que ressentent nos politiciens, tant de la CAQ que du PLQ, envers la fonction publique, nos instruments collectifs et nos services publics. C’est toujours le mirage du privé. Comme les ministres influents de la CAQ et du PLQ (Dubé, Legault, Fitzgibbon, LaÎtao, Couillard, Charest, Bachand, etc.) proviennent et retournent dans le privé, c’est donc pour eux un réflexe national et aussi intéressé de recourir tout le temps au privé, d’être à l’écoute des lobbyistes et de favoriser la sous-traitance, la privatisation et les hypocrites pseudo-partenariats public-privé dans lesquels tous les risques sont assumés par l’État.

Et Hydro-Québec qui embauche aussi la racaille à McKinsey

Le consultant américain McKinsey a tous les talents et peut tout faire. En plus d’avoir conseillé le gouvernement caquiste. Sur sa gestion de la pandémie, on a appris que : «Hydro-Québec a versé des millions de dollars à McKinsey pour l’aider à gérer ses barrages» (Radio-Canada, 26 octobre 2022). Gérer des barrages et la pandémie, c’est du pareil du même. Ben non, Hydro-Québec ne peut pas gérer ses barrages elle-même et pas question de faire appel à ses propres professionnels à son emploi. Évidemment que cela n’est que la pointe de l’iceberg et qu’au fil des ans, la firme américaine McKinsey a obtenu d’autres gros contrats de nos gouvernements. Oui, nous sommes de vrais colonisés et fiers de l’être.

McKinsey a aussi conseillé les pharmaceutiques américaines

Vous le savez, la vente et la consommation d’opiacés, des antidouleurs très puissants, aux États-Unis et au Canada fabriqués et vendus par des transnationales occidentales ont causé au cours des dernières années des milliers de morts en Amérique du Nord. Et qui conseillait ces groupes pharmaceutiques qui, en toute connaissance de cause, connaissaient les terribles répercussions de l’usage de leurs pilules et de leur rapide dépendance menant souvent à la mort? Oui, vous avez encore deviné juste : «Le cabinet McKinsey puni (573 millions$ US) pour avoir contribué à la crise des opiacés via ses conseils à des groupes pharmaceutiques» (Le Journal de Montréal, 5 février 2021). Les pharmaceutiques (fabricants et détaillants) devraient être emprisonnés pour leurs crimes commis délibérément ainsi que les consultants chez McKinsey. Oh que McKinsey a de gigantesques et très nobles principes moraux.

D’autres criminels qui ont tous un code de conduite, de gouvernance et de responsabilité sociale rigoureux

En partie grâce aux précieux et pertinents conseils de McKinsey sur la vente d’opiacés antidouleurs qui ont fait plus de 500 000 morts aux États-Unis en 20 ans, certains de leurs fidèles clients ont écopé :

  • «Crise des opiacés : Walmart verse 3,1G US (Pharmacies CVS et Walgreens, 5G$ US chacun)» (Le Journal de Montréal, 15 novembre 2022);
  • «Crise des opioïdes : 4 sociétés pharmaceutiques (Johnson & Johnson entre autres) prêtes à payer 26G$ US» (Le Journal de Montréal, 21 juillet 2021);
  • «Perdue Pharma conclut son entente de 12 milliards$ US» (Le Devoir, 12 septembre 2019).

Le consultant McKinsey et les pharmaceutiques c’est du pareil au même, incluant Pfizer et Moderna qui nous ont volé avec leurs vaccins très coûteux durant la pandémie, avec la complicité de vos élus. Opiacés : grosses amendes aux States et rien au Canada. Ce fut de même lors de la crise financière de 2008, et c’est la même chose pour l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux. Au Canada, il ne faut pas écœurer nos mécréants à cravate.

La propagande anti-russe suinte au Devoir

https://actu.fr/monde/missile-tire-sur-la-pologne-volodymyr-zelensky-maintient-que-le-missile-etait-russe_55254665.html

Les médias d’information occidentaux qui prétendent être objectifs

Les amis, entendons-nous tout de suite en partant afin d’éviter la chicane. Peu importe votre opinion personnelle sur le conflit militaire actuel en Ukraine avec les Russes et leurs alliés ukrainiens russophones du Donbass, vous êtes d’accord avec moi qu’un média d’information est censé être indépendant, libre, professionnel et objectif et doit se limiter à rendre compte des vrais faits importants, et non des faits maquillés qui font son affaire, afin que le lecteur et l’auditeur se fasse une opinion juste basée sur la réalité. En tout cas, c’est la prétention qu’ont nos médias privés occidentaux, même s’ils appartiennent à des milliardaires (Musk, Bloomberg, Bezos, Péladeau et cie) et qui sont grassement subventionnés par l’État et par le privé, souvent étranger, comme Google et Facebook, qui achètent aussi des publireportages. Ah, les médias sérieux ne doivent pas commettre le péché par omission, c’est-à-dire taire des nouvelles importantes, doivent interviewer des gens neutres, faire des vérifications de base des affirmations formulées. Ils ne doivent pas nous présenter les observations et les dires comme indépendants et objectifs simplement parce qu’ils émanent d’une ONG occidentale au financement questionnable.

Objectivité et professionnalisme mon œil

Même si on ne partage pas le même point de vue de vue sur le conflit militaire en Ukraine, vous allez voir, je vais vous faire rire avec mon histoire préférée drôle mais pas comique pantoute. Ça s’est passé le 15 novembre 2022 lorsqu’un missile a frappé deux bâtiments résidentiels en Pologne, pays qui fait partie de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et qui accueille en permanence 10 000 soldats américains. L’heure est grave et on n’est loin de la troisième guerre mondiale car l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord stipule que si un État membre (comme le sont la quasi-totalité des pays de l’ex-URSS) est victime d’une attaque, les autres membres considéreront cet acte de violence comme une attaque contre l’ensemble des membres et devront obligatoirement intervenir et entrer en guerre : «Guerre en Ukraine. La Pologne touchée, la tension monte d’un cran» (Le Devoir, 16 novembre 2022).

Alors, au détriment de la vérité, de la neutralité et des faits, plusieurs de nos médias d’information et de leurs fameux experts universitaires ont bassement spéculé en affirmant que le coupable était nécessairement la Russie, même s’il n’existait aucune preuve à cet effet la journée même de l’incident. Alors, soyons prévoyants et solidaires de nos alliés ukrainiens et de son attachant président Volodymyr Zelensky : vite, accusons a priori la Russie de ce geste répréhensible et même ignoble : un de plus. Bah, les preuves vont venir après et confirmeront alors la responsabilité totale et entière. Il ne faut pas se gêner, la Russie a le dos large.

On a déjà un semblant de preuve

Dans l’article jovialiste du journaliste Zacharie Goudreault du Devoir, publié le 16 novembre 2022, le jour même du «bombardement», on avait déjà une ébauche de preuve afin de condamner ipso facto les méchants russes, car au premier paragraphe de son texte, le vaillant journaliste Zacharie mentionne ceci de très épeurant : «La guerre en Ukraine a franchi un point inquiétant (sic) lorsque des missiles, qui auraient été (ils ne sont pas certains, mais ils l’écrivent pareil. Il ne faut surtout pas s’embarrasser de principes objectifs vertueux et doucereux) fabriqués en Russie (pas en Russie mais dans l’ex-URSS en fait) ont frappé deux bâtiments résidentiels (résidentiels ça fait plus ignoble que de frapper des édifices à bureaux)». On parle bien de plusieurs missiles et non pas d’un seul. Le journaliste annonce déjà ses couleurs idéologiques dans son introduction. Attendez de voir la suite, vous allez vous bidonner.

Le journaliste interview pas un mais trois experts universitaires

Vous êtes d’accord aussi avec moi que la journée même de l’incident, en l’absence de preuves objectives et vérifiées par des gens neutres, il aurait fallu que ledit journaliste coloré politiquement et ses trois sbires interviewés fassent preuve d’un minimum de retenue. Mais non, a priori ils ont tenu les Russes responsables de cette agression abominable d’un innocent allié de l’Occident (la Pologne) et ont presque prédit une autre guerre mondiale. Comme disait le poète, là où il y a trop de retenue, il n’y a pas de plaisir.

Le premier expert choisi méticuleusement par le journaliste du Devoir, sachant à l’avance qu’il opinerait dans la bonne direction, fut Pierre Jolicoeur (souvent consulté par les gens du Devoir) du Collège militaire royal du Canada. Monsieur Jolicoeur n’est pas seulement professeur universitaire mais, comme l’a signalé le journaliste, il est aussi vice-recteur associé à la recherche et spécialiste de la Russie. Avis aux intéressés : il faut obligatoirement tenir les élucubrations de Pierre Jolicoeur comme étant scientifiques et fondées. Aie, comment voulez-vous contrarier un tel expert? Alors, le spécialiste universitaire Jolicoeur a dit à son journaliste que «c’est peut-être un message envoyé aux pays membres de l’OTAN, comme quoi la Russie est prête à élargir le front et à aller jusqu’au bout dans ce conflit». C’est effrayant de garocher de telles accusations contre la Russie sans aucune preuve mais seulement guidées par le pif du vice-recteur. Heille, le monsieur Jolicoeur enseigne au Collège militaire royal du Canada, financé par le gouvernement canadien et qui forme nos futurs soldats, et vous allez me faire accroire que ce quidam est objectif? Considériez-vous comme expert indépendant et neutre un professeur russe qui enseignerait au Collège militaire royal de la Russie? Je vous l’avais dit que vous alliez rire même si c’est pathétique.

Quant au deuxième expert interviewé par le croisé journaliste…

Comme deuxième expert, l’intrépide journaliste d’enquête du Devoir, Zacharie Goudreault, a interviewé cette fois Éric Ouellet qui lui, est rien de moins, que «spécialiste de la sociologie (sic) militaire et professeur au Collège des Forces canadiennes de Toronto» qui, pour nous donner l’heure très juste, a largué ceci : «Il y a matière à s’inquiéter. J’y vois un risque de glissement du conflit ukrainien en dehors des frontières du pays». Comme nos experts n’avaient aucune preuve à ce moment-là pour étayer leurs prétentions et leurs spéculations, ils se sont comportés comme des voyants, au même titre que Jojo Savard. Moi, de mon côté, je ferai plus confiance à Jojo.

Et le 3e expert fut un expert de l’UQAM

Eh, oh, trois fumistes suffisants qui spéculent n’a aucune valeur scientifique. Le journaliste Goudreault du Devoir, afin de finir par convaincre tout le monde à l’usure, a interviewé Charles-Philippe David, fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, financée aussi par le gouvernement du Canada, qui fait que pensez-vous que le charmant universitaire David est totalement libre et peut aller à l’encontre des politiques internationales mises de l’avant par le gouvernement du Canada? Selon Charles-Philippe David : «Le scénario le plus probable est celui d’une bévue commise par la Russie. Elle aurait accidentellement bombardé la Pologne, quoique le scénario d’un acte intentionnel de Moscou demeure possible. Et si ce deuxième scénario se confirmait (sic), ce serait à ce moment très grave, très sérieux. Et si la Russie ne s’excusait pas, il y aurait des conséquences, relève monsieur David». Vraiment dégueulasse et pathétique cette propagande idéologique véhiculée par nos médias, par nos universitaires et par nos politiciens afin de cultiver une haine viscérale des Russes et de la Russie. Bah, ça fait depuis toujours que c’est comme ça. Les Occidentaux avec en tête les États-Unis sont les bons et sont nos amis protecteurs et nos bienfaiteurs, et les méchants sont les Russes, les Chinois, les Iraniens, les Coréens du Nord, les Afghans et les Talibans, etc. Ah, j’oubliais Cuba et le Venezuela.

Ah ben chose, les experts se sont gourés… une fois de plus

Dommage pour le journaliste du Devoir et les trois héroïques experts car le lendemain de l’incident, les États-Unis, l’OTAN et la Pologne ont reconnu que le missile avait été tiré par l’armée ukrainienne et pas du tout par les Russes : «Washington accrédite la thèse d’un missile ukrainien tombé en Pologne» et «OTAN : le missile aurait été tiré par l’Ukraine pour abattre un projectile russe» (La Presse et Radio-Canada, le 16 novembre 2022).

Le lendemain de la cochonnerie journalistique publiée dans Le Devoir, le journaliste et ses experts n’ont formulé aucune excuse et on plutôt choisi de publier cet article, avec comme titre : «Zelensky maintient que le missile qui a frappé la Pologne était russe. Il contredit ainsi l’OTAN (et les États-Unis et la Pologne)» (Le Devoir, 17 novembre 2022). Le Devoir aime bien l’irremplaçable Volodymyr Zelensky, humoriste et comédien de métier.

Le prix du pétrole : c’est du vol avec la complicité des élus

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-11-30/prix-de-l-essence/caa-quebec-denonce-des-marges-de-profit-tres-elevees-chez-des-detaillants.php

L’histoire se répète tout le temps sans que rien ne change

À tous les cinq ou six ans, c’est la même histoire. Les pétrolières, les épiceries, les pharmaceutiques, les banques, les firmes de communication (internet, câbles, sans-fil), etc. augmentent, sans motif économique valable, généreusement leurs prix et leurs tarifs, dopant ainsi leurs profits et appauvrissant le monde ordinaire. Et hop s’envolent de nouveau les inégalités économiques. Face à ces hausses de prix injustifiées, nos figurants de politiciens jouent alors leur petit numéro coutumier en s’offusquant et en mettant sur pied des commissions et des comités parlementaires folkloriques sans rien changer. Les politiciens grimpent dans les rideaux mais sans les déchirer car plusieurs d’entre eux veulent protéger leur futur, c’est-à-dire d’être éventuellement embauchés par ces maîtres du monde occidental après leur service politique. Naturellement, il y a les courageux experts universitaires, centres de recherche, chroniqueurs et éditorialistes, politiciens de la droite dure, etc., qui viennent à la défense des mastodontes économiques occidentaux qui volent les gens, qui s’adonnent à la corruption généralisée, qui embauchent des milliers de lobbyistes et firmes de relations publiques et qui s’accaparent les ressources naturelles et les instruments collectifs de plusieurs pays pauvres en voie de développement sans oublier qu’ils sont abonnés aux paradis fiscaux. Attention, ces transnationales étrangères n’interviennent pas seulement au niveau économique, comme au Canada, mais bien évidemment dans les domaines sociaux, politiques, fiscaux, environnementaux, etc., comme le font sur une base régulière les pétrolières. Faut être asservis à l’os au Canada, quand l’on sait que le pétrole, dont le pays abonde, est majoritairement sous contrôle de firmes étrangères. Pour une ressource aussi sensible au niveau de sa sécurité nationale et de sa souveraineté, aucun pays développé ne tolérerait ça, sauf naturellement le Canada, qui se fait aussi un honneur d’honorer et d’être régi par la reine ou le roi d’Angleterre.

Les preuves de ce vol institutionnalisé

En fouillant dans mes archives d’articles de journaux, j’ai retracé ceux-ci qui facilement vont vous démontrer que nous vivons véritablement sous la dictature des transnationales occidentales dans tous les domaines. Par exemple, en 2005, l’événement économique de l’année d’après les professionnels de l’information fut : «Le prix de l’énergie» (Le Journal de Montréal, 31 décembre 2005). Pourquoi que vous me demandez? Eh bien, en raison d’une hausse de plus de 14% en 2005 du prix à la pompe : «Le coût de l’essence a atteint un niveau inégalé» (Le Journal de Montréal, 28 décembre 2005). Et au mois de juillet 2006, en raison supposément de la Corée du Nord : «Le pétrole a un nouveau sommet» (Le Journal de Montréal, 6 juillet 2006). Et la même arnaque pétrolière s’est répétée en 2010 et en 2011 : «Nouveau bon du prix de l’essence. Jusqu’où ira le prix à la pompe», et aussi «Frustration à la pompe. Le prix de l’essence augmente malgré la baisse du brut (sic). Et les automobilistes devront prendre leur mal en patience. Article rédigé par le journaliste Maxime Bergeron de La Presse» (Le Devoir, 31 décembre 2010 et La Presse, 12 mai 2011). Incroyable pareil : le prix du brut baisse et le prix de l’essence à la pompe augmente, démontrant le vol pratiqué par les géants pétroliers occidentaux que sont ExxonMobil, BP Amoco, Chevron Texaco, Total Énergies, Conoco Phillips, Royal Dutch Shell et cie qui représentent l’armée économique des pays occidentaux et qui instaurent leur hégémonie un peu partout dans le monde, sauf en Russie, en Chine, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba, au Venezuela, etc., ce qui les contrarie énormément car cela les empêche de régner sur la planète entière.

Comme en 2022, en 2005 les pétrolières encaissent

D’accord avec vous autres que ce n’est pas bien difficile à prouver que l’on est assujetti à la dictature des multinationales occidentales et que prétendre que l’on vit en démocratie est de la foutaise. Nos politiciens sont des préposés et des domestiques. Vrai dire que depuis 20 ans au Canada, au Québec et aux States les gens ont élu des partis politiques différents au fil des ans (péquistes, libéraux, caquistes, conservateurs, démocrates et républicains) mais sans que rien de fondamental ne change au niveau de la mainmise et du pouvoir anormal exercé par les grands acteurs économiques.

À lire le titre de cet article de La Presse du 31 janvier 2006, on voit bien que l’histoire se répète et démontre très bien qui mène véritablement dans nos sociétés occidentales capitalistes : «10 milliards$ US en trois mois». Pour l’année 2005, Exxon a augmenté son bénéfice net de 43% à 36 milliards$ US. Qui dit mieux?

Et comme en 2022, pas question pour nos gouvernements d’irriter, de déplaire et de brimer les pétrolières occidentales du droit de nous voler impunément en imposant un contrôle des prix, en haussant leurs impôts ou en nationalisant cette ressource naturelle qui, de droit, appartient à la population. Au contraire, face à ces puissants truands, nos élus préfèrent baisser leurs taxes et impôts, comme la taxe sur l’essence, et continuer à les subventionner massivement afin de les enrichir davantage. Elle est où la démocratie et notre liberté dans tout ça?

Ah oui, au cours des trente dernières années, afin de renforcir le pouvoir de pétrolières occidentales et d’amoindrir le pouvoir de l’État, vos politiciens ont, en catimini et sans demander l’avis de la population, négocier des traités de libre-échange faits sur mesure pour les multinationales occidentales et ont autorisé les immenses pétrolières à en acheter d’autres ou à fusionner, comme les mariages d’Exxon avec Mobil, BP avec Amoco, Conoco avec Phillips, Chevron avec Texaco, Total avec Pétrofina, etc.

Le party continue le premier trimestre de 2011 : «Bénéfice en forte hausse pour ExxonMobil. Le profit net trimestriel a atteint 11 milliards$ US, meilleur qu’attendu (hausse de 69%) mais Wall Street fût déçu» (La Presse, 29 avril 2011). Les détenteurs de capitaux s’attendaient à plus et la valeur au marché de l’action a dégringolé. Ah qu’il faut bon vivre en démocratie et être libre. Et ça s’est poursuivi en 2017. On va enduré cette exploitation et cette répression encore pour combien de temps?: «2017. ExxonMobil double son profit mais déçoit les analystes» (Le Devoir, 29 juillet 2017).

Le folklore de l’intervention de l’État

De la frime par-dessus l’hypocrisie et le leurre des potiches et des guirlandes au parlement. Je reviendrai sur ce sujet dans mon prochain texte et vous allez voir, qu’à cet effet, c’est toujours du pareil au même. Rien ne change, et on continue à se faire voler avec la bénédiction de vos élus «démocratiques» : «Biden demande une enquête sur les hausses de prix de l’essence» (Le Journal de Montréal, 17 novembre 2021). Idem, c’est-à-dire ce fut la même farce grotesque en 2011 : «Les pétrolières passent au parloir. Alors que les patrons des cinq géants mondiaux (occidentaux) comparaissent (une fois de plus) devant le Congrès américain, Ottawa convoque (une fois de plus) à son tour (le gouvernement canadien fait toujours la même chose que son maître américain. La docilité et la fidélité sont de belles qualités, n’est-ce pas?), les ténors de l’industrie (qui se sont bien amusés)» (Le Devoir, 13 mai 2011). Après 2011, rien n’a changé et rien ne changera après 2022. Mettez-vous ça une fois pour toutes dans la tête que vivre en démocratie et en liberté en Occident est un leurre. Depuis toujours, les vrais faits réels démontrent très bien qui mène. Et pour renforcir l’hégémonie de leurs transnationales occidentales, leurs élus asservir mènent des guerres afin de préserver leur mainmise sur la terre : Ukraine, Irak, Lybie, Soudan du Sud, Afghanistan. Cela est sans compter les sanctions et embargos infligés aux pays qui résistent et qui préservent leur souveraineté : Iran, Venezuela, Cuba, Russie, Chine, Corée du Nord, etc.

Centres de données : tromperies d’Hydro-Québec appuyées par nos médias

https://www.ledevoir.com/economie/770321/hydro-quebec-prevoit-une-multiplication-des-centres-de-donnees

Un énième publireportage sur comment appauvrir la majorité

Une autre infopublicité médiatique sur comment appauvrir la majorité et enrichir la minorité de riches individus et d’entreprises, souvent des milliardaires et des transnationales américaines comme Amazon, Google, Facebook, Accenture, Oracle, Deloitte, etc. Ou comment l’État est partie prenante à la montée des inégalités économiques en étant mis sous tutelle par la classe dominante.

Mon exemple implique Hydro-Québec, les centres de données qui bénéficient injustement de bas tarifs d’électricité et de gros cadeaux fiscaux pour très peu d’emplois créés et les journalistes Alexis Riopel et Ulysse Bergeron du Devoir qui ont pondu le 11 novembre 2022 ce bijou démagogique intitulé : «Énergie. Les centres de données dans la mire d’Hydro» (Le Devoir, 11 novembre 2022). Un gros texte publicitaire faisant la première sur la page frontispice avec, en prime, une belle grosse photo d’un centre de données. Et en sous-titre du communiqué de pressé présenté comme un article, on pouvait lire ceci : «La société d’État prévoit une multiplication de ces infrastructures qui, d’ici 10 ans, exerceront une pression considérable sur le réseau électrique (et sur les tarifs imposés au monde ordinaire)». Et dire qu’au Devoir, on s’est mis à deux journalistes pour pondre ce pamphlet médiatique. À la lecture de celui-ci, on se demande quel incitatif a motivé Le Devoir de se comporter ainsi et d’aliéner ses lecteurs?

Les centres de données subventionnés par le résidentiel

Aie, il ne faut pas avoir une tonne de diplômes en économie et en comptabilité et être une cent watts pour se rendre rapidement à l’évidence que les centres de données ouverts ici au Québec par des transnationales étrangères comme Amazon, Google, IBM, Microsoft, OVHcloud, Accenture, Oracle, etc., et parfois construits sur de belles et grosses terres agricoles (comme à Beauharnois), sont nettement déficitaires pour Hydro-Québec. On vend l’électricité à environ 4 à 5 cents le kilowattheure aux centres de données et Hydro le paie plus de 10 cents le kWh aux opportunistes de l’éolien privé : «Les Québécois paient les factures d’énergie éolienne les plus élevées en Amérique du Nord»» (Le Journal de Montréal, 17 mai 2018). Et afin de satisfaire la demande d’électricité des centres de données très énergivores, Hydro devra acheter plus d’électricité des éoliennes privées augmentant chaque année et de façon permanente ses pertes. Et qui paiera en dernier ressort pour ces folies initiées par des lobbyistes futées au service de gros intérêts privés? Ben oui, le consommateur captif résidentiel qui est pourtant le vrai propriétaire d’Hydro-Québec. Aie, si c’est si payant pour Hydro, pourquoi les autres provinces canadiennes et les 50 États américains ne font-ils pas des offres semblables afin d’attirer chez eux ces gros centres de données qui créent pus d’emplois détenus par Amazon, Google et Microsoft?  C’est comme les jeux vidéos, les centres informatiques, le commerce électronique et l’intelligence artificielle, pourquoi c’est le Québec qui sort toujours gagnant? Parce que ce n’est pas payant et très déficitaire.

Le gouvernement et Hydro vous prennent pour des moins : payez et fermez-la

Subventionner les centres de données avec des tarifs d’électricité bonbons accompagnés de grosses déductions fiscales est aussi ridicule que faire la même chose avec les serres qui font pousser du pot et des plantes ornementales : «Le cannabis accapare le tiers de l’électricité d’un programme voué à l’autonomie alimentaire» (Le Devoir, 4 juillet 2022). Et qui va payer pour ces arnaques? Et oui, encore et toujours le consommateur résidentiel qui, en plus, doit payer la TVQ et la TPS sur sa facture d’électricité, ce qui n’est pas le cas pour les compagnies, et pour qui sa dépense d’électricité n’est pas déductible d’impôts contrairement aux entreprises. Ça fait que le 9 cents de tarif qui vous est facturé par Hydro, une fois ajoutés la TPS, la TVQ et les impôts que vous devez payer avant votre compte d’électricité vous revient à environ 20 cents le kilowattheure contrairement à environ 3 cents pour les compagnies car leur tarif spécial est de plus déductible de leurs impôts. Dans votre déclaration fiscale annuelle, avez-vous le droit de déduire votre dépense d’électricité de vos revenus fiscaux? Non, mais les entreprises oui.

La petitesse des journalistes du Devoir

Nos deux sbires journalistiques, afin d’asseoir toute la subjectivité crasse de leur texte, ont interviewé le représentant québécois de l’américaine Vantage Data Centers, Maxime Guévin, qui exploite ici au Québec plusieurs centres de données, qui est venu déballer le bien-fondé de cette «grappe» industrielle. Et puis, prenant leur courage à deux mains, ils se sont entretenus avec Maxence Huard-Lefebvre, un gars ferré en relations publiques à l’emploi d’Hydro-Québec qui leur a dit ceci sans rire et sans que les journalistes répliquent, demandent des précisions ou interviewent d’autres intervenants qui ne partagent pas les sophismes fantaisistes et farfelus du porte-parole d’Hydro. Maxence a dit à nos deux innocents : «Les centres de données créent de la richesse, citant des études économiques». Créent de la richesse comment? On veut des chiffres. Où sont les fameuses études économiques, rédigées par qui et financées par qui? Pourquoi dans leur article ne pas avoir nommer les auteurs de ces études et mentionner leurs titres afin que l’on puisse faire les vérifications? Parole d’un comptable qui a été professeur de comptabilité à l’UQAM pendant 45 ans et qui a rédigé plusieurs études sur Hydro-Québec, les pétrolières, les banques, les pharmaceutiques, etc., il n’y en a pas d’études ou s’il y en a, elles ne sont pas sérieuses. Si Hydro avait en main des recherches indépendantes et objectives démontrant que les centres de données sont une mine d’or pour Hydro, le Québec et les consommateurs, soyez assurés qu’ils les auraient rendues publiques depuis longtemps. C’est comme pour le 3e lien à Québec, il n’y a pas d’études probantes et on continue gaiement à mentir à la population afin de la faire payer pour les vaches sacrées consenties aux gras durs.

Le comble du ridicule : les centres de données afin de lutter contre la population

Comme ils n’ont pas de chiffres objectifs, voilà pourquoi Hydro et nos deux journalistes à gogo n’en ont pas fournis. Et, comme ils savent pertinemment que c’est déficitaire, alors les journalistes asservis et le fameux représentant de commerce d’Hydro ont mis l’emphase dans le texte du Devoir sur le fait que les centres de données sont bons pour l’environnement en favorisant la carboneutralité. Une chance que le ridicule ne tue pas. Donc, on demande aux Québécois d’accepter des hausses de tarifs et d’accorder des tarifs bonbons aux transnationales Amazon, Google, Microsoft et cie afin de les aider à diminuer leur niveau de pollution et ainsi favoriser leur carboneutralité. En passant, par essence, les GAFAM, les firmes de service-conseil, bancaires, de comptables et d’avocats polluent moins que les pétrolières et les transporteurs. Avant de demander aux Québécois de subventionner la carboneutralité des Google et Facebook de ce monde, on devrait leur demander d’être cohérents et de donner eux-mêmes l’exemple en refusant la publicité sur leurs réseaux sociaux des gros pollueurs invétérés comme les pétrolières et les minières. Que c’est beau et doux d’avancer l’argument de la carboneutralité afin de subventionner ces transnationales plus grosses et plus riches que les pays. Pendant qu’Hydro nous fait des accroires sur sa sainteté écologique, l’État québécois et la CAQ donnent leur accord pour le 3e lien à Québec, refuse de taxer les VUS et les pick-ups, détruit des milieux humides au nom du développement économique et varge dans nos forêts.

Un deuxième texte en prime dans le même numéro du 11 novembre 2022

Ce 11 novembre 2022, le journaliste du Devoir, Ulysse Bergeron, était en feu et très motivé. Il a pondu la même journée un deuxième gros texte louangeur sur Hydro intitulé : «Hydro-Québec se dote d’un plan d’adaptation aux changements climatiques». C’est-y pas beau ça? Félicitations à ton programme Ulysse et, en passant, bonne année 2023 de même qu’à ton complice Alexis Riopel. Comme le dit si bien le prophète : «les deux font la paire». Pour donner une touche de sérieux à cet autre texte d’Ulysse et pour nous faire voir que chez Hydro la protection de l’environnement c’est du sérieux, Ulysse a, dans ce cas, délaissé le gars des communications d’Hydro pour donner la parole à Philippe Bourke, cadre sénior à la Société d’État et attention : «nouvelle recrue chez Hydro, ce dernier était jusqu’à cet été président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)». Ah ben, s’il était au BAPE, c’est donc quelqu’un qui a la survie de la planète à cœur. Encore du tape-à-l’œil. Ulysse, je t’en prie : fais juste lire le titre de cet article que j’ai ressorti juste pour toi de mes archives : «L’ancien président du BAPE se rallie à l’industrie minière (et devient lobbyiste). Pierre Renaud suggère aux industriels d’investir les médias (incluant bien évidemment Le Devoir) pour se faire entendre» (Le Devoir, 14 mars 2013). Au moins Pierre Renaud a le mérite de dire crument la vérité et de relativiser la prétendue indépendance le professionnalisme postulé et la soi-disant objectivité de nos médias occidentaux privés qui s’aventurent souvent dans des faits et vérités parallèles et à du tripotage.  

Crasse est le Journal de Montréal

https://lautjournal.info/20140205/qu%C3%A9bec-dans-le-rouge

Et ça se prétend indépendant, objectif et professionnel

Je le répète : nos médias privés occidentaux détenus par des milliardaires et des grosses compagnies ne sont pas des instruments de conscientisation, de sensibilisation et d’information factuelle comme ils prétendent l’être, mais des organes d’aliénation, d’intoxication et de désinformation afin de défendre à tout prix, même en mentant, l’hégémonie capitaliste des transnationales et des ploutocrates occidentaux qu’ils présentent faussement comme des modèles de démocratie et de liberté.

Allons droit au but sans niaiser avec la «puck»

Dans mes précieuses archives, j’ai retrouvé ce cahier très spécial de 6 pleines pages publié dans le Journal de Montréal du samedi 12 novembre 2008 intitulé en caractères gros et gras : «Onze idées-chocs pour secouer le Québec». Je vous le dis tout de suite : dans ces idées-chocs pour secouer les Québécois ordinaires, aucune ne suggère de s’attaquer aux vaches sacrées de la caste dominante, comme instaurer un impôt minimum des compagnies; éliminer les paradis fiscaux et les règles d’évitement fiscal; démanteler les cartels et les oligopoles des banques, des pétrolières, des pharmaceutiques, des chaînes d’alimentation, etc. qui nous volent tout le temps; implanter des impôts successoraux et sur les transactions financières, créer Pharma-Québec, Pétro-Québec et la Banque du Québec; augmenter le salaire minimum, mettre fin aux cliniques, aux hôpitaux et aux écoles supposément privés, mais vivant au crochet de l’État, en coupant leurs subventions; taxer les salaires versés en actions aux dirigeants d’entreprises au même taux statutaire que le salaire des employés ordinaires; annuler les frais de scolarité des études universitaires; taxer davantage les pollueurs, augmenter les redevances des forestières, des minières et sur l’eau; etc.

Malhonnête et hypocrite

Tellement malhonnête du fait que les fumistes du Journal de Montréal aient demandé au groupe patronal d’extrême-droite de l’Institut économique de Montréal (IEDM) de venir nous livrer leurs idées-chocs afin de sortir le Québec de son immobilisme et d’éviter la faillite de la province. Ça pue! Toute cette démarche journalistique dégueulasse pour amener résignation et soumission du monde ordinaire à l’ordre néolibéral de la secte supérieure. Le menu à l’ordre du jour, comme toujours, est l’État minimal afin de tout livrer aux affairistes, même nos services publics et nos ressources naturelles comme l’eau. Parmi les idées-chocs éculées de l’Institut économique de Montréal, il y a celles de recourir davantage à la santé privée; la retraite à 67 ans; tarifier les services publics; augmenter les tarifs d’électricité et les frais de scolarité; soumettre le secteur public à la concurrence du privé (dans lequel il n’y a justement pas de véritable concurrence); abolir la taxe sur le capital des entreprises; payer les fonctionnaires au rendement; privatiser et vendre notre eau; hausser la TVQ; rendre le travail obligatoire pour les assistés sociaux et créer 25 écoles de performance. Tellement original. Ben non, on ne se doute pas à qui ça va profiter! Au monde et au travailleur ordinaires je suppose? Et le Journal de Montréal a reçu à ses bureaux les quatre éminents économistes séniors de l’IEDM. Et l’un deux qui dit : «Les taux élevés d’imposition des riches incitent à la fraude, découragent le travail et les font fuir».

Brandir les épouvantails du bonhomme sept-heures

C’est sans aucune gêne que le JDM nous a présenté ce torchon idéologique. Et le sublime chroniqueur Jean-Philippe Décarie qui, dans son texte du 14 janvier 2008, vante le courage, la vision et la lucidité de l’IEDM. Ah oui, dans le numéro du 12 janvier, il y a eu 6 grosses pages consacrées aux idées novatrices et humanistes de l’IEDM et la propagande s’est poursuivie toute la semaine suivante. Déjà, le 11 novembre 2008, le JDM faisait l’annonce de son numéro d’asservissement ainsi : «Onze remèdes de cheval que vous allez découvrir (allô découverte) demain dans votre journal». «Votre» journal, vraiment? Ou celui de son propriétaire PKP et de sa meute?

Le JDM récidive : vinrent les idées-chocs pour sauver… Montréal

Après le Québec, vinrent les idées-chocs pour sortir Montréal de sa torpeur et lui éviter la faillite. Ainsi, 10 mois plus tard, soit le 1er novembre 2008, c’est sans aucune retenue que les bonzes du Journal de Montréal ont récidivé et ont fait de nouveau appel aux sages conseils des experts de l’Institut économique de Montréal (IEDM). Une chance que le misérabilisme ne tue pas. Toujours la même cassette usée à la corde afin «d’aider» Montréal et ses contribuables : privatiser et vendre les HLM; éliminer le contrôle des prix des loyers; favoriser le tourisme médical en donnant préséance à ceux qui paient même dans notre réseau public; privatiser les transports en commun afin de favoriser la concurrence; confier la gestion du parc du Mont-Royal au secteur privé; instaurer des péages sur le réseau routier; privatiser le stade olympique et bien évidemment, augmenter la productivité des cols bleus. À faire vomir. C’est à dessein que les idéologues du Journal de Montréal ont eu recours deux fois en 2008 aux «services» des experts de l’IEDM. De la propagande pure et simple. Un tel comportement aurait dû faire perdre son permis de presse au JDM. Pathétique.

Ce n’est malheureusement pas fini

Toujours en 2008, soit au début du mois de septembre, le très minable JDM a publié un autre numéro «spécial» de 3 pleines pages intitulé : «Travail. Nécessaire les syndicats?», basé sur les réponses à un sondage bidon de la firme Nanos commandé par l’organisme très patronal LabourWatch du Canada. On prétend que les travailleurs ne veulent pas que les syndicats fassent de la politique et qu’ils soient membres de certains partis politiques : «Contre l’action politique». L’action politique et financer les politiciens, il faut laisser ça aux affairistes et à leurs lobbyistes, à leurs universitaires, à leurs organismes de recherche, au conseil du patronat, aux chambres de commerce, etc. Les syndicats ne doivent pas se mêler de ça : il faut laisser ça au monde important et exclusivement à nos créateurs de richesse.

Le JDM s’enfonce dans sa petitesse en 2014

Fin janvier et début février 2014, le Journal de Montréal «strikes again» dans son travail acharné afin de brainwasher ses lecteurs et ses auditeurs (TVA et LCN) en publiant un autre numéro spécial de plusieurs pages intitulé : «Le Québec dans le rouge. Les Québécois (les Québécois ordinaires, s’entend, pas du tout les Québécois extraordinaires) vivent au-dessus de leurs moyens». Moralistes et culpabilisateurs en plus en vue de vous rentrer de force dans la gorge les commandements du patronat. Et après on vient vous parler de liberté et vous vanter les mérites de notre presse libre. Pour faire changement, le JDM a fait appel cette fois aux profonds conseils du professeur des HEC, lui aussi d’extrême-droite, Robert Gagné qui, pour sortir le Québec du rouge, suggère de tarifier tous les services publics et, oh surprise, recommande de «Hausser la TVQ à 18%» (Le Journal de Montréal, 29 janvier 2014). Ça se passe de commentaire.

En prime, on a droit aux idées révolutionnaires de leurs chroniqueurs de la droite dure

Et pour en rajouter encore davantage, le 2 février 2014, le JDM a publié deux pleines pages intitulées : «Le Québec dans le rouge. Des opinions». Des opinions de qui que vous me demandez? De Youri Chassin, anciennement de l’IEDM maintenant député caquiste; du fabuleux Richard Martineau et du sensationnel Mathieu Bock-Côté et des ignares du genre Lise Ravary, Joanne Marcotte et Esther Bégin. Si vous n’êtes pas trop sensibles, lisez le texte de 2 pages du 29 janvier 2014, avec une belle grosse photo couleur du professeur émérite des HEC, Robert Gagné, intitulé : «Des choix déchirants (pour le monde ordinaire) pour les Québécois». Les mots me manquent pour qualifier le travail d’endoctrinement du JDM. Il ne manquait que l’opinion de Mario Dumont et de Joseph Facal le lucide.

Et ça continue en 2016

2016, autre cahier spécial de plusieurs pages du Journal de Montréal intitulé en gros et en page frontispice : «Le Québec dans le rouge. Le bar est toujours ouvert (et pas assez pour subventionner les écoles, les cliniques et les garderies privées)» (Le Journal de Montréal, 7 mars 2016). Si ça vous tente, vous lirez ce circulaire de petitesse idéologique et journalistique. Moi je n’en peux plus!

Les principes moraux risibles des Occidentaux

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/768828/idees-du-sang-sur-nos-maillots

Défense de la démocratie ou du capitalisme occidental

Les héroïques gouvernements américain, canadien, anglais, européen, japonais prétendent qu’ils mènent un combat humanitaire sans merci pour la sauvegarde de nos pseudo-démocraties et pour le maintien de notre liberté même si on est pris constamment en otage par les transnationales (pétrolières, épiceries, pharmaceutiques, banques, sans-fil et internet, etc.) qui nous imposent continuellement leurs hausses de prix, sous prétexte d’appliquer les règles du jeu de l’offre et de la demande qu’ils appellent pompeusement le marché. Et, supposément, nos politiciens ne peuvent rien faire contre les «lois naturelles du marché». Quelle farce grotesque. Et vous êtes censés être totalement libres car vous pouvez voter aux quatre ans pour de partis politiques qui se ressemblent et qui seront les préposés aux commandes de la classe dominante. Les transnationales occidentales sont des armées économiques plus grandes et plus riches que les États qui pratiquent leur hégémonie partout dans le monde sauf en Chine, en Russie, en Iran, à Cuba, au Venezuela, en Afghanistan, etc., qui s’obstinent à ne pas se soumettre aux impératifs occidentaux et qui, en plus, ont l’outrecuidance de vouloir concurrencer nos vertueuses multinationales en Asie, en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, etc. L’arme que nos élus ont fourni à leurs géants économiques occidentaux afin qu’elles croissent davantage et qu’elles puissent s’approprier les ressources naturelles, les instruments collectifs et les services publics dans tous les pays et même qu’elles soient en mesure de renverser des gouvernements en poste s’appelle les traités de libre-échange de même que l’OTAN afin de faire peur et de protéger nos pays amis inféodés et conquis comme plusieurs pays de l’ex-URSS. Que faisait l’OTAN en Afghanistan?

Conférence climatique de l’ONU tenue en Égypte ou quand les babines se font plus aller que les bottines

Que c’est donc merveilleux que l’on ait choisi l’Égypte pour tenir la conférence climatique de l’ONU (COP27) au mois d’octobre 2022 que l’on ait sélectionné le Quatar pour la Coupe du monde du soccer qui débutera au mois de novembre 2022; qu’Emmanuel Marcon, qui aime faire la leçon aux Russes et aux Chinois, ait en 2022, été rencontré chez lui le prince saoudien Mohammed ben Salmane, un criminel sanguinaire notoire (La Presse, 28 juillet 2022) et qui a reçu par après la visite de Joe Biden (qui s’était pourtant juré d’avoir sa tête) qui l’a supplié, sans succès, d’augmenter sa production de pétrole : «Joe Biden a rencontré le prince Mohammed ben Salmane, considéré comme le commanditaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi» (Le Devoir, 16 juillet 2022).

Et comme autre beau geste démocratique, l’Arabie saoudite a été nommée en 2019 à la tête du G20 à qui nos braves gouvernements occidentaux ont fourni des armes sophistiquées, comme ils le font pour l’Ukraine, afin que : «L’Arabie saoudite lance au Yémen une opération militaire à grande échelle» (Le Journal de Montréal, 25 décembre 2021). Pas grave, même si : «Plus de cinq millions d’enfants menacés de famine au Yémen» (Le Journal de Montréal, 19 septembre 2018). Naturellement, les États-Unis sont partie prenante à ces meurtres légitimés au nom de leur hégémonie mondiale, comme ils sont actifs en Ukraine afin que la guerre se poursuive pour affaiblir la Russie.

Les Occidentaux aiment l’Égypte

Les Occidentaux étaient derrière le coup d’État militaire qui a renversé le gouvernement des Frères musulmans élu démocratiquement. Et, bonne nouvelle pour les Occidentaux, la démocratie et la liberté, l’ex-militaire Abdel Fattach al-Sissi a été élu à la tête du pays avec 97% des voix exprimées (Le Devoir, 3 avril 2018). Très démocratique d’être élu avec un score de 97%. C’est un peu moins bien que le résultat de 99% des votes obtenus par le président du Soudan du Sud, l’illettré au chapeau de cowboy, que les Occidentaux ont aidé financièrement et militairement à vite obtenir son indépendance du Soudan. Par contre, ils d’opposent à l’indépendance du Donbass en Ukraine, jugé malheureusement trop pro-russe. L’Égypte est un allié des États-Unis et de l’Europe, même si et pis au diable les beaux principes :

  • «Répression sanglante en Égypte. La police autorisée à tirer des balles réelles» (Le Devoir, 15 et 16 août 2013);
  • «Égypte. De 2014 à 2019, plus de 1891 condamnations à mort ont été prononcées» (Radio-Canada, 24 juillet 2019);
  • «Vague de répression homophobe en Égypte» (Le Devoir, 5 octobre 2017);
  • «Une étudiante punie pour avoir enlacé un garçon» (Le Devoir, 14 janvier 2019);
  • «L’ONU dénonce les détentions arbitraires en Égypte» (Le Devoir, 6 juin 2018).

Qu’à cela ne tienne, l’Europe et les États-Unis aiment l’Égypte et sa potiche de président plus que l’Iran, la Palestine, la Russie, Cuba, la Chine et la Corée du Nord. Pourquoi selon vous? L’Occident n’est-il pas supposé défendre la démocratie et la liberté dans le monde? Emanuel Macron, le président français, aime bien le président al-Sissi : «La France se tient aux côtés de l’Égypte, car la sécurité de ce pays ami (et allié), c’est aussi notre propre sécurité» (Le Devoir, 25 octobre 2017). Trump aussi aimait bien cet assassin notoire : «Égypte. Donald Trump louange le travail fantatisque (de nombreux meurtres) du président Sissi» (Le Journal de Montréal, 4 avril 2017). Vous commencez à voir clair dans l’hypocrisie crasse de l’Occident, prêt à tout pour défendre son impérialisme économique et politique au nom trompeur de la démocratie et de la liberté? Alors ça fait que cela a aidé l’Égypte à être le pays hôte de la Conférence climatique de l’ONU (COP27) tenue au mois d’octobre 2022.

La Coupe du monde de soccer au Qatar

Vous le savez, le Qatar est un pays du Moten-Orient très riche en pétrole, ce qui l’aide à se faire beaucoup d’amis. Le Qatar est aussi une vraie dictature qui fait régulièrement dans la répression et l’exploitation criminelle des travailleurs étrangers. Son abondance en pétrole aide les Occidentaux à fermer les yeux et à faire preuve d’indulgence. Aie, le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite et Israël ce n’est tout de même pas Cuba et la Russie : «Depuis 2010, au Qatar, plus de 6500 travailleurs étrangers embauchés dans des conditions épouvantables sont morts sur les chantiers afin de faire place aux projecteurs de la Coupe du monde de soccer» (Le Devoir, 31 octobre 2022. «Du sang sur nos maillots. La Coupe du monde au Qatar suscite de nombreuses polémiques sur le respect des droits de la personne»). Eh, oh, faites attention à ce que vous dites sur le Qatar, un autre pays ami de l’Occident. Le Qatar, c’est mieux que l’Iran, non? Et l’abruti ex-président de la FIFA, Sepp Blatter, qui vient nous dire qu’il regrette d’avoir sélectionné le Qatar, pas en raison du non-respect des droits humains mais plutôt qu’il trouve que le Qatar est un pays trop petit pour recevoir une telle manifestation sportive (Le Devoir, 9 novembre 2022). Un autre imbécile. Une drôle pour finir en beauté : «La France tente (pas trop fort) d’améliorer le sort des immigré au Qatar» (Radio-Canada, 14 octobre 2022).