D’autres publireportages du Devoir sur Hydro-Québec

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/energie-et-ressources/201810/31/01-5202372-abandon-du-projet-eolien-apuiat-les-chefs-autochtones-prets-a-sadresser-aux-tribunaux.php

Le Devoir comme service de relations publiques : il n’est pas seul

Le 20 avril 2022, Le Devoir publiait cet article, qui s’apparente à un vrai communiqué de presse, sous le titre de : «Hydro-Québec ajoute des cordes à son arc (des cordes qui vont coûter cher aux Québécois). La Société d’État (mais de plus en plus privée) s’est entendue avec Énergir (ex-Gaz Métropolitain) et Boralex (de la famille Lemaire de la papetière Cascades) pour devenir copropriétaire de ses premiers parcs éoliens».

Aie, il faudrait être fous comme des balais suite à cette bonne nouvelle qui, dans les faits, sont mauvaises pour la population québécoise et bonnes pour les actionnaires d’Énergir, de Boralex et pour la p.d.g. d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, ex-présidente d’Énergir. Les journalistes Frédéric Lacroix-Couture et Stéphane Rolland de la Presse Canadienne (pas fort. Il a fallu se mettre à deux pour rédiger cette infopublicité présentée comme un article de fond) ont dit : «Hydro s’est entendue avec Énergir et Boralex». N’Importe quel affairiste se serait entendu avec Hydro-Québec pour créer un tel partenariat sans aucun risque et tellement rentable pour très très longtemps. Il aurait été nettement favorable qu’Hydro-Québec se passe de ces deux intermédiaires et même qu’elle rejette ce gros projet de parcs éoliens laids et polluants dans Charlevoix et arrête de vendre notre électricité à perte aux centres de données, aux serres, aux alumineries et autres industries et celle exportée aux États-Unis. Dans l’article, les analystes financiers, interviewés par lesdits journalistes, ont interviewé Sean Stewart, un analyste financier de la Banque Toronto-Dominion (TD), qui a dit que c’était une bonne nouvelle pour le marché des capitaux, pour Boralex et pour Énergir. Voilà mes amis comment on enrichi collectivement des faiseux avec notre argent et sur notre bras.

Le parc éolien, c’est bon même si on ne connait pas le prix payé

Hydro-Québec va acheter toute l’énergie produite par ce parc éolien mais n’a pas voulu dire le prix payé et nos deux journalistes «d’enquête» n’ont pas daigné le demander. C’est fort : c’est notre argent, c’est notre société d’État et on refuse de nous communiquer cette information cruciale. Mes amis, si le prix payé avait été intéressant et nettement inférieur aux tarifs imposés par Hydro aux centres de données et à l’exportation, vous pouvez être assurés que la boss d’Hydro-Québec l’aurait dévoilé en grandes pompes. Ah oui, nos deux préposés journalistiques ont toutefois dit que : «Le prix d’achat sera concurrentiel (concurrentiel avec quoi et avec qui?) et sera plus avantageux que le prix pays au parc éolien Apuiat, qui est d’environ 6 cents le kilowattheure qu’a dit la porte-parole d’Hydro, Caroline Des Rosiers». Et ils ont pris ça pour du «cash». Six cents le kWh, c’est seulement une «prévision», pas un chiffre définitif : «Le parc éolien Apuiat, sur la Côte-Nord «prévoit» que son prix d’achat sera «d’environ» 6 cents le kwhre». Une vraie farce et une vraie honte journalistique.

Ah oui, Hydro, pour obtenir l’acceptabilité sociale, va comme toujours acheter les petites municipalités, les autochtones et d’autres en leur versant des ristournes ou des «kick backs» afin de pouvoir installer en toute quiétude ces horreurs éoliens, inutiles dans leurs villages, territoires, réserves, etc. Ces redevances versées aux collaborateurs, c’est en fait tous les Québécois qui les paient et qui doivent être ajoutées aux coûts. Pour terminer, vous allez être heureux d’apprendre que cet article de «fond» a été financé par l’américaine Facebook (Meta). Des médias financés par des transnationales américaines privées, je suppose que ça rehausse le niveau d’indépendance de nos médias et que les patrons du privé n’interviennent pas, même dans le cas où La Presse canadienne voudrait rédiger un texte sur la nationalisation, la taxation, l’encadrement réglementaire de ces mastodontes numériques qui sont en position de monopole. Le Devoir aussi est financé par Google, Facebook et cie et ils en sont fiers.

SNC-Lavalin en profite itou

«SNC-Lavalin, chargée du projet d’Hydro-Québec (qui l’engage et la paie) d’exportation d’électricité (à rabais et à perte) vers New-York» (Le Devoir, 29 avril 2022). Un autre publireportage rédigé par le journaliste Ulysse Bergeron.

À propos du contrat, le journaliste écrit comme si de rien n’était : «La valeur du contrat accordé à SNC-Lavalin n’a pas été dévoilé». Bien évidemment, afin de ne pas irriter les boss de notre appauvrissement collectif, Ulysse n’a pas insisté et n’a pas demandé le montant du lucratif contrat.

Ah oui, pour vous remplir comme des valises et vous faire croire que l’exportation d’électricité à perte aux États-Unis c’est bon, le journaliste Ulysse mentionne fièrement que : «L’entente avec New-York pourrait (pourrait qu’il a dit, pas va) générer des revenus de 30 milliards de dollars américains pour la société d’État». Le petit vlimeux à Ulysse a dit que ça va générer des revenus de 30 milliards de dollars, «bruts s’entend, et pas «nets». Le journaliste n’a pas osé nous dire combien ça va rapporter en revenus, en profits «nets» car dans les faits il s’agit d’un contrat qui va générer des pertes nettes pour Hydro et pour la collectivité québécoise. Et cela justifie la nécessité de construire des gros parcs éoliens au Québec (que les États du Nord-Est américain ne veulent absolument pas chez eux) qui vont faire vivre des affairistes québécois. À quoi bon signer des contrats d’exportation d’électricité qui vont rapporter 40 milliards$ US «bruts» mais qui vont nous coûter disons 50 milliards$ US. Si on vend notre électricité aux States à 4 ou 5 cents le kWh et que l’on paie aux éoliennes privées du Québec plus de 8 cents et même 11 cents le kWh, comment cela peut-il être rentable?

D’autres comiques du Devoir sur Hydro : des éoliennes en ville

Le 2 mai 2022, il y a eu cet article vraiment «intéressant» publié dans Le Devoir et rédigé par Lise Denis : «L’intelligence artificielle pour l’installation d’éoliennes urbaines». Afin de vous farcir la cervelle à l’effet d’accepter le développement d’éoliennes privées (que d’autres pays, comme la France, ont stoppé sauf celles en mer), rien n’arrête la ferveur idéologique des évangélistes du Devoir. Afin de rédiger cet article, la journaliste du Devoir a déniché les trouvailles de deux «chercheurs» de l’Université Concordia qui ont rédigé (pas une thèse de doctorat) un mémoire de maîtrise en génie du bâtiment.

Et nos deux prétendus chercheurs veulent installer, dans «une démarche écologique et environnementale» des éoliennes dans nos grandes villes comme Montréal et Québec. Formi…formidable. Ils ont dit que l’on pourrait les installer sur le toit des maisons et des édifices et la journaliste a trouvé ça visionnaire et génial. Si vous avez du temps à perdre, je vous invite à lire ce pamphlet journalistique.

Un projet de société que s’est exclamée la cheffe d’Hydro

Et ça continue. Le 3 mai 2022, un texte de deux pages, avec belles grosses photos aguichantes, publié encore une fois dans Le Devoir, et rédigé par la journaliste Jessica Nadeau, sous le titre de : «Questions autochtones. Le village de Kitcisakik aura finalement accès à Hydro-Québec».  

C’est du sérieux car la journaliste Jessica Nadeau du Devoir s’est déplacée elle-même en personne en Abitibi, à 70 kilomètres au sud de Val-d’Or, dans le parc de la Vérendrye. Elle n’a toutefois pas mentionné le nombre d’habitants de cette communauté autochtone. Hydro-Québec va débourser plus de 20 millions de dollars afin de construire une ligne de transport d’électricité afin de brancher cette communauté. Je vous le demande : Qu’est-ce qui justifie un texte de 2 pages sur cette dite nouvelle et l’envoi de la journaliste en Abitibi afin de couvrir cet événement? Trop c’est trop quand Sophie Brochu, la présidente d’Hydro, qualifie ça de «projet de société et projet humaniste». Sophie a été impressionné par le vice-chef de la communauté âgé d’à peine 19 ans, Alex Emmet Papatie. Il faut gâter les autochtones si Hydro-Québec veut obtenir leur «acceptabilité sociale» afin d’installer d’autres éoliennes dans leurs territoires et réserves. Aie, il y en a beaucoup qui ont la notion de projet de société trop facile. On a aussi dit que le 3e lien à Québec et le REM de la Caisse de dépôt étaient des projets de société.

L’indépendance de nos médias est un mythe

Cela est un fait : nos médias d’information financés beaucoup par l’État; par les grosses firmes privées (Facebook, Google); détenus par des transnationales et des milliardaires occidentaux et très dépendants de la publicité ne sont pas impartiaux et indépendants et véhiculent l’idéologie capitaliste occidentale. Ils ne sont pas là pour développer un esprit critique chez le lecteur ou l’auditeur mais pour les endoctriner et les intoxiquer. Une autre preuve est apportée par la couverture du conflit en Ukraine effectuée par Le Devoir qui est une copie conforme de la position du gouvernement du Canada, qui lui à son tour reprend celle des States et des autres pays occidentaux. Oui, je suis d’accord, ce n’est pas mieux entre autres en Russie et en chine. Mais de grâce, nos médias occidentaux manquent de décence lorsqu’ils se prennent comme étalon-mesure et modèles de la presse libre et de leur indépendance dans nos pseudo-démocraties mises sous tutelle et sous-embargo par les ploutocrates et leurs transnationales hégémoniques. Se regardent-ils dans le miroir des fois?

D’autres publireportages du Devoir sur Hydro-Québec

https://www.apuiat.com/fr/

Le Devoir comme service de relations publiques : il n’est pas seul

Le 20 avril 2022, Le Devoir publiait cet article, qui s’apparente à un vrai communiqué de presse, sous le titre de : «Hydro-Québec ajoute des cordes à son arc (des cordes qui vont coûter cher aux Québécois). La Société d’État (mais de plus en plus privée) s’est entendue avec Énergir (ex-Gaz Métropolitain) et Boralex (de la famille Lemaire de la papetière Cascades) pour devenir copropriétaire de ses premiers parcs éoliens».

Aie, il faudrait être fous comme des balais suite à cette bonne nouvelle qui, dans les faits, sont mauvaises pour la population québécoise et bonnes pour les actionnaires d’Énergir, de Boralex et pour la p.d.g. d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, ex-présidente d’Énergir. Les journalistes Frédéric Lacroix-Couture et Stéphane Rolland de la Presse Canadienne (pas fort. Il a fallu se mettre à deux pour rédiger cette infopublicité présentée comme un article de fond) ont dit : «Hydro s’est entendue avec Énergir et Boralex». N’Importe quel affairiste se serait entendu avec Hydro-Québec pour créer un tel partenariat sans aucun risque et tellement rentable pour très très longtemps. Il aurait été nettement favorable qu’Hydro-Québec se passe de ces deux intermédiaires et même qu’elle rejette ce gros projet de parcs éoliens laids et polluants dans Charlevoix et arrête de vendre notre électricité à perte aux centres de données, aux serres, aux alumineries et autres industries et celle exportée aux États-Unis. Dans l’article, les analystes financiers, interviewés par lesdits journalistes, ont interviewé Sean Stewart, un analyste financier de la Banque Toronto-Dominion (TD), qui a dit que c’était une bonne nouvelle pour le marché des capitaux, pour Boralex et pour Énergir. Voilà mes amis comment on enrichi collectivement des faiseux avec notre argent et sur notre bras.

Le parc éolien, c’est bon même si on ne connait pas le prix payé

Hydro-Québec va acheter toute l’énergie produite par ce parc éolien mais n’a pas voulu dire le prix payé et nos deux journalistes «d’enquête» n’ont pas daigné le demander. C’est fort : c’est notre argent, c’est notre société d’État et on refuse de nous communiquer cette information cruciale. Mes amis, si le prix payé avait été intéressant et nettement inférieur aux tarifs imposés par Hydro aux centres de données et à l’exportation, vous pouvez être assurés que la boss d’Hydro-Québec l’aurait dévoilé en grandes pompes. Ah oui, nos deux préposés journalistiques ont toutefois dit que : «Le prix d’achat sera concurrentiel (concurrentiel avec quoi et avec qui?) et sera plus avantageux que le prix pays au parc éolien Apuiat, qui est d’environ 6 cents le kilowattheure qu’a dit la porte-parole d’Hydro, Caroline Des Rosiers». Et ils ont pris ça pour du «cash». Six cents le kWh, c’est seulement une «prévision», pas un chiffre définitif : «Le parc éolien Apuiat, sur la Côte-Nord «prévoit» que son prix d’achat sera «d’environ» 6 cents le kwhre». Une vraie farce et une vraie honte journalistique.

Ah oui, Hydro, pour obtenir l’acceptabilité sociale, va comme toujours acheter les petites municipalités, les autochtones et d’autres en leur versant des ristournes ou des «kick backs» afin de pouvoir installer en toute quiétude ces horreurs éoliens, inutiles dans leurs villages, territoires, réserves, etc. Ces redevances versées aux collaborateurs, c’est en fait tous les Québécois qui les paient et qui doivent être ajoutées aux coûts. Pour terminer, vous allez être heureux d’apprendre que cet article de «fond» a été financé par l’américaine Facebook (Meta). Des médias financés par des transnationales américaines privées, je suppose que ça rehausse le niveau d’indépendance de nos médias et que les patrons du privé n’interviennent pas, même dans le cas où La Presse canadienne voudrait rédiger un texte sur la nationalisation, la taxation, l’encadrement réglementaire de ces mastodontes numériques qui sont en position de monopole. Le Devoir aussi est financé par Google, Facebook et cie et ils en sont fiers.

SNC-Lavalin en profite itou

«SNC-Lavalin, chargée du projet d’Hydro-Québec (qui l’engage et la paie) d’exportation d’électricité (à rabais et à perte) vers New-York» (Le Devoir, 29 avril 2022). Un autre publireportage rédigé par le journaliste Ulysse Bergeron.

À propos du contrat, le journaliste écrit comme si de rien n’était : «La valeur du contrat accordé à SNC-Lavalin n’a pas été dévoilé». Bien évidemment, afin de ne pas irriter les boss de notre appauvrissement collectif, Ulysse n’a pas insisté et n’a pas demandé le montant du lucratif contrat.

Ah oui, pour vous remplir comme des valises et vous faire croire que l’exportation d’électricité à perte aux États-Unis c’est bon, le journaliste Ulysse mentionne fièrement que : «L’entente avec New-York pourrait (pourrait qu’il a dit, pas va) générer des revenus de 30 milliards de dollars américains pour la société d’État». Le petit vlimeux à Ulysse a dit que ça va générer des revenus de 30 milliards de dollars, «bruts s’entend, et pas «nets». Le journaliste n’a pas osé nous dire combien ça va rapporter en revenus, en profits «nets» car dans les faits il s’agit d’un contrat qui va générer des pertes nettes pour Hydro et pour la collectivité québécoise. Et cela justifie la nécessité de construire des gros parcs éoliens au Québec (que les États du Nord-Est américain ne veulent absolument pas chez eux) qui vont faire vivre des affairistes québécois. À quoi bon signer des contrats d’exportation d’électricité qui vont rapporter 40 milliards$ US «bruts» mais qui vont nous coûter disons 50 milliards$ US. Si on vend notre électricité aux States à 4 ou 5 cents le kWh et que l’on paie aux éoliennes privées du Québec plus de 8 cents et même 11 cents le kWh, comment cela peut-il être rentable?

D’autres comiques du Devoir sur Hydro : des éoliennes en ville

Le 2 mai 2022, il y a eu cet article vraiment «intéressant» publié dans Le Devoir et rédigé par Lise Denis : «L’intelligence artificielle pour l’installation d’éoliennes urbaines». Afin de vous farcir la cervelle à l’effet d’accepter le développement d’éoliennes privées (que d’autres pays, comme la France, ont stoppé sauf celles en mer), rien n’arrête la ferveur idéologique des évangélistes du Devoir. Afin de rédiger cet article, la journaliste du Devoir a déniché les trouvailles de deux «chercheurs» de l’Université Concordia qui ont rédigé (pas une thèse de doctorat) un mémoire de maîtrise en génie du bâtiment.

Et nos deux prétendus chercheurs veulent installer, dans «une démarche écologique et environnementale» des éoliennes dans nos grandes villes comme Montréal et Québec. Formi…formidable. Ils ont dit que l’on pourrait les installer sur le toit des maisons et des édifices et la journaliste a trouvé ça visionnaire et génial. Si vous avez du temps à perdre, je vous invite à lire ce pamphlet journalistique.

Un projet de société que s’est exclamée la cheffe d’Hydro

Et ça continue. Le 3 mai 2022, un texte de deux pages, avec belles grosses photos aguichantes, publié encore une fois dans Le Devoir, et rédigé par la journaliste Jessica Nadeau, sous le titre de : «Questions autochtones. Le village de Kitcisakik aura finalement accès à Hydro-Québec».  

C’est du sérieux car la journaliste Jessica Nadeau du Devoir s’est déplacée elle-même en personne en Abitibi, à 70 kilomètres au sud de Val-d’Or, dans le parc de la Vérendrye. Elle n’a toutefois pas mentionné le nombre d’habitants de cette communauté autochtone. Hydro-Québec va débourser plus de 20 millions de dollars afin de construire une ligne de transport d’électricité afin de brancher cette communauté. Je vous le demande : Qu’est-ce qui justifie un texte de 2 pages sur cette dite nouvelle et l’envoi de la journaliste en Abitibi afin de couvrir cet événement? Trop c’est trop quand Sophie Brochu, la présidente d’Hydro, qualifie ça de «projet de société et projet humaniste». Sophie a été impressionné par le vice-chef de la communauté âgé d’à peine 19 ans, Alex Emmet Papatie. Il faut gâter les autochtones si Hydro-Québec veut obtenir leur «acceptabilité sociale» afin d’installer d’autres éoliennes dans leurs territoires et réserves. Aie, il y en a beaucoup qui ont la notion de projet de société trop facile. On a aussi dit que le 3e lien à Québec et le REM de la Caisse de dépôt étaient des projets de société.

L’indépendance de nos médias est un mythe

Cela est un fait : nos médias d’information financés beaucoup par l’État; par les grosses firmes privées (Facebook, Google); détenus par des transnationales et des milliardaires occidentaux et très dépendants de la publicité ne sont pas impartiaux et indépendants et véhiculent l’idéologie capitaliste occidentale. Ils ne sont pas là pour développer un esprit critique chez le lecteur ou l’auditeur mais pour les endoctriner et les intoxiquer. Une autre preuve est apportée par la couverture du conflit en Ukraine effectuée par Le Devoir qui est une copie conforme de la position du gouvernement du Canada, qui lui à son tour reprend celle des States et des autres pays occidentaux. Oui, je suis d’accord, ce n’est pas mieux entre autres en Russie et en chine. Mais de grâce, nos médias occidentaux manquent de décence lorsqu’ils se prennent comme étalon-mesure et modèles de la presse libre et de leur indépendance dans nos pseudo-démocraties mises sous tutelle et sous-embargo par les ploutocrates et leurs transnationales hégémoniques. Se regardent-ils dans le miroir des fois?

Moderna à Montréal et la colonisation volontaire louangée

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1879679/quebec-montreal-vaccin-covid19-moderna

L’usine de la pharmaceutique américaine à Montréal : nos élus jubilent

Ah que le premier ministre caquiste du Québec, François Legault, son audacieux (avec notre argent) exubérant ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, le premier ministre libéral du Canada, Justin Trudeau et les journalistes colporteurs du Journal de Montréal et du Devoir, Olivier Bourque, Raphaël Pirro et Ulysse Bergeron, étaient contents à la fin du mois d’avril 2022 de nous annoncer que la pharmaceutique américaine Moderna qui, avec sa consœur Pfizer, a découvert un vaccin contre la COVID-19, qu’elle nous a vendu à très gros prix sans aucun appel d’offres et sans nous dire le prix payé qui est, dit-on, confidentiel, même en démocratie où la transparence est censée être de mise : «Moderna : le Québec dame le pion à l’Ontario. Pour attirer Moderna à Montréal, le gouvernement Legault a dû sortir les millions et faire valoir ses attraits» (Le Journal de Montréal, 27 avril 2022). Ça s’apparente à de la prostitution économique.

Vous êtes censés, à l’annonce de cette extraordinaire bonne nouvelle, être fous de joie et sauter au plafond. Aie, une autre compagnie américaine chez nous, ce qui nous unira davantage à nos bienfaiteurs américains et surtout éloignera les firmes communistes chinoises et russes de notre beau pays. Être dépendants et sous la mainmise de nos alliés américains, c’est merveilleux car ils nous protègent face à l’envahissement des entreprises étrangères. Oui, j’ai bien dit «étrangères», car les compagnies américaines c’est pareil que les compagnies canadiennes. On ne peut parler de firmes étrangères se référant aux corporations américaines car elles sont ici chez elles.

Le Québec a damé le pion à l’Ontario qu’a claironné Legault

Bravo, on a battu l’Ontario car le Québec a versé plus de subventions publiques. C’est ça la mondialisation avec ses traités de libre-échange qui donnent toujours plus de pouvoir aux transnationales afin de mettre en compétition tous les pays de la planète pour le plus petit commun dénominateur. Les préposés aux commandes journalistiques du JDM ont dit, sans rire, tout en reprenant textuellement le communiqué de presse émis par le service des relations publiques de Moderna, que : «C’est l’écosystème de Montréal qui a fait pencher la balance (pas pantoute le fric), les chercheurs, les universités et les talents». Toujours le même baraton usuel. Ben oui, soyez fiers, Québécois, car Montréal, à tous les niveaux, c’est supérieur à Toronto selon ce qu’ils disent.

Ah oui, même si on est supposément en sérieuse pénurie de travailleurs, Moderna prévoit (c’est juste une prévision et on ne sait pas quand) la création de 200 à 300 emplois (plus 200 ou plus 300? On ne sait pas). Pas grave, on n’aura qu’à faire venir davantage de travailleurs étrangers. Si on est vraiment en pénurie d’emplois, pourquoi verser des millions en fonds publics pour créer d’autres emplois qui viendrait aggraver la rareté de la main d’œuvre et pénalisera d’autres employeurs dans la recherche de travailleurs, surtout les PME?

L’Université McGill comme sous-traitant de Moderna

Le patron de Moderna a dit : «Une entente spéciale (sic) a récemment été signée avec l’Université McGill. Cette entente permettra aux chercheurs universitaires de collaborer (sic) avec Moderna au développement de nouveaux (sic) vaccins» (Usine de Moderna à Montréal : une victoire pour le Québec (!!!) dit Legault. Le Journal de Montréal, 29 avril 2022).

Mes amis, voilà une façon additionnelle d’affaiblir l’État, la démocratie et la liberté au profit des multinationales étrangères. Le Canada, un pays indépendant et souverain, faites-moi rire, j’en ai besoin. De plus en plus, les grosses firmes pharmaceutiques, pétrolières, financières, etc. créent des chaires universitaires et des centres de recherche universitaires avec un peu d’argent car le gros des dépenses universitaires sont assumées par l’État. Ainsi, pour pas beaucoup d’argent, elles s’achètent la fidélité d’universitaires et la propriété de leurs découvertes. Pour l’université McGill et les autres, les recherches et les salaires des chercheurs universitaires seront financés par l’État et un peu par le privé. Mais attention : si on découvre un nouveau médicament ou un nouveau vaccin, la propriété revient à l’entreprise privée, comme Moderna dans notre exemple. La création de centres de recherche universitaires, de chaires universitaires et le financement de professeurs par des transnationales occidentales c’est bienvenu, mais pas pantoute si ce sont des entreprises chinoises et russes. Moderna n’aura pas à espionner ou voler les découvertes de nos universitaires puisque l’on leur donne pour pas cher. Mais, il ne faut surtout pas considérer ces arnaques comme du vol.

La servitude volontaire c’est exactement ça

Trop cons et asservis pour avoir inventé un vaccin contre la COVID-19, on est heureux au Québec et au Canada de s’en remettre aux pharmaceutiques américaines Moderna et Pfizer qui s’en sont mis plein les poches. La Russie, la Chine et même un petit pays de 11 millions d’habitant avec peu de ressources financières (à cause de l’odieux embargo américain qui dure depuis plus de 60 ans) comme Cuba ont inventé un vaccin contre la COVID-19 mais pas nous. Ah oui, si les Chinois, les Russes et les Cubains ont produit un vaccin contre la pandémie, nos experts, nos journalistes, nos affairistes et nos politiciens sont assez fous pour nous dire que ces pays socialistes ont volé nos découvertes et nos secrets et nous ont espionné à tour de bras même si on a rien trouvé comme vaccin. Ben, ils ont bien dit, avec leur front de bœuf usuel, que Huawei avait volé les trouvailles et les brevets de Nortel, une ancienne filiale de Bell, qui a fait faillite (!!) et de Blackberry, qui est sur le bord du précipice. En ingénierie et en aviation, je suppose qu’ils ont volé SNC-Lavalin et Bombardier?

Institut Armand Frappier (IAF), ça vous dit quelque chose?

Aie les amis, on est tellement intoxiqué et soumis que l’on a laissé nos gouvernements inféodés privatiser pour des pinottes et sans débat public, des instruments collectifs comme Air Canada, Énergie Aotmique, Télésat, Canadien National, Pétro-Canada, Téléglobe et l’Institut Armand-Frappier, rattaché au réseau de l’Université du Québec qui, aujourd’hui, sont souvent détenus par des étrangers. Le capitalisme c’est ça : moins d’État et plus de privé, mais du privé intensément abreuvé de fonds publics.

L’Institut Armand Frappier, un bien public, était de renommée internationale et avait découvert des vaccins contre le sida et autres maladies. Mais un tel succès collectif a fait l’envie d’affairistes véreux, proches des libéraux, comme l’exécrable mécréant Francesco Bellini, qui a milité pour sa privatisation, ce que le PLQ a fait. Puis, sans aucune risque, le scélérat a empoché 150 millions de dollars au détour (325M$ pour tous les dirigeants) avec encore une fois l’assentiment du gouvernement libéral du Québec lorsque l’Institut Armand-Frappier, rebaptisé IAF-BioChem Pharma, a été vendue en 2000 à l’anglaise Shire pour 6 milliards de dollars : «BioChem Pharma sous le contrôle de la britannique Shire. Le joyau (collectif) des biotechs québécoises est vendu 5,9G$» et «Les dirigeants de BioChem Pharma empocheront plus de 325M$» (Le Journal de Montréal, 12 décembre 2000 et Les Affaires, 23 décembre 2000). Vraiment écœurant. Évidemment, il ne reste absolument plus rien de ce trésor public québécois, même si, comme à leur habitude, nos élus avaient clamé : «Ottawa dit avoir des garanties (sic) de Shire» (La Presse, 12 mai 2001). Réponse des boss de Shire lors de la fermeture des usines au Québec : «Shire envoie paître le ministre libéral fédéral Allan Rock. La pharmaceutique anglaise ferme BioChem à Laval» (La Presse, 5 septembre 2003).

Colonisés jusqu’aux trognons et heureux de l’être

Dire que l’on se réjouit énormément de subventionner l’américaine Moderna pour qu’elle daigne s’installer au Québec et on s’extasie car on a supposément devancé l’Ontario. L’autonomie médicale et pharmaceutique nécessaire à tout État qui se dit souverain, oubliez ça. Avec l’Institut Armand Frappier, on était en partie assuré de notre autonomie pharmaceutique, mais hélas on préfère s’enfoncer dans notre petitesse et notre dépendance et surtout en être heureux.

Musk, Murdoch, Bezos et leurs médias libres et indépendants

https://www.journaldemontreal.com/2022/04/25/elon-musk-achete-twitter-toutes-les-etapes-qui-ont-mene-a-la-transaction

L’américain Elon Musk achète Twitter pour 44 milliards$ US : du petit change pour lui

L’homme le plus riche du monde, qui vaut au bas mot 275 milliards$ US (les oligarques russes font pic-pic à côté de lui), déjà propriétaire de Tesla et SpaceX (qui envoie dans l’espace des riches avec de gros égos), vient de se taper un autre petit joujou : «Elon Musk rachète Twitter pour 44 milliards de dollars US. Le réseau social deviendra une entreprise privée, non cotée en Bourse (afin d’éliminer des irritants réglementaires et devenir plus libre de publier et de faire ce que le ploutocrate désire)» (Le Devoir, 26 avril 2022).

Je dis tout simplement bravo. Je vous l’ai déjà dit : quand nos médias occidentaux privés sont détenus par des milliardaires ou des multinationales (comme ici au Canada avec Bell, Rogers, Cogéco et Québecor de Pierre-Karl Péladeau), c’est le summum en termes d’indépendance, de liberté de parole et d’objectivité. Enfin, c’est ce que disent leurs experts et universitaires affranchis. Par contre, ces médias privés doivent être généreusement subventionnés par l’État mais pas détenus par lui, comme en Chine et en Russie.

Elon Musk a dit le plus sérieusement du monde, en nous prenant pou des tarés que : «La liberté d’expression (quitte à mentir) est le socle d’une démocratie (démocratie sous tutelle du 1% s’entend) qui fonctionne (à la faveur de qui?), et Twitter est la place publique numérique où les sujets vitaux pour le futur de l’humanité (sic. La folie des grandeurs et les grosses têtes enflées, c’est ça) seront débattus» (Le Journal de Montréal, 25 avril 2022). Un vrai preacher occidental et «God bless America».

Trump et Bolsonaro, trop longtemps brimés, sont contents

Donald Trump, Jair Bolsonaro président d’extrême-droite du Brésil et leurs sbires avaient été «injustement» bloqués par Twitter. Avec le nouveau proprio, éprit de liberté de parole, ils vont être réhabilités. Hourra! «Brésil : les Bolsonaristes (et les Trumpistes) euphoriques après le rachat de Twitter» (Le Journal de Montréal, 26 avril 2022).

Tellement ridicule et pathétique

Le 6 août 2020, le JDM publiait cet article intitulé ainsi : «Twitter va étiqueter les médias affiliés à des États (lesquels selon vous?) et réduire leur portée». Les médias privés peuvent et doivent être financés par l’État en Occident mais qui ne doit pas en être le propriétaire. En vérité, on devrait autant étiqueter et réduire la portée des médias détenus par de gros intérêts privés. Ah oui, l’Agence France-Presse (AFP) est financée et est propriété dans les faits du gouvernement français et pourtant nos médias publient plein de leurs nouvelles internationales même si l’AFP est un organe de propagande occidentale au même titre que Reuter, Bloomberg, Associated Press, Canadian Press, Wall Street Journal, etc. La liberté de presse, l’indépendance et l’objectivité sont des qualités intrinsèques à géométrie variable, n’est-ce pas?

Elon Musk est pour la liberté de parole en autant que l’on pense comme lui, sinon il vous injure et vous bloque : «Elon Musk pourra-t-il imposer (sic) sa vision à Twitter» (Le Devoir, 27 avril 2022). Bien sûr qu’il va pouvoir, il est l’unique propriétaire de la bébelle numérique. Mais, soyez assuré de la fidélité de sa fibre patriotique occidentale : il va continuer à trouver plein de choses laides très antidémocratiques aux institutions chinoises, russes, iraniennes, etc., comme le font les médias et les gouvernements occidentaux et américains depuis toujours. L’hégémonie occidentale est en jeu ainsi que le pouvoir et la richesse de leurs potentats. En vain, car l’Occident perd chaque jour des plumes.

Une autre bonne nouvelle, cette fois au pays de la reine Elizabeth

Ropert Murdoch, propriétaire entre autres du News Corp, du Wall Street Journal aux États-Unis, du Times et du Sun en Angleterre, vient d’inaugurer une autre chaîne de télévision, très à droite, en Grande-Bretagne : «Royaume-Uni : Murdoch lance sa nouvelle chaîne (TalkTV) avec une entrevue choc de Donald Trump (le monsieur annonce ses couleurs idéologiques)» (Le Journal de Montréal, 25 avril 2022). Pis, êtes-vous contents? Un autre média d’information détenu par un milliardaire occidental, c’est bon pour développer chez l’usager un esprit critique. Vous le savez que quand c’est privé, surtout contrôlé par un ultrariche, c’est bon pour la démocratie et les libertés de toutes sortes. Ce sont aussi ces philanthropes et mécènes qui financent, de façon totalement désintéressé, les partis politiques, plusieurs ONG «humanitaires, des universitaires, des instituts de recherche et même des milices et des armées privés. Du ben bon monde et même des saints que je canoniserais de leur vivant si je le pouvais.

Jamais deux sans trois : 2022, une année remarquable

Toujours en 2022, afin que vous soyez dans un état d’allégresse intégral, voici l’autre bonne nouvelle qui fait que nos médias occidentaux sont ce qu’ils sont : «États-Unis. Le réseau social de Trump sera lancé cette semaine» (Le Devoir, 21 février 2022).  Et bonne nouvelle : «Victime de son succès, le réseau social de Trump peine à fournir» (Le Devoir, 22 février 2022). Merveilleux pour la santé démocratique, l’impartialité et la liberté de nos médias d’information. Ils sont imbattables. Je trépigne et je jubile. Il faut ajouter à ce cortège de bonnes nouvelles le fait que le Washington Post appartient au propriétaire majoritaire d’Amazon, Jeff Bezos. Vive l’Amérique. Que Dieu bénisse l’Occident et ramène dans le droit chemin capitaliste (car capitalisme et démocratie vont de pair selon certains), la Chine, la Russie, l’Iran, Cuba, le Venezuela, la Corée du Nord, l’Afghanistan et d’autres. Oui je crois aux miracles.

Twitter n’espionne pas comme Tik Tok et Russia Today (RT)

Vous le savez, nos pays occidentaux ne sont pas du tout impérialistes. Ils veulent seulement que tous les pays du monde soient souverains, libres et démocratiques et c’est ce que prêchent en permanence leurs organes de presse. Jamais au grand jamais ils s’adonnent à de l’espionnage et à du vol industriel. Voilà pourquoi, au nom de sa sécurité nationale et celle de ses citoyens, les pays occidentaux ont bloqué Huawei, China mobile, Sputnik, Tencent Russia Today et autres, comme Tik Tok aux States : «Réseaux sociaux. Pour Washington, Tik Tok doit être vendue ou bloquée» (Le Devoir, 3 août 2020). Facebook, Google, Microsoft, Twitter, Apple, c’est beaucoup mieux car c’est américain.

Il faut aimer Facebook car c’est démocratique

Les réseaux sociaux russes et chinois, c’est idéologique et biaisé. Tout le contraire des réseaux sociaux occidentaux comme celui de Facebook. Ben chose, Facebook, c’est bon, comme Google et Microsoft puisqu’ils financent le sérieux journal Le Devoir et son directeur Brian Myles s’en vante : «Le Devoir est un fier partenaire de Google, de Facebook et de Microsoft avec qui nous avons signé des ententes contractuelles confidentielles au cours des dernières années» (Le Devoir, 7 avril 2022). Même si Le Devoir est financé par ces transnationales américaines et aussi par le gouvernement du Canada, il reste indépendant. C’est pas comme s’il était financé par Tik Tok, Huawei, China Mobile, Sputnik et Russia Today.

Esprits tordus, il ne faut pas chercher des poux

«Facebook (Meta) a financé une campagne de dénigrement contre Tik Tok» (Radio-Canada, 31 mars 2022). Bah, ce n’est pas très grave. Ce n’est pas cette pacotille qui va remettre en question la fidélité du Devoir et de La Presse canadienne envers Facebook : «Huit postes à la Presse canadienne grâce à une bourde de Facebook» (Le Devoir, 17 juin 2020). Ah bande de chialeux. C’est évident que La Presse canadienne va rester indépendante. Ce n’est pas comme si elle avait été subventionnée par Tik Tok ou Sputnik. Des fois je trouve que vous êtes durs de comprenure.

Une drôle pour vous faire rire. Je vous trouve trop sérieux : «Facebook fait volte-face (ou se retourne sur une trente sous en bon québécois). L’hypothèse d’un coronavirus conçu en laboratoire (comme le prétend le gouvernement américain) est soudainement (sic) devenue recevable pour Facebook» (Le Devoir, 28 mai 2021). «Blaster» la Chine et la Russie relève du devoir patriotique pour nos médias privés occidentaux. Et une triste nouvelle pour terminer : «Facebook bloqué en Russie : des millions de Russes privés d’information fiables affirme Meta (Facebook)» (Le journal de Mintréal, 4 mars 2022). Russia Today (RT) et Sputnik bloqués aux États-Unis et au Canada et en Europe, cela est par contre désirable et nécessaire : «Bell et Rogers suspendent la chaîne russe RT» (Le Journal de Montréal, 27 février 2022). Bande d’hypocrites qui nous endoctrinent continuellement.  

Au tour de la racaille aérienne d’être subventionnée pour aller eu région

https://www.aircanada.com/au/en/aco/home.html

Le peudo-marché supposément concurrentiel est une dictature

Ben non, Air Canada ne veut pas desservir les régions au Québec, comme d’ailleurs le Canadien national (CN) et les géants de l’internet que sont Vidéotron, Bell , Rogers, Telus et Cogéco qui détiennent en plus plusieurs gros médias d’information. Ça les aide dans la propagation de leur propagande corporative et ça fait, dit-on, plus démocratique. Ben oui, quand les médias en Occident sont détenus par le privé, mais financés par l’État, c’est le summum de la liberté. Dans le monde capitaliste, le privé c’est toujours mieux et plus démocratique : «Air Canada abandonne les régions du Québec» (Le Journal de Montréal, 2 juillet 2020).

Avant Air Canada allait en région

C’est drôle, mais quand Air Canada et le CN étaient de propriété collective, ils allaient en région à des tarifs raisonnables, comme le fait d’ailleurs Hydro-Québec. Au moins, lorsqu’ils ont privatisé sans débat public et pour des pinottes Air Canada et le CN, les élus inféodés et assuejettis aux riches détenteurs de capitaux auraient dû mettre par écrit leur obligation à desservir les régions à des prix abordables. Mais non, ils n’ont rien fait pour protéger la population des excès des cartels aériens privés comme il en existe aussi dans les domaines du transport ferroviaire, de l’internet, de l’essence, de l’alimentation au détail, pharmaceutique, bancaire, etc. Ça fait que, et ça nos élus, qui sont effectivement des lobbyistes, le savaient en privatisant ces joyaux publics qu’étaient Air Canada et le CN : «Manque de concurrence pour le prix des billets d’avion au Québec. Un vol vers Gaspé (avec Air Canada) plus cher que vers Pékin» (Le Journal de Montréal, 3 février 2018). Pendant ce temps, des universitaires se font payer des Chaires et des Instituts par Air Canada, Bell et d’autres. Ça fait bon chic bon genre.

La population prise en otage par des oligopoles privés

Si on vivait dans une véritable démocratie dans laquelle le pouvoir appartient au peuple, le gouvernement obligerait les transporteurs aériens (Air Canada), ferroviaire (CN) et les firmes de l’internet et du sans-fil (Vidéotron, Bell et cie) à aller en région à des coûts corrects sous peine de se voir retirer leurs permis d’exploitation. Aie, pouvoir opérer dans ces domaines d’activités est un privilège et non un droit acquis. Ces fumistes ne peuvent pas couvrir que les secteurs et les régions payants, par exemple les vols Montréal-Québec-Toronto-Vancouver, etc., et ne pas aller en région sous prétexte que ce n’est pas payant. Je le répète : Hydro-Québec va dans toutes les régions éloignées et aux mêmes tarifs que dans les grands centres urbains. Pensez-vous qu’Hydro-Québec privatisé irait dans les régions lointaines et surtout aux mêmes tarifs qu’à Montréal? En passant, c’est au Québec, comme c’est le cas pour les médicaments, que : «Les billets d’avion plus chers au Québec pour les vols régionaux» (Le Journal de Montréal, 27 mai 2017).

Le boss a parlé et il faut se soumettre

Comme pour l’internet et les trains, il n’est pas question pour Air Canada d’aller en région au Québec à moins d’être subventionnée grassement à coups de millions de dollars chaque année, un point c’est tout et le débat est clos : «500$ pour voler vers les régions (grâce aux grosses subventions de l’État). Québec (CAQ) mise sur de nouveaux rabais (subventionnés) pour relancer l’aviation mise à mal par la décision d’Air Canada (ancienne société d’État) de revoir (de couper) ses liaisons régionales» (Le Devoir, 19 avril 2022). En passant, la privatisation à gogo d’Air Canada a profité à qui? Et celles du Canadien National, de Pétro-Canada, de Téléglobe et de Télésat? Voilà une preuve factuelle de plus que nous vivons sous la dictature des corporations capitalistes et des oligarques occidentaux qui sont en fait beaucoup plus riches que les oligarques russes.

Et pourtant, nos élus avaient promis de mettre Air Canada au pas

En 2018, en pleine campagne électorale, les braves chefs de nos partis politiques québécois avaient promis : «d’intervenir afin qu’Air Canada ait davantage de concurrence sur le marché des vols régionaux». Bien évidemment, il n’en fut rien. Aie, les dirigeants d’Air Canada en ont rien à cirer des ministres et des premiers ministres provinciaux et même fédéral. C’est qui ça François Legault? Plus fringuant, Legault avait promis : «qu’il négocierait lui-même avec Air Canada des prix raisonnables sur les billets d’avion en région» (Air Canada dans la ligne de mire des chefs politiques. Le Devoir, 15 septembre 2018). François Legault avait aussi promis de mettre les médecins au pas et de réduire leur astronomique rémunération d’un milliard de dollars par an. Hélas, il n’en fut rien.

Ah oui, il y a aussi d’autres élus qui se sont essayés en vain de s’en prendre au monopole régional d’Air Canada : «Transport aérien régional : les maires veulent casser  le monopole d’Air Canada» (Le Journal de Montréal, 27 septembre 2017). Les maires n’ont rien cassé du tout. Même pas capable de casser un œuf.

Pour nos maires et députés, plus facile de jouer les gros bras avec les travailleurs ordinaires

Le gouvernement du Québec et les maires se sont frottés aux géants du transport aérien et ferroviaire, de l’internet, de l’essence, etc. et ils ont été sèchement et rapidement mis à leur place de subalternes qu’ils sont dans nos sociétés capitalistes supposément démocratiques. Ils ont aussi tenté de jouer au gros avec les docteurs qui les ont ridiculisés.

Ah ben, Jean Charest, Philippe Couillard et les petits maires ont eu beaucoup plus de succès en s’en prenant en 2016 aux conditions de travail de travailleurs municipaux ordinaires : «Québec (PLQ) envisage d’accorder des pouvoirs plus musclés aux villes face à leurs employés» (Le Devoir, 23 mai 2015). Le gouvernement provincial n’aurait pas pu donner plus de pouvoir aux municipalités régionales face à Air Canada, au CN, à Vidéotron, Bell, Rogers, Cogéco et cie? En fait, tant les gouvernements provincial et fédéral n’ont aucun pouvoir réel face aux conglomérats corporatifs sinon de les gaver de fonds publics. En tout cas, au niveau provincial ça balance : on coupe généreusement dans les conditions de travail des cols bleus et blancs afin d’en donner plus à Air Canada, au CN et au tandem philanthropique Vidéotron-Bell. Aie, il ne faut pas oublier que nos gouvernements ont versé plus de deux milliards de dollars aux géants de l’internet afin de les supplier à genoux d’aller en région : «Ottawa réserve 1,75 milliards$ pour l’accès à internet haute vitesse en région» et «Québec (CAQ) 826 millions$ pour l’internet à haute vitesse en région» (Le Journal de Montréal, 19 novembre 2020 et 22 mars 2021). Et vogue, les inégalités économiques entre le monde ordinaire et le monde extraordinaire.

Une drôle en passant comme ça : «Union des municipalités du Québec : Couillard promet de «rééquilibrer le rapport de force»» (Le Devoir, 13 mai 2016). Rééquilibrer le rapport de force pas entre les villes et Air Canada, le CN, Bell ou Vidéotron, mais entre les municipalités et leurs employés ordinaires. Plus facile d’agir ainsi.

Et la face grotesques continue

«Ottawa veut plus de concurrence (plus juste de dire… veut de la concurrence) dans le secteur aérien au Canada» (Le Devoir, 17 mai 2017). Les affairistes responsables socialement ont entendu l’appel : «Westjet achète Sunwing» (Le Devoir, 3 mars 2022). Et pour qu’il y ait plus de compétition dans l’internet et le sans-fil afin de mettre fin à l’arnaque : «Rogers achète Shaw pour 26G$» et «Bell acquiert EBOX, le plus important fournisseur d’internet au Québec» (Le Journal de Montréal, 15 mars 2021 et La Presse, 23 février 2022).

Ukraine : La couverture pathétique du Devoir

https://www.ledevoir.com/conflit-ukraine

Les bons et les méchants

Oui, l’invasion de l’Ukraine par la Russie est déplorable, tout comme l’invasion du Yémen et du Bahrein par l’Arabie saoudite et ses amis des Émirats arabes unis appuyés par les États-Unis qui ont fait à ce jour beaucoup plus de morts et d’affamés qu’en Ukraine. Hélas, nos médias en parlent moins. Malheureusement, je crois que la population ukrainienne a été la victime des jeux de pouvoir des États-Unis et des autres pays occidentaux, qui, sentant leur hégémonie sur la planète s’effriter de plus en plus, ont pris les moyens pour provoquer la Russie, comme ils le font aussi contre la Chine. L’Ukraine a été et est instrumentalisée par l’Occident.

On s’attendrait à une couverture équilibrée de nos médias occidentaux privés détenus par des milliardaires et des transnationales, tout en étant très subventionnés par l’État, eux qui se prennent toujours comme étalon-mesure en termes d’objectivité, de neutralité, d’indépendance, de liberté, d’impartialité, de sens critique et j’en passe. Malheureusement, ils ne sont pas mieux, à cet effet, que les organes de presse russes et chinois contrôlés par le gouvernement. C’est une évidence que nos médias sont des instruments de propagande qui prêchent tout le temps pour les valeurs et les vertus de l’Occident fondées sur le capitalisme et le néolibéralisme qu’ils associent pompeusement à leur démocratie feutrée et au mythe du respect des libertés individuelles.

Le traitement médiatique de l’Ukraine : prenons l’exemple du Devoir

Ça en est devenu risible et je me sens insulté par la couverture du conflit en Ukraine faite par Le Devoir. Leurs journalistes, chroniqueurs, collaborateurs et éditorialistes prennent leurs lecteurs pour des imbéciles que l’on peut remplir comme des valises. À tous les jours, il y a toujours environ 3 pages, et souvent plus, sur une quinzaine de pages, consacrées à l’Ukraine, qui font constamment la une en page couverture. Toujours des titres larmoyants, accompagnés de photos touchantes et de victimes et d’experts interviewés sélectionnés avec soin. La dernier dossier en ligne, qui faisait deux grosses pages, avec des photos très tristes, s’intitulait : «La résistance des grand-mères de la région de Kiev». Elle est où la photo des grand-mères des Ukrainiens d’origine russe de la région du Donbass qui se tapent depuis plus de 10 ans des bombardements réguliers de l’armée ukrainienne pro-occidentale et qui ont tué des milliers de leurs enfants et petits-enfants seulement parce ces quatre millions ukrainiens pro-russes veulent leur autonomie et préserver leur culture russe. Où est le mal dans cela?

L’Occident ne veut pas l’indépendance du Donbass. Pourquoi?

Les États-Unis, les pays européens, le Canada et l’Australie ne veulent pas car ces «communistes» se rapprocheraient de la Russie, eux qui veulent par tous les moyens affaiblir ce pays. Aie, depuis que je suis tout jeune, nos médias, sous tutelle, me martèlent que les Russes sont des gros méchants, tout comme ils me répétaient que les Iroquois, les Apaches, les Sioux et d’autres étaient aussi des mécréants, simplement parce qu’ils s’opposaient à leur assimilation et au vol de leurs territoires par les tellement bons envahisseurs occidentaux qui tenaient à les moderniser et à les évangéliser. Aie,, ça va faire de me faire prendre pour un cabochon.

Le Devoir en Ukraine et en Pologne mais pas au Yémen et au Bahreïn : comment ça?

Le Devoir a envoyé des journalistes et a embauché de fidèles collaborateurs en Ukraine, en Pologne, en Moldavie, etc. afin de nous farcir la cervelle. Et combien en ont-ils envoyé au Yémen, en Irak, au Myanmar, en Lybie, au Sri-Lanka, au Bahreïn et ailleurs? Bravo, zéro est la bonne réponse. Tout de même curieux. Et les bons polonais qu’ils nous serinent qui accueillent quotidiennement des milliers d’Ukrainiens. Du vrai bon monde mais qui, toutefois, refusent d’accepter chez eux des réfugiés venant d’Afrique et d’Asie : «Plus de 1 million de réfugiés ukrainiens sont arrivés en Pologne. La population polonaise se mobilise pour leur offre solidarité et soutien» (Le Devoir, 7 mars 2022). La bonne population polonaise agit différemment avec les migrants qui arrivent d’Afrique et d’Asie qu’elle refoule. Dehors les chiens pas de médaille. Le Canada est aussi hypocrite et fait de même. On accueille généreusement les Ukrainiens comme on l’a fait pour les Afghans qui ont travaillé pour les envahisseurs américains et canadiens mais on refuse de recevoir quelques-uns des 900 000 rohingyas musulmans qui ont été chassés de leur pays qu’est la Birmanie (Myanmar) et qui sont parqués depuis cinq ans comme du bétail dans des camps de concentration au Sri Lanka : «Le retour impossible des Rohingyas au Myanmar» (Le Devoir, 17 septembre 2019). Et que font les pays occidentaux pour aider ces pauvres gens de même que nos médias? Rien, nada et niet. De même que les States et le Canada ne veulent rien savoir des milliers de vrais réfugiés venant du Honduras, du Salvador et du Guatemala, pourtant des pays capitalistes où la richesse est concentrée dans les poches de quelques-uns.

Un cahier spécial sur les pompiers ukrainiens

Et que dire de cet éclairant reportage de cinq pleines pages, avec belles grosses photos à l’appui, paru le 7 avril 2022 dans Le Devoir et consacré cette fois aux pompiers ukrainiens : «Avec les pompiers de Mykolaïv». Et comme on l’avait fait au Koweit en 1990 où supposément les soldats irakiens avaient volé des bébés dans la pouponnière d’un hôpital, ce qui s’est avéré totalement faux mais que nos médias avaient quand même répété «l’horreur» mille fois, et bien cette fois Le Devoir a publié le 16 avril 2022 un dossier «d’enquête» de deux grosses pages entières avec des photos très tristes intitulé : «Confidences des blessés d’un hôpital de Kharkiv». Je vous l’ai dit, des articles portant sur des enlèvements de bébés, sur des blessés à l’hôpital, sur des grands-mères (les grands-mères ça fait plus attendrissant qu’un texte sur les grands-pères), sur des réfugiés ukrainiens accueillis au Canada, ça pogne, alors pourquoi s’en priver?

Les milices Azov et Honor ne feraient pas de mal à une mouche

Ah oui, que dire de ce beau texte de 2 pages consacré le 5 mars 2022 à Sheii Filimonov, un gentil leader ukrainien du groupe d’extrême-droite Honor, devenu un héros national : «Le Devoir en Ukraine. De milicien à star de cinéma». Idem pour la milice néonazi d’extrême-droite Azov, intégrée à l’armée ukrainienne. Jamais Le Devoir a écrit sur les atrocités, les crimes, les viols commis par des extrémistes au Donbass et du rôle qu’ils ont joué dans le coup d’État, appuyé évidemment par l’Occident, en 2014 et qui a renversé un gouvernement ukrainien, malheureusement pro-russe, démocratiquement élu pour le remplacer par le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko et puis en 2019 par l’humoriste et comédien Volodymyn Zelensky la marionette de… «Présidentielle ukrainienne. Petro Porochenko donné vainqueur (suite au coup d’État). Le milliardaire pro-occidental promet d’apaiser (et il a fait le contraire) dans l’est du pays (e dnonbass pro-russe), où le soutien n’a quasiment pas eu lieu» et «Avec leur nouveau président  Zelenski, les Ukrainiens sautent dans l’inconnu» (L’Occident leur montrera la bonne étoile à suivre). L’élection d’un acteur sans programme précis bouleverse le paysage politique» (Le Devoir 26 mai 2014 et le Journal de Montréal, 23 avril 2019). Le Devoir généreusement financé par le gouvernement canadien par Google et Facebook fait tout pour plaire à ces donateurs. Triste de voir Le Devoir se comporter ainsi et se prostituer pour de l’argent.  

Le conseiller du ministre est fasciste et néonazi : il y a rien de mal dans ça

Ah oui, en 2015, Dmytro Laroch, un terroriste fasciste et néonazi, est devenu conseiller de la Défense : «Le rebelle nationaliste» (La Presse, 11 mai 2015). En passant , l’Ukraine est un des pays les plus corrompus au monde. Je vous dis ça juste comme ça en passant. En voulez-vous une drôle? «La mort n’était pas au rendez-vous. Les services secrets ukrainiens ont simulé l’assassinat (par des russes) d’un journaliste afin disent-ils de lui sauver la vie» (Le Devoir, 31 mai 2018). L’OTAN entoure la Russie et elle ne devrait pad s’inquiéter. Si on installait des bases militaires russes à Ciba et au Venezuela, comment réagirait l’Oncle Sam?

Pour ne pas vous faire intoxiquer l’esprit

Mes amis, pour avoir un point de vue plus équilibré du conflit, allez-vous renseigner sur internet auprès de sites comme le Monde Diplomatique, Nord-Sud, Réseau international et d’autres. Pourquoi ne pas lire ce texte paru il y a sept ans dans le Monde diplomatique du mois de juin 2015 et rédigé par Jean-Pierre Chevèment, ex-premier-ministre français de la Défense, de l’intérieur et de l’éducation, intitulé : «Crise ukrainienne, une épreuve de vérité». Le Devoir a-t-il interviewé monsieur Chevèment?

Au nom de l’autonomie alimentaire, on subventionne les «chips»

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chips

L’autosuffisance alimentaire a le dos large

Dans tous les domaines, les milliers de lobbyistes s’activent énergiquement et ont tous leurs entrées privilégiées auprès des politiciens et des hauts fonctionnaires afin de faire valoir leurs doléances et obtenir des milliards en fonds publics sous forme de subventions, de bas tarifs d’électricité et de redevances (eau, mines, bois, etc.), de prêts à très long terme sans intérêts et de construction aux frais de l’État de voies ferrées, de lignes de transmission, de raccordement au réseau d’Hydro-Québec, de décontamination des sols miniers et pétroliers, de gros chemins forestiers, d’aqueducs, de reboisement, etc. Et nos élus, n’ayant pas les connaissances voulues et faisant confiance aux lobbyistes, qui souvent sont d’ex-politiciens et des amis, acceptent rapidement Les yeux fermés les propositions parfois suspectes et discutables des quémandeurs de fonds publics souvent des transnationales milliardaires étrangères comme Google, PepsiCo, Amazon, Pfizer, Merck et cie. Et surtout pas besoin de faire des études sur les couts assumés par l’État et les revenus encaissés par lui. Les ententes sont toujours confidentielles.

La dernière drôle en ligne est la récente décision du gouvernement provincial de la CAQ de subventionner Frito-Lay, une filiale de la multinationale américaine PepsiCo, pour l’ajout d’une nouvelle machine de production de «chips» ou croustilles à son usine de Lévis. Tout ça au nom de la souveraineté alimentaire du Québec, comme si notre indépendance se ramenait à la fabrication de chips ou de crottes de fromage : «Québec (CAQ) verse 3 millions$ à Pepsi au nom de l’autonomie alimentaire. Frito-Lay augmentera sa production de croustilles à son usine de Lévis» (Le Journal de Montréal, 7 avril 2022). Une vraie farce, non? Bien évidemment, il n’y a pas eu d’études : on y va au pif et au gré des pressions. Sous le même prétexte démagogique, au mois de novembre 2020, la CAQ a versé 2 millions$ au géant américain Kraft pour une ligne de production de Ketchup à Mont-Royal, qui utilise des tomates importées des États-Unis. Souveraineté alimentaire au Québec assurée par des grosses compagnies américaines comme Kraft et Pepsi. Ça fait tout de même drôle, non? Il faut faire appel à des firmes étrangères pour fabriquer au Québec du Ketchup et des chips. Je trouve que ça fait petit pays pauvre. Et vous, qu’en pensez-vous? Subventionner la production de chips, c’est encourager la consommation de malbouffe.

La pseudo-pénurie d’aliments de base est un mythe

Laissez-moi tranquille avec votre problème préfabriqué et inventé de s’assurer de notre sécurité nationale par le biais de notre pseudo-autonomie alimentaire. Aie, tous les pays, et ils sont nombreux, d’Amérique latine et d’Afrique, en forte compétition les uns aux autres, ont toujours fourni à la demande en produits de base au Québec, surtout lorsque ces pays ont conservé la propriété de leurs terres et qu’elles n’ont pas tombé dans les mains de fonds spéculatifs étrangers ou de gros joueurs américains comme Dole, Chiquita, Del Monte, United Fruit, etc. Si la CAQ veut vraiment s’assurer de notre sécurité alimentaire, elle devrait stopper l’achat de nos terres agricoles par des fonds d’investissement privé, souvent étrangers, qui exercent un pouvoir indu sur les prix agricoles et elle devrait renforcir la protection de nos terres les plus fertiles dézonées allègrement, au nom de l’étalement urbain, pour permettre aux promoteurs immobiliers de construire toujours plus de tours d’habitation, aux GAFAM d’implanter des centre de données, comme Google et Amazon par exemple, et même d’aménager de gros aéroports comme à Mirabel maintenant fermé sous la pression des gens d’affaires qui trouvaient ça trop loin de Montréal.

L’autonomie pharmaceutique du Québec est la priorité

Si on veut assurer vraiment la sécurité des Québécois, c’est par le biais du domaine pharmaceutique et la création de la société d’État Pharma-Québec. Cela nous permettrait de nous délivrer des entrailles et de la dépendance des grosses pharmaceutiques étrangères qui nous volent tout rond sans que nos gouvernements interviennent. Et si on ose critiquer, ces monopoles privés organisent des ruptures de stocks. On a expérimenté notre vulnérabilité durant la pandémie en se faisant charger le gros prix par les américaines Pfizer et Moderna et en se mettant, malgré tout, à genoux devant ses mécréants et ces scélérats pour qu’ils daignent nous approvisionner en vaccins anti-COVID. Même notre premier ministre l’a admis sur le bout des lèvres : «Legault pour une autosuffisance médicale «réaliste» (Le Devoir, 7 février 2021). Autosuffisance pharmaceutique médicale «réaliste» dans la bouche de François Legault veut dire qu’il ne fera rien et que l’on ne doit pas rêver en couleurs. Les gros cartels pharmaceutiques étrangers continuent à faire la loi au Québec. Il faut s’y résigner. Ben oui, on avait créé au Québec, il y a de ça environ cinquante ans, un joyau collectif pharmaceutique, de portée internationale et très profitable, du nom de l’Institut Armand Frappier rattaché au réseau de l’Université du Québec, devenu par après IAF-Biochem Pharma, puis privatisé et vendu pour presque rien à des profiteurs comme François Bellini, qui se sont empressé de le vendre à l’anglaise Shire pour quelques milliards de dollars. De ce succès collectif, il ne reste plus rien au Québec. Privatisé en catimini, sans aucun débat et sans aucune étude, bien évidemment.

Autosuffisance alimentaire et protection des terres agricoles

Je l’ai dit : afin d’assurer notre autonomie alimentaire au Québec à des prix raisonnables, il faut surtout arrêter d’amputer nos terres agricoles au profit des promoteurs immobiliers et des entreprises afin de construire des tours d’habitation, des parcs industriels, des centres de donnés, etc. : «Des agriculteurs s’opposent à la venue de Google à Beauharnois. Des terres agricoles rares dans cette région seront sacrifiées à tout jamais» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2019). De belles fermes annihilées pour permettre à Google d’ériger un beau gros centre de données qui va créer peu d’emplois, qui sera très énergivore et qui aura droit à des tarifs bonbons d’électricité d’environ 4 cents le kWh. Complètement ridicule. Mais Google a plusieurs lobbyistes convaincants à son compte et des politiciens réceptifs.

Briser le cartel des grosses chaînes d’alimentation au détail

Un peu partout dans le monde, nous sommes en présence, au niveau de l’alimentation au détail, de multinationales qui forment de fait des oligopoles et des cartels (comme dans les cas de l’essence, des médicaments, des banques, du transport ferroviaire et aérien, etc.) qui fixent des prix élevés et qui ont un pouvoir indu sur les agriculteurs et les petits fabricants en les contraignant à toujours baisser leurs prix ou en leur imposant toutes sortes de frais abusifs : «Alimentation. Des pressions continues sur les producteurs (dont plusieurs dans les pays pauvres). Oxfam dénonce les pratiques des supermarchés et des grands distributeurs (et aussi des gros importateurs» (Le Devoir, 22 juin 2018).

Ici même au Québec, les Provigo, Métro, Sobeys-IGA et Walmart font la pluie et le beau temps et tiennent en otage nos fermiers : «Les agriculteurs québécois au front contre les énormes frais de Walmart» (Le Journal de Montréal, 18 septembre 2020). Il faudrait que nos gouvernements occidentaux brisent ces oligopoles mais ils ne peuvent pas le faire car nous vivons sous la dictature de ceux-ci : «Québec (CAQ) veut dompter les géants de l’alimentation. Le gouvernement Legault espère (sic) réduire l’impact des frais (et aussi des frais pour obtenir de l’espace sur les tablettes en magasin) avec un code de conduite» (Le Journal de Montréal, 27 novembre 2020). Legault et les autres premiers ministres au Québec et à Ottawa ont aussi dit dans le passé qu’ils allaient mettre au pas les pétrolières, les banques, Air Canada, les pharmaceutiques, les médecins, etc. et ils n’ont rien fait. Ils n’ont pas le pouvoir et la volonté d’agir afin de freiner l’appétit démoniaque des gros agents économiques. Aie, «espérer» dompter les géants de l’alimentation au détail par l’implantation d’un «code de conduite» relève d’un niveau d’infantilisme dangereux. Avant de prioriser la pseudo-souveraineté alimentaire au Québec, le gouvernement devrait s’attaquer au cartel de l’alimentation qui réalise des profits records chaque année, pandémie et récession ou pas.

Il faut interdire la vente de nos terres à des spéculateurs d’ici et étrangers

Mes amis, de plus en plus de spéculateurs locaux et étrangers, comme les banques et les fonds d’investissement, comme celui de l’affairiste Charles Sirois, ami et co-fondateur de la CAQ avec François Legault, achètent d’immenses terres agricoles, ce qui fait nécessairement augmenter les prix. Il faudrait que nos gouvernements interdisent à notre Caisse de dépôt et placement du Québec d’agir de la sorte et surtout de s’associer à des Charles Sirois de ce monde par le biais d’investissements dans sa compagnie très controversée Pangea : «Agroalimentaire. La Caisse crée un nouveau fonds de 125 millions. L’enveloppe comprend un investissement de 10 millions$ dans Pangea» et «La commission sur l’accaparement des terres agricoles a entendu le cofondateur de Pangea sur son modèle d’affaires» (Le Devoir, 25 avril 2017 et 18 mars 2015). Afin d’assurer l’indépendance alimentaire du Québec et de protéger les consommateurs contre les prix abusifs, il faut absolument que nos gouvernements empêchent des fonds spéculatifs, des banques et des transnationales locales ou étrangères de s’approprier les terres agricoles au Québec, comme cela est malheureusement le cas dans de nombreux pays en voie de développement. Voilà pourquoi ils sont pauvres : ils se sont fait voler leurs ressources naturelles par des pays «démocratiques» occidentaux et leurs grosses multinationales.

Le mythe de l’autosuffisance par le biais des serres très subventionnées

Quel thème accrocheur et sensible qu’utilise le gouvernement caquiste afin de gagner le cœur des électeurs. Sans aucune étude, la CAQ a mis de l’avant la construction de plusieurs serres au Québec comme étant la solution à un problème qui n’existe pas : «Autonomie alimentaire : nouveaux tarifs d’électricité (très bas) pour les serres de la province» (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2020). Et qui va payer en dernier ressort pour ces petits tarifs d’électricité offerts gracieusement aux grosses serres du Québec? L’argent ne tombe pas du ciel et Hydro devra se reprendre ailleurs. Peut-être en se défoulant sur les tarifs résidentiels, qui sait?

Les serres c’est bien beau et ça donne l’impression d’être autonome et maître chez nous mais il faudrait nous donner des chiffres. Combien ça coûte par année à Hydro-Québec en manque à gagner en raison des tarifs spéciaux accordés aux serres? Combien le gouvernement verse chaque année en subventions directes et indirectes? Combien d’emplois crées par les serres et à quels salaires? Embauchent-ils plus de travailleurs québécois ou plutôt des ouvriers saisonniers étrangers? Quels sont les légumes et les fruits qui ont vraiment manqué dans le passé? Les serres c’est peut-être romantique mais je veux savoir avec des chiffres à l’appui à qui ça profite et combien ça coûte? Est-ce que des serres comme celles de Savoura sont dans les faits accrochées aux mamelles de l’État? Une chose est sûre chez moi : il faut arrêter de subventionner intensément les serres qui font pousser du pot. Il y a des limites à toutes : «Marijuana. Le Québec terre promise des producteurs. Les bas tarifs de l’électricité attirent les promoteurs de l’extérieur» (Le Devoir, 16 septembre 2017).  

Selon la CAQ : la faune et la flore nuisent au progrès de certains

https://www.lareleve.qc.ca/2022/05/02/un-autre-habitat-de-la-rainette-menace-a-longueuil/

Les élus comme suppôts de l’agenda des dominants

Les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) viennent de le répéter pour une énième fois : «La fenêtre d’un avenir viable (et vivable) se referme» et aussi «Urgence de changer nos modes de vie. Il faudra plafonner nos émissions de GES d’ici trois ans puis les réduire massivement pour éviter le pire» (Le Devoir, 1er mars et 5 avril 2022). Mais pour nos gouvernements au service de l’intérêt privé, il n’y a rien à faire : il ne faut pas irriter les gens qui brassent de grosses affaires quitte à laisser aux générations futures une planète invivable. Avant de parler de déficit et de dette économique du gouvernent, il faudrait donner priorité à la dette écologique qu’hériteront nos rejetons : tout un héritage qu’on va leur laisser.

Tous des hypocrites et des menteurs ces politiciens

Pour mieux vous intoxiquer, nos élus ne font preuve d’aucune gêne pour vous gaver de slogans qu’ils savent être de vrais mensonges comme le font actuellement François Legault et tous ses ministres caquistes qui donnent préséance à leur bons samaritains du privé qui les financent et à leurs électeurs, surtout en région et en banlieue, qui n’aiment pas tellement le transport en commun, tels que le tramway, le métro et les autobus. Ils préfèrent l’auto, surtout les gros VUS et les pick-ups et les coûteux et longs tunnels qui représentent pour eux le summum de la liberté individuelle.

D’authentiques mensonges

Vous voulez des exemples de propos mensongers tenus par François Legault, alors en voici deux :

  • «Legault veut une CAQ «verte» mais «pragmatique» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2021);
  • «Legault veut un Québec «plus vert» et «plus riche» (Le Devoir, 27 mai 2019).

Admettez que c’est drôle, même si le premier ministre se moque de vous. Pas besoin de faire une grosse recherche pour vous démontrer que cela ne représente que des mots creux pour dire «business as usual» au profit du mieux-être économique de certains.

Il ne faut tout de même pas freiner l’étalement urbain des électeurs caquistes pour une simple grenouille

Soyez sérieux et revenez sur terre. On ne va pas arrêter le progrès pour la survie d’une petite grenouille en voie d’extinction. Voilà pourquoi la CAQ a donné le feu vert à la construction d’un beau gros boulevard à Longueuil détruisant des milieux humides qui représentent l’habitat de la reinette. Alors que lesdits travaux de destruction sont complétés à plus de 75%, une chance que le gouvernement libéral fédéral vient d’intervenir, même en dépit d’un retard suspect, afin de limiter les dégâts et refaire le marais ailleurs. Au lieu  de refaire le marécage ailleurs, on aurait dû construire le boulevard ailleurs : «Feu vert d’Ottawa pour des travaux de protection de l’habitat de la rainette à Longueuil» (Le Devoir, 4 avril 2022). La CAQ n’est pas contente de l’intervention du fédéral et a qualifié ce geste d’ingérence dans les champs «d’incompétence crasse» du gouvernement caquiste du Québec. Comme dans le domaine de la santé publique, des fois on est content de l’intervention d’Ottawa qui dans ce dernier exemple a arrêté la mise à mort de notre système publique par les gouvernements libéraux de Charest et de Couillard. Oh, pas content aussi le promoteur immobilier de La Prairie, en banlieue de Montréal, à qui on a empêché de construire de belles grosses tours à condos au nom de la survie de la grenouille rainette faux-grillon. Imaginez, l’affairiste s’était rendu jusqu’à la Cour suprême afin de défendre ses droits individuels de saccager et de tuer : «Protection d’une rainette : un promoteur de la Rive-Sud de Montréal débouté en Cour suprême» (Journal de Montréal, 10 décembre 2020). Le président du syndicat des constructeurs immobiliers a dit, outré et horrifié : «Des taxes ou des grenouilles» (La Presse, 25 août 2005).

Au nom du développement, la CAQ dit aussi à la destruction de plusieurs lacs, étangs et ruisseaux

La minière Minerai de fer Québec, contrôlée par des Australiens, veut plus d’espace au Lac Bloom pour rejeter ses résidus miniers, quitte à détruire des milieux humides et 25 lacs. Il n’y a rien là! Même si le ministère de l’Environnement du Québec a dit «non», Legault a dit «oui». Au diable les poissons, les marais et toute la vie inhérente. En bon hypocrite qu’ils sont, les caquistes ont demandé à la minière de faire bien attention de limiter le saccage.

En plus, la CAQ a aussi donné son OK à ArcelorMittal d’augmenter son parc de déchets miniers à Fermont quitte à détruire 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux. Des résidus miniers qui seront là à jamais et dont les frais de dépollution seront transférés aux générations futures. Une dette collective qui n’est pas comptabilisée. Privatiser les profits et socialiser les coûts qu’a dit un poète. Un autre a dit : «le pollueur payé».

Les milieux humides, qu’ossa donne?

Pour les caquistes, les étangs, les marais, les marécages, ça ne sert à rien et ils représentent un sérieux obstacle et irritant à la croissance économique. Alors : «Milieux humides. Québec (CAQ) sera moins exigeant envers les promoteurs» (Le Devoir, 14 juin 2018). Les ministres caquistes ont dit qu’ils allaient reconstruire des milieux humides ailleurs, comme si cela était possible. Préservez donc les milieux humides actuels où ils sont et demandez à vos entrepreneurs de construire ailleurs et à vos cultivateurs de canneberges d’aller se faire voir ailleurs. Il y a juste au Québec où le gouvernement autorise la destruction à grande échelle de milieux humides, si riches en biodiversité et si névralgique pour la protection de l’environnement, afin de cultiver des canneberges vouées à l’exportation. Les pays importateurs préfèrent l’acheter du Canada plutôt que de détruire des milieux humides chez eux : «CAQ. La Loi sur la protection des milieux humides sera (encore) assouplie» (Radi0-Canada, 10 janvier 2020). On devrait plutôt appeler ça «la Loi sur la destruction des milieux humides».

Ah non, pas un poisson qui va contrecarrer la construction d’un beau port à Contrecoeur

Je vous l’ai dit, la CAQ se prétend quand même verte malgré les faits contraires et probants. Pour la CAQ, pas vrai qu’un poisson, aussi en voie d’extinction, va bloquer la construction d’un port : «Québec (CAQ) s’est opposé à la protection du chevalier cuivré. Ottawa (PLC) confirme la protection de l’habitat essentiel de ce poisson, menacé par le futur port de Contrecoeur» (Le Devoir, 27 mai 2021). Legault a encore décrié l’intervention du fédéral : «Ottawa s’engage à protgéger le chevalier cuivré à Contrecoeur» (Le Devoir, 19 février 2021).

Ah non, pas les abeilles qui piquent nos enfants

Malgré les motions soulevées par les trois partis d’opposition à Québec, la CAQ «Autorise un passe-droit aux pesticides tueurs d’abeilles» (Le Devoir, 15 juin 2019). Eh, oh, les agriculteurs, ça vote en masse pour la CAQ. Et puis l’ancien ministre libéral l’a admis candidement en 2015 : «Les géants des pesticides (Bayer et cie) sont plus puissants que l’État, dit Pierre Paradis» (Le Devoir, 23 octobre 2015). Pas juste ceux-ci monsieur Paradis. Il y a aussi, et encore plus, les banques, les pharmaceutiques, les pétrolières, etc. Pour se payer votre tête encore plus et pour vous prendre pour des imbéciles, Pierre Petelle, le président des géants des pesticides a dit ceci sans son opinion publiée dans le Devoir du 13 novembre 2019, intitulée : «Les pesticides, un outil de développement de l’agriculture durable». Pas facile de garder son calme.

Lâchez-moé tranquille avec vos caribous : l’important ce sont les forestiers et les motoneiges

Aie, on vas-tu arrêter le progrès pour sauver les quelques caribous qui nous restent? On vas-tu pénaliser nos honnêtes entrepreneurs forestiers; empêcher le gouvernement de construire des autoroutes en forêt afin de couper plus d’arbres et interdire aux amants de la nature de se balader en motoneige dans nos parc nationaux, afin d’empêcher supposément la disparition, peut-être naturelle, des caribous forestiers? Je vous le demande. Au nom de la croissance, pourrait-on tendre vers un juste milieu et en capturer une douzaine afin de les loger confortablement et gratuitement dans quelques zoos? On pourrait même en offrir en cadeau à nos cousins français. Chez moi, comme vous pouvez le remarquer, ce n’est pas les idées songées qui manquent.

  • «Gaspésie. Les caribous encore menacés. Des coupes forestières (autorisées par la CAQ) seront effectuées dans l’habitat des derniers cervidés de la région» (Le Devoir, 5 mars 2022). Ah ben, la CAQ se braque encore contre le fédéral qui «pourrait intervenir pour protéger les caribous du Québec» (Le Devoir, 21 décembre 2021);
  • «La CAQ rouvre le parc national du Mont-Tremblant aux motoneiges. Fermé depuis 2013, le sentier pour ces engins, nommé cyniquement «Caribou», sera réouvert au nom de l’essor économique qu’ont dit en chœur les ministres caquistes Dufour et Girault. Ah, arrêtez vos complaintes puritaines, je vous en prie. Pas pentoute vrai le titre de ces articles;
  • «Le caribou forestier menacé par la motoneige» (La Presse, 30 novembre 2007). Le caribou aime les motoneiges et les gros sentiers;
  • «Le caribou forestier menacé par les coupes d’arbres au rabais» (Le Journal de Montréal, 25 mars 2016). Pas seulement au rabais mais subventionnées.

Le ministre caquiste de la Forêt l’a dit : «L’industrie forestière avant les caribous (bientôt il faudrait plutôt dire… avant «le» caribou)». Pis à part de ça, êtes-vous cotre le développement durable? Allez, répondez. L’éminent politicien et aussi écologiste à ses heures, Jean Charest, l’ai dit clairement : «Selon Jean Charest, la motoneige serait compatible avec le développement durable» (Le Journal de Montréal, 18 décembre 2004). Et aussi timbrée, la CAQ qui vient nous rire en pleine face en disant vouloir «Couper plus de forêts… pour réduire les GES» (Le Journal de Montréal, 1er octobre 2019).        

La patronne d’Hydro au JDM et le journaliste de convenance

https://www.lesoleil.com/2022/04/11/hydro-quebec-ne-pourra-pas-garder-les-tarifs-industriels-aussi-bas-dit-sophie-brochu-31dd941f51f44922776b860421f0c05e

Sophie Brochu, le boss d’Hydro-Québec au Journal de Montréal

Olivier Bourque est journaliste au Journal de Montréal, détenu par le conglomérat Québecor de la famille Péladeau. Je le répète : autant un média détenu par l’État que celui détenu par de riches individus ou compagnies n’est indépendant et impartial. Les organes de presse chinoises ou russes ne sont pas pires que les médias privés occidentaux également financés généreusement par l’État. Les journalistes et les chroniqueurs au JDM qui prétendent être libres de parler de tout et de critiquer n’importe qui vous mentent. Ainsi, le journaliste Olivier Bourque a rédigé et publié le 26 mars 2022, dans le Journal de Montréal, son article intitulé : «Hydro-Québec : où sont passés les surplus d’électricité. Sans nouveaux projets, la société pourrait manquer d’énergie d’ici cinq ans». Ce texte faisait suite à une entrevue avec la présidente d’Hydro, madame Sophie Brochu. Entrevue est un bien grand mot. Je dirais plutôt un monologue de la patronne d’Hydro dans lequel le journaliste a affiché aucun sens critique et n’a offert aucune réplique aux demi-vérités aux concepts creux, aux généralités abusives et aux propos évasifs et questionnables de la dirigeante.

Aie, il ne faut pas avoir un doctorat en économie ou être un génie pour questionner le manque de professionnalisme évident du journaliste à donner l’heure vraiment juste au lecteur. Un individu ordinaire, mais bien intentionné et réellement au service de la population aurait, vous allez voir, poser des questions plus sérieuses et aurait servi des arguments critiques aux propos de type propagande formulés par la cheffe. Hélas, le journaliste s’est assis sur son «steak» et a malheureusement manquer à son devoir. Il faut dire qu’il n’est pas le seul dans sa profession.

Premièrement, le titre de l’article est alarmiste et trompeur

Il est dit dans le titre que : «Sans nouveaux projets (comme de l’éolien privé) la société d’État pourrait manquer d’énergie d’ici cinq ans. Là monsieur Bourque, il aurait fallu «challenger» immédiatement la présidente d’Hydro. Il n’est pas vrai qu’Hydro-Québec va manquer d’électricité pour servir ses clients résidentiels et d’affaires du Québec à moins qu’elle décide de vendre à perte notre électricité à de nouvelles fins comme l’exportation au Massachussetts et à New-York et la vente de notre énergie aux centres de données et aux serres (même celles qui cultivent du cannabis) très énergivores. Le journaliste aurait dû lui demander et exiger de voir les études afin d’appuyer les prétentions «flyées» de la direction d’Hydro et du gouvernement du Québec sur la supposée rentabilité de l’exportation d’électricité aux États-Unis et des centres de données créatrices de peu d’emplois. Pourquoi subventionner les centres de donnés détenus par des transnationales, comme Vidéotron, afin de créer des jobs puisqu’il y a pénurie de travailleurs qu’ils disent? En fait, il n’y a pas d’étude sérieuse. Ces initiatives des boss d’Hydro-Québec et du gouvernement découlent de leur idéologie économique favorable au tout privé et font suite aux démarches des lobbyistes et des firmes de relations publiques qui comptent beaucoup d’ex-politiciens à leur emploi. Ainsi va la vie dans nos sociétés dites démocratiques et libres. Pour des projets si importants pour les Québécois, les a-t-on consultés et demandé leur avis? Non. Tout a été décidé à leur insu, de même que le développement d’éoliennes polluantes au niveau du paysage et de la nature. Et leurs a-t-on demandé s’ils étaient d’accord?

Une question facile pour aider le journaliste

Sophie Brocu se targue de vendre à profit notre électricité aux États américains du Massachussetts et de New-York. Elle a dit vendre au Massachussetts au prix de 5,15 cennes le kWhre alors que le coût de production «moyen» d’Hydro-Québec est de 1,93 cents le kWhre. Madame Brochu, si c’est si rentable de vendre à 5,25 cennes le kWhre notre électricité au Massachussetts, pourquoi alors ne serait-il pas aussi payant de le vendre aux Québécois à ce tarif-là plutôt que de nous le vendre à au moins 10 cennes le kWhre, incluant les frais de réseau et la TPS-TVQ, sans compter l’impôt sur le revenu, car pour les individus l’électricité  n’est pas déductible fiscalement contrairement aux dons effectués aux médias écrits et parlés qui eux peuvent émettre des dons de charité. Voilà une autre question toute simple qu’Oliver Bourque aurait pu poser à la présidente. Mais il s’est abstenu, ne voulant pas probablement irriter cette personne très importante et très influente.

C’est quoi le prix de revient moyen? On veut savoir

Puis, Olivier Bourque aurait dû lui demander de détailler le prix «moyen» de production d’électricité d’Hydro-Québec qu’elle dit être de 1,93 cents le kHre, alors que pour les nombreux contrats accordés aux éoliennes privées et aux barrages privés détenus par des affairistes, Hydro a dû, dans plusieurs cas, payer plus de 11 cents le kHre. Ça mes amis, ça veut dire que les bas coûts de production d’électricité rattachés à notre bloc patrimonial (Baie James, Manic, etc.) vont être réservés aux États américains, aux centres de données, aux alumineries, aux mines, aux forestières et autres entreprises milliardaires alors que les citoyens du Québec, ceux qui ont eu le courage de nationaliser Hydro dans les années 60’s, et qui en sont les véritables propriétaires, devront payer pour les coûts de revient exorbitants chargés à Hydro par les éoliennes privées et les barrages privés. Encore une fois, nous serons les dindons de la grosse farce indigeste. Mais le journaliste n’a rien vu de ça ou a fait preuve d’aveuglement volontaire. Pourquoi donc?

Sophie aime l’éolien privé qui est source de pollution visuelle

Sophie Brochu  est favorable à l’éolien privé, souvent propriété de firmes étrangères, même si Hydro paie 11 cents le kWre. La dirigeante a dit, sans fournir aucune preuve, que le coût de l’éolien privé a baissé ces dernières années mais sans dire à combien et le journaliste ne lui a pas demandé. Et ce dernier ne lui a pas demandé pourquoi ce n’est pas Hydro-Québec qui investit alors dans l’éolien et qui en serait alors propriétaire afin de réduire le prix de revient de l’électricité? Pourquoi augmenter les coûts en faisant appel à des intermédiaires privés superflus au niveau de l’éolien et qui s’en mettent plein les poches? Et si la dirigeante aurait osé répondre à cette question en prétendant que le privé c’est préférable, le représentant des médias aurait pu lui demander les études appuyant ses élucubrations. Elle n’aurait pas pu fournir les études au journaliste car il n’y en a pas. C’est l’idéologie capitaliste du moins d’État et de la préséance à l’intérêt privé plutôt que le bien commun qui prime dans nos sociétés dites «démocratiques».

Madame Brochu se fait évasive quant aux centres de données

Où est la logique de vendre notre électricité aux nombreux centres de données très énergivores établis au Québec à environ 4 cents le kWhre? Centres de données créateurs de peu d’emplois et détenus par des compagnies milliardaires comme Amazon, Google, Vidéotron, Bell, etc. Il faut accepter sans rechigner les énormités  larguées par les dirigeants d’Hydro-Québe et du gouvernement du Québec qui nous disent que cela est bon pour le Québec mais sans nous fournir aucune étude. Aie, on as-tu une poignée dans le dos? Au moins si on vendait notre électricité aux centres de données au même prix que le tarif résidentiel. En plus, le tarif résidentiel de plus de 10 cents le kWhre est indexé, ce qui n’est pas du tout le cas pour les tarifs bonbons facturés par Hydro aux alumineries, aux centres de données, aux serres de cannabis, etc. On assiste, en nous mentant éhontément, au seul profit de la classe dominante, à notre propre dépossession tranquille de notre joyau public qu’est Hydro-Québec. Sur les centres de données, la présidente a dit au journaliste que «les nouveaux projets de centres de données devront avoir un impact positif pour l’économie». Ça veut dire quoi au juste un impact positif sur l’économie? Le journaliste n’a pas demandé des éclaircissements. La dirigeante dit n’importe quoi et Olivier Bourque se tient tranquille et se fait sage en ne soulevant pas de vagues qui pourraient contrarier et irriter la patronne.

Sophie qui provient de Gaz Métrolpoltain (Énergir)

Oh, surprise, Sophie Brochu provient de l’importateur de gaz naturel Gaz Métropolitain. Et comme cette compagnie brasse maintenant beaucoup d’affaires avec Hydro et qu’elle vient de se lancer dans l’éolien, elle a donc cru pertinent de changer de nom pour Énergir.

Aie, qu’a dit Sophie, sur un ton exagéré, je ne travaillais plus chez Énergir et je n’ai plus aucun lien avec cette entreprise. Alors ce n’est que spéculation provenant de mauvaise langues qui voient un quelconque lien malveillant dans ces affaires négociées entre deux sociétés différentes? Sophie a coupé tous les ponts avec ses vieux pottes de Gaz Métronopolitain-Énergir? Il ne faut pas se fier aux apparences : «Énergir. La facture attendraint 2,4 millards par Hydro-Québec» (La Presse, 17 mars 2021).  

Faut-il condamner les vire-capots en politique?

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1858405/shirley-dorismond-legault-devoile-candidate-marie-victorin

Le vrai pouvoir n’est pas du tout à l’Assemblée nationale

Les girouettes qui passent régulièrement d’un parti politique à l’autre, afin d’avoir leur petit moment de gloire, s’imaginent entrer au gouvernement et obtenir du pouvoir et être connu. Mes amis, vous le savez fort bien que nos politiciens sont des figurants et que le parlement est une grosse salle de spectacle où les élus font leur mise en scène. Nos gouvernements occidentaux sont sous le joug et sous la tutelle des vrais dominants que sont les transnationales plus riches et plus puissantes que l’État, même de celui des États-Unis, et sont présents partout dans le monde où, avec leurs immenses ressources financières, elles gouvernent et dirigent en se payant des milliers de lobbyistes, des universitaires, des journalistes et des médias, des ONG vertueuses, des armées privées, des politiciens, beaucoup de corruption et des traités de libre-échange. Ce sont eux qui établissent le menu et fixent l’ordre du jour.

Prenons le cas du Canada et du Québec où ce sont réellement les banques qui mènent et aussi les pétrolières, les firmes d’internet et du sans-fil, les pharmaceutiques, Air Canada et le CN en région, les GAFAM américaines, etc. En tant que consommateurs captifs de ces cartels, vous êtes tenus de leur payer des impôts privés par le biais de leurs prix et de leurs tarifs exorbitants. Nos élus n’ont absolument aucun contrôle sur eux et ne peuvent rien faire afin de faire baisser leurs prix.

Les arrivistes prêts à se vendre pour pas grand-chose : Shirley Dorismond

Récemment, on a encore assisté à des scènes désopilantes et désolantes de personnes qui veulent être élues aux prochaines élections provinciales du mois d’octobre 2022. Quitte à renier leurs valeurs et leurs principes, elles sont prêtes à tout pour avoir leur moment de prospérité éphémère, pour se faire voir et pour avoir un petit peu de pouvoir.

Une histoire incroyable mais vraie. Ça concerne Shirley Dorismond, celle qui qui vient d’être élue, hélas, dans Marie-Victorin, ex-vice-présidente du syndicat des infirmières du Québec (FIQ) qui, il y a pas si longtemps, accusait le gouvernement caquiste de François Legault de faire preuve de «racisme systémique», d’être «complice de violence organisationnelle» et d’avoir «contribué aux décès massifs en CHSLD» mais qui malgré tout s’est jointe à la Coalition avenir Québec (CAQ). Les mots me manquent pour qualifier ce genre de personne.

Et pour la CAQ, comme pour tout parti politique, Shirley Dorismond est une bonne prise qui embellie ses statistiques sociales : Shirley est noire, provient d’un syndicat de travailleurs, est infirmière et de sexe féminin. De quoi faire saliver tous les partis politiques en quête d’ouverture, d’inclusion, de parité, etc. La dame ayant des principes à géométrie variable refuse maintenant de condamner la AQ et de dénoncer le racisme systémique présent au Québec : «La candidate caquiste dans Marie-Victorin change de position concernant le racisme systémique» (TVA Nouvelles, 31 janvier 2022). Change de principe et de position comme elle change de chemise.

Les cas de Vicki-May Hamm et de Luce Daneau

Au mois de janvier 2022, l’ancienne mairesse de Magog, madame Vicki-May Hamm, avait approché la CAQ afin de se présenter sous leurs couleurs aux prochaines élections provinciales d’automne 2022. Elle a dit : «La CAQ me rejoint plus que le PLQ (Parti libéral) dans mes valeurs et convictions». Essuyant un refus de la SAQ, madame Hamm, avec ses valeurs et principes ajustables sur commande, s’est jointe au PLQ afin de se faire élire dans la circonscription d’Orford. On appelle ça se revirer sur un trente-sous : «Une candidate du PLQ courtisait la CAQ en janvier 2022» (La Presse, 31 mars 2022).

Trêve de choses sérieuses, passons à annonce comique. Il y a Luce Daneau, qui s’est présentée deux fois sous la bannière de Québec solidaire et qui vient d’annoncer qu’elle se joint au Parti conservateur du Québec : «Une ancienne candidate de Québec solidaire rejoint Éric Duhaime» (Radio-Canada, 3 mars 2022). Il faut avoir des principes vraiment élastiques pour passer ainsi d’un extrême à l’autre sur le plan politique. Je vous l’ai dit : les petits parvenus ne sont pas sincères. Ils sont prêts à faire n’importe quoi pour obtenir rapidement un peu d’aura et de reconnaissance publique.

Et aussi Vincent Marissal

Oui, vous allez me dire que l’actuel député solidaire, l’ex-journaliste de La Presse Vincent Marissal, niait avoir approché le parti libéral du Canada : «Québec solidaire. Vincent Marissal avoue avoir menti. Le candidat souhaite tourner la page sur ses premiers pas en politique» (Le Devoir, 12 avril 2018). Je ne veux pas excuser monsieur Marissal, mais le parti libéral du Canada n’est pas le parti conservateur du Québec et Justin Trudeau n’est pas Éric Duhaime. D’accord avec moi?

Le premier prix va à Gertrude Bourdon

La palme du caméléon politique revient à la libérale de façade Gertrude Bourdon qui, tout en se voyant ministre de la Santé au Québec, a hélas perdu deux fois en se présentant sous la bannière du PLQ dont la dernière fois dans Louis-Héberrt à Québec en 2018. La dame, dotée d’une étonnante polyvalence politique, avait d’abord approché le PQ, puis après la CAQ, pour enfin aboutir, par défaut, dans les rangs du PLQ. À la fois risible et pathétique. Dans la vie de tous les jours, elle est quoi au juste madame Bourdon : «Comment Legault de la CAQ s’est fait larguer par Gertrude Bourdon (au «profit» du PLQ)» et aussi «Gertrude Bourdon a aussi eu des discussions avec le PQ» (Le Journal de Montréal, 18 et 23 août 2018). Qui dit que Gertrude n’est pas actuellement en pourparlers avec Éric Duhaime?

Ah oui, une autre qui a fait le tour du jardin est Céline Lachapelle : «Du PQ à Québec solidaire en passant par la CAQ» (Le Journal de Montréal, 8 août 2018). Au hockey, on appelle ça un tour du chapeau. Et si éventuellement la dame se joint au parti conservateur du Québec, au baseball, on appelle ça un carrousel.

À peu de choses près, tous les partis se ressemblent

S’il y a tant de personnes qui passent d’un parti politique à l’autre, c’est peut-être que dans le fonds tous les partis politiques au Québec et en Occident se ressemblent. Nos élus sont dans les faits des pantins de la classe dominante. Voter aux quatre ans pour des partis pas mal pareils vous donne l’impression et l’illusion que vous vivez en démocratie. Démocratie dans laquelle le vrai pouvoir échappe au peuple et aux politiciens. Les partis politiques en Occident et au Canada se ressemblent tellement qu’ils forment dans les faits un seul et unique parti. C’est la dictature des transnationales et des actionnaires. En fait, depuis au moins 60 ans, il y a eu au Québec des gouvernements caquiste, péquiste, libéral et Union nationale qui ont fait en gros tous la même chose et ont appliqué à la lettre les diktats du 1% : Moins d’État et plus de privé, baisses d’impôts sur le revenu, privatisation de joyaux publics, PPP et sous-traitance, traités de libre-échange, tolérance et complicité face aux paradis fiscaux, multiplication des contournements fiscaux, explosion des subventions, symbiose avec les lobbyistes du patronat, etc. Mes amis, en Occident, malgré les prétentions et les pétages de bretelles, la démocratie est un leurre et une vue de l’esprit.

D’autres «trocs» politiques

Une vraie farce qui se renouvelle tout le temps : il y a eu en plus le fumiste Jean Charest qui est passé du Parti conservateur du Canada (PCC) au PLQ et qui est de retour au PCC. Lucien Bouchard qui venait du PCC et qui est allé ensuite au Bloc pour enfin atterrir au PQ. Jean Legault du PQ à la CAQ; Gaétan Barette, Sébastien Proulx et Dominique Anglade de la CAQ et PLQ et Marguerite Blais du PLQ à la CAQ. Un qui m’a surpris et déçu car je le respectais beaucoup, est l’ancien chef du Bloc québécois Michel Gauthier qui, en 2018, a fait le saut chez les conservateurs du Canada : «Un ex-chef du Bloc québécois rejoint les conservateurs» (Le Journal de Montréal, 12 mai 2018).

Rions un peu du Devoir pour qui tout le monde est à gauche

Encore récemment, Le Devoir a qualifié le parti libéral du Canada de parti à gauche. Comme l’a dit sur la croix Jésus à son père : «Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font». Une drôle qui remonte à 2001 : «Le PLQ (de Jean Charest) glisse à gauche du PQ (alors que les deux partis sont à droite)» (Le Devoir, 28 mai 2001).

Puis en 2003 : «L’ADQ (de Mario Dumont ancêtre de la CAQ) à gauche du PLQ (de Jean Charest)» (Le Devoir, 16 juin 2003). Bientôt ils vont nous dire le plus sérieusement du monde que le parti conservateur d’Éric Duhaime est à gauche du parti communiste du Canada. Nos médias, c’est trop souvent du n’importe quoi.

La question qui tue

Alors mes amis, si l’ADQ, la CAQ, le PLQ, le PQ et le PLQ sont à gauche, selon les dérives et les délires politiques de nos médias, alors si je critique dans mes textes ces partis politiques de «gauche», est-ce à dire que je suis de ce fait à droite de l’échiquier politique? J’aimerais tant savoir ce que je suis vraiment. Suis-je un homme de la grosse droite qui se méconnait?